Bonjour bonjour ! Je suis super contente que le dernier chapitre vous ait plu, vous êtes géniaux, je vous nems tous ! Normalement j'ai dû répondre à tout le mone mais si vous vous sentez lésés, faites-moi signe )
N'hésitez pas à relever tout ce qui pourrait donner naissance à un nouveau chapitre (d'ailleurs ils seront tous assez courts, ce n'est pas une fic de grande envergure), vous pouvez participer ! Ouiouioui !
Et pour les teasers de fin (et les previously de début), si ça en gêne beaucoup je les enlèverai, ils n'ont aucun réel intérêt, c'est juste pour que je m'amuse (en fait, je rêve d'un site qui me permettrait de cacher cette partie pour ceux qui le voudraient…) mais bon, moi j'aime bien donc dîtes ce que vous en pensez !
Et si j'ai réussi à mettre la chanson de ricorée dans la tête d'au moins une personne, mon but a été atteint !
Bonne lecture )
(au fait, ce chapitre est le premier que j'ai écrit il y a maintenant un an en cours de philo… Juste pour l'anecdote inutile)
(au fait bis, je ne mets rien d'important à la fin du chapitre pour ceux qui ne veulent pas le « au prochain épisode »)
Previously in Colocations
- C'est notre nouveau colocataire.
- On a pas besoin de quelqu'un d'autre !
- C'est quand même mon appart' au départ, c'est moi qui décide !
- C'est l'appartement de tes parents, sale petite fille pourrie gâtée !
…
- Oui papa, je suis bien installé. Bien sûr que tout va bien se passer…
…
- Tu me vois ?
- T'es pas invisible.
…
- Je sens qu'on va bien s'entendre, finalement.
Colocations
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Les parents
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Harold se réveilla au son de la voix de Katy Perry. Il était huit heures du matin. Dans un grognement sourd, le jeune se retourna et rabattit la couette sur sa tête. Seule une mèche de cheveux bruns dépassait de l'amas de tissu. Les vocalises de Raiponce se joignirent à la musique alors qu'elle passait devant la chambre d'Harold pour se rendre à la salle de bain. Le bruit de l'eau étouffa le son du portable de la petite blonde et Harold se dit qu'il pourrait peut-être se rendormir et profiter de ses vacances.
C'était sans compter sur l'intervention d'un certain albinos qui semblait avoir jeté son dévolu sur le seul autre mâle de l'appartement depuis l'arrivée de ce dernier deux mois plus tôt.
- Le soleil vient de se lever ! Pour une nouvelle journée !
L'oreiller d'Harold vola dans la tentative de faire fuir Jack. Celui-ci se contenta d'éviter le projectile en riant et tira sur la couette du brun avant d'ouvrir la fenêtre en grand. Le froid fit frissonner Harold, qui dormait torse nu (oui oui, parce que ça me fait plaisir), et qui se recroquevilla sur son lit. La tornade blanche s'éloigna en criant :
- Journée ménage, debout !
Harold renonça définitivement à sa grasse matinée et se leva en maudissant son colocataire (visiblement peu au courant de la chance qu'il avait de pouvoir côtoyer le jeune homme).
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Dans la cuisine, Merida était en train de manger des gâteaux préparés la veille par Raiponce. La rousse salua Harold en le voyant entrer, encore à moitié endormie aussi. Les deux zombies se regardèrent quelques secondes sans mot dire. Merida portait encore sa chemise de nuit et attendait que Raiponce libère la salle de bain. Au bout des secondes réglementaires, pour laisser le temps à son cerveau d'assimiler les informations, elle sourit à son meilleur ami et lança un regard exaspéré à Jack. Le garçon aux cheveux blancs virevoltait dans le salon en faisant semblant d'épousseter des livres, armé d'un plumeau rose. Suivant le regard de son amie, Harold posa un œil bovin sur l'albinos et demanda :
- Qu'est-ce qui se passe pour qu'il veuille nettoyer l'appart' ?
- Mes parents dinent ici ce soir, il veut leur montrer que leur fille n'est pas totalement irresponsable sur le choix de ses colocataires. Et qu'ils font bien de nous sous-louer l'appartement, répondit Merida dans un grommellement trop fier qui cachait mal sa reconnaissance et son amusement.
- Ah ouais, c'est vrai qu'on est un peu chez eux quand même… Bah j'essayerai de donner un coup de main, bailla son ami en retour. Mais je serais pas là ce soir, mon père m'a appelé hier et il veut qu'on se voit.
Merida se leva et lui ébouriffa gentiment les cheveux avant de partir prendre une douche, la salle de bain étant enfin libre. Raiponce prit immédiatement la place de la rousse et se fit chauffer de l'eau pour son thé. Elle avait laissé la musique de son portable et chantonnait. Ses cheveux blonds étaient encore mouillés et elle finalisa son chignon en attendant que l'eau chauffe.
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Le ménage occupa les quatre jeunes pendant la plus grande partie de la matinée et le début de l'après-midi. Il était bientôt dix-sept heures quand Merida commença à stresser (et Jack avec, pour une raison assez inconnue). La jeune femme replaçait les bibelots sur les étagères et réorganisait les livres alors que l'albinos, stressé certes mais du coup moins actif, zappait devant la télévision. Il ronchonna (sa manière à lui d'évacuer) en tombant sur une énième chaine d'information qui délivrait le même message. Pour tenter de détendre l'atmosphère, il imita un des journalistes :
- "Mesdames et Messieurs, flash spécial : il neige en hiver ! C'est extraordinaire !" Tu parles, grommela-t-il, il neige partout sauf ici. C'est la merde.
Sa phrase déclencha le rire nerveux de Merida (preuve qu'elle était vraiment stressée) et Harold et Raiponce lui accordèrent un sourire en se concentrant sur leur partie d'échecs. La sonnette retentit dans l'appartement, faisant sursauter Merida.
- C'est eux, souffla la belle rousse.
Elle tenta, en vain, d'aplatir ses cheveux et expira avant de poser sa main sur la poignée.
- Echec, asséna Raiponce au même moment en renversant le roi d'Harold.
- Maman, papa !
Merida laissa son père la serrer dans ses bras alors que sa mère s'invitait toute seule. Jack éteignit la télévision et essaya de paraître présentable, hésitant visiblement entre son attitude rebelle et fumiste et une apparence sage. Harold salua rapidement les parents de Merida, esquivant d'éventuelles questions de la part d'Elinor, et s'échappa. Ça tombait assez bien finalement, que son père lui ait donné rendez-vous.
Alors qu'il attendait l'ascenseur, il entendit la porte de l'appart' se rouvrir et se retourna pour voir qui était sorti à sa suite. Jack. Le jeune homme le rejoint en trois enjambées et passa une écharpe bleue autour du cou d'Harold en marmonnant qu'il faisait froid dehors. Celui-ci se contenta de rougir et le remercia du bout des lèvres. Le vêtement avait l'odeur si particulière de l'albinos, une odeur de froid et de nuit.
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Quelques heures plus tard, le brun rentra dans l'appartement. Il était minuit largement passé et le calme régnait. Il alla se servir un verre d'eau, tâtonnant pour ne pas allumer la lumière. Puis il se dirigea vers la salle de bain en essayant de ne pas trop se cogner aux murs. Son père buvait beaucoup mais tenait bien l'alcool. C'était loin d'être le cas d'Harold et il commençait déjà à avoir mal à la tête. Il avala un cachet d'aspirine avant de passer sous l'eau froide. Il revint dans sa chambre, une simple serviette autour des hanches. Il jetait/posait ses vêtements sur une chaise lorsqu'il remarqua la forme allongée dans son lit.
Jack.
Harold retint un soupir et poussa l'albinos qui prenait toute la place. Celui-ci ouvrit de grands yeux bleus étonnés. La bouche pâteuse, Jack lui expliqua :
- Y a pas de trains pour les parents de Merida, je leur ai laissé ma chambre parce que l'autre rousse était au bord du caprice, chais même pas pourquoi. Bref quoi, je squatte chez toi pour la nuit.
Puis il se retourna sans plus s'embrouiller dans des explications embrumées et tenta de se rendormir. Harold retint un soupir. Génial. En essayant d'être le plus discret possible, Harold enfila son bas de pyjama et se glissa sous la couette, tournant le dos à Jack. Le silence s'installa, rompu uniquement par les respirations des deux garçons. Harold faisait tout pour oublier la présence de Jack. Savoir qu'il était juste derrière lui ne l'aidait pas vraiment. Au bout d'une dizaine de minutes, il entendit l'albinos bouger. Une main fraiche effleura son dos nu.
- Harold ?
- Quoi ?
- Il se passe quelque chose entre Merida et toi ?
- Pourquoi ?
- Ben chais pas, sa mère a évoqué votre mariage pendant qu'on mangeait alors…
Jack se retourna encore, Harold devinant qu'il était sur le dos maintenant. Le brun ne put retenir un soupir.
- Sa mère voudrait nous voir mariés. Mais c'est pas demain la veille, expliqua-t-il dans un sourire.
- Ben tant mieux, ça aurait été dommage de vous marier, lâcha Jack instinctivement.
Harold rougit, heureux soudain de l'obscurité qui le cachait aux yeux de l'albinos.
- Bonne nuit Jack, souffla-t-il.
- 'Nuit Harold.
Le brun entendit Jack se retourner encore et sentit le souffle frais du garçon contre sa nuque. En quelques minutes à peine, l'albinos s'était endormi.
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En se réveillant le lendemain matin, Jack eut besoin d'un temps pour se rappeler ce qu'il faisait dans le lit de son colocataire. Avec son bras autour de la taille du brun. Le dos et la nuque d'Harold, parsemés de tâches de rousseur, furent la première chose qu'il vit en ouvrant les yeux. L'albinos se releva, soupirant en entendant Merida et ses parents se disputer dès le matin. En silence, il s'extirpa du lit du brun et se dirigea vers la cuisine. En retournant au salon, où ils prenaient d'ordinaire leur petit-déjeuner tous ensemble, il jeta un œil à leur petit jardin, désespérément vide de neige. Il ne voulait pas s'avancer dans la pièce, entendant que Merida prenait visiblement très à cœur de s'engueuler avec sa mère, et resta à végéter dans le couloir. Lorsqu'il vit Raiponce se glisser du salon jusqu'à sa chambre sur la pointe des pieds, discrète, il fit comme s'il n'avait rien remarqué et se dirigea calmement vers le canapé.
Il savait depuis quelques temps que la blonde découchait régulièrement. Enfin, elle passait une partie de la nuit à l'extérieur, et elle revenait normalement au petit matin. Avant que tout le monde se réveille. Maintenant, il n'avait plus qu'à l'embêter un tout petit peu pour lui faire cracher le morceau et savoir comment s'appelait sa nouvelle conquête…
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Harold sortit de sa chambre alors que Raiponce sortait de la salle de bain. Les deux jeunes eurent à peine le temps de saluer les parents de Merida avant que celle-ci ne les mette littéralement à la porte. Jack eut alors une étincelle nouvelle dans le regard, une étincelle qui n'augurait rien de bon d'après Harold. Le brun préféra donc s'échapper le plus vite possible dans sa chambre, sous la maigre excuse de partiels à réviser. Merida ne remarqua rien et partit elle aussi prendre sa douche. L'albinos en tête à tête avec la petite blonde se rapprocha plus ou moins subtilement d'elle et la regarda avec insistance. Raiponce ne supporta pas plus longtemps les yeux bleus du jeune homme et partit s'enfermer dans sa chambre en l'engueulant parce qu'il ne portait qu'un tee-shirt et un boxer. Jack se contenta de sourire et, sans se soucier plus que cela de sa tenue, il sautilla joyeusement jusqu'à la chambre de la blonde.
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Raiponce tentait de peindre, sa fenêtre grande ouverte pour évacuer les vapeurs toxiques des produits qu'elle utilisait. Lorsqu'elle entendit Jack entrer sans frapper, elle ne put retenir un soupir. Fusillant l'albinos de ses grands yeux verts, elle l'interrogea sèchement sur la raison de sa venue. Sans se départir du sourire qui le caractérisait, le garçon s'assit sur son lit et l'observa.
- Qu'est-ce que tu veux ?
- Comment s'appelle l'heureux élu ?
La question suspendit le pinceau de Raiponce au-dessus de la toile et la jeune femme lança un regard mauvais à son colocataire (et accessoirement meilleur ami qui n'était pas au courant de tout). Impossible de nier : il savait.
- Comment tu es au courant ?
Souriant de toutes ses dents blanches, Jack prit un air satisfait de détective, air assez peu crédible au vu de sa tenue très légère, et expliqua calmement comme le ferait Sherlock :
- Elémentaire très chère ! Il suffit de te regarder ! Tu es amoureuse et c'est tellement évident… Plus le fait que tu as pris l'habitude de t'échapper presque tous les soirs et que cette nuit… Tu n'es pas rentrée avant le matin, finit-il en jouant avec la couette tirée sur le lit parfaitement fait de son amie.
Le sourire confiant de Jack s'élargit encore alors que Raiponce grommelait, furieuse d'avoir été découverte si stupidement.
- Les relations secrètes ne durent jamais longtemps tu sais, déclara l'albinos soudain très sérieux.
- Je sais Jack, c'est pour ça que je ne t'ai rien dit. Mais le problème c'est qu'il connait Merida et qu'ils ne se sont jamais entendus avant…
- Et alors ?
- Bah… Eugène sait que je suis amie avec Merida mais-
- Il s'appelle Eugène ?
- S'il te plait Jack, soupira la blonde.
- Pardon, continue je suis tout ouïe.
- Mais elle ne sait pas que je sors avec lui. Mais il m'a dit des choses sur elle et je suis pas sûre de… Enfin j'ose pas lui demander si c'est vrai.
Raiponce se mordilla la lèvre et interrogea l'albinos du regard. Celui-ci sembla réfléchir longuement, la laissant mariner, avant de la fixer le plus sérieusement du monde :
- Tu sors avec un type qui s'appelle Eugène ?
- Jack, pour l'amour de l'art !
- Excuse-moi, je te taquine, se défendit immédiatement l'albinos en levant les mains au ciel en signe de paix. Mais pour être honnête, ajouta-t-il finalement, je pense que la meilleure chose à faire c'est d'en parler à Merida non ?
Et au regard de la blonde, il sentit que ce n'était pas du tout ce qu'elle aurait voulu entendre. Elle allait rétorquer mais il l'arrêta :
- Je ne dirais plus rien ! C'était un conseil, un simple conseil…
- Allez, vire de là espèce de… De sale…
- Je suis dehors !
Jack s'échappa pour se retrouver face à Merida. La jeune rousse le houspilla en lui faisant sèchement remarquer que les règles de l'appart' contenaient au moins trois alinéas sur le nudisme. Il s'enfuit encore plus vite : il redoutait plus que tout la colère de la rousse. Il ne revint que quelques minutes plus tard, habillé et prêt à profiter de chaque occasion qui lui permettrait de mettre sa meilleure amie dans l'embarras puisqu'elle hésitait à parler à Merida.
Il n'eut malheureusement (ou heureusement) pas le temps de taquiner Raiponce car les deux jeunes femmes sortirent toutes les deux, bras-dessus bras-dessous, pour aller en ville. Au moment de franchir la porte, Raiponce se retourna pour faire un clin d'œil à Jack. Son "Je lui en parle, tu as raison finalement" résonna dans l'esprit de Jack, empruntant le chemin qui les liait. Il leva ses deux pouces, dans une mimique empruntée à un de ses amis, et lui souhaita bonne chance en sourdine.
Au prochain épisode
- C'est bon Raiponce ! Lâche-moi maintenant, j'ai pas envie de t'en parler !
- Pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit ? Tu n'as pas confiance en moi ?
…
- C'est entièrement ta faute si elle a commencé à en parler ! Tu gâches toujours tout !
…
- Et maintenant…
- Et maintenant quoi ? Qu'est ce que tu as appris de si choquant ?
