Coucou mes chatons! MERCI à tout le monde pour les gentilles reviews que vous m'envoyez, ça me fait super plaisir!
Et pour ce chapitre pas suuuuuper joyeux (mais quand même un peu), je poserais un tout petit panneau angst et un gros panneau BLAGUE DE MERDE.
Vouala, bonne lecture :)
(En espérant que Raiponce soit pas trop OOC *gasp*)
Previously in Colocations
- C'est notre nouveau colocataire.
- On a pas besoin de quelqu'un d'autre !
…
- Harold ? Il se passe quelque chose entre Merida et toi ? Sa mère a évoqué votre mariage pendant qu'on mangeait alors…
- Sa mère voudrait nous voir mariés. Mais c'est pas demain la veille.
…
- Les relations secrètes ne durent jamais longtemps tu sais.
- Je sais Jack, c'est pour ça que je ne t'ai rien dit. Eugène sait que je suis amie avec Merida. Il m'a dit des choses sur elle. J'ose pas lui demander si c'est vrai.
- La meilleure chose à faire c'est d'en parler à Merida non ?
…
- Prends mon écharpe, ça caille tu vas te choper la crève.
- Merci…
…
- Il s'appelle Eugène ?
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Colocations
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La colère
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Harold était tranquillement assis à son bureau, révisant ses cours, lorsque l'explosion arriva.
- C'est bon Raiponce ! Lâche-moi maintenant, j'ai pas envie de t'en parler !
Le jeune homme reconnut la douce voix de Merida et pensa que le voisin du premier, cinq étages plus bas, devait aussi pouvoir l'identifier et regrettait de s'être installé ici. La porte d'entrée claqua en faisant vibrer les murs, obligeant l'étudiant à se jeter presque sous son bureau pour attraper un bibelot (qui semblait avoir la ferme intention de s'écraser sur le sol). Laissant un soupir lui échapper, Harold se décida à aller voir ce qui pouvait bien se passer dans leur salon.
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Merida semblait furieuse. Et étrangement sa colère semblait pour une fois dirigée vers Raiponce. Jamais Harold n'avait entendu sa meilleure amie autant remontée contre la blondinette, et connaissant l'affection particulière qu'elle lui portait c'était plus qu'étrange. Lorsqu'il franchit définitivement le seuil de leur "salle commune", il eut la conviction qu'il aurait mieux fait de rester sagement à son bureau. Jack se jeta sur Harold dès qu'il l'aperçut et s'en servit comme d'un bouclier en lui murmurant :
- Elle va se retourner contre moi ! Sauve-moi je t'en supplie !
Merida avait laissé tomber son manteau sur le canapé mais avait toujours ses chaussures, observa le brun. C'était donc plutôt dangereux. Contrairement à ce qu'il pensait avant d'analyser la situation en détail, Raiponce était loin d'être apeurée ou sans défense. Elle faisait face à la rousse, pourtant un peu plus grande qu'elle, les joues rouges et le regard furieux.
- Pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit ? Tu n'as pas confiance en moi ? Et bien tu avais raison, je te trouve répugnante ! cracha la blonde dont les épingles laissaient échapper quelques mèches de son chignon.
- Répète ?
Merida, qui s'était retournée en ayant le temps d'enlever une seule de ses chaussures, fit à nouveau face à Raiponce. La blonde ne recula pas devant la fureur de la rousse. Harold, avisant le poing crispé de son amie autour de sa basket, estima qu'il était préférable de fuir purement et simplement, si possible en emportant Jack à l'abri. Mais Merida aperçut à temps leur mouvement et se tourna vers eux.
- Jack Frost, n'essayes pas de t'échapper, je sens que tu es lié à cette histoire !
L'albinos trembla de tous ses membres et se cacha encore plus derrière Harold, l'empêchant de fuir seul.
- Jack a souvent tort mais il a raison sur un point : ce genre d'attitude est impardonnable.
Raiponce ne laissa pas à Merida le temps de réagir et ressortit de l'appartement en claquant la porte, sans se rendre compte qu'elle venait de condamner Jack par son aveu. Les trois autres la regardèrent sans vraiment comprendre. Un cri furieux tira les deux garçons de leur torpeur. Ils eurent à peine le temps de se retourner vers Merida qu'un projectile non identifié s'écrasa sur la porte d'Harold, les ratant de peu.
- Toi !
Les traits délicats de la jeune femme, déformés par la colère, exprimaient plusieurs sentiments. Car à la rage s'ajoutait la tristesse. Sa deuxième chaussure à la main, prête à la lancer comme la première, elle poussa Harold violemment dans le couloir et fit reculer Jack contre la porte du brun.
- C'est entièrement ta faute si elle a commencé à en parler ! Si elle a tout découvert ! Tu savais très bien ce qu'elle découvrirait et tu ne l'as pas empêchée de chercher plus loin ! Elle était mon amie… Tu gâches toujours tout !
L'albinos recula, baissant la tête, et pinça les lèvres comme s'il acceptait le coup à venir. Qui ne vint pas. En relevant les yeux, Jack aperçut Harold à nouveau debout qui maintenait la main de Merida. La chaussure de la rouquine à quelques centimètres de son crâne, Jack risqua un regard vers le brun. Il avait refermé son poing sur le poignet de Merida, faisant trembler le bras de cette dernière sous la pression.
- Ça suffit. Il est temps que tu assumes tout ça Merida.
L'ordre, émanant d'Harold, n'attendait aucune réplique. Le bras de Merida s'affaissa le long de son flanc et son meilleur ami l'enlaça doucement. La jeune femme enfouit son visage dans le coup d'Harold alors que celui-ci caressait ses cheveux. Jack l'entendit répéter plus doucement :
- Ça suffit…
L'albinos s'éloigna rapidement, préférant laisser les deux amis ensemble et se sentant effroyablement de trop. Alors qu'il s'éloignait, il entendit Merida sangloter :
- Tout est de sa faute ! Elle pense que j'ai… Que je… A cause de lui…
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- Mais où est la vraie vie ?
En entendant la voix de Raiponce, Jack se précipita dans l'entrée. La blonde avait apparemment abusé de l'alcool et titubait sur ses petits talons. Le jeune homme jeta un regard à l'horloge. Trois heures et demie. Il fronça les sourcils alors que Raiponce lui souriait. La jeune femme ouvrit et les bras et s'écria :
- Jack ! Mon ami ! Tu sais où se cache la vraie vie ?
- T'as trop bu hein ?
- Un tout pitit pitit pitit verre de trop.
Jack soupira et aida Raiponce à aller jusqu'à la cuisine alors qu'elle chantonnait à mi-voix :
- Moi j'ai un rêve, ouais un beau rêve…
- Je me suis inquiété, la stoppa Jack, tu ne répondais pas !
La jeune femme se laissa tomber sur une chaise et observa d'un œil vide Jack prendre un verre, le remplir d'eau fraiche et le lui tendre. Au bout d'une minute, Jack lui demanda abruptement :
- Tu comptes le boire ? Que j'aille me coucher…
- Tu savais hein ? J'ai senti que tu savais… Pourquoi à toi elle te l'a dit ? C'est pas juste qu'elle m'ait pas fait confiance…
Jack lui lança un regard douloureux en voyant la tristesse de son amie. Elle avala d'un trait le verre d'eau et le reposa d'un geste sec, comme on le ferait d'un shot dans un bar (ce qu'elle avait dû faire depuis plus de quatre heures).
- Putain mais elle pouvait pas m'en parler ? On était amies et maintenant…
- Et maintenant quoi ? Qu'est ce que tu as appris de si choquant ? demanda Jack en espérant que Raiponce se rendrait compte toute seule qu'elle faisait une montagne d'une taupinière.
- Et si elle voulait me draguer dès le début ? Non puis je veux dire elle a pas été correcte avec cette fille et tout le lycée les a rejetées et c'est uniquement de la faute de Merida…
Jack souffla et emmena Raiponce jusqu'à sa chambre en la portant à moitié alors qu'elle répétait :
- Ouais, c'est entièrement de sa faute.
- Raiponce, ça suffit !
La blonde ouvrit de grands yeux étonnés au ton de son ami. Il lui avait rarement parlé aussi mal… Il lui donna son pyjama et se retourna le temps qu'elle se change, tapant du pied d'impatience. Il l'entendit s'approcher et se retourna. A sa grande gêne, la jeune femme n'avait pas boutonné sa chemise.
- J'arrive pas à… Faire les…
Jack ne put s'empêcher de sourire devant tant d'innocence imbibée d'alcool et la fit donc s'asseoir sur son lit pour boutonner lui-même le pyjama de la blonde.
- T'as les mains froides, gloussa Raiponce.
Le jeune homme grommela quelque chose d'incompréhensible et croisa les bras. La blonde le serra brièvement contre elle et rit :
- Roh ça va, t'es gay comme un… un…
Alors qu'elle cherchait ses mots, Jack la repoussa sur son oreiller et rabattit la couette sur sa tête alors qu'elle s'écriait :
- Comme une otarie !
Ses yeux verts embués apparaissant soudain de sous le tissu, elle rit toute seule.
- C'est ça, approuva Jack en la bordant. Je suis gay comme une otarie. Dors maintenant.
Raiponce sourit lorsqu'il posa un baiser sur son front et se retourna dans son lit.
.
Une vingtaine de minutes plus tard, alors que Jack commençait à s'endormir, il entendit sa porte grincer et une toute petite voix lui demanda :
- Je peux dormir avec toi ? Ma chambre sent trop la peinture…
Jack grogna et se décala (il avait l'habitude de dormir en travers de son lit, bougeait beaucoup et se collait contre quiconque avait l'audace de l'inviter – ou de s'inviter – dans sa couche) pour laisser Raiponce se glisser dans son lit. Il entendit la jeune femme bouger un peu et espéra qu'elle s'endormirait vite mais un rire lui parvint et Raiponce gloussa :
- Et dire qu'Eugène est pas là.
- Raiponce… soupira Jack.
- Quoi ? J'ai besoin de détails pour comprendre ! Et tu savais quoi toi au juste sur Merida-la-briseuse-de-cœurs ? Vous avez couché ensemble et tu l'as pas digéré ?
- Raiponce ! s'insurgea Jack sans pouvoir retenir un frisson en imaginant la situation.
- Roh ça va, je ri-go-le !
Raiponce continua de rire quelques secondes avant de se remettre à chantonner, remuant les bras :
- Et je suis toute éblouie ! Les lumières scintillent partout… l'air est doux je me réjouis !
- Raiponce, dors !
- Roh ça va…
Il y eut un silence de quelques secondes puis Raiponce murmura :
- Tu me prends dans tes bras ?
Jack s'exécuta avec un sourire et la blonde se pelotonna contre lui.
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Au prochain épisode
- Il va falloir que tu t'excuses.
…
- Eugène me connait, je le connais aussi et je pense pas qu'il serait super content de voir ce que fait sa petite amie quand il n'est pas disponible.
…
- Personne ne m'aime donc à ma juste valeur ? Mais qu'ouïe-je ? Qu'entends-je ? Y aurait-il ici quelqu'un qui n'a émis aucune parole de haine envers ma personne ?
