Bonjour bande de petits suricates anémiques ! (vous ne connaissez pas ce groupe ? Les Anemic suricats sont cools !).
Un petit chapitre en chanson, sur Max Boublil parce que c'est le bien (c'était) et pourquoi pas !
Allez, bonne lecture !
The4Four : Merci, j'espère que la suite te plaira aussi, hésite pas à laisser des petits mots )
/!\ Panneaux : Cliffhanger, chanson, droits d'auteur altérés, fluff, chapitre trop court.
Previously in Colocations
- C'est notre nouveau colocataire.
- On a pas besoin de quelqu'un d'autre !
…
- La meilleure chose à faire c'est d'en parler à Merida non ?
…
- C'est bon Raiponce ! Lâche-moi maintenant, j'ai pas envie de t'en parler !
- Pourquoi est-ce que tu ne m'as rien dit ? Tu n'as pas confiance en moi ? Et bien tu avais raison, je te trouve répugnante !
…
- C'est entièrement ta faute si elle a commencé à en parler ! Si elle a tout découvert ! Tu gâches toujours tout !
…
- Et tu savais quoi toi au juste sur Merida-la-briseuse-de-cœurs ? Vous avez couché ensemble et tu l'as pas digéré ?
…
- Tu me vois ?
- T'es pas invisible.
…
- Je sens qu'on va bien s'entendre, finalement.
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Colocations
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Mon coloc
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Raiponce se réveilla dans le lit de Jack. Elle se remémora rapidement les évènements de la veille et grimaça. Elle se leva et trouva sur la table de la salle à manger un mot d'Harold :
On est allés faire des courses (et aérer le cerveau de Merida), j'essaye d'arranger les choses. Bonne chance Raiponce, je compte sur Jack pour que vous passiez une belle matinée et sur toi pour t'excuser.
Harold.
Jack, torse nu, arriva derrière elle et lut par-dessus son épaule. Il ricana un peu et croisa le regard de la jeune femme.
- Gâteaux ? proposa-t-il.
- Profiteroles, cookies et crêpes ! ordonna la blonde.
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- Je rentre chez moi, le dîner est prêt, je vois sur la table des bougies allumées…
- Je ne suis pas sûr de ce qu'il faut penser.
Jack lança un regard amusé à Raiponce, qui était surprise qu'il connaisse la chanson et prenne ainsi le relais, avant de continuer :
- Un fond musical, du Marvin Gaye,
- Un bouquet de roses encore emballées, minauda la jeune femme en remuant la pâte à gâteaux.
Jack attrapa rapidement une cuillère en bois et lança une spatule à Raiponce qui enchaîna immédiatement en s'en servant comme d'un micro :
- Quelque chose de louche est en train de se passer !
- Je crois que mon coloc veut me serrer !
Souriant devant le dandinement (très gayyyy) de Jack, Raiponce lui offrit des chœurs :
- Palapapa…
- Parfois il fait des trucs un peu suspects…
- Palapapa…
- Ce matin il m'a servi mon petit-déjeuner au lit !
Ils échangèrent un regard et hurlèrent ensemble :
- Je crois que mon coloc veut me serrer !
Face à face, une fournée de cookies dans le four, une pâte à moitié prête pour la deuxième tournée et quelques choux qui n'attendaient que d'être remplis de glace pour se transformer en profiteroles, ils sourirent comme des imbéciles. Raiponce avait prit le temps de s'habiller, Jack juste celui de passer sous la douche et ne portait toujours pas de tee-shirt.
- Et l'autre fois pendant que je dormais, reprit-il en se déhanchant à nouveau.
- J'ai senti sous mes draps…
- Qu'il n'y avait pas que moi, finirent-ils ensemble.
Jack abandonna ses choux et sa glace et attrapa Raiponce par la taille pour l'attirer contre lui.
- Je crois que mon coloc veut me violer….
- Palapa palapa, termina la jeune femme.
Ils restèrent silencieux quelques secondes et Raiponce ne bougea pas, profitant de l'étreinte de son meilleur ami. Jack posa son menton sur l'épaule de la jeune femme et enserra sa taille, regardant ses mains alors qu'elle continuait de cuisiner. Un sourire étendit soudain les lèvres de l'albinos.
- Il va falloir que tu t'excuses, remarqua-t-il (et pour une fois que lui n'avait rien à se reprocher, il trouvait la situation assez amusante)
- Ouais je sais Jack, soupira Raiponce. Et toi, comment tu savais ?
- Je l'ai croisée dans un bar gay peu de temps après que tout lui soit arrivé, quand elle est beurrée elle oublie les concepts de vie privée…
- On vous dérange pas j'espère ? Non parce que Eugène me connait, je le connais aussi et je pense pas qu'il serait super content de voir ce que fait sa petite amie quand il n'est pas disponible.
Raiponce se retourna, entraînant Jack avec elle qui resta collé dans son dos. Merida leur faisait face, Harold près d'elle et des paquets de course au bout des bras. Elle avait l'air un peu fatiguée et son meilleur ami restait proche, comme pour anticiper ses réactions. La dispute d'hier semblait l'avoir beaucoup affectée.
- Oh Merry, murmura Raiponce.
La rouquine détourna le regard, encore blessée. Raiponce se débarrassa de l'étreinte de Jack. A un mètre l'une de l'autre, elles se jaugèrent du regard. Harold posa en silence les courses sur le comptoir près de l'évier et commença à s'éloigner. Alors que Jack et lui reculaient comme pour passer la porte, ils entendirent une sorte de sanglot coordonné et entraperçurent Raiponce et Merida se jeter dans les bras l'une de l'autre.
- Oh Raiponce je suis désolée de ne pas t'en avoir parlé, c'était complètement stupide !
- Non c'est moi j'aurais pas dû te parler comme ça, pardon !
- Eh bien, je vois que tout va mieux, constata Jack en faisant immédiatement demi-tour pour s'occuper des profiteroles. Il ne prit pas cas des deux jeunes femmes qui rirent en essuyant leurs larmes.
Harold le suivait en secouant la tête, amusé par la situation. Jack et Raiponce se remirent tous les deux à la cuisine, les deux autres les observant depuis la table de la cuisine.
- Tu sais Jack, commença Merida après quelques minutes de silence, je connais Eugène et j'espère vraiment que vous n'allez pas vous rencontrer.
- Pourquoi ? Il va m'assimiler à toi et penser que je suis une mauvaise influence ?
- Mais non, t'es con, grogna la rousse. Par contre il va pas apprécier que tu sois aussi tactile avec sa copine.
- Je vois pas de quoi tu parles, ronchonna le jeune homme qui s'était collé à Raiponce par réflexe.
- Tu sais, elle a pas tout à fait tort Jack, confirma Raiponce un brin amusé.
L'albinos ouvrit de grands yeux, pour la première fois rejeté par son amie. Il s'écarta, surjouant la surprise et l'indignation.
- Ô désespoir ! Ô rage ! Repoussé par ma meilleure amie qui me préfère une rousse sans cœur !
- Je suis pas sans cœur, grommela Merida.
- Personne ne m'aime donc à ma juste valeur ? continua dramatiquement Jack qui se mettait soudain à faire des rimes.
- C'est ça, conclut narquoisement la rouquine. Je te déteste.
- Jack, soupira Raiponce qui commençait tout de même à entrer dans le jeu de la jeune femme.
- Elle te déteste aussi, assura Merida sous le regard de la blonde en lui faisant un clin d'œil.
Harold releva la tête sans rien dire. Il avait entendu le ton spécial de sa meilleure amie qui indiquait qu'elle était en train de faire une connerie. Mais Jack le détourna de ses pensées et il se plongea dans son livre, souriant devant les jérémiades de l'albinos. Albinos qui se rapprocha de lui avec un sourire.
- Mais qu'ouïe-je ? Qu'entends-je ? Y aurait-il ici quelqu'un qui n'a émis aucune parole de haine envers ma personne ?
Jack s'approcha de la table en deux sauts et s'installa sur les genoux d'Harold qui le regarda avec suspicion. L'autre ne fit que sourire en retour et enlacer ses épaules avant de continuer, se penchant un peu plus vers le brun.
- Cela voudrait dire que malgré ces deux traitresses tu ne ressentirais pas le même sentiment envers moi ?
Harold haussa un sourcil et fixa les yeux bleus de son vis à vis. Il entendit Merida ricaner à une remarque de Raiponce mais n'en tint pas compte. Il aurait dû…
- Disons que… je ne te déteste pas en effet…
Et Jack l'embrassa. Harold eut à peine le temps de sentir contre ses lèvres celles, délicieusement gelées, de l'albinos que celui-ci rompait le contact. Jack s'écarta avec un sourire et sortit de la cuisine en chantonnant :
- Je crois que mon coloc va me…
- Je vais te TUER ! hurla Harold sous les rires des deux filles.
Ils engagèrent une course-poursuite qui se termina sur le canapé en fou rire. Dominant son colocataire, pourtant bien plus grand que lui, Harold l'immobilisa et maintint ses poignets au-dessus de sa tête. Il sourit, presque mal à l'aise devant le regard que lui lançait Jack.
- Et maintenant Harold ? Tu comptes m'offrir aussi un baiser pour qu'on soit quittes ?
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Au prochain épisode
- C'est aujourd'hui hein ?
…
- Nord ! Tu veux entrer ?
- Je viens juste vous annoncer une bonne nouvelle.
- Pourquoi aujourd'hui ?
…
- Jack ! Ouvre cette porte !
- Laissez-moi… Allez-vous-en.
