Hey les chouchous chéris ! Me voilà de retour sur Colocations qui est déjà en période de Noël ) Ne vous en faites pas, j'ai de quoi écrire sur le chalet de Nord :D
J'espère que ce chapitre vous plaira, le prochain prévu pour dans deux semaines (vu que je l'ai déjà écrit), je vais tenter de reprendre de l'avance sur cette série pour ne pas vous faire trop attendre ^^
Rainbowpapers : Ne t'en fais pas, ce n'est pas un crime de ne pas regarder Game Of Thrones xD Contente que le bonus t'ait plu, voilà la véritable suite !
SC : Ahah, me connaissant ils auraient pu lui faire tellement pire ! Heureusement pour lui, ce n'était que ça x)
Previously in Colocations
- Tu es gelé.
- Plus maintenant.
…
- Je vous prête mon chalet pour fêter Noël ! Il y a assez de place pour six voire sept personnes. Intéressés ?
- Et comment !
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Colocations
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Départ en vacances
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Jack fut réveillé non pas par son petit ami, comme c'était souvent le cas depuis qu'ils sortaient ensemble, qu'ils aient dormi dans le même lit ou non, mais par une autre personne qui le portait beaucoup moins dans son cœur. Ce matin-là donc, il ne s'agit pas des baisers et caresses auxquels il s'était habitué en quelques semaines, mais plutôt de la voix agressive de Merida qui lui rappela pour la cinquième fois (enfin, d'après elle, parce que lui il ne se souvenait absolument pas des quatre premières fois) qu'il était grand temps de se lever. Il promit de le faire dans cinq minutes.
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- ET MAINTENANT TU BOUGES TON SALE CUL TOUT BLANC, JE VEUX TE VOIR PRÊT A PARTIR DANS DIX MINUTES !
La porte claqua et Merida revint dans la salle à manger où Raiponce était en train de finir de vérifier les valises. La blonde ricana alors qu'Harold soupirait bruyamment. Il secoua la tête en voyant l'air satisfait de Merida.
- C'était vraiment nécessaire ? demanda-t-il.
- Voyons Harold, ne me retire pas mon seul plaisir.
- En parlant de plaisir, j'espère qu'on fera un sapin !
La rouquine marmonna dans sa barbe inexistante que c'était hors de question, que c'était une coutume ridicule qui mettait des aiguilles partout. Avant même que Raiponce ait pu contrer, Jack entra.
Jack entra et Merida explosa presque.
Bien évidemment, l'adolescent ne s'en rendit pas compte et se dirigea au radar jusqu'à son copain qu'il embrassa. Harold rougit lorsque les lèvres de Jack descendirent dans son cou et que ses mains explorèrent ses flancs. Mais bon, ils n'allaient pas copuler sur la table, Merida veillait au grain.
- Frost, susurra-t-elle d'un ton faussement doucereux.
En réponse, l'albinos se contenta de grogner et de se cacher dans le cou d'Harold. Toujours peu soucieux de ce qui se passait autour de lui, il se releva et alla se servir son petit-déjeuner à la cuisine.
- Raiponce…
- Tout doux Merida, il vient de se lever le pauvre.
Le regard que jeta la rousse à son amie aurait pu concourir dans la catégorie « tu sais que je t'aime mais tout de même parfois tu dis des conneries assez énormes et là tout de suite je penses que tu as tort » et gagner haut la patte. En réponse, la blondinette se contenta de lui sourire et de vérifier pour la énième fois qu'elle n'avait rien oublié.
Puis la deuxième explosion silencieuse retentit et cette fois Merida ne put retenir un cri de rage étouffé.
- Merida, calme-toi, ordonna Raiponce d'une voix paisible.
- Je vais chercher le Livre des Lois ! hurla la jeune femme en réponse.
Elle revint avec un classeur qu'elle posa violemment sur la table et fusilla Jack du regard alors qu'il s'était figé dans le chemin qui le menait de la cuisine à la table, son bol à la main et la bouteille de lait sous le bras. Raiponce se leva et regarda par-dessus l'épaule de la rousse la ligne qu'elle soulignait.
- Attends ! Là il faut sortir le mètre à mesurer.
- C'est ça, c'est ça, râla Merida en regardant son amie qui prenait tout son temps pour ouvrir sa trousse à couture et sortir l'objet susnommé.
Raiponce se releva, s'approcha de Jack qui comatait toujours debout et avec un regard d'excuse procéda à la vérification. Sous le regard amusé, curieux et jaloux d'Harold, elle mesura avec précision l'espace séparant l'élastique du pyjama de Jack du haut de l'os de sa hanche (l'extrémité de la crête iliaque). Même si le Livre des Lois avait déjà fait une ou deux apparitions depuis l'emménagement d'Harold, jamais il n'avait eu droit à cette vérification-là.
- Hou là, désolée Jack mais là tu bats des records.
- Aïe.
Harold s'étouffa de rire devant la mine déconfite de son petit ami.
- Combien ?
- T'es à au moins sept centimètres. Et tu sais que la limite c'est…
- Trois centimètres. Je sais.
Jack prit un air qui aurait pu passer pour innocent si ses yeux n'avaient pas montré aussi clairement qu'il inscrivait ce nouveau record dans son esprit.
- Jack.
- Merida.
Le jeune homme s'assit avec un grand sourire et se servit ses céréales sans regarder la rousse en furie face à lui. Lorsqu'il releva les yeux, elle débita d'une seule traite :
- Les règles sont faites pour être respectées et je ne supporterai pas de te voir te balader à poil plus longtemps !
Il prit le temps de mâcher sa bouchée et de l'avaler avant de répondre le plus calmement du monde.
- Tu ressembles à ta mère.
La rousse attrapa le classeur à deux mains et frappa violemment Jack avec sans se soucier d'altérer ses capacités cognitives. Puis elle sortit de la pièce et retourna dans sa chambre pendant que l'albinos tentait d'apitoyer son petit ami en lui montrant son crâne meurtri.
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- FROST !
Merida ronchonna en tassant sa valise dans le coffre minuscule avant de relancer son cri. Après des centaines de patientes secondes, elle estimait pouvoir s'offrir le droit à la méthode de la barbare gueulante (méthode utilisée notamment par Astrid qui prétendait l'avoir inventée bien qu'elle lui ait été enseignée sans qu'elle s'en rende compte par Gueulfor lors de son entraînement pour entrer dans la brigade). La rouquine se pinça l'arrête du nez avant de se pencher à l'intérieur de la voiture et de klaxonner trois fois. Raiponce ferma le coffre et s'appuya au capot en lançant un regard amusé à son amie puis retourna à son téléphone. Elle sentait le regard hésitant de Merida qui faisait des allers-retours entre elle et la porte de l'immeuble.
- Tu veux pas…
- Je n'irais pas leur demander de descendre et je te conseille de ne pas le faire non plus.
- Ah. Ah ? Aaaaah… Ah ! Non !
La grimace dégoûtée de Merida acheva la blonde qui s'installa au volant en riant.
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- FROST !
Harold sursauta en entendant le cri autoritaire de sa meilleure amie. Elle rappela Jack encore une fois et les yeux verts d'Harold se rouvrirent aussitôt. Il tenta de chasser les mains de Jack qui remontaient de plus en plus haut sous son tee-shirt. L'albinos se contenta de se coller un peu plus à son dos et d'embrasser sa nuque criblée de tâches de rousseur.
- Jack…
- Quoi ? On s'en fiche d'elle. Viens, on a le temps…
L'albinos sourit en sentant le soupir profond d'Harold. Pousser son petit ami dans ses retranchements lorsqu'il s'agissait d'énerver Merida était une de ces petites choses qui rendaient la vie à la coloc de plus en plus amusante. Il avait déjà remarqué à quel point Harold préférait éviter le conflit lorsqu'il s'agissait de sa meilleure amie et l'obliger à mettre Merida en colère valait le coup.
- Jack, ça suffit, tenta Harold.
Mais Jack avait décidé que ça ne suffisait définitivement pas et réussit à faire tomber le brun sur le canapé. Il bloqua les mains d'Harold au-dessus de sa tête et l'embrassa assez longtemps pour lui faire perdre la tête et faire tomber toutes ses barrières. Il remonta doucement son genou pour séparer les jambes d'Harold et exercer une légère pression. Un léger soupir s'échappa des lèvres contre les siennes et il s'autorisa un sourire.
It's okay to be gay, let's rejoice with the boys in the gay way!
Fronçant légèrement les sourcils, Jack se releva et s'assit confortablement sur les hanches d'Harold. Il décrocha en continuant de caresser doucement le flanc de son petit ami.
- Oui Bunny ? Ben non, on fait rien, on va descendre les valises. C'est les filles qui t'envoient ? Ok c'est bon, on arrive.
L'albinos se pencha pour baiser rapidement les lèvres d'Harold et se redressa aussi vite, l'abandonnant sur le canapé.
- Bon tu bouges ton cul la crevette ? Les filles nous attendent.
- Wow, attends espèce de… Tu comptes faire quoi là ?
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- Ah ben enfin.
Raiponce releva la tête de son téléphone et donna trois coups de klaxon en souriant. Merida, elle, faisait plus ou moins la gueule, hésitant entre la joie pour son meilleur ami qui était (enfin) en couple et la donitude car elle tombait sur les deux abrutis en train de se tripoter un peu trop souvent à son goût. Mais en voyant la distance entre eux, elle ne put s'empêcher de sourire. Harold ouvrit le coffre et le referma violemment, ne laissant pas le temps à Jack de ranger ses affaires, et s'assit en croisant bras et jambes.
- Y a de l'eau dans le gaz, chantonna Raiponce depuis sa place en tapotant le volant du bout des doigts.
- Je vois ça, confirma Merida. Hé Frost ! Qu'est-ce que t'as encore fait ?
- Rien du tout, il boude.
Apparemment pas perturbé pour un sous, Jack rouvrit le coffre, réarrangea les valises pour caler son sac et vint s'asseoir près d'Harold. Il plaqua un baiser sur la joue du brun et se fit repousser. Il ricana, à la grande surprise des filles, et s'exclama avant de claquer la porte :
- Bah alors la rouquine, t'embarques ? On est en retard sur l'horaire !
Merida se contenta de lever les yeux au ciel et de s'asseoir devant près de Raiponce. Elles s'occupèrent de faire la conversation à Jack pendant qu'Harold restait silencieux. Il finit par s'endormir sous le regard attendri de son petit ami. Jack savait qu'il subirait sa vengeance tôt ou tard mais il trouvait les réconciliations à venir assez alléchantes pour laisser Harold râler pour l'instant.
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Au prochain épisode
- Wowowowow ! Comme ça claque toujours autant ici !
…
- Tu seras pas la seule à être célibataire, y aura Elsa aussi !
…
- Comment ça « y a pas de chambre simple » ?!
…
- Mais arrêtez-le bordel, il lui reste que trois cartes !
- Moi je dis qu'il y était pas le trèfle, tricheur. Arbre !
- Chien.
- Et merde ! Dobble !
