GRANDE ANNONCE : j'arrête les Previously et les prochainement parce que ça me prend du temps et c'est devenu une corvée. Désolée.
Merci à Herenia de suivre l'histoire :)
Rainbowpapers : Contente de te retrouver ! GoT conquiert bien trop de gens à mon goût xD La suite est là mais la suite de la suite n'arrivera pas avant un moment, j'y travaille encore ^^ bonne lecture :)
Vous l'avez peut-être lu sur mon profil, et si ce n'est pas le cas je vous le dis : Colocations ne servira que de remplacement lorsque je n'aurais rien d'autre à vous proposer. Je sais c'est triste, je pense faire de la semaine sur deux si je reprends de l'avance.
BREF, ce chapitre n'était pas censé être là mais j'ai promis au Bout d'chou alors voilà. Bonne lecture Alamane-Kun ;)
Colocations
.
Première soirée au chalet
.
Harold se réveilla lorsqu'ils arrivèrent, après trois heures de route dans la petite voiture ronde et verte de Raiponce. Il s'était endormi contre l'épaule de Jack qui le secouait doucement, pressé de sortir. L'albinos posa un baiser sur les lèvres de son petit ami toujours à moitié endormi avant de sauter hors de l'habitacle. Harold le suivit en se frottant les yeux et Merida s'approcha son sac déjà en bandoulière sur une de ses épaules.
- Alors, qu'est-ce que t'en penses ?
- C'est… pas mal, admit Harold qui avait été dur à convaincre.
Le chalet rayonnait, la neige était encore fraiche et leur arrivait aux genoux. Jack semblait aux anges et le voir heureux ne pouvait que le faire sourire. La vengeance attendrait un peu (voir chapitre précédent). Et puis… c'était Noël dans quelques jours.
.
- Wowowowow ! Comme ça claque toujours autant ici !
Jack lâcha son sac dans le salon du petit chalet de Nord et s'effondra immédiatement sur le canapé qui lui tendait les bras. Enfin les accoudoirs. Harold, qui le suivait, eut à peine le temps de faire un pas que l'albinos l'attrapa par la taille et l'attira contre lui. Il se débattit à peine avant de laisser Jack l'embrasser et de s'installer plus confortablement à côté de lui.
- Bah voilà, à peine on arrive que ça commence !
Merida donna un coup de pied dans le sac de Jack, sur lequel elle avait failli trébucher, et lança un regard glacial aux amoureux qui sortaient maintenant ensemble depuis un peu plus d'un mois. Lorsqu'ils se tournèrent vers elle, en ayant l'air pas du tout désolés, elle soupira bruyamment. La main de Raiponce sur son épaule la fit se tourner vers la petite blonde qui tenta de la rassurer :
- Tu seras pas la seule à être célibataire, y aura Elsa aussi !
Sa phrase déclencha un grognement furieux de la rouquine qui échappa à sa prise, trébucha à moitié sur le sac de Jack, et commença à traîner la valise de Raiponce (trop lourde pour elle) dans les escaliers en râlant.
- Au fait, elles arrivent quand tes cousines ? demanda Jack avec un sourire sans se soucier de la réaction de Merida ni de celle d'Harold qui ricanait dans ses bras.
- Dans deux heures, répondit Raiponce en vérifiant rapidement sur son portable.
- Et Eugène ? hurla Merida depuis le palier.
- Demain matin !
Le sourire amoureux de Raiponce attendrit les deux jeunes homes en face d'elle qui se liquéfièrent sur le canapé alors que Merida, qui devinait la scène au ton de son amie, ronchonnait de plus belle. Raiponce rajusta le sac de Merida sur ses épaules et répondit à un texto avant de se mettre elle aussi en route vers l'étage en laissant Harold et Jack seuls en bas.
- Donc, les cousines de Raiponce sont Elsa et… ?
- Et Anna. Elles viendront avec Kristoff, le copain d'Anna.
Harold approuva en silence et se pelotonna contre Jack, se faisant encore plus petit pour mieux correspondre à la forme de ses bras. L'albinos embrassa doucement sa nuque criblée de tâches de rousseur. Il savait qu'Harold angoissait de ne connaître personne.
- Ça va bien se passer, c'est des gens cools, assura-t-il.
- Merci Jack.
- Et puis au pire, on restera planqués dans la chambre, ajouta l'albinos avec un sourire.
Harold lui échappa et Jack se permit un rire alors que son petit ami le traitait d'imbécile. Un hurlement outré les détourna de leur moment fluff et ils levèrent la tête vers l'étage.
- Comment ça « y a pas de chambre simple » ?!
.
Merida, excédée après avoir ouvert à la volée les portes de toutes les chambres pour ne trouver que des lits doubles, attendait des explications. Elle refusait clairement de partager sa chambre, c'était hors de question. Fin de la discussion, rappelez le service client si vous avez des réclamations.
- Merida, ma puce, tu savais très bien comment était le chalet. Avec Eugène et Kristoff, on a juste assez de chambre pour tout le monde… On va pas…
- Mais j'en ai rien à foutre, je ne vais pas dormir avec ta cousine que j'ai dû voir trois fois dans toute ma vie !
- Tu m'as dit que tu l'aimais bien pourtant, et vous avez déjà dormi ensemble l'année dernière !
- C'est pas le problème !
- Un problème les filles ? J'ai forcément la solution.
La rouquine se tourna vers Jack qui venait d'atteindre le haut des marches avec un sourire goguenard.
- Va voir ailleurs Frost, c'est pas tes oignons.
Toujours souriant, Jack jeta son sac dans une des chambres au hasard avant de s'intéresser à nouveau aux deux filles. Sans plus se soucier de l'intrus qui les écoutait maintenant, Merida reprit en croisant les bras, d'un ton sans appel :
- Je ne dormirais pas avec Elsa.
Raiponce soupira et chercha de l'aide du côté de Jack mais avant que son meilleur ami ne puisse ouvrir la bouche, Harold arriva à son tour et ricana. Merida le fusilla aussitôt du regard et il s'étouffa avant de déclarer sarcastiquement :
- Désolé, c'était nerveux. Puis sentant la détresse de son amie, il ajouta : Sinon je dors avec toi ?
Jack allait s'interposer vivement mais Raiponce le devança dans ses réclamations de petit-ami jaloux.
- Et Elsa ?
- Bah elle a qu'à dormir avec sa sœur, répondit Merida comme si elle s'en foutait.
- Et Kristoff le mec d'Anna ?
- Bah avec Jack !
- Wow ! Non !
Raiponce se tourna vers Harold qui avait réagi au quart de tour, attendant qu'il s'explique. Jack se détendit, toujours accoudé au chambranle de la porte et secoua la tête en reconnaissant la manipulation de Raiponce. Quand à Merida, elle grogna en réalisant la perte douloureuse de son seul allié. Harold ne volerait plus à sa rescousse puisque cela impliquait que Jack allait dormir avec quelqu'un d'autre. Résigné à son sort, elle grommela quelques mots indistincts et jeta son sac dans la chambre voisine à celle de Jack à contrecœur.
.
Après la mini-crise de Merida (qui n'avait pas fini d'être chiante d'après Jack), la bataille fit rage dans le salon, les cris et les insultes fusaient.
- Soleil !
- Cible.
- Cible.
- Trèfle !
- Où t'as vu un trèfle toi ?
- Il y était le trèfle, t'es juste bigleuse Dunbroch !
- Alors… Dauphin… Toiles d'araignée… tâches vertes…
- Mais arrêtez-le bordel, il lui reste que trois cartes !
- Moi je dis qu'il y était pas le trèfle, tricheur. Arbre !
- Chien.
- Et merde ! Dobble !
- Lune. Et…
- Ah non, le laissez pas gagner !
- Feuille ! Fini !
Merida grogna son mécontentement. Déconcentrée par ce tricheur de glaçon, elle ne réussit pas à poser ses dernières cartes et la victoire d'Harold fut bientôt suivie par celle de Raiponce, calme, et celle de Jack, explosive : il commença à danser autour de la pièce pendant que la rouquine s'arrachait les cheveux. Raiponce secoua élégamment ses tresses et vérifia l'heure.
- T'es vraiment naze Dunbroch.
- Ta gueule Frost, je sais que t'as triché !
- Jack qui triche, ce serait vraiment quelque chose d'extraordinaire voyons, ricana Harold.
L'albinos trahi se tourna vers son petit ami et commença à bouder alors que Raiponce, totalement en panique, enfilait ses chaussures et attrapait les clés de sa petite voiture verte.
- Je vais chercher les filles ! Faites pas de bêtises !
Harold resta silencieux et rangea les cartes du jeu (le Dobble que ça s'appelait et c'était bien stupide), ne prenant pas part à la bataille qu'il avait déclenché entre Merida et Jack. Ils s'engueulaient depuis dix minutes lorsqu'Harold redescendit avec le deuxième tome de sa série. Il se plongea ensuite dans sa lecture sans se soucier de ses amis.
.
- Hé Harold !
- Mh.
- Donne-moi un animal en D.
- Dragon.
- Eh mais aide pas cette tricheuse !
- Je t'avais dit qu'il m'aiderait Jack, tu ne peux pas lutter, se réjouit Merida.
Jack grommela quelque chose qui ressemblait à "moi au moins il est dans mon lit" et Harold lui donna un coup en souriant sans sortir de La Fille au Dragon de Licia Troisi. Merida soupira, grimaçant en se rendant compte que ça ne faisait que vingt minutes que Raiponce était partie, que la gare était à une demi-heure et qu'elle était partie en avance. Sa sauveuse célibataire n'était pas près d'arriver.
.
Et en effet, à la gare, Raiponce piétinait en attendant le train (surtout qu'avec la SNCF, partir en avance n'était pas très utile et elle dut attendre les dix minutes de retard réglementaires) (cette parenthèse était une dédicace à une certaine personne qui n'aime pas la SNCF, personnellement je n'ai rien contre eux). Piétinant sur le quai pour se réchauffer, elle souffla sur ses moufles et frappa ses mains l'une contre l'autre. Lorsque le train arriva –enfin– elle sautilla sur place et chercha Elsa et Anna. Elle tentait toujours de repérer ses cousines dans la foule, pensant que ça ne devait pas être si compliqué si Elsa était en mode reine, lorsque deux mains se posèrent sur ses épaules, la faisant sursauter.
- Raiponce !
La blonde se retourna et tomba dans les bras d'Anna qui la serra contre elle.
- Laisse-la respirer Anna.
- Oh, désolée ! s'excusa la jeune femme en relâchant Raiponce.
La blonde sourit alors qu'Elsa l'étreignait elle aussi, étrangement moins distante depuis l'hiver dernier. Un peu en retrait, Kristoff attendait pour la saluer.
- Enfin de retour chez toi ? le taquina Raiponce en lui faisant la bise.
- Enfin ! La glace m'avait manqué ! Fais trop chaud en ville.
Raiponce lança le signal de départ et Elsa se rapprocha aussitôt d'elle, laissant Anna et Kristoff en arrière.
- J'en peux plus, marmonna l'albinos qui supportait le couple depuis presque sept heures de train.
.
En arrivant, Elsa avait pris le temps de ranger correctement les skis, grommelant parce qu'elle pensait avoir abîmé ses patins à glace. Les autres l'avaient laissée s'en occuper en sachant qu'elle était complètement maniaque à propos des équipements et qu'il fallait mieux lui laisser le temps nécessaire. Elle monta donc seule, en retard, agacée parce qu'elle ne savait pas si le cordonnier du village ferait l'affaire et lorsqu'elle arriva à la porte elle était encore dans ses pensées. Aussi, elle sursauta lorsque :
- Votre majesté !
Jack Frost, plié en deux dans une révérence élégante (vue par Elsa parce que depuis le canapé, c'était un peu moins élégant), lui offrait sa main. La jeune femme reprit rapidement la maîtrise de ses émotions, lui prit la main délicatement et se laissa guider vers le salon.
- Comme vous le remarquerez, ma reine, vos sujets sont déjà en train de préparer le repas.
- Je vois, répondit Elsa royalement en se prêtant au jeu.
Apercevant Merida qui avait convaincu Jack de commencer à préparer le repas mais s'en occupait maintenant avec Raiponce, Elsa perdit un peu de sa rigidité et la salua. Après tout, il s'agissait de sa seule alliée célibataire au milieu de ces crétins amoureux. La rouquine leva les yeux trois secondes et lui sourit. Jack éloigna trop vite Elsa et Merida se remit au travail.
Lorsqu'elle arriva dans la salle principale qui faisait salon et salle à manger, elle aperçut un jeune homme affalé dans le canapé en train de lire.
- Elsa ! Tu te souvenais que les chambres étaient aussi cools ? hurla Anna depuis l'étage.
- Respecte le protocole pour t'adresser à ta reine ! répondit Jack sur le même ton.
La jeune femme dévala les escaliers en riant, suivie de loin par son copain moins rapide et amusé, et s'arrêta dans une glissade devant sa sœur et Jack. Les deux la toisaient de la même manière, le jeune homme ayant offert son bras à Elsa. Anna s'inclina brièvement et Jack interrogea son amie du regard. Très royale, l'albinos inclina doucement la tête. Ils ressemblaient à un couple fraternel.
- Que voulais-tu dire à notre reine, jeune princesse ? demanda Jack, très pédant, alors qu'Harold levait les yeux au ciel.
- Est-ce que tu te souviens des chambres ? s'extasia Anna en attrapant le bras de sa sœur.
- Non ! répondit Elsa souriante.
- Viens voir, viens voir, viens voir ! sautilla Anna.
Entraînée par sa petite sœur, Elsa adressa tout de même un signe à Harold avant de se concentrer sur ses pieds pour ne pas tomber.
.
- Et moi je vous dis que je suis capable de me lever tôt !
- Mais oui, bien sûr.
- Pourquoi vous me croyez pas ?
- C'est vrai, se lever aux alentours de midi parce que Merida te sort du lit, c'est pourtant une excellente preuve.
- Dis Harold, t'es de quel côté ?
Merida offrit un high five à son meilleur ami alors que Jack râlait. Ils étaient tous attablés autour de trois quiches et de quatre pizzas, Elsa présidait la tablée et le cidre coulait à flot (premier soir, il fallait pas abuser tout de même). Sans qu'il s'en aperçoive, Jack s'était vite retrouvé dans la ligne de mire de Merida, qui profitait d'avoir un nouveau public pour mieux se moquer de lui. Il ne voyait pas Elsa et Anna assez souvent, Kristoff le connaissait à peine, Raiponce et Harold ne prenait plus sa défense, c'était trop facile.
- Ah oui, si tu peux te lever tôt, alors tu pourras te lever assez tôt pour venir avec moi demain ? demanda Elsa qui se levait vers sept heures pour être sur les pistes dès l'ouverture.
- Je pourrais ouais !
- D'accord, si tu y arrives pas, t'es de vaisselle pour trois jours !
- Pari tenu !
A je sais pas quand pour la suite!
