CHAPITRE 15 : You've got a friend
When you're down and troubled and you need some loving care
Quand tu es triste et troublée et que tu as besoin de réconfort
And nothing, nothing is going right
Et que rien, rien ne va
Close your eyes and think of me and soon I will be there
Ferme tes yeux et pense à moi et bientôt je serai là
To brighten up even your darkest night
Pour faire briller même ta plus sombre nuit
[You just call up my name and you know wherever I am
Tu n'as qu'à prononcer mon nom et tu sais que peu importe où je suis
I'll come running to see you again
J'accourerai pour te revoir
Winter, Spring, Summer or Fall, all you've got to do is call
Hiver, printemps, été ou automne, tout ce que tu as à faire c'est d'appeler
And I'll be there... you've got a friend
Et je serai là...
« C'est la rentrée ! »
Pour la première fois de sa vie, Teddy se sentait pressé d'aller à l'école. Il fit sonner son réveil à six heures ce matin là et se leva d'un bond puis il galopa dans la chambre de ses parents et ouvrit grand la porte.
« Papa ! Maman ! On va être en retard ! »
Carl Ambrosius se redressa sur son lit en bâillant à grand bruit.
« Teddy, qu'est-ce que tu fabriques ? Ton train part dans trois heures.
_ Et d'ici là, on a largement le temps d'être en retard. Allez ! »
Il agrippa la couverture de ses parents et tira d'un coup sec dessus.
L'effet fut immédiat, et la couverture tomba au pied du lit en très peu de temps. Son père se leva, tandis que sa mère enfilait une robe de chambre.
« Mais ce n'est pas vrai Teddy !, cria son père. Ton train part dans plus de trois heures et nous y allons en transplanant !
_Mais il peut toujours nous arriver quelque chose », argumenta Teddy.
Mais son père continua de crier, jusqu'à qu'il descende les escaliers pour arriver dans la cuisine. Teddy décida alors que la famille devait être au complet, et alla donc réveiller Jack.
« Allez, bouge de ton lit ! »
Il ne reçut qu'un grognement et un coussin dans la tête.
« Allez gros tas ! cria-t-il. C'est pas en restant au lit que tu vas arriver à Poudlard. »
Il fut surpris par le bras de son frère qui jaillit tout à coup des draps et l'attrapa par la manche. Teddy se débattit mais face à Jack, il n'avait aucune chance et il fut rapidement mis à terre.
« Alors Minus ? Pressé de voir ta petite copine ?
_ C'est pas ma petite copine. »
Teddy se contorsionna pour se libérer. Sa bonne humeur étant retombée grâce à son frère, il fila dans sa chambre. Ceci dit, Jack n'avait pas tort, il était pressé de revoir Elena et c'était la raison de son énervement si matinal. Il s'habilla le plus rapidement possible et descendit prendre son petit déjeuner. Sa mère dormait à moitié et son père faisait la tête.
« Il a à peine douze ans et il nous fait déjà damner pour une fille, grogna-t-il en lui tendant son bol de céréales. Qu'est-ce que tu vas nous annoncer à quatorze ans, hein ? Ton mariage ? »
Teddy rougit et essaya de se noyer dans son bol, marmonnant un énième « elle n'est pas ma petite copine ». Mais sa mère avait déjà un énorme sourire jusqu'aux oreilles, et il sut qu'ils ne pourraient pas échapper aux nombreuses questions qui l'attendaient.
« C'est la petite brunette ?, se renseigna-t-elle. Elle est toute jolie en tout cas. Tu nous la présenteras ? Comment elle s'appelle déjà ? Elle n'est pas dans ta maison je crois ?
_Non. Elle s'appelle Elena. Elle est à Serpentard. »
Répondre le plus simplement possible, c'est tout ce qu'il voulait faire. Ah oui, et aussi détester son frère.
Malheureusement pour lui, l'interrogatoire ne s'arrêta pas là et le temps qu'il termine son petit déjeuner, sa mère avait déjà posé près de cent questions sur les goûts d'Elena, ses parents, leur métier, son frère, son nom, son âge… c'était à peine si elle ne lui avait pas demandé si elle préférait les chaussettes rayées ou à pois. Ce à quoi, de toute façon, Teddy n'aurait pas su répondre. Et bien entendu, Jack en rajouta en annonçant à sa mère qu'Elena et lui étaient tellement souvent ensemble que toute l'école les appelait « les amoureux ».
« Ce n'est pas vrai !
_ Bien sûr que si minus, c'est juste que personne ne le dit devant vous ! Mais on ne voit que vous, vous êtes tout le temps là à vous tenir par la main et tout.
_ On ne se tient pas par la main !
_ Arrête, je vous ai vu mille fois !
_ Ah oui ? Eh bien tu devrais peut-être utiliser ta baguette pour te nettoyer les yeux parce qu'apparemment y a des bouts de véracrasses dedans ! »
La mère se leva tout à coup.
« Stop ! Fini tous les deux ! Jack tu termines ton petit déjeuner et tu files t'habiller. Teddy, je ne veux plus t'entendre jusqu'à ce qu'on soit arrivé à la gare. »
Teddy se renfrogna. Ah oui ? Elle ne voulait plus l'entendre ? Eh bien ça tombait bien justement, parce qu'elle n'allait plus l'entendre avant Noël.
De son côté, Elena avait oublié de mettre son réveil. C'est son frère, resté exceptionnellement pendant toutes les vacances, qui vint la réveiller.
« Allez crapaud, le train part dans une heure ... »
Comme si une bombe venait d'éclater à côté d'elle, la jeune fille sauta hors de son lit, maudissant son frère de ne pas l'avoir réveillée plus tôt, qui rigolait bien lui étant déjà prêt.
Elle courut dans les escaliers, manquant de louper une marche et de se tordre la cheville. Parce que là, elle aurait vraiment été en retard. Il lui restait moins d'une heure, et elle ne se sentait pas du tout prête à partir. Sa valise n'était pas finie, elle ne savait pas où était Archimède, et elle était encore toute décoiffée, pas lavée et encore en pyjama. Il aurait fallut qu'elle soit levée depuis plus d'une heure.
Son père avait dû partir tôt ce matin et sa mère était au téléphone, visiblement, la conversation était très animée. Personne, Aaron mis à part, n'avait songé à Elena qui dormait paisiblement. Elle embrassa rapidement sa mère sur la joue et se dépêcha d'avaler son petit déjeuner, si rapidement d'ailleurs que lorsqu'elle remonta les escaliers en sautant une marche sur deux, il lui restait sur l'estomac.
Elle se brossa les dents, manquant de peu de remplacer le dentifrice par du gel douche, se lava rapidement, faillit mettre de la laque à cheveux au lieu de déodorant et enfila les premiers vêtements qui lui tombaient sous la main. Après quoi, elle attrapa Archi qui dormait encore paisiblement dans le lit et alors qu'il feulait tout ce qu'il pouvait, elle le fourra sans ménagement dans sa cage. Mieux valait ne pas recommencer la poursuite de l'année dernière.
Elle mit sa trousse de toilette dans la petite place qui lui restait dans sa valise et la ferma. Aaron prit l'énorme malle alors que la jeune fille prenait son petit sac à dos avec la caisse de son chat. Ils descendirent les escaliers, et leur mère était toujours au téléphone. Le train partait dans seulement un quart d'heure, il fallait qu'ils partent. Puis le jeune homme devrait faire transplaner une malle, deux personnes et un chat, il lui fallait un bon moment de concentration.
« Maman, il faut y aller, annonça le frère d'Elena.
_Écoute chéri, répondit-elle sans quitter son téléphone. Ton père a eu un problème au journal et j'ai un problème de livraison à la librairie. Ce n'est pas le jour où il faut nous énerver d'accord ? »
Et elle reprit sa conversation téléphonique comme si de rien n'était. Elena, quand à elle, était plus que dégoûtée et se cacha derrière son frère, qui fulminait.
Elle en avait les larmes aux yeux. Elle allait louper le train, c'était sûr, elle louperait sa rentrée, elle arriverait en retard pour sa deuxième année, d'autant que la petite sœur de Callisto entrait en première année et qu'elle avait hâte de savoir dans quelle maison elle allait être envoyée, juste par curiosité, et puis surtout, elle allait louper Teddy et n'aurait jamais le temps de lui raconter ses vacances ni d'écouter les siennes.
Elle tira son frère par la manche.
« Aaron ! Fais quelque chose. »
Le jeune homme la poussa.
« Dis au-revoir à maman. »
La fillette s'exécuta et il la fit transplaner. Dans un grand craquement, tous deux plus Archi et les valises, arrivèrent sur la quai de gare, dans une zone que peu de moldus fréquentaient. Il ne leur restait plus que cinq minutes. Ils coururent vers les voies neuf et dix.
« Tu as ton billet ? » s'écria Aaron.
Elle acquiesça, les larmes aux yeux à cause de l'absence de ses parents. C'était le moment le plus important de l'année, et ils loupaient ça. Elle ne savait même pas comment elle aurait fait si Aaron n'était pas rentré pour les vacances et resté pour sa rentrée. Il remarqua sa tristesse, et la fit s'arrêter alors qu'ils étaient sur le quai.
« Hey ma puce, ne soit pas triste. Moi je suis là d'accord ? Et tu n'es pas toute seule pour ta rentrée. Tu vas voir, dès que je vais arriver à la maison et qu'ils seront tous les deux là, je vais leur passer un énorme savon. »
Elle courut dans les bras de son frère, étreinte à laquelle il répondit volontiers. Il embrassa même le haut de son crâne, où il ne restait plus beaucoup de cheveux. Elle avait décidé de tout se couper, et elle avait maintenant les cheveux au carré.
Le sifflet du chef de gare retentit. Elle empoigna la cage d'Archi et scruta les wagons. Son cœur bondit lorsqu'elle vit Teddy, accroché à la porte, semblant fouiller la foule des yeux. Elle lui fit de grands signes et courut dans sa direction. Les deux garçons montèrent sa malle à bord et Aaron eut tout juste le temps de descendre du train que les portes se refermaient.
« Ely ! s'écria Teddy en fermant la porte du compartiment derrière lui. Qu'est-ce qui est arrivé à tes cheveux ? »
Elle passa une main dans ses mèches sévèrement écourtées. Si elle avait changé de coiffure, son ami, lui, était exactement à l'identique que la dernière qu'elle l'avait vu, quoi qu'un peu plus grand peut-être. Mais elle n'était pas d'humeur à plaisanter. L'absence de ses parents lui pesait toujours énormément et les larmes lui montèrent à nouveau aux yeux.
« Je ne sais p-pas, dit-elle en butant sur la dernier mot. J'avais envie de changement.
_Ça te va bien ne t'inquiète pas ! Aller, ne soit pas triste, c'est la rentrée. »
Il lui prit le bras, la traînant dans le couloir pour rejoindre le compartiment de leurs amis. Ils retrouvèrent rapidement Quintus, Alex, Artémis et Mélina. Ils étaient maintenant au complet. Elena n'osa pas sortir son cadeau pour Teddy devant les autres, puisqu'elle ne leur avait rien rapporté. Déjà qu'elle avait eu du mal à garder son argent pour le cadeau d'anniversaire de Teddy, alors si en plus elle devait acheter quatre autres cadeaux, elle serait restée à l'hôtel tant la tentation était grande dans les rues de New York.
Elle aurait aimé entraîner Teddy à l'écart mais il se lança dans une partie de bataille explosive en compagnie d'Alex et bientôt, tous deux furent absorbés par leur jeu. Elena discuta un peu avec Artémis mais elle n'arrivait pas à faire passer le goût amer de la matinée, ça plus le fait que Teddy n'avait pas tellement l'air de s'intéresser à elle. Il était presque quatorze heures quand, finalement, elle ne put retenir davantage ses larmes.
Le silence se fit tout à coup dans le wagon et tous les regards se tournèrent vers Teddy, comme s'il eut pu être la cause de son chagrin. Cependant, il s'était déjà levé et avait fait signe à Mélina de lui laisser la place à côté d'Ely.
« Qu'est-ce qui se passe ? chuchota-t-il. C'est… c'est ma faute ? »
Elle secoua la tête et se cacha la visage dans ses mains.
« P-pas ici s'il te plaît. »
Mais au lieu que ce soient eux qui partent, leurs camarades avaient bien compris le message.
« Hum, Artémis, proposa Mélina. Il faut que j'aille voir quelques amis. Tu viens ?
_Quintus, j'ai faim, continua Alex. Tu m'accompagnes chercher des pâtes à citrouille.
_ Alex, j'ai la flemme je vais plutôt rester ici …
_Tu n'as pas le choix. »
Il tira son ami hors du compartiment., pour ne laisser plus qu'Elena et Teddy à l'intérieur. La jeune Serpentard se remit d'ailleurs à pleurer, et son ami ne savait pas vraiment quoi faire. Il n'avait jamais été doué pour consoler et rassurer les gens.
« Qu'est-ce qui se passe ? Il y a un souci ? C'est Archi ? Ou Aaron ? »
Il fronça les sourcils et prit un air déterminé.
« Si c'est Malfoy, je te promets qu'il n'aura jamais assez de vie pour ramasser ses dents ! »
Elena eut un hoquet de rire au milieu de ses larmes. Elle inspira une bonne fois pour toutes, sécha ses larmes avec sa manche puis elle lui raconta comment ses parents lui avaient fait faux bon. Teddy attendit qu'elle ait terminé.
« Je suis désolé. C'est nul. Tes parents ont raté ta rentrée.
_ Je ne vais pas les revoir avant Noël, ils auraient pu faire un effort. »
Teddy se leva et se planta devant elle. Mais un cahot du train manqua de peu de le faire tomber et il battit des bras pour rétablir son équilibre.
« Hé ! Moi je suis là ! Tant pis pour tes parents. Moi j'ai attendu deux mois en trépignant pour te revoir. »
Elle sourit, elle aussi avait beaucoup attendu de revoir son ami. Deux mois, c'était vraiment trop long.
Le cahot qui avait manqué de peu de faire tomber Teddy se solda par un ralentissement du train puis un arrêt. Dehors, il pleuvait et il faisait sombre. Les deux enfants échangèrent un regard inquiet.
« Pourquoi est-ce qu'on s'arrête ? demanda Teddy.
_ Je ne sais pas. »
Ils collèrent leur nez sur la vitre. Se tenant épaule contre épaule et se poussant légèrement l'un l'autre pour mieux voir. Elena fronça les sourcils.
« Je ne vois rien, soupira Teddy dont le souffle forma un nuage sur la vitre, mais on dirait qu'il y a quelque chose. »
Elena mit ses mains en visière. Oui, en effet, c'était comme si quelqu'un se déplaçait dehors, comme si des silhouettes se mouvaient. Teddy soupira et s'éloigna mais Elena continua d'observer l'extérieur. Avec un peu de persévérance, elle pouvait réussir à…
Elle poussa un cri lorsqu'une silhouette sombre se tourna soudainement vers elle. Un visage d'albâtre aux yeux noirs la dévisagea. Teddy bondit pour voir ce qui avait tant effrayé son amie, mais c'était trop tard. Le train fut secoué de quelques soubresauts puis, peu à peu, il se remit en route.
Leurs amis revinrent quelques minutes plus tard, et furent soulagés de voir que la jeune fille allait mieux, et qu'elle avait séchées ses larmes. Pour se changer les idées, elle raconta à quel point les Etats Unis étaient un pays magnifique et qu'elle rêvait de s'installer là bas. Alex parla de la France, où il avait passé deux semaines, et Mélina vanta la beauté de l'Irlande. Les trois autres personnes se tassèrent sur leur banquette, étant restés en Angleterre pendant les deux mois.
Le train arriva rapidement en gare, et les lumières de Pré-Au-Lard étaient déjà allumées alors que la nuit venait de tomber.
Ils ramassèrent leurs affaires et quittèrent rapidement le train. Dans presque toutes les bouches, revenait l'histoire de l'arrêt. Les seuls à ne pas en parler était Teddy et Elena. Lorsqu'ils grimpèrent dans la calèche, tous deux regardaient encore vers la gare, espérant revoir la chose si effrayante qui avait rôdé aux abords du train. Mais le retour au château leur changea rapidement les idées.
Le petit groupe se sépara et chacun regagna la table assignée à sa maison. Elena se força à écouter la cérémonie des répartitions pour apprendre que Mélusine, la sœur de Callisto, fut envoyée à Gryffondor. Cette année, il y avait également deux autres nouveautés : non seulement Hagrid avait été nommé professeur de soins aux créatures magiques et ensuite un nouveau professeur de défense contre les forces du mal avait été nommé à la place Lockhart.
Elle espérait de tout cœur qu'il serait bien meilleur que son prédécesseur, mais l'image qu'il renvoyait n'était pas vraiment bien. Cela faisait un énorme contraste avec Lockhart. Ce dernier était toujours très classe, très bien habillé, même si Elena trouvait ça moche, mais le professeur de cette année, le Professeur R.J Lupin si sa mémoire était bonne, donnait l'impression de négligé. Il avait, en plus, une longue cicatrice de son oreille droite à son cou, le reste caché par ses vêtements, et des égratignures sur ses mains. Elle n'osa même pas imaginer le reste du corps. Elle frissonna. Il n'avait pas vraiment l'air mieux que celui de l'année dernière.
Ce soir-là, lorsqu'elle regagna avec un grand bonheur le lit confortable qu'elle avait adopté l'année précédente, elle se dit que, une fois encore, le meilleur cours de l'année allait être bâclé. Ce n'était pas juste en fait, le seul cours qui lui faisait vraiment envie était toujours assuré par une bande de nazes. Et là, on leur collait un professeur qui donnait l'impression qu'il allait tomber en morceaux si on lui soufflait dessus.
Elle remonta sa couverture sur son nez, soupirant d'aise. Aaron et ses parents lui manquaient déjà mais retrouver Poudlard, c'était déjà une consolation. Elle sourit néanmoins lorsqu'elle entendit Callisto tempêter.
« Gryffondor ! Ma traître de sœur est partie chez les lions ! »
Artémis quant à elle, rigolait en défaisant sa valise. Callisto, les yeux lançant des éclairs, se retourna vers elle.
« Ça te fait rire ?, l'agressa-t-elle. Je ne trouve ça pas du tout marrant !
_Calme toi Callisto, répondit-elle avec calme. Ce n'est pas non plus la mort.
_Puis ce ne sont que des maisons, argumenta Elena. Vous pourrez encore vous voir.
_C'est vrai que pour une fille qui se fait insulter parce qu'elle traîne avec un blaireau, ce n'est pas vraiment grave. Je n'ai pas vraiment envie d'avoir la même réputation que toi, Grape. »
Elena s'était levée, alors qu'Artémis avait fermé sa malle avec force, en fixant celle qui venait d'agresser son amie.
« Et quelle réputation est-ce que j'ai ? »
Callisto lui renvoya une moue écœurée.
« Tu passes tout ton temps avec un minable de Poufsouffle. Tout le monde sait que tu l'aimes eh bien moi je n'ai pas envie d'être taxée de traître.
_ Je ne suis pas une traître !
_ Ah oui ? Eh bien prouve-le. Passe une journée sans décrocher un seul mot à ton Teddy-chéri ! Si tu y arrives, j'arrêterai de dire que tu es une traître. Mais franchement, à mon avis, tu n'y arriveras même pas une seconde. »
Elena serra les poings.
« C'est ta sœur qui devrait avoir honte de toi, Callisto. Parce que c'est peut-être une Gryffondor, mais je suis sûre qu'elle est déjà plus sortable que toi. »
Callisto poussa un cri et allait certainement se jeter sur Elena lorsque la porte du dortoir s'ouvrit et la préfète fit son entrée.
« Silence ! Et toutes au lit ! Sinon je vous stupéfixe. »
Elena renvoya un regard chargé de haine à Callisto et se jeta dans son lit, sa bonne humeur soudainement envolée.
