Et oui, Bear est un super agent ! pas bavard mais doué : )

Retrouvailles avec Lucia…

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Dédicace particulière aux trois mousquetaires :

Paige0703, avec ses fics géniales et originales, toujours là pour m'encourager,

A Nourann et Jade181184 auteures de talent, toujours fidèles,

Merci à Val81 pour ses sympathiques commentaires.

Et merci à tous ceux qui me lise en général

(Merci Rochelle 17 pour ton message !)

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Bonne lecture !

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Trois coups brefs frappés à la porte attirèrent l'attention de John.

-« C'est certainement Lionel, j'y vais » affirma t-il. Il ferma la porte de la salle de bains en sortant. Saisissant une chemise au passage, il l'enfila rapidement et alla ouvrir tout en la boutonnant.

Finch consulta sa montre. Fusco était juste à l'heure. Il pinça les lèvres, ennuyé : il détestait être en retard. Il avait pourtant réglé son téléphone pour être réveillé suffisamment tôt pour avoir le temps de se préparer et aussi de contrôler son ordinateur. Mais il n'aurait jamais dû accepter la suggestion de son agent de partager la salle de bains pour " gagner du temps ". « Je serais raisonnable » lui avait-il dit, et, évidemment, ça n'avait pas été le cas. John avait été incapable de tenir ses mains éloignées de lui et lui incapable de résister à ses attentions « Comme d'habitude » songea t-il agacé par son manque de volonté. Bien sur la nuit avait été tranquille mais, de toute façon, même après une nuit d'insomnie passée entre ses bras il était incapable de le repousser. Chaque fois le désir était aussi puissant que s'ils ne s'étaient pas vus depuis plusieurs jours. Il avait bien tenté un reproche « ne m'aviez pas promis d'être raisonnable ? » lui avait-il demandé. « Non, seulement suggéré Finch » lui avait-il répliqué « je ne pourrais jamais faire une promesse pareille ! » lui avait-il chuchoté, avec tellement de tendresse qu'il s'était senti instantanément sans défense contre lui. « Et impossible de changer cela » constata t-il « sauf à l'aimer moins » ce qui lui semblait tout à fait irréaliste.

La voix de l'inspecteur Fusco lui parvint.

-« Salut John »

-« Bonjour Lionel »

-« T'es prêt pour la visite ? Moi franchement je n'ai pas trop hâte de revoir cette folle ! »

-« Moi non plus » concéda Reese « mais c'est nécessaire pour l'enquête. Je pense que cette fois nous ne risquons rien » ajouta t-il d'un ton moqueur pour masquer ses propres réticences.

-« Alors c'est ici que tu loge ? Je pensais que c'était juste une planque de secours ? »

-« C'est le cas, mais parfois je l'utilise en dépannage. Nous avons travaillé tard hier » répondit l'ex agent. En réalité Finch avait suggéré que ce serait plus simple de donner rendez vous à l'inspecteur dans ce lieu qu'il connaissait puisqu'ils devaient se rendre ensemble à la clinique.

-« Et Finch ? »

-« Il finit de se préparer »

Fusco ricana.

-« S'il était là lui aussi, sur que t'avais pas besoin de rentrer chez toi »

-« Exactement, j'avais tout ce qu'il me fallait ici » répondit John sur le même ton.

-« L'avantage c'est que maintenant tu sais où il habite. Toi qui tenait tellement à le savoir »

Il y eu un blanc. Finch tressaillit et attendit anxieusement la réponse de son associé. Ce fut la voix de l'inspecteur qui résonna. A l'air neutre affiché par John, celui-ci avait compris que quelque chose clochait.

-« Quoi ? Me dis pas que tu ne connais toujours pas son adresse ? » S'étonna t-il.

-« Ce n'est plus aussi important » répondit John avec un haussement d'épaules « Au début il était normal que je veuille en savoir un peu plus sur lui, maintenant je n'en ai plus besoin »

-« N'empêche ! Depuis le temps que vous bossez ensemble, que tu n'ai pas trouvé, déjà, c'était surprenant, mais que tu ne saches pas alors que vous êtes ensemble… » Commenta Fusco

John l'interrompit.

-« Harold a besoin de préserver un espace à lui. Je respecte cela. Nous n'avons pas besoin d'être ensemble 24H sur 24 pour être bien »

-« Ouais. Surtout que vous êtes ensemble à longueur de journée pour le boulot »

-« Nous sommes là l'un pour l'autre chaque fois qu'il le faut, c'est l'essentiel » trancha Reese, désireux d'en terminer avec ce sujet relativement sensible.

-« J'aurais dû essayer ça avec mon ex, ça aurait peut être préservé notre mariage ? » se moqua Lionel.

Finch n'avait pas perdu un mot de la conversation. Il s'était tendu à la réflexion de l'inspecteur : « mais que tu ne saches pas alors que vous êtes ensemble… »

John l'avait interrompu et Fusco n'avait sans doute rien détecté, mais pour lui qui le connaissait si bien, la tension dans la voix de John était flagrante. L'informaticien constata cette réalité. Cela faisait plusieurs mois qu'ils étaient ensemble et bien plus longtemps encore qu'il avait décidé de lui faire pleinement confiance, pourtant il avait toujours gardé une part de secret sur sa vie comme un ultime rempart. « Mais contre les autres » songea t-il « Lui c'est différent » Mais même s'il pensait ainsi, il n'en restait pas moins vrai qu'il gardait toujours John exclu de cette petite part de son existence et la remarque de l'inspecteur venait de lui faire brutalement ouvrir les yeux. « Harold a besoin de préserver un espace à lui. Je respecte cela ». Avait répondu John. Comme s'il était résigné à son attitude, comme s'il acceptait de ne pas faire entièrement partie de sa vie, songeant sans doute qu'il préférait cela plutôt que d'en être exclu. « Mais ce n'est pas volontaire » songea l'informaticien qui se rendait compte qu'il n'avait pas réellement prêté attention à ces détails. Pourtant John était désormais son univers. Alors pourquoi cet oubli ? Comme un ultime reflexe de défense…

Il sursauta en entendant frapper à la porte.

-« Êtes-vous prêt Finch ? »

-« Oui, juste un instant » bredouilla t-il. Perdu dans ses pensées, il en avait oublié ses préparatifs et il n'avait même pas entendu la fin de la conversation. Il s'empressa d'enfiler sa chemise et quitta la pièce.

-« Salut Finch » le salua Fusco.

-« Bonjour inspecteur ». Il avança et saisit sa veste « je suis prêt » ajouta t-il. Il sentait le regard de John sur lui mais ne parvenait pas à se retourner pour lui faire face, perturbé.

-« Allons-y » lança Lionel en se dirigeant vers l'entrée.

-« Je prends mon portable » précisa Finch en se dirigeant vers le fond de la pièce. Lorsqu'il revint sur ses pas John l'attendait près de la porte, le regard sombre, inquiet de son attitude distante. Finch passa près de lui et John l'arrêta le temps d'un bref baiser. L'informaticien le lui rendit, forçant un sourire, ce qui parut rassurer son partenaire. Il laissa glisser sa main dans son dos comme pour le guider puis ferma la porte derrière eux. Fusco avait retenu l'ascenseur.

-« Dommage qu'on ne puisse pas emmener le chien » constata t-il « J'ai horreur de ce genre d'endroit ! »

-« Ne t'inquiète pas Lionel. Nous ne les laisserons pas te garder » le taquina Reese tout en gardant un air sérieux.

-« Très drôle » marmonna Fusco.

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OoooooooooO

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Les trois hommes furent introduits dans une salle de repos puis une infirmière amena Lucia.

Reese se raidit en la revoyant mais la patiente qui se tenait assise en face d'eux n'avait plus rien de commun avec l'arrogante jeune femme qui l'avait détenu durant quelques jours. Pâle, le regard éteint, elle semblait ailleurs. Ils l'observèrent en silence pendant quelques instants puis l'ex agent se décida à prendre la parole.

-« Bonjour Lucia » lança t-il en espérant la faire réagir.

Elle tourna la tête vers lui, le fixa.

-« Bonjour » dit-elle finalement.

-« Vous vous souvenez de moi ? »

La jeune femme tourna la tête, indifférente.

Finch tenta une autre approche.

-« Lucia ? Vous êtes bien installée ici ? »

Elle se tourna vers lui, hésita.

-« Je voudrais ma chambre » murmura t-elle.

-« Votre chambre ? Dans votre maison ? »

-« Celle de ma mère »

-« Elle ne semble pas se souvenir de l'incendie » chuchota Fusco pour ses deux complices.

La jeune femme jouait distraitement avec son pendentif, parcourant la pièce des yeux sans que rien ne semble vraiment retenir son attention.

Brusquement elle ajouta :

-« Je voudrais aller dans ma galerie aussi »

Finch échangea un regard avec son associé.

-« Quelle galerie Lucia ? »

-« Je voudrais voir mes amis » répondit la jeune femme.

-« Et votre grand père ? » suggéra Fusco.

Le mot paru l'interpeller. Un mince sourire apparu sur son visage.

-« Grand père » répéta t-elle soudain plus vive.

-« Vous savez où il est ? » demanda Lionel.

-« Grand père » répéta Lucia avec le même sourire un peu vague.

-« Oui. Vous savez où est Georges ? demanda Finch pensant que le prénom la ferait réagir

-« Jo » corrigea t-elle aussitôt « il est partit …chercher mes parents »

Fusco soupira.

Finch insista.

-« Et où sont vos parents Lucia ? »

-« Ils sont rentrés ? » demanda t-elle brusquement.

-« Non. Pas encore. Mais nous pourrions aller les chercher ? » Suggéra l'informaticien.

-« C'est trop loin » soupira t-elle l'air déçu

-« Peut être sont-ils à la galerie ? »

La jeune femme écarquilla les yeux.

-« Non, pas là » souffla t-elle comme effrayée. Les trois hommes échangèrent des regards perplexes.

Lucia penchait la tête, semblant réfléchir.

-« Non » répéta t-elle simplement « pas là bas »

-« Lucia, Jo est-il venu vous voir ici ? »

La jeune femme observa la pièce comme si elle cherchait quelqu'un.

-« Il n'y a personne » affirma t-elle ensuite.

-« Elle est complètement déconnectée » chuchota Fusco.

-« Je le crains. Pourtant elle comprends nos questions mais elle répond comme si elle était hors de ce monde ».

Reese fixait l'infirmière. Une grande femme blonde coiffée strictement et portant de larges lunettes qui lui donnait l'air sévère.

-« Mademoiselle, vous vous occupez souvent de cette patiente ? » demanda t-il

-« Je travaille dans le service où elle est soignée Monsieur »répondit la jeune femme.

-« Est-ce qu'elle discute avec vous parfois ? »

-« Très peu Monsieur. Les patients de ce service ne sont guère bavards »

-« Est-ce qu'elle a reçu des visites ? »

-« Pas à ma connaissance. Mais je ne suis pas toujours dans ce service. Il faudrait vous renseigner à l'accueil, ils tiennent un registre des visiteurs »

Il baissa les yeux et croisa le regard de Lucia. Elle le fixait intensément, comme effrayée, les bras croisés sur la poitrine dans un geste de défense. Le reconnaissait-elle ?

-« Lucia ? » appela t-il

Elle baissa les yeux.

-« Je voudrais ma chambre » murmura t-elle.

-« Nous allons y retourner Mademoiselle » déclara l'infirmière. Elle posa la main sur l'épaule de la jeune femme qui parut se recroqueviller à ce contact.

-« On dirait que quelque chose lui fait peur » constata Finch.

-« C'est le contact Monsieur. Ce genre de malade supporte mal les contacts physiques » précisa t-elle « allons Lucia c'est bientôt l'heure de vos médicaments » ajouta t-elle en l'entrainant. La jeune femme la suivit comme résigné, elle avait à nouveau un regard éteint, indifférent.

-« Eh bien ! On l'a connu plus vive » jugea Fusco hésitant entre l'ironie et la pitié « Ils ne sont pas au top dans cette clinique »

-« C'est pourtant l'une des meilleures du pays » répondit Finch perplexe.

-« En tout cas y'a rien à espérer de sa part. Je me demande ce que c'est cette galerie ? »

-« Si c'était une pièce dans l'une des propriétés de la famille nous ne la retrouverons pas »constata l'informaticien.

-« En tout cas c'est certainement un lieu qui compte pour elle »

-« Il y a toujours des lieux associés à nos plus beaux souvenirs » suggéra Finch.

-« Il doit lui rappeler des truc drôlement agréables celui là » marmonna Fusco.

John ne disait rien. Envahi par une impression étrange qu'il ne parvenait pas vraiment à définir.

-« Allons voir le docteur Fersen » proposa Finch « Nous en apprendrons sans doute plus sur son état »

-« Ouais. En attendant je vais laisser deux gardes qui se relaieront à la porte de sa chambre. Je ne peux pas faire beaucoup plus »

-« En tout cas elle ne semble pas être la menace cette fois »

Fusco sortit de la salle en premier. Finch en profita pour serrer un instant la main de son agent dans la sienne. John lui adressa un sourire rassurant en retour, puis ils se dirigèrent vers le bureau du médecin.

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OoooooooooO

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-« Bonjour Messieurs, installez vous je vous attendais. Je suppose que vous n'avez pas obtenu grand-chose de votre visite à Miss Cuthbert ? »

Le docteur Fersen était une petite femme brune, la quarantaine, visiblement pleine d'énergie. Elle prit place derrière son bureau.

-« Non rien du tout » répondit Fusco.

Le médecin soupira.

-« Elle est complètement repliée sur elle-même. Je n'obtiens plus aucun progrès, alors qu'au début cela semblait si prometteur ! »

-« Au début ? » demanda Finch « elle réagissait à votre traitement ? »

-« En effet. Je pensais avoir réussi à établir un contact en dépit du traumatisme qu'elle venait de subir, en réaction aux incendies, à tout ces changements dans son univers. Elle était particulièrement perturbée, pourtant j'avais obtenu quelques résultats ».

Elle eut un geste dépité.

-« Lorsque Miss Cuthbert est arrivée dans mon service après ces événements j'ai établi un premier tableau clinique sur les troubles comportementaux dont elle souffrait. C'est une personnalité extrêmement narcissique. Mais pour ce que j'ai pu retracer de son passé, son éducation n'est pas étrangère aux troubles qu'elle a développé. Ma théorie est qu'il devait exister des antécédents de troubles psychologiques dans sa famille et que Lucia avait des prédispositions. Les circonstances, le contexte dans lequel son grand père l'a élevé ont favorisé l'apparition et le développement de ces troubles. Je suppose que vous êtes au courant du drame de son enfance ? »

-« Oui. Nous avons eu accès à l'ensemble du dossier criminel » répondit Reese.

-« Il est difficile de déterminer l'impact réel de ces événements sur le psychisme d'une enfant de deux ans et demi, la blessure, le changement total dans son entourage. C'était à priori une enfant éveillée et intelligente, ce qui lui a sans doute permis de réaliser plus de chose qu'il ne l'aurait fallu pour son bien être. Et l'attitude de son grand père, la culpabilité qu'il ressentait, l'ont influencé dans le mauvais sens ».

-« Il aurait mieux valut qu'elle soit moins intelligente alors ? » suggéra Fusco

-« Exactement inspecteur. Cela lui aurait rendu service. J'ai donc travaillé sur les troubles en me basant sur ce que je connaissais de son passé. Il est dommage que je n'ai pas pu obtenir d'information pour confirmer ma théorie sur d'éventuels antécédents, mais comme il ne reste plus aucun membre de sa famille »

-« Excepté le grand père mais il est introuvable » grogna Fusco

-« En tout cas la thérapie que j'avais instauré, couplé au traitement médicamenteux, a donné d'excellents résultats. Les quatre premiers mois ont été jalonnés de nombreux progrès. J'avais établi un lien avec ma patiente et elle avait retrouvé un certain niveau de communication »

-« Elle s'exprimait normalement ? » demanda Finch.

-« Presque. Je dirais que nous avions des conversations satisfaisantes. Je pensais même pouvoir un jour aborder certains sujets plus " délicats " »

-« Mais ça n'a plus l'air d'être le cas ? » estima Fusco.

-« Non en effet » soupira le médecin.

-« Qu'est-il arrivé ? » demanda Finch.

-« J'aimerai le savoir ! Son état s'est brusquement mis à stagner. Puis elle a commencé à régresser, jusqu'à cesser de communiquer de nouveau sans que je puisse comprendre pourquoi. J'ai essayé d'autre traitement, mais c'est comme si elle ne réagissait plus aux soins »

-« C'est étrange »

-« Je le pense aussi. A ce jour elle est comme coupée du monde »

-« Et vous ne pouvez rien y faire ? » demanda Fusco

-« J'essaye inspecteur. Nous venons de commencer un nouveau protocole depuis deux jours mais il est trop tôt pour savoir si cela fonctionnera. Je ne parviens pas à savoir ce qui se passe et c'est très frustrant » affirma le médecin. Elle semblait réellement désemparée.

-« Est-il fréquent que cela se produise ? » questionna Finch « je veux dire, qu'un patient cesse brusquement de réagir à un traitement qui semblait lui convenir ? »

-« Cela peut arriver oui, s'il y a accoutumance, mais…»

-« Mais ? » insista Finch.

-« Lorsque cela arrive c'est toujours progressivement, nous constatons les symptômes et nous avons alors le temps de corriger le traitement. Dans le cas de Miss Cuthbert c'est arrivé brutalement en quelques jours, sans signe avant coureur et c'est très étrange. En vérité je n'avais jamais vu cela»

-« Est-ce qu'un événement extérieur aurait pu provoquer cela ? »

-« C'est peu probable. Et il ne s'est rien produit d'inhabituel. Miss Cuthbert ne reçoit même pas de visite »

-« Donc on peut juste espérer que vous trouviez une autre traitement efficace ? » jugea Fusco.

-« Oui. A défaut je devrais la faire transférer dans un autre établissement, pratiquant d'autre méthodes plus " agressives " mais je ne vois pas l'intérêt d'employer un protocole plus brutal alors que la thérapie faisait ses preuves » persista le docteur Fersen.

-« Ce genre de troubles réservent parfois quelques déconvenues » suggéra Finch.

-« Je suppose que l'on peut dire ça » répondit la praticienne avec une moue indiquant clairement qu'elle n'était pas convaincu.

Les trois hommes la remercièrent avant de quitter l'établissement.

-« C'est étonnant tout de même » murmura Finch perplexe.

-« Peut être que ce n'était pas si efficace, le médecin a pu se tromper » proposa Fusco.

-« C'est une éminente spécialiste et elle semble vraiment troublée »

-« Est ce qu'on peut savoir avec des cas pareils ? » jugea l'inspecteur avec un haussement d'épaules « En tout cas on n'est pas plus avancé. On fait quoi maintenant ? »

-« Nous pouvons continuer à chercher dans le passé des victimes » proposa Finch.

-« Ce serait une vengeance ? Avec des grands moyens alors ! »

-« Qui peut savoir ? » murmura l'informaticien.

-« De toute façon nous n'avons pas d'autre piste » constata Reese.

-« Bon. Je retourne au poste. Je vais relire le dossier des onze gars. Mais il n'y avait pas grand-chose dedans. Vous trouverez surement plus avec vos méthodes » insinua Lionel.

-« Je pense que la police n'avait pas non plus de raison de creuser dans le passé des victimes après leur identification »

-« Exact. La priorité c'était de retrouver les corps mais ça… »

-« Il est étrange que le garde du corps n'ai rien su » remarqua Reese.

-« Il venait d'être embauché sur recommandation de son cousin Gustav. C'est l'autre qui savait mais il n'a pas eu le temps de parler. Reste Cuthbert mais il n'a jamais été repéré »

-« Le plus étrange est qu'il ne se soit jamais manifesté pour sa petite fille. Après tout ce qu'il a fait pour elle » estima Finch.

-« Il a peut être d'autre moyen d'obtenir de ses nouvelles ? »

-« On aurait pu croire qu'il chercherait à la récupérer » remarqua l'ex agent.

-« Bon. Je laisse les deux gars qui vont se relayer à sa porte. Vu son état, je pense que ça devrait suffire comme surveillance ? »

-« Je le pense aussi inspecteur » répondit Finch.

-« Alors on se tient au courant. A plus » lança Fusco en se dirigeant vers sa voiture.

-« Salut Lionel »

-« Allons à la bibliothèque. Je pourrais continuer mes recherches » suggéra l'informaticien.

-« Je resterais avec vous. Je n'ai pas de raison d'aller sur le terrain. Lucia est sous bonne garde et je n'apprendrais rien avec des ruines. Si nous cherchons ensemble nous serons plus efficaces »

-« Certainement » approuva Finch.

Ils se dirigèrent vers le parking et John prit le volant pour les ramener dans leur repaire.