Un grand merci à Soie et surtout à TCR dont la review m'a poussé à poster un nouveau chapitre :)
Dominique passa les deux premières semaines à suivre, plus ou moins, assidument les cours qui s'avéraient encore plus difficiles cette année. Déjà qu'elle avait des difficultés dans tout ce qui touchait de près ou de loin à un sortilège dès que le niveau était un peu élevé -c'était pour ça qu'elle était aussi bonne en potion- ou à des mathématiques -l'abandon de l'Aritmancie avait été la meilleure idée de sa vie -, Dominique ne songeait déjà plus qu'aux vacances d'été.
- Bordel, est-ce que quelqu'un peut me dire pourquoi, POURQUOI, est-ce que ce stupide os de Flaireur refuse de se transformer en bréchet ? maugréa Camille, un peu trop fort, faisant se retourner la plupart des élèves se trouvant dans la salle Commune des Poufsouffle.
- Ton mouvement est trop sec. Adoucis les arrondis.
Dans son dos, Camille fit une grimace agacée à l'intention d'Arthur -qui aimait trop étaler son intelligence en son sens- mais réessaya quand même le sortilège et parut surprise en remarquant que son os … était maintenant un bréchet.
Merlin, que Dominique était contente d'avoir abandonné la Métamorphose. Déjà parce qu'elle avait eu un T à son BUSE et que McGonagall n'aurait jamais voulu d'elle dans sa classe ensuite parce que, à l'époque, son scarabée n'avait jamais réussi à prendre la forme d'un bouton. Alors un os de cette taille en bréchet ? C'était beaucoup trop difficile pour elle.
Plus loin, Anatole Bensberg, Joana Mayer et Isabel Lowell, installés à une table, n'avaient pas ce genre de préoccupation. Non, ils contemplaient le canapé faisant face à la cheminée d'un air dégoûté.
- Qu'est-ce qu'ils font ? s'enquit Joana en fronçant les sourcils.
- Je crois …, supposa Isabel en allongeant le cou, qu'ils … Ah oui, ils se cherchent réciproquement des restes de ce si bon gratin qu'on a mangé ce soir dans leur palais.
- Quelle horreur … Attendez, est-ce qu'elle vient de lui lécher l'oreille ?
- Non, pitié, implora Joana en se cachant la tête dans ses mains.
En réalité, ils ne pouvaient s'empêcher de regarder Molly et Arthur qui, l'un sur l'autre sur le canapé, s'embrassaient. Ou se montaient dessus. C'était aussi l'avis d'un petit groupe de première année qui avait eu le malheur de s'asseoir près d'eux avant de s'enfuir en courant, virés par Dominique Weasley. Ils étaient trop jeunes, selon elle, pour assister à ça.
- Tu peux regarder, Arthur discute avec Camille, fit Anatole en secouant Joana. Ah, non fausse alerte, ils recommencent.
- Il n'empêche, fit Joana, un peu plus sérieusement, que lorsque je vois ça … et bien, je n'ai aucune envie de quitter le célibat.
Isabel approuva, elle aussi un peu dégoûtée par la scène. Molly et Arthur n'avaient jamais eus la décence d'un minimum de pudeur dans leur relation et cela avait été très difficile à gérer au début pour l'ensemble des Poufsouffle. Depuis, ils s'étaient habitués mais cela ne les empêchait pas de se moquer -gentiment- du couple lorsqu'ils allaient trop loin, comme maintenant.
- C'est vrai qu'on ne t'as plus vu avec quelqu'un depuis qu'ils sortent ensemble, remarqua soudainement Anatole qui était bien plus observateur que ses condisciples. Est-ce que ça a un rapport ?
- Disons que j'ai appris à reconsidérer les relations amoureuses, marmonna Joana en baissant le nez. Et, je n'ai aucune envie de passer pour ça aux yeux des autres.
- HE LES DINDONS ! C'est l'heure du club de duel ! s'exclama -hurla plutôt- Dominique à l'autre bout de la salle.
Tandis qu'Anatole demandait à Joana ce qu'était un dindon (et autant dire qu'elle n'en avait aucune idée), Dominique rangea impatiemment la leçon d'Etude des Moldus (qui traitait justement des animaux non magiques) qu'elle était en train d'étudier depuis plus d'une heure, attendant impatiemment que l'ensemble des Septièmes années daigne cesser leurs occupations.
Aujourd'hui, c'était leur premier cours de Duel et elle était surexcitée. D'abord parce que la nouveauté lui plaisait ensuite parce qu'elle avait hâte de voir comment cela allait se passer. Et puis, l'Auror Wiertz serait-il un bon professeur ?
- Vous pouvez pas cesser de vous lécher les amygdales vous ? grogna Camille à l'intention de Molly et Arthur qui sursautèrent.
Sa meilleure amie devait avoir hâte, elle aussi, de rejoindre la Grande Salle où se dérouleraient les cours de Duel.
Quelques minutes plus tard, une fois qu'elle eut expliqué à Joana et Anatole ce qu'était un dindon (merci Camille), Dominique et ses amis purent enfin quitter leur salle commune, suivis de près par un groupe de cinquième année qui prenait la même direction qu'eux. En chemin, elle croisa son petit frère Louis, de deux ans son cadet et s'arrêta quelques instants pour discuter avec lui. Ils s'étaient réconciliés depuis belle lurette. A vrai dire, elle n'avait même pas eu besoin de s'excuser. Pour ça, elle appréciait la nature conciliante du Serdaigle.
En rentrant quelques minutes plus tard dans la Grande Salle, Dominique s'aperçut avec étonnement que les quatre tables avaient disparues -logique en même temps- pour laisser place à un amas de matelas d'un côté, d'un grand espace de l'autre. Seule l'estrade et la table des Professeurs avaient été conservé et Dominique y vit Neville Londubat -le parrain de sa cousine Rose et son professeur de Botanique- discuter avec Scott -son Directeur de Maison et professeur de Sortilèges.
Plusieurs autres professeurs avaient décidé de profiter du spectacle et elle aperçut Agnès Assem discuter avec Mr Martin, le concierge et surveillant, un homme plutôt bienveillant en son sens. Il lui avait déjà évité plusieurs retenues lorsqu'il l'avait surpris à vagabonder dans les couloirs peu après l'heure du couvre-feu.
- Dom, on est là !
Avec soulagement, Dominique rejoignit le petit groupe de Poufsouffle, qui était près du mur. En réalité, malgré les grognements unanimes lors de l'annonce de la création du club, il y avait vraiment beaucoup d'élèves, et de tous les âges, présents dans la Grande Salle. Elle aperçut même James qui avait été le plus virulent lors du banquet en compagnie de Dewi Carlson et Wil Jordan, ses amis de Gryffondor.
Son cousin était vraiment de mauvaise foi. Bon, d'accord, elle aussi.
Pendant une bonne dizaine de minutes, des groupes, et parfois des élèves seuls, continuèrent à remplir la grande salle, à tel point que Dominique se demanda si tout Poudlard ne s'était pas donné rendez-vous ici. A l'heure dite, soit vingt heures, Neville Londubat scella la porte de la Grande Salle pour ne pas être dérangé par un éventuel passage et Wiertz qu'elle n'avait pas encore remarqué car caché par Hagrid s'avança.
- Il a vraiment l'air drôle, marmonna Molly en retenant un gloussement.
Elle parlait du physique de l'Auror qui prêtait effectivement à sourire. Wiertz était encore jeune -sûrement la trentaine- et il avait la carrure d'un joueur de Quidditch. Son visage souriant était constellé de tâches de rousseurs et ses cheveux roux étaient vraiment clairs, presque irréels, parsemés de petites tâches dorées. Ses grosses lunettes en cul de bouteille cachaient presque entièrement sa tête.
L'Auror pointa sa baguette sur sa gorge et s'avança au bord de l'estrade, leur faisant signe de se taire. Bien évidemment, tout le monde l'ignora et continua à parler.
- SILENCE ! hurla t'il, la voix amplifiée par le sortilège. Voilà qui est mieux. Bien, je me présente, je m'appelle Gunther Wiertz et comme vous le savez je suis Auror. J'officie en ce moment au Ministère Anglais mais j'ai travaillé pendant dix ans au Ministère de Bavière, en Allemagne.
C'est vrai qu'il avait un léger accent Allemand qui, lui aussi, faisait sourire.
- Je suis ici, non pas pour vous apprendre à vous battre, continua l'Auror en les jaugeant du regard. Mais à ne faire qu'un avec votre baguette. Seuls les meilleurs d'entre vous arriveront à apprivoiser totalement leur baguette et à l'écouter. Parce qu'on n'arrive à rien si on n'écoute pas sa baguette.
Camille retint un rire ahuri à ses côtés et Dominique faillit laisser échapper un gloussement. Ne faire qu'un avec sa baguette ? Quelle était cette théorie absurde. Pourtant, Arthur avait l'air absorbé par son discours et il fit signe aux deux filles de se taire.
- Bien, voilà comment vont se dérouler ces cours. Pour ce premier entrainement, je vous demanderai de vous mettre par deux ou trois et de vous lancer quelques sortilèges. Je passerais parmi vous pour rectifier le tir si besoin et, surtout, évaluer votre niveau. Dès la prochaine séance, vous officierez par groupe de même niveau. Ah, une petite précision. Ne vous mélangez pas entre les différentes années, ce que nous étudierons ensuite sera adapté aux niveaux de vos examens, BUSES et ASPICS. C'est compris ?
Le silence avait été obtenu dès le début car, même s'il avait une tête amicale, la voix grave de Wiertz ne laissait place au bavardage et la majorité des élèves hochèrent la tête.
Tout naturellement, Dominique se retrouva avec Camille tandis que Molly et Arthur se battaient l'un contre l'autre et le reste des Poufsouffle ensemble. Pendant plus d'une demi-heure, les deux filles se lancèrent des sortilèges. Il apparut bien vite que si Dominique avait beaucoup d'imagination en matière d'offensive, elle n'arrivait qu'à esquiver qu'une minorité des sortilèges que lui lançait Camille.
Pour son amie, c'était l'inverse. Elle était très douée en défense mais avait du mal avec l'offensive. Bref, dans un combat comme d ans la vie, Dominique et Camille étaient complémentaires.
Quand Wiertz vint enfin les voir s'entrainer, elles commençaient un peu à en avoir marre et avaient relâché leur attention, discutant plus qu'autre chose.
- Plus haut la baguette, Miss …
- Weasley professeur, sursauta Dominique.
Celui-ci afficha une moue étonnée et regarda étrangement autour de lui.
- Dites-moi, combien êtes-vous ? Parce que j'ai croisé beaucoup de vos cousins ce soir.
- Oh, nous avons pour but d'envahir Poudlard, rigola Dominique en prenant confiance.
- C'est aussi ce que m'a dit votre cousin, le petit nerveux … Potter c'est ça ?
- James ? fit Dominique en pointant du doigt ledit nerveux qui lançait un sortilège cuisant à Jordan. C'est totalement son style.
- Non, en fait c'était lui.
Avec un amusement certain, Wiertz pointa du doigt un petit brun qui, visiblement de mauvaise humeur, hurlait avec mauvaise foi sur l'un de ses deux partenaires. Dominique faillit exploser de rire en se rendant compte qu'il parlait d'Albus -de deux ans son cadet et à Serpentard- qui venait d'enfoncer sa baguette dans le nez de Rose -même âge mais à Gryffondor- sous l'œil ennuyé de Scorpius Malefoy -Serpentard lui aussi, ami d'Albus-.
En réalité, son cousin était le seul Serpentard à afficher clairement son amitié avec une Gryffondor mais jamais personne ne lui avait reproché. D'abord parce qu'il était quand même le fils d'Harry Potter et ensuite parce que Rose était sa cousine. D'ailleurs, en parcourant la salle du regard, Dominique se rendit compte qu'ils étaient un des seuls groupes mixtes.
- Donc je disais, Miss Weasley, que vous ne teniez pas votre baguette assez haut pour ce sortilège. Expelliarmus est beaucoup plus efficace avec plus de hauteur. Quant à vous Miss … ?
- Teyssier, répondit Camille.
- Vous me paraissez avoir un certain talent pour contrer les sortilèges de votre amie. L'un de vos Protego était magnifique. Par contre, il y a des progrès à faire en attaque. Progrès qui, je vous l'assure, seront fait durant les prochaines séances.
Après leur avoir prodigué plusieurs conseils, Wiertz s'éloigna pour se rapprocher de Gemma Bones et l'une de ses amies qui se lançaient des sortilèges sans grand entrain non loin d'elles. Camille et Dominique passèrent le reste du cours à essayer de mettre les conseils de Wiertz en application.
oOoOoOo
- Je suis épuuuuisé, bailla Dominique en sortant de la Grande Salle.
- Pense à ceux qui ont cours d'Astronomie, râla Camille à ses côtés. D'ailleurs, je te laisse, je vais être en retard.
Sa meilleure amie lui plaqua un baiser sur la joue avant de partir à grandes enjambées en compagnie … du reste des Poufsouffle, dont Molly qui lui fit un signe amical de la main ? Mince, c'est vrai qu'elle était la seule à n'avoir pas jugé utile de continuer cette matière là. A vrai dire, l'Etude des Moldus et les Soins Aux Créatures Magiques étaient, en son sens, les matières les plus faciles. Et Dominique n'était pas fille à chercher la difficulté.
Toujours est-il qu'elle ne comptait pas rentrer à la salle commune des Poufsouffle immédiatement -surtout pour être seule- et ce, même si le couvre feu venait de sonner pour ceux qui n'avaient pas cours. Plongée dans ses pensées, la jeune fille se dirigea tout naturellement vers les cuisines de Poudlard, situées juste à côté de sa salle commune. Là, elle serait tranquille pour s'adonner à son activité préférée après le Quidditch : manger.
Dominique chatouilla la poire dans la coupe de fruit situé sur le tableau qui dissimulait l'entrée des cuisines et fut immédiatement accueillie par trois elfes de maisons qui furent heureux de lui servir une part de tarte à la rhubarbe -sa préférée-.
Décidant de joindre l'utile à l'agréable, la jeune Poufsouffle sortit quelques feuilles de parchemin vierge, un encrier et une plume neuve de son sac. Dominique, faire ses devoirs à cette heure avancée de la soirée ? Que nenni.
Non, la jeune fille décida de plaquer sur papiers toutes les idées qui lui trottaient dans la tête depuis qu'elle avait enfin réussi à constituer son équipe de Quidditch. Conformément à ses espérances, elle avait dégoté une Attrapeuse du tonnerre -une gamine de deuxième année qui était vraiment époustouflante-, un gardien possédant un œil de lynx et une rapidité hors norme ainsi qu'une batteuse qui, si elle était un peu fluette, avait un talent certain pour viser. Seul le Poursuiveur lui posait quelques problèmes. Il n'était pas vraiment génial, bien au contraire, mais parmi les idiots qui s'étaient présentés il était le moins pire.
Plongée dans les différentes tactiques offensives et défensives qu'elle comptait bien appliquer au prochain entrainement, Dominique ne vit pas le temps passer et c'est seulement après avoir gratter huit parchemins vierges et manger trois parts de tarte à la rhubarbe qu'elle jeta un coup d'œil à la pendule de la cuisine. Il était minuit et demi.
Elle avait passé plus de deux heures à échafauder ce qu'elle croyait être un plan génialissime pour anéantir les Serdaigle, contre qui ils jouaient leur premier match. Camille, Molly et les autres devaient être rentrés de leur cours d'Astronomie depuis longtemps maintenant et elle commençait à être fatiguée. Et elle avait un cours de SACM à huit heures dem…tout à l'heure.
Rangeant ses parchemins, sa plume et son encrier avec attention, la jeune fille salua les quelques elfes qui trainaient encore là, nettoyant la cuisine, et se glissa hors du passage après avoir vérifié que la voix était libre.
Elle était arrivée devant le passage qui menait à la salle commune lorsqu'un bruit étouffé lui parvint depuis l'entrée des cachots. Un bruit étouffé qui ressemblait bien à un cri.
Hésitante, Dominique tendit la tête vers les cachots, qui n'étaient qu'à quelques mètres et croyait bien avoir rêvé lorsqu'un deuxième cri lui parvint aux oreilles.
Encore plus hésitante, la jeune fille sortit sa baguette avant de s'engager dans le long couloir pavé regrettant immédiatement son geste. Parce qu'elle était Dominique Weasley et qu'elle était tout sauf courageuse et téméraire et surtout parce qu'elle ne voulait surtout pas se faire prendre par un professeur ou un préfet à cette heure là.
Pourtant, sa curiosité naturelle prit le dessus -qui sait, peut-être qu'elle pourrait surprendre un couple d'amoureux dans un couloir- et elle continua son chemin. Elle n'eut pas à marcher longtemps.
Il y a deux façons de réagir face à la peur. Quelques uns restent paralysés, à contempler l'objet de leurs angoisses, sans pouvoir faire un geste pour prévenir les secours. Comme une curiosité malsaine qui ne peut qu'aggraver les choses. D'autres, au contraire, gardent l'esprit sain et se précipitent. Font quelque chose.
Dominique, elle, ne put que se mettre à hurler. Un hurlement strident, effaré, qui, lorsqu'il s'arrêta, avait épuisé toutes les réserves d'air dans ses poumons.
oOoOoOoOoO
- C'était plutôt intéressant ce cours, murmura Gemma Lysenko tout en sortant de la Grande Salle.
- Ce qui était plutôt intéressant, c'est que j'ai réussi à te désarmer alors que tu es la première en sortilèges d'habitude.
- Simple chance.
- Trois fois ?
La Préfète-en-Chef leva les yeux au ciel devant le trop plein de perspicacité de son amie Nella Flint qui la regardait d'un air septique. Il est vrai que, peut-être, elle aurait pu avoir d'autres choses en tête lors de ce cours de Duel. Eventuellement.
- Je pensais, que, comme ça, on aurait pu être dans le même groupe jeudi prochain, marmonna Gemma en baissant les yeux. Si Wiertz compte faire des groupes de niveau, je préfère me retrouver avec toi qu'avec quelqu'un d'autre.
Nella éclata d'un rire doux tout en donnant un coup d'épaule à son amie. Elles discutèrent encore quelques instants puis la blonde dû rejoindre la tour d'Astronomie où se déroulait son dernier cours de la journée et Gemma se trouva bien obligée de redescendre sur terre.
Elle allait devoir effectuer une énième ronde avec James Potter et elle savait d'avance que ce ne serait pas aussi facile qu'avec Louis Weasley qui avait l'incroyable qualité d'être silencieux et bon marcheur. Il ne parlait que si elle le faisait et Gemma évitait toute discussion avec lui. Leurs rondes du lundi soir se révélaient dès lors affreusement reposantes.
Oh, après sa gifle, elle avait bien cru être débarrassé du Gryffondor. Pendant deux rondes, il s'était tu, se contentant de la regarder d'un air hargneux qui la faisait se sentir mal à l'aise et la faisait baisser les yeux. Nella avait rougi de colère en entendant cela, elle qui trouvait abjecte le comportement du Gryffondor et disait qu'il n'était pas la victime dans l'histoire. Elle n'avait pas besoin de se rabaisser face à lui.
Mais bon, Potter était ce qu'il était, et depuis une semaine, il n'avait de cesse de l'insulter et la faire sortir de ses gongs. Chose qu'il n'était pas encore arrivé à faire mais Gemma n'était pas résistante. Elle pleurait longtemps dans son lit en rentrant au dortoir, priant pour que Nella ne se rende pas compte de son état. Elle se serait inquiété.
C'était idiot mais Gemma avait l'impression d'être devenue le souffre-douleur de Potter et l'idée que la situation puisse s'enliser la terrifiait. Si seulement elle pouvait trouver le moyen de répliquer, de se défendre, comme lorsqu'il avait parlé de sa mère.
Mais elle n'était pas courageuse ni complètement idiote. Ca ne changerait rien. Alors elle attendait que l'année se termine, souffrant en silence. Quelque fois, elle parvenait à se dire que ce n'était rien et qu'il y avait bien pire. Elle était bien placé pour le savoir. Seulement, Potter était la goutte d'eau qui faisait déborder le vase.
En le voyant s'approcher d'elle d'un pas nonchalant, sa cravate dénouée et sa chemise de travers, elle s'efforça de ne pas baisser les yeux. Comme d'habitude, elle abdiqua lorsqu'il fut à côté d'elle, admirant ses baskets d'un air intéressé.
Pourtant, pour une fois, Potter ne se permit aucun commentaire et ils se dirigèrent vers les cachots en silence, tandis que tous les autres élèves regagnaient, en théorie, leur dortoir. Pendant deux heures, voire plus, ils marchèrent, tournant en rond. La nuit se révéla fructueuse car ils trouvèrent un couple d'amoureux dans une position assez obscène -ceux-ci furent envoyé chez Mlle Assem sans préavis-, Lily Potter de troisième année -Potter la laissa partir sans punition et Gemma n'osa rien dire-, et deux garçons de Poufsouffle de troisième année qui s'étaient perdus en voulant prendre un passage secret qui menait à l'extérieur de Poudlard.
Bref, une très bonne soirée pour Gemma et son amour du règlement qui grandissait avec les années.
- Les moldus s'habillent vraiment comme ça ?
Bon, il ne pouvait pas se taire toute la nuit, c'était Potter après tout.
Et, tandis qu'il abordait un air dégoûté en posant sa question, Gemma détailla ses habits d'un air septique. Qu'est-ce qui le dérangeait là-dedans ? Elle ne portait que des jeans et un tee-shirt uni. Avait-elle un bourrelet qui dépassait de son pantalon ? Même pas, c'était une taille haute, très pratique pour aplatir le ventre. De toute façon, il n'avait rien à dire, les élèves avaient le droit de s'habiller à leur convenance une fois les cours finis.
Même si Potter se fichait du règlement comme de son premier balai jouet et qu'il ne cherchait qu'à l'emmerder.
- Oui.
- Ca …
- Oui, je sais, ça ne me va pas du tout. Maintenant, si on pouvait marcher en silence, j'apprécierais.
- Si on pouvait marcher en silence, j'apprécierais, railla le Gryffondor.
Quel gamin. Gemma poussa un grand soupir lassé tout en continuant à marcher. Plus qu'une demi-heure avant que ne sonne une heure et qu'elle puisse aller se coucher. En plus, elle commençait à huit heures par un cours d'Arithmancie et avait besoin d'être en forme.
- Franchement, Lysenko, pourquoi tu ne réagis pas ? T'es vraiment si stupide que ça ?
Un peu interloqué, Gemma s'arrêta net face aux questions de Potter, avant de repartir tout aussi sèchement en haussant les épaules. Qu'est-ce que ça changerait si elle se mettait à l'insulter, elle aussi ? D'abord, même si l'envie ne lui manquait pas, elle avait peur de sa réaction, et ensuite elle ne voyait pas l'intérêt.
Derrière elle, Potter s'était arrêté lui aussi et il allait continuer, elle le sentait, lorsqu'un hurlement à glacer le sang retenti dans les profondeurs des cachots. Un hurlement qui dura de longues secondes, déchirant et, elle le sentait, paniqué.
Serrant sa baguette dans sa main gauche, Gemma se mit à courir en direction du vacarme qui se tarie à cet instant.
Une fois, elle avait déjà eu affaire à ce genre de situation. C'était l'année dernière et elle effectuait une ronde en compagnie de Camille Teyssier, alors Préfète des Poufsouffle. Un hurlement, semblable à celui-ci avait brisé le silence tendu entre les deux jeunes filles et elles avaient complètement paniqué, croyant à une urgence. Elles avaient fini par retrouvé une toute petite Gryffondor braillant à cause d'une araignée aussi grande que la paume d'une main. La coupable avait écopé de trente points en moins et une semaine de retenues.
Après avoir emprunté un raccourci qui la mena, par une chance insoupçonnée, au bon endroit, Gemma se rendit compte que ça n'avait aucun rapport avec sa ronde de l'an passé. Vraiment.
Gemma faisait apparemment partie du premier groupe de personne qui ne peuvent tout simplement plus réagir face au danger. Elle se contentait de fixer d'un œil morne l'espèce de pantin collé au mur. Oh, ce n'était pas vraiment un pantin, juste un tout petit garçon, sûrement en première année, qui gisait à l'horizontal, le dos contre le mur et dont les jambes se balançaient avec un angle bizarre.
Derrière elle se trouvait Dominique Weasley qui peinait apparemment à reprendre ses esprits et s'était accroupie contre le mur, la tête entre ses mains, respirant bruyamment.
On aurait dit un mort.
- Que … Dom ? Merde, c'est quoi ce bordel ? s'écria Potter qui avait fini par la rejoindre.
Qu'est-ce qui le retient au mur ?
- Respire, marmonna Potter en s'agenouillant devant sa cousine. Et surtout calme-toi, je suis là maintenant.
- C'est pas une source de réjouissance ça, râla la Poufsouffle en se laissant tomber à terre.
- Merde, Dominique, c'est pas le moment. Tu respires maintenant.
- Tu m'aides James, je te jure. Ce ton si doux, ça me calme directement.
Depuis quand Potter était-il sympa avec cette peste ?
D'après ce qu'elle savait, ils étaient seulement cousins, pas amis, et ils n'avaient de cesse de se taquiner et se disputer, surtout à cause du Quidditch. Oui, à l'époque, Gemma avait réuni toutes les informations possibles et inimaginables sur la vie de James Potter. Merlin, la honte.
Pourquoi le pantin avait-il les yeux désespérément clos ?
- Franchement James, pourquoi tu t'occupes de moi, alors que ce gamin a l'air plus mal en point ?
- Lysenko est partie chercher du secours, c'est b… BORDEL ! Qu'est-ce que tu fous là toi ?
Peut-être était-il seulement endormit ?
- Ta petite-amie n'est pas très réactive, balbutia Weasley qui tenta, sans grand succès, de se relever.
- Toi tu bouges pas. Lysenko ? OH LYSENKO ? NON MAIS TU VAS BOUGER TON CUL ET ALLER CHERCHER DU SECOURS OUI OU MERDE ?
Au final, ce fut lui qui disparut en dehors des cachots, lorsqu'il comprit que Gemma ne ferait pas un pas, ne pouvant détourner les yeux de cette contemplation macabre. C'est vrai qu'il avait l'air endormi ce gamin avec son visage détendu et ses cheveux châtains qui lui tombaient devant les yeux.
Un peu comme sa mère lorsque le Guérisseur leur avait appris qu'ils avaient tout tenté. Toutes mes condoléances, merci de votre confiance et au revoir.
oOoOoOo
A la table des Gryffondor
- Faudra que tu m'expliques pourquoi une gamine de troisième année est venue me demander comment tu as fais pour terrasser le monstre des cachots, lança Wil Jordan à l'intention de son meilleur ami.
Un peu interloqué, le jeune Potter regarda le grand métis qu'était Jordan s'installer à ses côtés et se servir un grand verre de jus de citrouille. En face d'eux, Dewi Carlson haussa les épaules, l'air de dire qu'elle n'était pas encore au courant.
- Quel monstre des cachots ?
- Ben, celui avec trois têtes et dix-huit pattes. Ou peut-être trois têtes et dix-huit bouches, ça dépend des versions, j'avoue que j'ai plus tendance à croire la première. C'est vrai quoi, dix-huit pattes me semble beaucoup plus plausible que dix-huit bouches venant de toi.
- Comment ça, venant de moi ?
- C'est pas toi qui a lancé cette rumeur ? s'exclama Wil, l'air ahuri. Je pensais que … enfin, si on vient te féliciter cherche pas. J'ai un peu enjolivé les choses, désolé mec.
Et il avait l'air tellement sincère que James ne put que pousser un gros soupir de lassitude, tout en continuant à beurrer généreusement sa tartine.
- Tu beurres la table, lui fit remarquer Dewi d'un air suffisant.
- Merde !
A la table des Serpentard
- Il parait que Potter a abattu un dragon qui rodait dans les cachots cette nuit !
Heather Moorehead ne put s'empêcher d'hausser un sourcil septique en surprenant la conversation de deux gamines de troisième année. Potter ? Un dragon ? Dans les cachots ? C'étaient quoi ces conneries encore ?
La jeune fille lança un regard intéressé à sa sœur, Harriet. Jumelles, les deux jeunes filles étaient indissociables l'une de l'autre et, les années passant et leurs différences s'amenuisant, plus personne ne faisait l'effort de les distinguer à Poudlard. Oh, de toute façon, ils comprenaient bien vite à qui ils avaient affaire lorsqu'elles ouvraient la bouche. L'une était bavarde et avait la voix rauque, l'autre ne parlait jamais pour ne rien dire et possédait une voix fluette.
- C'est fou ce que les rumeurs circulent vite, railla Thomas Ayling en tendant le pichet de jus de citrouille vers les deux jeunes filles.
Heather et Harriet Moorehead tendirent leur verre en même temps, remerciant leur camarade pour sa politesse. Ce fut cet instant que choisit Isaac Nott, le second Serpentard à qui Heather accordait un tant soi peu de respect. Oh, il ne fallait pas se leurrer. Autant il était difficile de ne pas apprécier ce comique d'Ayling, autant au premier regard on comprenait qu'il valait mieux avoir Nott avec soi que contre soi.
- Tu es au courant de quelque chose ? s'enquit finalement Harriet après avoir salué Nott.
- Bien entendu, répondit Ayling d'un ton arrogant. Ce petit crétin de Hemwould a été retrouvé dans les cachots. Il a été agressé et il parait qu'il est vraiment mal en point.
- Hemwould ? C'est pas celui qui a essayé de me refiler de l'eau mélangé à du sucre en le faisant passer pour une potion d'aiguise méninge ?
- Pourrait-on savoir d'où tu tiens cette information ?
Ayling regarda tour à tour chacune des jumelles et sembla préférer répondre à la première question, tout en dardant son regard sur Nott qui baillait ostensiblement, comme s'il était indifférent à tout ça. C'était d'ailleurs le cas. Dans le dictionnaire, juste à côté d'Isaac Nott on trouvait le mot indifférence. Cela résumait bien le Serpentard. Tout au plus s'intéressait-il au Quidditch où il était étonnement doué.
- Lui-même. Première année à Gryffondor.
- Bien, le dealer a été puni alors, déclara Heather, satisfaite.
- Le dealer ? s'enquit Ayling d'un air intéressé.
- Oh, laisse-tomber, on t'expliquera.
Heather tendit à sa sœur la tartine qu'elle venait de terminer de beurrer avec application et celle-ci se dépêcha de l'engloutir après l'avoir remercié. C'était toujours comme ça. L'aînée -Heather- maternait la plus jeune -Harriet- et aucune des deux n'en souffrait. C'était juste une chose innée, comme respirer ou dormir. Bon, cela avait des inconvénients par contre. En face d'elle, Nott tendit la main pour avoir droit à sa propre tartine.
- Et donc, il est mal en point comment ? s'enquit Heather après avoir envoyé le beurrier et un bout de pain à la tête de Nott -ce n'était pas parce que ses yeux étaient noirs comme les ténèbres qu'elle allait se laisser faire-.
- Oh, il a été stupéfié seulement. Bon, accessoirement, tous les os de ses jambes ont disparus. Il parait que Weasley, Lysenko et Potter ont cru qu'il était mort.
- Qu'est-ce qu'ils foutaient dans les cachots ?
- Lysenko et Potter effectuaient leur ronde habituelle et Weasley … aucune idée.
- Pfff. En tout cas, je ne sais pas pourquoi tout le monde parle de ça, commenta placidement Heather. Ce n'est pas comme s'il était réellement mort après tout, ce n'est qu'une farce d'un autre gamin qui n'a pas dû apprécier se faire arnaquer par Hemwould.
Harriet hocha la tête en accord avec sa sœur, comme d'habitude. Et, pour la première fois de la matinée, Isaac Nott ouvrit la bouche, marmonnant avec un détachement étrange.
- Cela veut surtout dire que nous allons, encore une fois, avoir des ennuis. A ton avis, ce môme a été agressé dans les cachots, qui va-t-on emmerder en premier ?
A la table des Poufsouffle
- Où sont Camille et Arthur ? s'enquit Dominique en remarquant soudainement l'absence de sa meilleure amie.
Pour une fois, elle n'était pas en retard au petit déjeuner. La nuit avait été courte entre la découverte de Hemwould collé contre un mur et son passage forcé à l'infirmerie. D'ailleurs elle avait presque faillit l'éviter. Mais Scott était arrivé au moment où elle décrétait à James -soufflant comme un bœuf- qu'elle allait bien et qu'elle avait juste paniqué en voyant le gamin. Du coup, elle avait encore dû se rendre à l'infirmerie avant d'aller se coucher. Et autant dire qu'elle ne s'était pas endormie tout de suite.
Mais, pour une fois, elle n'était pas la dernière.
- Aucune idée, répondit Molly en haussant les épaules alors qu'Isabel la regardait d'un drôle d'air. Quoi ?
- Non rien, répondit la Batteuse en secouant la tête. Bon, Dominique, et si tu nous expliquais ce qu'il se passe ? Il y a toutes sortes de rumeurs qui courent depuis ce matin, dont certaines impliquent un dragon, James Potter et ta personne.
- Un dragon ? D'où les gens sortent ça ?
Dominique avala sa troisième tartine tout en parcourant la Grande Salle du regard. Effectivement, elle ne l'avait pas remarqué avant, trop endormie, mais quelques élèves regardaient dans sa direction et s'arrêtèrent immédiatement lorsqu'ils se surent repérés. Ce qui ne les empêcha pas de continuer à chuchoter d'un air éloquent.
- Vous connaissez ce gamin de Gryffondor qui vend des potions d'aiguise-méninge du tonnerre ?
- Ah oui, Hemwould, j'ai réussi le premier contrôle d'Histoire de la Magie grâce à lui, sourit naïvement Joana. Ces potions sont vraiment de bonne qualité. Et bien ?
- Il a été agressé dans les cachots, hier soir, vers minuit et demi, raconta Dominique en avalant deux-trois gorgées de chocolat chaud. C'est moi qui l'ai trouvé.
- Agressé ? Merlin ! fit Joana d'un air paniqué en ouvrant grand la bouche.
Et le bout de pain qu'elle mâchait retomba mollement sur la table, provoquant des cris dégoûtés de la part de ses camarades et un fou rire mémorable lorsqu'elle le balança derrière elle, à la table des Serpentard, manquant de peu la tête d'une fille de cinquième année un peu peste.
- Ce n'est pas grand-chose en fait, réussit à dire Dominique en redevenant sérieuse. Quand je suis arrivée, il avait l'air mal en point et …
J'ai hurlé de peur.
- Et Lysenko et James sont arrivés à ce moment-là. Mon cousin a prévenu les Professeurs, bon, malheureusement, il a fallut qu'il ramène Scott et Assem qui se sont empressés de m'enlever des points pour avoir dépassé le couvre-feu. D'ailleurs il faudrait qu'on explique un jour à Scott qu'en m'enlevant des points, il pénalise notre maison. Quel crétin. Et j'écope d'une semaine de retenues aussi.
- Une semaine ? Et l'entrainement ? s'inquiéta immédiatement Isabel.
- On s'en fiche de votre Quidditch, la coupa Joana, je veux savoir ce qu'ils lui ont fait.
- Hé, s'exclama Dominique en lui assenant une petite tape sur la tête. Ca t'apprendra.
Rien que pour embêter Joana, la jeune fille prit tout son temps pour lui expliquer dans quel état ils avaient retrouvé le petit Gryffondor.
- Tous les os des jambes en moins ? grimaça cette dernière. Beurk.
- Oh, ça repousse ne sois pas si chochotte, conclut Isabel. Bon, pour les entrainements de Quidditch ?
A la table des Serdaigle
- Oh, ça repousse, ne sois pas si chochotte.
Derrière la grande blonde qui venait de prononcer ses paroles, Gemma Lysenko grimaça. Certes, cela repoussait mais la douleur que cela impliquait n'était pas belle à voir. Surtout chez un gamin de onze ans qui s'était mis à hurler de terreur dès qu'on l'avait ranimé.
Les premières personnes que Potter avait trouvé s'étaient révélés être Mlle Assem, la Directrice des Serpentard et le Professeur Scott, le Directeur des Poufsouffle. Ce dernier avait pris les choses en main, les contraignant au secret avec fermeté.
Ce n'était pas très difficile de trouver d'où venait la fuite, songea Gemma en fusillant James Potter qui, à la table des Gryffondor, discutait avec animation, entouré par ses amis.
- Ca va Gem' ? s'enquit gentiment son amie Nella Flint qui avait remarqué qu'elle commençait à rougir furieusement.
- Ouais, répondit celle-ci en reportant son attention sur la jolie blonde. J'ai passé une très mauvaise nuit. Tout le monde a l'air de prendre ça à la légère, mais il était vachement effrayant ce môme, accroché au mur. En fait …
- Il s'est passé autre chose n'est-ce pas ?
- Oui, avoua la Serdaigle.
Gemma regarda quelques instants sa meilleure amie avec attention, jouant avec un bout de pain sans aucune délicatesse. Elle décida qu'elle pouvait lui faire confiance et qu'elle comprendrait bien mieux que d'autres. Après tout, elles avaient toutes deux au moins un parent d'origine moldu -pour Gemma, ça avait été sa mère- et avaient baigné dans cette culture durant toute leur enfance. C'est pour ça que Potter ou Weasley, ainsi que leurs professeurs n'avaient rien remarqués.
- En fait, Hemwould. Il était bien scotché au mur, mais dans une drôle de position. C'est pour ça que j'ai cru qu'il était mort.
- Laquelle ? s'enquit Nella en secouant ses cheveux blonds en signe d'impatience -tout comme Gemma, elle ne supportait pas de ne pas savoir-.
- Il avait les bras en croix. Bordel, Nel, je te jure, on aurait dit le Christ. Manquait plus que la croix de bois et les clous.
