J'en croyais pas mes yeux quand j'ai vu que j'avais huit reviews depuis la semaine dernière *_* Alors merci, merci, surtout à Lulu la Morue et Alys (tu sais que pour Arthur & Molly, ce n'est absolument pas fait exprès et j'ai capté y'a pas longtemps non plus ahah !) à qui je n'ai pas pu répondre personnellement parce qu'elles ne sont pas inscrites mais sachez que vos reviews m'ont vraiment fait plaisir :)
C'est aussi ça qui me pousse à poster la suite (oui, c'est moche le chantage) alors continuez, en plus je ne mords pas :)
Pour l'essentiel, l'homme est ce qu'il cache : un misérable petit tas de secrets
André Malraux
OoOoOoOoOoO
Lorsque la jeune Poufsouffle ouvrit les yeux, de longues heures plus tard, le soleil était en train de se lever et un rayon lui chatouillait le nez, l'aveuglant légèrement. En tournant légèrement la tête, elle croisa le regard de Camille Teyssier, sa meilleure amie, et faillit tomber de son lit, tellement la surprise était forte. Elle poussa même un couinement qui fit se retourner Pomfresh qui était en train d'examiner un élève apparemment atteint par la varicelle vu le nombre faramineux de boutons qu'il avait sur la tête. L'infirmière la fusilla du regard lui ordonnant silencieusement de faire moins de bruit.
Ce n'était pas sa faute si elle ne s'attendait pas à voir Camille à son réveil. D'ailleurs, sa meilleure amie l'étranglait déjà, le visage étrangement ému, comme si la jeune Weasley avait échappé de peu à la mort ou quelque chose s'en approchant.
- Olalala, j'ai eu si peur, couina la brunette en lui plaquant un baiser baveux sur la joue. Je voulais venir hier soir mais on me l'a interdit.
- Ah. C'est vrai que je dormais, répondit placidement Dominique en jetant un coup d'œil accusateur à l'infirmière, pour récupérer.
- Qu'est-ce qu'il s'est passé au fait ? Anatole m'a dit que tu avais fais un malaise après avoir ingurgité une potion de vieillissement. C'est dangereux ce truc ?
- Ben apparemment, marmonna Dominique. Je dois être allergique.
Derrière Camille, elle croisa le regard de Pomfresh qui leva les yeux au ciel, désapprouvant apparemment le mensonge éhonté de la Poufsouffle. Mais elle ne pouvait pas dire la vérité à Camille, elle s'inquièterait beaucoup trop pour elle. Son amie était beaucoup trop fragile.
- Tu viens en cours aujourd'hui ?
- Heu … je sais pas, répondit Dominique en interrogeant Pomfresh du regard.
Celle-ci se désintéressa soudainement de son malade et trottina vers les deux Poufsouffle tandis que ce dernier en profitait qu'elle ne le regardait pas pour passer la main sous son pull et se gratter frénétiquement. Elle jeta un bref coup d'œil à la jeune Weasley avant de secouer la tête.
- Vous allez rester là aujourd'hui aussi Miss Weasley. Vous avez besoin de repos et j'aimerais trouver ce qui vous rend allergique à cette potion, ajouta-t-elle ironiquement.
- Pfff, grogna Dominique.
Elle tenta par tous les moyens de faire changer d'avis l'infirmière mais celle-ci ne démordit pas de son idée et elle fut bien obligée de se préparer à passer la journée seule au lieu d'aller en cours avec ses amis. D'ailleurs, Camille dû bientôt partir en Histoire de la Magie -alors que ce cours était totalement inutile- et elle se retrouva seule au monde, sans même un magasine pour se divertir.
- Je ne comprends vraiment pas pourquoi vos amis ne sont pas au courant, soupira l'infirmière en passant à côté d'elle, les bras chargés de potions qu'elle déposa sur la table de chevet de Dominique. Vous avez besoin de soutien.
- Je n'ai besoin de rien du tout, répondit la Poufsouffle en s'étranglant à moitié.
De quoi elle se mêlait celle-là ?
- Et d'abord, l'ensemble de ma famille est au courant, ça me suffit, ajouta-t-elle dans l'espoir de se justifier.
- Je suis sûre que ce n'est pas grâce à vous.
Eberluée par tant de sans-gêne, Dominique ne rétorqua pas et Pomfresh se dirigea vers l'élève qui avait la varicelle sans faire d'autres commentaires. C'était sa vie, elle la gérait comme elle l'entendait et ce n'était sûrement pas cette horrible vieille fille qui allait l'en dissuader. Elle n'était plus une gamine bordel, elle était capable de prendre des décisions.
Heureusement, l'horrible infirmière n'avait pas interdit les visites et ses amis se relayèrent pour la divertir. Elle vit donc passer Arthur et Molly à l'heure du déjeuner -et sa cousine paraissait terriblement inquiète pour elle, un peu comme Camille le matin même, sauf qu'elle, c'était légitime-. Dominique ne fut pas mécontente de la voir partir, son inquiétude déteignant sur elle.
Plus tard, elle eut la surprise de voir débarquer James et son amie Dewi Carlson qu'elle ne connaissait pas très bien mais qui était réputée pour ne pas avoir la langue dans sa poche et un nombre incalculable de conquêtes. Ces derniers s'appliquèrent à la divertir pendant plus d'une heure et elle dû avouer qu'elle appréciait beaucoup son cousin lorsqu'il ne faisait pas semblant d'être quelqu'un d'important et n'avait pas la grosse tête. Et puis, Carlson était très drôle et ne se prenait pas la tête.
Mais sa dernière visite fut indéniablement la plus plaisante en son sens. Lorsque Dominique vit arriver Isabel Lowell, le visage tordu d'inquiétude, elle ne put s'empêcher de lui faire un grand sourire sincère. A présent, leur dispute lui paraissait totalement déplacée et même immature. Il lui semblait évident que la Poufsouffle ne pensait pas ce qu'elle disait et qu'elle était simplement énervée d'une manière ou d'une autre.
- Je suis désolée, firent les deux Poufsouffle en même temps.
Avant d'éclater de rire. Et voilà, parfois, il était très simple de se réconcilier, même lorsqu'on avait quitté le monde de l'enfance et des disputes idiotes. Les deux jeunes filles ne reparlèrent plus de leur altercation, faisant semblant d'avoir réglé leurs différents.
Dominique put sortir avant le dîner et c'est avec un ravissement non feint qu'elle quitta le lit blanc de l'infirmerie en compagnie de Camille qui était venue la chercher après son cours d'Arithmancie.
Elle retrouva l'ensemble des septièmes années attablé dans la Grande Salle et se dépêcha de remplir son assiette de pommes de terre, de ragouts et autres légumes qui lui parurent délicieux en comparaison du minuscule déjeuner que Pomfresh avait consenti à lui servir. Personne ne s'étonna de sa soudaine réconciliation avec Isabel à côté de qui elle s'était assise, cette dernière avait dû les prévenir.
- Je te trouvais bien en vieille mémé moi, railla Anatole.
Cette phrase suffit à déclencher le courroux de Dominique et le dîner se termina en bataille de nourriture qui toucha tout le monde, même Joana qui était partie se planquer sous la table pour ne pas abîmer ses cheveux coiffés et sa manucure.
Et puis il fut l'heure de débarrasser le plancher pour que les Professeurs puissent préparer le cours de Duel. Dominique et sa petite troupe eurent la surprise de voir leur directeur de maison, le Professeur Scott arriver vers eux l'air furieux et leur enlever dix points chacun pour "attitude immature en société".
- Faudra lui expliquer qu'en nous enlevant des points, c'est lui qu'il pénalise, grogna Dominique.
- Que veux-tu, tout le monde n'a pas notre intelligence, se vanta Camille en sautillant comme une gamine.
Ils passèrent la dernière demi-heure qu'il leur restait avant le cours de duel dans le parc, allongés dans l'herbe, profitant des derniers jours où le temps se prêtait à cette activité.
La tête sur les cuisses de Camille, dont les courtes mèches brunes flottaient au vent, la jeune Poufsouffle laissa couler son regard sur son groupe d'ami. Arthur encerclait Molly de ses bras, les yeux fixés sur sa meilleure amie, plongé dans ses pensées. Molly, elle, avait l'air aux anges. A tel point que Dominique se demanda si elle n'avait pas sauté le pas avec le garçon. C'est vrai ça, Molly ne leur en avait pas reparlé depuis la rentrée et … beurk. Ils l'avaient fait ?
Regardant sa cousine d'un air soupçonneux, Dominique détourna pourtant le regard, effarée par son regard de quiche amoureuse. Elle était trop jeune pour savoir ça.
Allongée sur le ventre, Isabel contemplait le paysage avec une délectation évidente, ignorant cordialement Anatole qui lui demandait, pour la troisième fois, si elle voulait faire une partie de carte. Le Poufsouffle maladroit abandonna au bout de quelques minutes et se laissa tomber sur le dos, les yeux clos, conversant avec Joana.
Cette dernière paraissait détendue et, d'après ce que Dominique comprit, elle tentait de pousser Anatole à aborder une certaine fille. Là, elle tiqua. Ce balourd -dit affectueusement bien entendu- d'Anatole était amoureux ? Et bien, elle aurait tout entendu.
Ce tableau était imparfait. Et c'est ça qui le rendait beau aux yeux de Dominique. La jeune fille voulait profiter de la vie à chaque moment et, ce soir-là, elle y était arrivée. Elle avait même oublié la crise de la veille et sa journée à l'infirmerie, oublié la maladie qui lui bouffait la vie depuis une dizaine d'années maintenant. Elle était une jeune fille normale qui passait un bon moment avec ses amies .
Son état se dégradait d'années en années ? Peu importe, elle était debout et pouvait encore jouer au Quidditch. Ce n'était pas parce que nos poumons ne fonctionnaient pas qu'on ne pouvait pas vivre. Et peu importe les effets secondaires.
Elle était tellement heureuse qu'elle avait oublié qu'elle allait passer deux heures en compagnie de Gemma Lysenko.
oOoOoOoOo
Fait que Gemma n'avait pas oublié, malheureusement. Elle avait eu la mauvaise surprise de voir la tignasse blonde emmêlée de Dominique au dîner -une bataille de nourriture ? Non mais vraiment, à leurs âges-, elle qui avait espéré toute la journée que cette dernière ne viendrait pas, confortée dans l'idée par son absence à tous les cours.
Fallait croire que Weasley était increvable. Et en plus, elle avait une ronde avec Potter ce soir-là, ce qui expliquait plus en détails sa mauvaise humeur générale.
- Il parait qu'on va continuer à se battre contre son binôme, murmura Nella en entrant dans la Grande Salle où les tables avaient disparues, Wiertz n'a pas eu le temps d'aller voir tout le monde.
- Je sais pas ce qui est le pire, me battre contre Weasley ou me battre avec elle, soupira Gemma en faisant référence aux futurs cours de duels qui opposeraient les binômes.
- Allez, ça va bien se passer, l'encouragea Nella. En plus, tu es bien plus douée qu'elle, tu vas pouvoir t'amuser. Bon, je te laisse, le cours va commencer et je vois Weasley qui s'avance. Aucune envie de trainer ici.
- Traitre.
Nella lui pressa amicalement le bras en lui offrant un regard compatissant avant de rejoindre Wil Jordan qui attendait un peu plus loin en compagnie de Potter qui, lui, fusillait du regard son partenaire en la personne d'Isaac Nott. L'ambiance n'avait pas l'air folichonne ici non plus mais elle préférait ça que d'assister aux affrontements de Gemma et Weasley.
Jordan la salua rapidement et reporta son attention sur son ami et Nott. Est-ce qu'il les surveillait ? C'est vrai que la situation avait l'air tendue entre les deux mais pas au point qu'ils se sautent à la gorge. Si ?
- Bonsoir à tous, résonna la voix du professeur Wiertz -un grand gaillard roux avec des grosses lunettes rondes-. Aujourd'hui nous allons simplement continuer les activités de la dernière fois. Je passerais voir ceux que je n'ai pas encore vu afin de leur prodiguer quelques conseils. Les autres, continuez l'exercice en essayant de varier les sortilèges.
Comme la dernière fois, ce fut le professeur Assem qui se dirigea vers le fond de la salle qui étaient maintenant officiellement reconnu comme le coin des septièmes années. Instinctivement, Nella la suivit du regard et s'aperçut avec surprise qu'elle avait les yeux dardés sur Dominique Weasley. Etait-ce lié à l'accident de la veille ou est-ce qu'elle s'attendait elle aussi à ce que la situation ne dégénère ? La deuxième solution lui parut la bonne. Assem avait un instinct hors norme et puis, régulièrement, elle regardait aussi Nott et Potter qui avaient déjà commencé le combat.
- Flint, réveille toi, s'exclama Jordan en passant sa main plusieurs fois devant son visage, la faisant sursauter.
La jeune Serdaigle hocha la tête et ils se mirent très vite au travail. En réalité, Jordan et elle avaient à peu près le même niveau et ils ne perdaient pas de temps, au contraire de Gemma qui devait souvent ranimer Weasley. D'ailleurs la Poufsouffle venait de tomber par terre alors que le cours n'avait commencé que depuis cinq minutes.
Son inattention lui valut de recevoir un sortilège en pleine poire de la part de Jordan et elle se rendit compte avec horreur que ses ongles habituellement rongés jusqu'au sang mesuraient plusieurs dizaines de centimètres, l'empêchant de tenir correctement sa baguette. Hilare, Wil Jordan la regardait avec un grand sourire.
Ce n'était pas vraiment très intelligent comme méthode mais cela avait le mérite de marcher. Sa baguette avait roulé jusqu'aux pieds du métis qui annula le sortilège avant de la lui rendre.
- Un à zéro, fanfaronna t'il tandis qu'elle levait les yeux au ciel.
- Si tu veux jouer à ça …
La jeune Serdaigle agita sa baguette en direction du Gryffondor et ses cheveux déjà bien fournis augmentèrent de volume. Lorsqu'elle arrêta le sortilège, elle avait devant elle une boule de cheveux avec des jambes.
Nella explosa de rire face à la scène qui s'offrait à elle.
- Arrête ça où je change tes cheveux en rose, gémit le jeune homme en pointant sa baguette sur ce qu'il croyait être Nella.
En fait, il visait Potter. La jeune fille resta silencieuse, se demandant si, par hasard, il n'allait pas changer les cheveux de son meilleur ami. Cela lui paraissait une bonne idée mais Jordan était plus réfléchi que ça apparemment. Il se lança lui-même le sortilège qui annulait le sien.
- Un à un.
- Tu ne m'as pas enlevé ma baguette. Toujours un à zéro.
- Expelliarmus. Voilà, murmura Nella néanmoins gênée de sa manœuvre qui n'était pas vraiment réglementaire. Un à un.
Jordan sourit néanmoins, bon perdant. Ils reprirent le combat mais Nella était plutôt distraite. Il lui semblait que le ton montait entre sa meilleure amie et Weasley qui, un peu plus loin, venait d'être pétrifiée pour la sixième fois voire plus. Cette fille était si nulle en DCFM et en Sortilèges ?
Ses jambes se mirent à danser toutes seules et Nella se força à se concentrer de nouveau sur son binôme. A vrai dire, elle avait plutôt de la chance. Lorsqu'il n'était pas avec Potter, Jordan était fréquentable et prenait le cours sérieusement. Et puis, elle s'était surprise à sourire plusieurs fois à ses plaintes exagérées lorsqu'elle arrivait à le désarmer.
- PROTEGO !
- CONFUNDUS !
- PROTEGO ! LEVITA !
Jordan se retrouva dans les airs, apparemment déboussolé par son sortilège. Nella était plutôt fière. Elle pouvait le promener dans toute la salle jusqu'à ce qu'il en ai le mal des transports. Néanmoins, elle n'abusa pas de sa supériorité et se contenta de le secouer comme un prunier jusqu'à ce qu'il laisse tomber sa baguette.
- C'est quoi ce sortilège ? On ne l'a jamais appris en cours, s'enquit le métis après avoir retrouvé la terre ferme.
- C'est …
- MAIS J'ESSAIE !
Nella sursauta et se tourna vers la source du beuglement. Son ouïe ne l'avait pas trompée, c'était bien Weasley qui se montrait en spectacle, les mains posées contre ses hanches squelettiques et assassinant sa Gemma du regard.
- Essaie mieux.
- C'est ça, pour que tu puisses ensuite m'achever pendant que je regarde ailleurs ?
- T'es vraiment parano.
- Et toi coincée.
- Idiote !
- Crétine !
- Fille à papa !
La situation était si irréaliste que la plupart des septièmes années se retournèrent vers eux. Bon, ils avaient sûrement l'habitude de voir Weasley crier, d'ailleurs elle ne semblait pas savoir faire autre chose, mais Gemma, sa douce et calme Gemma qui s'énervait, ça c'était hallucinant.
- Tais-toi !
- Que je me taise moi ? Je te signale que c'est toi qui hurle depuis tout à l'heure.
- Je hurle parce que tu m'énerves.
- Tu m'énerves aussi Weasley.
- Crétine !
- Et bah, ça vole haut, marmonna Jordan qui l'avait rejoint en se grattant le haut du crâne.
Nella leva les yeux au ciel, de quoi se mêlait-il, hésitant à intervenir. Elle n'aimait pas du tout être le centre de l'attention et si elle venait au secours de Gemma, c'était sans nul doute ce qui allait se passer. Rien qu'en imaginant les regards pointés sur elle, la jeune fille déglutit et décida d'attendre pour voir si la situation ne s'arrangeait pas. Dans le cas contraire, elle interviendrait.
- C'est quoi ton problème mademoiselle Lysenko-je-pleure-pour-un-mec-qui-ne-sais-même-pas-que-j'existe ?
Mais quelle garce ! Elle n'en avait pas assez fait comme ça ? C'était de sa faute après tout si Gemma avait été dans un sal état pendant si longtemps. Weasley était le seul et unique élément déclencheur.
Quelques rires se firent entendre autour d'elle et Potter se permit même de frapper plusieurs fois dans ses mains avant que Dewi Carlson ne lui assène une petite tape sur la tête pour le faire taire, d'un air réprobateur.
- Non, marmonna Jordan en posant mécaniquement sa main sur son bras alors qu'elle allait lancer un sortilège à Weasley, pas par derrière.
- Hein ? Cette garce est en train d'insulter mon amie, je ne vais pas …
- Elles sont assez grandes pour s'arranger seules. Et Assem les regarde d'un drôle d'air, tu vas prendre une retenue si tu interviens. On a pas le droit de lancer des sorts aux autres.
Dis plutôt que tu trouves ça marrant.
- Espèce de garce anorexique, s'exclama Gemma qui avait paru un instant déstabilisée par ses paroles. Tu te crois mieux que moi ? Tu es superficielle au possible, tu te crois supérieure aux autres seulement parce que tu t'appelles Weasley et tu …
- LA FERME ! hurla Weasley, tu me connais pas et n'insulte pas ma famille.
Euh, elle en faisait pas trop là ?
Nella comprit l'objectif de ses paroles en voyant Potter se rapprocher de sa cousine l'œil sombre, suivit de près par une petite rousse qui avait suivi la scène avec attention -Rose Weasley- et Molly Weasley de Poufsouffle qui n'était pas très loin d'elle. Alors c'était ça Dominique Weasley ? Une froussarde même pas capable de se défendre par elle-même ?
Le visage rouge, autant par de gêne que de colère, Nella se dirigea vers son amie à grandes enjambées. Il n'était pas dit qu'elle allait la laisser toute seule contre cette famille de tarés.
Non loin, Dewi Carlson poussa un grand soupir de lassitude, Wil Jordan se demanda comment les choses allaient finir et le visage d'Heather Moorehead -une peste de Serpentard- s'orna d'un grand sourire, apparemment ravie de la tournure des évènements.
Et Agnès Assem se décida enfin à intervenir, punissant tout le monde et leur infligeant une retenue à chacun. Deux pour Gemma et Weasley.
OOoOoOoOo
Mortifiée, Gemma n'attendit ni son amie Nella Flint ni James Potter avec qui elle devait faire sa ronde à la fin du cours. Comment avait-elle pu perdre son calme à ce point ? Comment avait-elle pu se laisser aller, obligeant la timide Nella à prendre sa défense ? Et pire encore, les deux retenues lui restaient en travers de la gorge. Jamais elle n'en avait eu en six ans et cela lui donnait envie de fondre en larmes. Son père allait être si déçu.
Tout ça c'était la faute de Weasley.
La jeune fille s'engagea dans les cachots à grandes enjambées, peu désireuse de se laisser aller devant tout le monde. Elle sentait encore les regards brûlants dans son dos des élèves en mal de ragots et n'avait pas du tout envie de se faire alpaguer par les curieux.
Le couvre-feu allait bientôt sonner de toute façon. Tous allaient devoir regagner leur dortoir sous peine de punition.
Malheureusement, Potter la retrouva trop tôt à son goût, alors qu'elle avait fait exprès de se perdre au plus profond des cachots, là où peu d'élèves osaient s'aventurer en dehors des Serpentard. C'était bien sa veine, ce mec avait beaucoup trop de chance à son goût.
- Lysenko ! cria ce dernier en l'apercevant. De quel droit tu cries sur ma cousine comme ça ?
Mêle-toi de tes affaires, songea Gemma.
- Elle ne t'a rien fait.
C'est une garce et elle a fait de ma vie un enfer.
- T'as perdu ta langue ?
Je vais te faire ravaler la tienne.
Mais, bien entendu, elle n'en fit rien. Encore ce stupide blocage qui l'empêchait de faire taire Potter et lui faisait perdre sa fierté à chaque fois.
- C'est entre moi et ta cousine, c'est tout, conclut Gemma à voix basse.
Décidemment, cette dernière année promettait d'être haute en couleur.
oOoOoOoOo
- FLINT ! Attends-moi ! Oh, Flint, tu m'entends ?
Agacée, autant par la fuite de sa meilleure amie qui ne l'avait pas entendu que par Jordan qui n'avait visiblement pas compris qu'elle faisait semblant de ne pas l'entendre, la jeune fille s'arrêta néanmoins. De toute façon, il avançait beaucoup trop vite et bientôt elle n'aurait pas pu faire semblant.
- Pourquoi tu te sauves comme ça ?
- …
- Alors ?
- C'est plutôt évident, non ? marmonna Nella en baissant les yeux.
Le jeune métis se gratta le haut du crâne lui signifiant par là que, non, ce n'était pas évident pour lui. Un peu interloquée, Nella ouvrit la bouche d'un air bête avant de se reprendre.
- Pourquoi tu me suis toi ?
- Ma salle commune est par là-bas aussi, lui rappela Jordan. On aurait pu discuter.
- Ecoute, ma meilleure amie vient de se faire agresser par la famille de tarés de ton meilleur ami alors non, je n'ai pas très envie de discuter.
Et Nella accéléra le pas, le visage rouge, ahurie de son propre comportement. C'était si rare qu'elle perde son calme et peut-être était-ce qui avait empêché Jordan de la suivre. D'ailleurs, pourquoi est-ce qu'il voulait discuter avec elle celui-là ? Elle ne le connaissait pas. Et ne voulait pas le connaitre d'ailleurs, c'était tout de même le meilleur ami de cet immature de Potter.
Peu importe. Nella fut soulagée en retrouvant la chaleur de son dortoir et se laissa tomber sur son lit, posant son regard sur celui de Gemma, vide.
En ce moment, elle ne comprenait vraiment plus son amie. Ce n'était pas son genre de se laisser aller à ce point, surtout avec quelqu'un comme Weasley. Elle pressentait qu'à ce jeu, la Poufsouffle était la meilleure et que Gemma allait se brûler les ailes.
Bien sûr, tout ceci venait du décès de sa mère. Gemma souffrait, Gemma était malheureuse, Gemma n'en parlait pas. Elle respectait son silence, ne voulait pas la forcer. Si c'était pour ensuite la braquer, ce n'était pas la peine. Mais, elle le sentait, son amie avait besoin de se confier, de mettre des mots sur sa peine, d'évacuer tout simplement. Et elle cachait tellement bien son traumatisme qu'elle n'était même pas sûr que son propre père se rende compte de l'étendue de sa peine. Et Nella en était sûre, cette carapace était la source de tous ses problèmes. Elle l'empêchait de relativiser, lui faisait perdre son calme et répondre à des attaques immatures. Gemma n'était pas comme ça avant.
Et Nella Flint ne se sentait pas de taille à affronter la situation, elle qui détestait les changements.
OOoOoOoOo
Le lendemain matin, Dominique se réveilla avec l'impression de ne pas avoir dormi. Elle avait tourné en rond longtemps dans le dortoir, se plaignant avec ferveur de Lysenko, jusqu'à ce que les filles, excédées et fatiguées ne lui ordonnent de se taire. Là encore, elle n'avait pas réussi à dormir, se tournant et retournant dans son lit, la colère remontant à chaque fois qu'elle pensait à la Préfète-en-Chef.
Les Poufsouffle s'affairaient autour d'elle, cherchant cours et habits avec vigueur, ce qui lui fit dire que les cours n'allaient pas tarder à commencer. Elle rabattit la couverture sur ses jambes maigres, cachées par un épais pyjama gris, et se leva. Avant de se souvenir qu'elle avait un cours de Potions en première heure.
Si la jeune fille fut un instant déstabilisée, la situation commença à l'amuser lorsqu'elle se souvint qu'elle avait réussi à faire parler Isaac la dernière fois, juste avant de faire un malaise devant toute la classe. Parfait, elle n'avait qu'à réessayer, ça lui changerait les idées. En plus, pour la première fois de l'année Assem leur avait mis un O pour sa potion de vieillissement qui était parfaite, trop parfaite même.
- Tiens, cria Camille en lui lançant un peigne sur la tête, on dirait Marge Simpson.
- Qui ?
- Un personnage de … Oh laisse tomber, je t'expliquerais quand nous aurons plus de dix minutes devant nous.
Dominique haussa les épaules, passant le peigne dans ses cheveux avec une certaine émotion. Depuis combien de temps ne s'était-elle pas coiffée, se contentant de passer ses doigts dans ses cheveux au moment de la douche ? Longtemps, sûrement, étant donné que l'objet resta coincé dans ses pointes.
- Merde !
Tirant de toutes ses forces, la jeune fille ne dut son salut qu'à Joana Mayer qui marmonna un truc étrange avec sa baguette avant de repartir en courant dans la salle de bain. Elle n'avait pas dû mettre assez de maquillage.
C'était la cohue, comme toujours dans le dortoir. En même temps, avec cinq filles, qu'attendre d'autre ? Chacune voulait aller à la salle de bain en première -hormis Dominique qui préférait dormir- et cela finissait souvent en dispute. La Poufsouffle aimait bien, ça la distrayait.
Au final, lorsqu'elle dut courir pour ne pas arriver en retard dans les cachots, elle décida de revoir sa vision de la chose. A cause de Joana qui refusait de sortir de la salle de bain sans maquillage, Dominique n'avait ni pu prendre sa douche ni eu le temps de se rendre à la Grande Salle pour déjeuner et son ventre grognait déjà.
Tant pis, les Poufsouffle étaient libres jusqu'à treize heures après ce cours, elle pourrait toujours aller supplier les elfes dans les cuisines pour qu'ils lui donne de quoi se restaurer.
La jeune fille entra en cours en ignorant les œillades furieuses de Lysenko -décidemment, elle la suivait celle là- et se laissa choir sur sa chaise en sortant rapidement ses affaires.
- T'as vu, tu as parlé la dernière fois et on a eu O, fit machinalement Dominique alors que Nott s'asseyait avec beaucoup moins d'entrain à ses côtés. Tu veux pas réitérer l'expérience ?
Un long silence lui apporta lui-même la réponse. Elle n'eut pas le temps d'en rajouter qu'Assem pénétrait dans la salle de cours à pas rapides, dardant sur Dominique un regard curieux. Ainsi Pomfresh ne lui avait rien dit ? La Directrice des Serpentard devait sans nul doute être frustrée, c'est pour ça qu'elle l'observait du coin de l'œil, même en donnant les directives pour la préparation de la potion d'allégresse qu'ils allaient étudier aujourd'hui.
Parfait. Au moins, elle ne risquait pas de suffoquer avec celle-ci.
Et d'ailleurs Assem choisit une autre élève -Harriet Moorehead- pour tester le résultat. Elle devait avoir bien trop peur de réitérer l'expérience du dernier cours qui avait eu lieu deux jours avant.
Dominique alla chercher les ingrédients en silence, tandis que Nott allumait le feu sous le chaudron. Tiens, la dernière fois ça avait été l'inverse. Il y avait du progrès, non ?
Posant les pattes d'acromentules, l'extrait de violette et le crin de licorne nécessaires à la potion sur la table, Dominique se surprit à observer le visage pâle du Serpentard, le souvenir de leur première rencontre lui revenant soudain.
" - … et peut-être que ces deux heures de retenues vous mettra un peu de plomb dans la cervelle Miss Weasley et que vous daignerez travailler dans ma matière.
Et gnagnagna. Elle croyait quoi la vieille McGo ? Que Dominique faisait exprès de récolter des P et des D depuis le début de l'année ? C'était bien connu, son seul et unique but dans la vie était de subir le courroux de la Directrice et celui de sa mère par-dessus le marché. Elle n'avait d'ailleurs pas décidé laquelle des deux était la plus effrayante.
La Directrice la fit entrer dans une pièce où se trouvait déjà un jeune garçon de son âge qui semblait désespéré.
- Vous avez deux heures pour me transformer ces scarabées en boutons. Si vous n'y arrivez pas, vous serez en retenue demain soir et si vous n'y arrivez toujours pas vous reviendrez le surlendemain. Et ainsi de suite. A tout à l'heure.
Et, sans plus de cérémonie ni même un mot d'encouragement McGonagall était partie, laissant là une Dominique profondément abattue. Elle n'était jamais arrivée à transformer quoi que ce soit en quoi que ce soit. Ce n'était pas en deux heures que l'illumination viendrait.
- Hé toi ! Tu veux pas transformer ces boutons qu'on puisse sortir de là ?
Tout occupée qu'elle était à maudire Merlin, Dominique avait oublié qu'elle n'était pas seule dans la pièce qui leur servait de salle de retenues. Le garçon n'était pas très grand, avait les cheveux noirs et le teint pâle. Si on en croyait son uniforme, il était à Serpentard.
- Si je suis là, c'est que j'arrive pas à le faire, soupira Dominique en se rapprochant.
- Tu n'arrives pas à le faire ? Mais pourquoi elle nous a demandé ça alors ?
Soudainement perspicace, Dominique pointa le doigt sur une pile de manuels qui se trouvaient sur l'une des tables. Ils portaient des titres comme "Métamorphoses", "La Métamorphose niveau 1", "Dix manières de métamorphoser un animal par Hebertt Schmidtt", bref, le genre de livres que Dominique n'aurait jamais dans sa bibliothèque personnelle.
- Pour nous forcer à apprendre à le faire, grimaça la gamine en prenant du bout des doigts l'un des manuels comme si ça avait été une bouse de Veracrasse.
Le Serpentard se tourna soudainement vers elle comme s'il venait de remarquer sa présence -ce qui était débile étant donné qu'ils avaient échangé quelques mots- et sembla la détailler du haut de ses cheveux ébouriffés jusqu'au bout de ses orteils.
- Dominique, marmonna t'elle un peu gênée. Dominique Weasley de Poufsouffle.
- Isaac Nott de Serpentard, répondit-il en lui tendant la main avec l'ébauche avec l'ébauche d'un sourire.
1 heure et cinquante minutes plus tard
- J'en ai marre, c'est la cinquante-deuxième fois qu'on essaie de transformer ces scarabées en boutons et aucun de nous deux n'a réussi. Autant abandonner de toute façon on aura une autre retenue demain, grogna Dominique en balançant "Métamorphoses" sur le plancher.
Le livre rebondit et vint se nicher sous la table professorale. En trainant des pieds, la gamine allait le ramasser lorsqu'une idée un peu folle lui traversa l'esprit. Oubliant totalement l'objet de ses cauchemar, elle se rapprocha de Nott qui fixait d'un air méchant les trois scarabées qui se baladaient sur la table, les yeux brillants.
En réalité, elle avait l'air un peu tarée comme ça.
- Tes boutons ! On a qu'à faire croire à McGonagall qu'on a réussi en lui montrant les boutons de ta cape ! Comme ça, finies les retenues, à nous la liberté !
- Pas bête pour une Poufsouffle, murmura Isaac dès qu'il comprit ce qu'elle voulait dire par là.
- Hé !
Ne prenant même pas la peine de répliquer, le Serpentard détacha rapidement sa cape et arracha trois gros boutons noirs, prenant bien soin d'enlever les fils afin de ne pas laisser de traces de leur supercherie.
2 heures et dix minutes plus tard
- Je te l'avais dis que c'était une mauvaise idée, souffla Nott, le visage fermé.
Dominique fusilla du regard le Serpentard sans pouvoir empêcher les commissures de ses lèvres de remonter. Derrière eux, le Professeur McGonagall les tenait fermement par le bout de leurs capes, les lèvres pincées dans l'intention de les ramener dans leurs salles communes respectives.
- Pourtant, ça avait bien commencé.
En effet, la Directrice s'était extasiée devant leurs boutons, aussi brillants que des vrais et les avait félicité à grands cris comme si elle n'avait jamais cru ce miracle possible. Ce qui était sans doute le cas. Et, afin de pouvoir admirer cet exploit de ses propres yeux, elle avait voulu que les deux premières années réitèrent l'expérience.
Grave erreur.
Rien qu'en voyant l'éclat de panique traverser les yeux de ses deux élèves qui se regardaient avec l'air de vouloir sauter par la fenêtre, McGonagall avait comprit. Ils reviendraient donc en retenue le lendemain et avaient fait perdre dix points chacun à leur maison pour "mensonge et tromperie sur un Professeur".
- Tu aurais dû y penser.
- Pourquoi moi ?
- C'est vrai que t'es qu'une stupide Poufsouffle.
- Et toi un crétin de Serpentard.
- SILENCE !
Les deux gamins sursautèrent devant le ton agacée de leur Directrice et obtempérèrent. Un temps du moins. Lorsque Dominique arriva devant la salle commune des Poufsouffle -la première sur le chemin- ils étaient encore en train de se disputer gentiment et à voix basse pour ne pas se faire punir de nouveau.
McGonagall relâcha la pression sur sa cape et Dominique se tourna vers Isaac sans hésiter. Elle lui tendit la main en ignorant le professeur de Métamorphose qui levait les yeux au ciel.
- Amis ?
- Amis.
Les choses étaient plus faciles à onze ans."
Lorsqu'elle revint à elle, Dominique se rendit compte qu'elle était toujours dans une salle de cours, debout devant sa table, fixant Isaac Nott d'un air bête. Lorsqu'elle s'aperçut que quelques élèves la regardaient comme si elle était folle, la jeune fille se dépêcha de s'asseoir.
Et, pour une fois, elle ne trouva rien à dire face au regard noir du Serpentard qui n'avait pas dû apprécier de se faire détailler de cette façon.
oOoOoOoOo
- ALLER BANDE DE BABOUINS ! VOUS ETES AUSSI LENTS QU'UNE GRAND-MERE VERACRASSE ! C'EST PAS COMME CA QU'ON VA BATTRE LES SERDAIGLE !
- On sera sur un balai quand on affrontera les Serdaigle, marmonna la batteuse fluette de leur équipe, Emmeline Carpentier.
Dominique fusilla sa nuque du regard, avant d'accélérer la foulée. En ce samedi matin, l'entrainement des Poufsouffle commençait, comme d'habitude, par trois tours en courant du stade de Quidditch -et trois tours représentaient une distance non négligeable qui ne plaisait pas à tous les joueurs-.
La jeune Weasley, elle, adorait courir. La douleur dans ses jambes la faisait se sentir vivante, l'air qui peinait à entrer dans ses poumons sonnait comme un vieux copain, et la sueur qui dégoulinait sur ses tempes prouvait qu'elle s'était vraiment bien dépensée.
Elle fit la course avec Abel McKinley, l'un des autres Poursuiveurs, durant la dernière ligne droite et celui-ci lui adressa un sourire narquois alors qu'il se laissait tomber sur le gazon. Il avait gagné.
Dominique attendit les retardataires plus ou moins patiemment, et le véritable entrainement commença enfin. Pendant plus de deux heures, les joueurs s'entrainèrent par petits groupes, puis tous ensemble, appliquant l'une des stratégies mise en place par Dominique. La Poufsouffle passa donc deux heures à hurler, ordonner, reprocher et conseiller plutôt violemment ses joueurs mais, à la fin, ils étaient prêts à affronter l'équipe des Serdaigle. Le premier match de l'année se jouait ce samedi, en début d'après-midi et elle avait tenu à faire un dernier entrainement, quitte à fatiguer un peu plus ses joueurs.
Après avoir rangé tout le matériel dans les vestiaires avec l'aide d'Isabel Lowell, la seule qui n'avait pas l'air de s'endormir sur place après l'entrainement, la jeune fille monta quatre à quatre les marches qui montaient aux tribunes afin de rejoindre Camille Teyssier qui, comme à chaque fois, venait la soutenir. La Poufsouffle était une grande fan de Quidditch malgré son incapacité à tenir sur un balai, chose prouvée plusieurs fois en six ans.
Pourtant, elle eut la (mauvaise) surprise de retrouver son cousin James Potter entouré de ses deux fidèles acolytes Jordan et Carlson qui se préparaient à partir. Ainsi, ce crétin venait encore l'espionner ? Cela ne lui avait pas suffit lors des sélections, il fallait encore qu'il fasse de l'antijeu ?
- Potter, s'écria la jeune fille en se plantant devant lui, les deux mains sur les hanches, qu'est-ce que tu fous là ?
- J'me balade, railla son cousin en affrontant son regard noir sans sourciller.
- Tu n'as pas le droit de nous espionner.
- Je fais ce que je veux.
Et c'est un James Potter échevelé qui quitta le stade en courant, poursuivit par sa cousine qui était apparemment en pleine forme, malgré un entrainement intensif.
- De véritables gamins, conclut Dewi Carlson en redescendant tranquillement les escaliers suivie par Jordan et Camille Teyssier qui approuvèrent du regard.
