CHAPITRE 30 : A doubt

We all choose to live life
Nous avons tous décidé de vivre notre vie
We confuse how with why
Nous confondons comment et pourquoi
Every day is lost as it goes by
Chaque jour est perdu à mesure qu'il passe
These moments don't compute
Ne compte pas ces moments
And I wind up next to you
Et, près de toi, je t'entoure de mes bras
And all that I need is a doubt
Et tout ce dont j'ai besoin est un doute

Teddy n'avait pas tenu sa parole. Toute sa semaine, il l'avait passée avec sa française, laissant ses amis de côté.

« Des amis ! Grogna Elena. Tu parles, des bouches trous ouais ! »

Bien évidemment, la jeune fille faisait souvent la remarque, surtout lorsqu'il venait prendre place à côté d'eux lors des heures de cours. La plupart du temps, ils s'arrangeaient tous pour qu'il se retrouve tout seul, et il semblait l'avoir remarqué, puisqu'il se mettait maintenant tout seul dans un coin de la salle.

« Je crois qu'on est un peu méchants avec lui, reconnut Artémis.

_Eh bien il faut qu'il se rende compte qu'il est complètement pathétique avec sa française et qu... »

Elle ne finit pas sa phrase, puisqu'elle percuta quelqu'un de plein fouet. Malfoy. Merlin, sa semaine était vraiment mauvaise.

Elle ramassa ses affaires, et à sa plus grande surprise, le Serpentard l'aida, alors que sa meilleure amie s'était mystérieusement éclipsée.

« Grape.

_Malfoy ? »

Elle avait été un peu agressive dans sa façon de parler, elle le savait mais bon, elle était en train de perdre son meilleur ami, ce n'était pas le moment de lui filer ce petit prétentieux de quatrième année dans les pattes.

« Oh la, doucement, dit-il en reculant d'un pas. Je voulais juste te dire deux ou trois mots.

_ Ben tu vois, t'en as dit plus que ça. »

Elle fit mine de le bousculer pour continuer sa route mais il l'attrapa par le poignet et dans un geste la plaqua contre le mur. Il était maintenant tout près d'elle. Elle sentait son souffle s'écraser sur sa joue. Et cet idiot avait bonne haleine en plus. Elle inspira profondément pour se donner de la contenance.

« Ok, pourquoi tu irais pas te trouver une française et que tu me laisserais pas un peu la paix ?

_ Une… une française ? Tu es sérieuse Grape. »

Il fit la moue.

« Je ne suis pas un Pou…

_ Attention à ce que tu vas dire. »

Un léger sourire effleura ses lèvres. Il s'avança légèrement, toujours sans lui lâcher le poignet. Elle sentait une veine battre contre sa chair. Etait-ce son cœur à lui qui battait trop fort ou le sien ?

« En parlant de Poufsouffle, sourit-il, ton blaireau d'ami n'est plus parmi vous ? Nous aurait-il fait l'honneur de se faire piétiner par un hippogriffe ? »

Malgré elle, Elena rigola. C'était méchant, mais elle trouvait ça plutôt marrant. Mais elle voulait garder l'avantage.

« En parlant d'hippogriffe, dit elle sur le même ton que son camarade, ne serait-ce pas toi qui a fini à l'infirmerie à cause d'un vilain bobo au bras ? »

Il perdit son sourire quelques instants avant de le reprendre.

« Eh oui, j'ai voulu sauver Potty de cette immonde créature, ricana-t-il, et voilà comme on me remercie ! En changeant l'histoire ! Je perds tout mon mérite. Mais j'ai une belle cicatrice maintenant, les filles trouvent ça incroyablement sexy.

_On ne doit pas avoir la même définition du mot sexy.

_Tu ne l'as jamais vue, tu ne peux pas savoir. Tu veux la voir ?

_Non merci, je n'ai pas envie de vomir tout mon déjeuner. »

Il rigola mais elle vit bien qu'il se forçait.

« Alors qu'est-ce que tu veux ? Tu veux bien reculer d'un kilomètre ou deux ? Tu sens le bonbon à la menthe et ça me gêne. »

En réalité ça ne la gênait pas du tout mais elle préférait ne pas le lui dire. Elle préférait encore servir de petit déjeuner à un troupeau de scroutts à pétard à en furie. Il tiqua mais il recula néanmoins. Elle avait espéré qu'il la lâche, il ne le fit pas.

« Allez, dépêche-toi, qu'est-ce que tu voulais me dire ? »

Il ouvrit la bouche mais n'eut pas le temps de prononcer le moindre mot. A moitié échevelée, Artemis surgit, attrapa Elena par le col de sa robe et la traîna à sa suite. Malfoy fit un bond en arrière, protesta pour la forme mais il ne s'engagea pas à les suivre.

« Arté ! Mais qu'est-ce que tu fabriques ? »

Son amie avait les yeux brillants d'excitation.

« Je devrais pas le savoir mais c'est le cas je le sais quand même, j'ai juré à mon père de ne pas dire un mot à qui que ce soit mais Ely c'est trop génial !

_ Oui mais quoi ?

_ Mais ! Mais un sphinx quoi ! Ils ont amené un sphinx dans l'école !

_ Un sphinx ? Le truc égyptien là ?

_Ouais ! Papa a dit que c'était pour la dernière tâche m..

_Chuuuut ! Imagine que des élèves de Durmstrang entendent ! On ne doit pas avertir l'ennemi ! »

Artémis rougit et tira le bras de son amie vers la salle commune.

« Qu'est ce que te voulait Malfoy ?

_Oh rien. M'énerver, en parlant de Teddy évidemment.

_Tu lui as parlé récemment ?

_Non. Et c'est mieux ainsi. »

En fait, elle mentait. Elle avait qu'une envie, c'est de tirer son ami des griffes de l'autre mangeuse de grenouille et le séquestrer jusqu'à qu'il promette de ne plus sortir avec une fille avant sa majorité. Mais bon, elle ne pouvait pas.

Artemis fit la moue. Elena sentait venir le piège. Elle laissa son sac tomber au sol et s'installa dans l'un des fauteuils près de la cheminée.

« Quoi ?

_ Rien.

_ Arrête Arté, je te connais maintenant. Qu'est-ce qu'il y a ? »

La blonde soupira et vint s'asseoir à côté d'elle. Durant quelques instants, elle fit jouer la lumière des flammes sur la bague qu'elle portait depuis les vacances, une belle bague dorée ornée d'une petite pierre ronde.

« Vous êtes pénibles tous les deux.

_ Comment ça ?

_ Ben vous êtes les meilleurs amis, dis pas le contraire, tout le monde à Poudlard vous envie de vous entendre aussi bien et vous êtes pas fichus de passer une semaine sans vous disputer. »

Bien malgré elle, Elena se sentit rougir.

« Attends, ne me dis pas que sa copine…

_ C'est pas le truc Ely. Moi non plus je ne peux pas la blairer, tout ce qu'elle sait dire c'est merci beaucoup avec l'air d'avoir avalé ses patates de travers. Mais on a pas spécialement notre mot à dire. Teddy fait ce qu'il veut après tout, c'est sa vie.

_ Non mais faut l'aider à ouvrir les yeux !

_ Tu es jalouse ? »

Elena fixa sa meilleure amie, et dit d'une voix claire.

« Que vous vous mettez bien tous ça dans la tête. Je ne suis pas amoureuse de Teddy d'accord ? J'aimerais juste qu'il passe un peu plus de temps avec nous au lieu de lécher les amygdales de sa française.

_Ely, dis lui.

_Pour qu'il me dise que je ferais mieux de me trouver un copain au lieu de venir le faire chier non merci.

_Il ne va jamais te dire ça !

_Qui te dit qu'il ne l'a pas déjà fait ? »

Artémis fronça les sourcils, ne comprenant pas vraiment ce que voulait la jeune fille voulait dire.

« Enfin, reprit Elena, il n'a pas exactement dit ça.

_Il a dit quoi exactement ?

_Ben que je devais être heureuse pour lui et que je devais arrêter de faire mon bébé en faisant la tronche pour rien. »

Artémis soupira.

« Vous faites ce que vous voulez après tout, moi je ne peux pas vous forcer mais avoue que c'est quand même dommage de bousiller toute une amitié pour des histoires pareilles.

_ Attends, t'as vu la tronche de la française quand même.

_ Et le jour où il va se marier ? Tu vas lui faire la tête au fond de l'église ? »

Elena ne répondit pas instantanément.

« Dis-moi, Arté, t'es avec moi ou t'as juste décidé de me pourrir la fin de la journée ? Parce que sinon faut le dire, hein.

_ Non, si je voulais te pourrir la fin de ta journée je dirais que je rêve d'embrasser Jack et qu'encore en plus Olivier Dubois m'a fait des avances. »

Elena était bouche bée.

« Oli... mais comment tu... ?

_ Tu parles en dormant. »

Elena la fixa, avant de reprendre ses esprits. N'importe quoi. Bon ok, c'était pas tout à fait faux, mais quand même ! Cela restait juste … un fantasme. Voilà, en plus elle ne l'avait pas revu, et les seules fois où elle lui avait parlé, c'était parce cet idiot de Teddy s'était pris un cognard en pleine tronche, et parce qu'elle lui avait foncé dedans. Charmant.

« Je m'en fiche de Jack. Il est super sympa, mais trop Ambrosius pour moi.

_Alors que Malfoy est laaaaargement mieux …

_Arté ! Ne dis pas n'importe quoi :

"Oh mais arrête ! Toutes les filles bavent devant lui, c'est bien normal ! Et en plus, qui aime bien châtie bien ! Et vu comment il t'embête … »

Elle lui fit un clin d'oeil avant de rigoler.

Non non non. Pas Malfoy ! Il était mignon … bon ok, carrément à tomber par terre, mais elle ne pouvait pas le voir en peinture ! C'était comme si Teddy sortait avec Astrid ! Ha non, étant donné qu'Astrid, en plus d'être une chieuse de première, était moche comme pas possible. Et stupide, et sans humour et … la liste était longue.

« Donc, reprit Artémis, si j'en tire les bonnes conclusions...

_ … ce qui n'est pas gagné.

_ Tsssss. Si j'en tire les bonnes conclusions, tu ne te remettras pas avec Jack.

_ Ben non. En même temps, ça me semblait clair. »

La brunette acquiesça avec un air pensif.

« Arté... Arté qu'est-ce que tu as en tête ?

_ Je ne sais pas trop.

_ Je crois que tu ferais mieux de me le dire. Et vite avant que je n'arrache l'information moi-même de ta petite tête de Serpentard.

_ En fait... je me disais que... je pourrais... »

Elena était bouche bée.

« Noooooooooooooooon !

_ Quoi ?

_ Non tu ne peux pas !

_ Mais quoi ? Pourquoi ?

_ Parce que...parce que c'est le frère de Teddy déjà.

_ Et ça t'a gêné toi ?

_ Tu prends en compte le facteur Teddy dedans ou pas ? Avec oui. Sans... ben non.

_ Oh et puis laisse tomber. Non je pourrais pas. »

Elena était désespérée. Artémis semblait un peu bizarre ces derniers temps. En fait, c'était comme si quelque chose s'était passé depuis sa rupture d'avec Alex. Est-ce que quelque chose de grave était arrivé et qu'elle refusait de lui en parler ?

« Tu crois qu'il ne voudrait pas de moi ? Dit Arté d'une toute petite voix.

_Quoi ? Non ! Enfin si, c'est Jack, il aime tout ce qui porte une jupe et qui a une paire de seins …

_Sympathique.

_Je ne dis pas ça pour toi ! Puis en plus tu es une fille géniale, belle et tout. Le genre de fille avec qui il rêverait de sortir.

_C'est toi la fille avec qui il rêverait de sortir.

_N'importe quoi. Bref. Tente ta chance, en plus ça fera enrager Teddy, ça sera marrant.

_Mouais … »

Artémis se cala un peu plus dans son fauteuil, pas vraiment convaincue des propos de son amie. Elena vint la rejoindre, voulant la rassurer

« Tu es sûre que ça va Arté ?

_Oui oui. Juste un petit coup de barre. Mais ça va.

_C'est à propos de quelqu'un ? Je peux aller botter le cul de ce quelqu'un si tu veux.

_Non c'est juste … Je me pose des questions c'est tout. Puis mon père a retrouvé quelqu'un. Ca me fout le moral à zéro.

_Qu … quoi ? Quelqu'un comme … une femme ? Une belle mère ?

_Ouais. Il m'en a fait l'éloge dans sa dernière lettre. Tu parles, j'vais la voir et ça sera une grosse morue … »

Elena ne savait pas trop quoi dire. La détresse de son amie la touchait profondément. Mais quelque part, elle n'était pas sûre de bien saisir l'importance de la chose. Après tout, ses deux parents s'aimaient. Ils s'étaient toujours aimés et il n'y avait entre eux aucune trahison, aucun épouvantard dans le placard. En tout cas, pas à sa connaissance. Non, elle l'aurait su, elle en était sûre. Et s'ils ne lui avaient pas dit, Aaron l'aurait deviné lui et il lui en aurait sûrement parlé.

Elle passa un bras autour des épaules de son amie.

« Et si c'était une femme bien ?

_ J'en rêve Ely. Mais c'est pas possible.

_ Pourquoi ? Ton père est bien foutu quand même. »

Artémis lui envoya un coup de poing sans force dans les côtes.

« Hé ! C'est de mon père que tu parles. »

Mais un sourire avait fleuri sur ses lèvres.

« Non, depuis qu'il est tout seul, il ne sort qu'avec des greluches qui n'ont rien dans le crâne. Il y en a même une qui lui a conseillé de me refiler à ma tante pour avoir la paix. Moi, tout ce que veux, c'est mon père. Ou éventuellement ma mère. Mais pas d'une connasse qui va me payer des belles boucles d'oreilles pour me la faire fermer.

_Mais si ton père a trouvé quelqu'un de bien, c'est cool non ?

_Je le connais. Il s'emballe trop vite. Ca se trouve il a juste pris un café à la même table qu'une inconnue, et il m'envoie une lettre en me disant que c'est la femme de sa vie. Il s'est jamais remis du fait que ma mère se soit barré pour son amant …

_Allez ! Je suis sûre que c'est une chic fille, avec qui tu vas bien t'entendre ! Puis avec un peu de chance, d'ici quelques années tu auras un petit frère ou une petite soeur …

_Ely ! Non ! Je suis la fille unique et préférée de mon père. Point final. »

Cela sonnait comme la fin de la discussion. Elena acquiesça, se disant heureuse d'avoir une vraie famille, aimante et unie. Pas d'histoire incroyable et qui détruirait tout. Juste des parents qui s'aimaient, un frère qu'elle adorait. Ah … et des cousins horribles, mais ça ne comptait pas.

« Ely ! »

La concernée se retourna et tomba nez à nez avec Alex. Elle le salua, et remarqua qu'il était en tenue de quidditch et son balai en main.

« Ça te dit d'aller voler ? Le terrain est libre d'après ce que j'ai vu.

_No problème. Je vais chercher mes affaires et j'arrive ! »

Elena se dirigea vers sa salle commune, prête à rejoindre son ami. Depuis sa conversation avec Artémis, soit deux semaines plus tôt, elle n'avait toujours pas adressé la parole à Ted. Et il n'avait, lui non plus, pas fait d'efforts. Alors pourquoi cela serait elle qui ferait le premier pas ?

Elle prit son balai, enfila une tenue un peu plus décontractée pour voler et retourna dans le couloir où Alex devait l'attendre. Mais en chemin, ce ne fut pas lui qu'elle croisé. Ce fut Teddy, seul, la mîne sombre, l'air complètement désorientée. Elle se demanda si elle devait passer auprès de lui en l'ignorant, la tête haute et toc coco, fallait venir plus tôt. Mais il la rejoignit.

« Pardon. »

Elle se figea. Non, elle ne pouvait décemment pas lui en vouloir longtemps. Il était et il resterait son meilleur ami, quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe. A la vie à la mort comme disaient les enfants.

« Est-ce que tu vas bien ? »

Il secoua la tête, ses yeux brillaient.

« Catherine et moi on...

_ Vous avez rompu. Je le devine un peu. »

Il acquiesça.

« C'est moi qui ai rompu.

_ Et c'est toi qui a l'air d'être sur le point d'avaler un bocal complet de véracrasses pour faire passer la pilule.

_ Je suis misérable, je le sais bien. Mais je voulais te demander pardon parce que j'ai fait comme si tu n'existais pas et je voulais juste t'enrager parce que tu sortais avec Jack et...

_ Oh la ! On arrête l'hippogriffe. Je vais voler un peu avec Alex, tu veux venir ?
_ J'ai pas de balai moi.
_ Et moi j'en ai un. Allez je te kidnappe. »

Elle l'agrippa par le bras et l'entraîna à sa suite. Il se laissa faire, soulagé qu'elle n'insiste pas davantage sur ce qui s'était passé entre eux. Alex les retrouva un peu plus loin. Ses yeux s'écarquillèrent en les voyant tous les deux.

« Oh ! Ça y est ! Vous êtes... »

Il se tut. Le regard qu'ils lui renvoyèrent était sans appel.

« Bon, déclara Elena. Comme je suis la plus forte d'entre nous trois, on ne va pas se le cacher, vous le savez aussi bien que moi, et bien je me mets toute seule contre vous deux.
_Et ton égo ? Il va bien ?
_Parfaitement bien Alex. Ne t'en fais pas pour lui.
_Bon dans ce cas … Teddy, on tournera quand celui sur le balai sera trop fatigué. »

Ce dernier acquiesça, et le match commença.

Le mois de mars fut synonyme de pluie. Le petit groupe d'amis ne put profiter du parc, pour le plus grand malheur d'Artémis.

« Ça sert à quoi d'être sorcier si on ne peut même pas arrêter une petite averse ! C'est de l'arnaque !
_J'aime ta façon de penser Arté » avait dit Alex.

Les champions s'entrainaient de plus en plus souvent, et il n'était pas étonnant de voir Cédric Digorry avec un livre de sortilèges entre les mains.

« Tu vas voir, déclara un jour Quintus. Il va gagner, et les Poufsouffle deviendront les meilleurs élèves de l'école après !
_Ce n'est pas parce qu'IL va gagner, ricana Elena, que TU deviendras un grand sorcier.
_Ouais … m'enfin. Après ça, plus personne ne se moquera des Poufsouffle.
_Mais voyons Quintus, personne ne se moque des Poufsouffle ! »

Elle rigola, entraînant Artémis avec elle. Quant aux trois garçons, cela ne les fit pas du tout rire. Pas d'un poil même.

« Ely, souffla Teddy, on veut bien être sympa et vachement ouverts mais quand même, sous prétexte qu'on est des sang-mêlés ou des nés-moldus et que notre emblête est un blaireau, tout le monde se fiche un peu de notre poire.
_ Sans compter que notre fondatrice est réputée pour des histoires de nourriture, acquiesça Alex. Tu imagines la classe quand même ? »

Quintus, lui, baissa les yeux.

« C'est la pire maison de toute façon. »

Ce à quoi Teddy et Alex ripostèrent si vivement en parlant fort que personne ne compris ce qu'ils racontaient. Mais Elena comprenait très bien le point de vue de chacun. Elle devait s'avouer que, si le jour de sa première rentrée, le Choixpeau l'avait envoyée à Poufsouffle, elle aurait sûrement été très déçue. Mais elle était sûre aussi qu'à force, elle aurait appris à aimer et à respecter sa maison, à la défendre et à défendre ses vraies valeurs.