Merci à UranusMarie, Barbiemustdie, Harry-potter-fictions et Isabelle Pearl !

Comme certains paraissent attendre le retour de James, j'ai le déplaisir de vous dire qu'on ne le reverra pas vraiment tout de suite MAIS une grosse révélation pour un des persos dans ce chapitre donc, bonne lecture !


On n'est pas celui que l'on voit dans le miroir. On est celui qui brille dans le regard d'autrui.

Tarun J. Tejpal


En ce mardi six janvier, c'était une Dominique Weasley plutôt confiante qui se dirigeait vers la Grande Salle pour un nouveau cours de duels, ragaillardie par ses succès récents dans cet exercice. Lysenko et elle arrivaient à présent une fois sur trois à battre leurs opposants, ce qui était véritablement une évolution positive pour elle et un miracle pour les autres Poufsouffle. Inquiète, quelques jours plus tôt, Camille lui avait même demandé si elle n'avait pas soumis la Préfète-en-Chef à l'Imperium, ce à quoi Dominique avait répondu par un grand éclat de rire mystérieux.

Vu de l'extérieur, leur nouvelle entente passait pour très suspecte. Seule Molly était au courant que Lysenko avait deviné le secret de Dominique et avait eu l'occasion de voir la Serdaigle à Noël mais les autres ignoraient pour l'instant ce fait. Sans trop savoir pourquoi, elle n'avait pas eu envie de se confier à Camille sur ce dernier point, se demandant quelle serait sa réaction ? Connaissant sa meilleure amie, elle serait tellement surprise qu'elle serait capable de faire une crise cardiaque. S'aurait été dommage.

Bref, coincée entre Molly et Camille, discutant de choses et d'autres particulièrement intelligentes -la dernière chanson à la mode des Patat'citrouilles le groupe qui ne trouvait pas grâce aux yeux de sa meilleure amie-, la Poufsouffle se rendait à l'habituel cours de Duels du mardi soir, d'assez bonne humeur.

- Bonsoir Professeur, lança-t-elle avec un grand sourire à Wiertz qui faisait le pied de grue devant les portes, attendant les derniers élèves.

- Bonsoir les filles, répondit ce dernier avec son éternel accent Allemand. Rentrez-donc, nous allons bientôt commencer.

En pouffant, Camille, Molly et Dominique rentrèrent à l'intérieur de la Grande Salle, qui ne ressemblait plus du tout à un réfectoire et se séparèrent très vite pour retrouver leur binôme respectif. La Capitaine était la dernière des Poufsouffle à arriver et se laissa directement tomber sur l'estrade, regardant les alentours.

Anatole Bensberg discutait avec Ayling, c'est pour ça qu'elle n'était pas allé le rejoindre. Bien évidemment, Potter et Jordan étaient ensemble et parlaient sans faire attention. Par contre, Flint et Lysenko étaient plutôt silencieuses pour une fois, la première jouant distraitement avec sa baguette et la seconde regardant devant elle d'un air vide. Lors qu'elle vit Dominique sur l'estrade, elle hocha doucement la tête pour la saluer, ce à quoi elle répondit de la même manière. Son regard tomba ensuite sur Isaac qui avait visiblement remarqué leur manège et regardait du côté de Lysenko d'un air neutre. Dominique lui adressa un grand signe de la main auquel il ne répondit pas et elle finit par lui tirer immaturement la langue.

Et puis le cours commença, divisé en deux comme d'habitude. La première partie était toujours consacrée aux Duels et ils devaient se battre contre un autre binôme, au hasard. Après cela, ils passaient ensuite à l'apprentissage du Patronus. Quant à ceux qui maitrisaient à présent cet exercice difficile comme Carlson, Jordan, Flint et, depuis peu, Arthur et Isabel (qui avaient fait apparaitre respectivement un corbeau et une petite libellule), Wiertz leur avait donné une liste de sortilèges à exécuter et ils tentaient de les maitriser peu à peu.

Pour la première fois depuis bien longtemps, Lysenko et elle tombèrent contre son cousin et Isaac.

- C'est l'occasion de lui mettre la pâtée, chuchota Dominique à l'oreille de Lysenko, tout en se plaçant à ses côtés.

- Concentre-toi alors, répliqua cette dernière en haussant les épaules.

Lysenko, décidemment toujours très gentille et amicale envers sa personne, se mit en position de combat, ce en quoi Dominique se dépêcha de l'imiter. Pure bravade de sa part, elle fit un clin d'œil ironique à son cousin qui répondit par un haussement de sourcil dégoûté. Il n'avait pas l'air d'avoir l'intention de les laisser gagner malheureusement.

Puis Ayling siffla pour indiquer le début du combat.

- BOMBARDUS MAXIMA ! hurlèrent les deux filles en cœur.

Le sortilège ricocha sur les boucliers respectifs de leurs opposants mais James avait reculé de quelques pas sous le choc et manqué de tomber de l'estrade.

Il apparut bien vite que Lysenko avait décidé d'ignorer royalement son cousin et se battait contre Isaac, tentant parfois d'aider Dominique avec un bouclier, cette dernière n'ayant aucunement l'avantage contre James qui l'assaillait de sortilèges.

Et puis, coup de chance, elle eut l'idée lumineuse de lui lancer un bloque-jambe alors qu'il était déséquilibré par Isaac qui venait d'éviter de justesse un des sortilèges de Lysenko. James tomba par terre et, profitant de l'occasion, la Serdaigle le pétrifia totalement. Apparemment, Isaac préférait se concentrer sur sa propre défense plutôt que d'aider son binôme à se relever et continua le combat, maintenant à son désavantage. Enfin, pas pour longtemps : Dominique, qui avait complètement oublié les règles de prudence d'usage, s'était rapproché du Serpentard afin d'avoir plus de précision. Il lui bloqua la langue, puis les jambes et elle sentit sa baguette s'envoler alors qu'elle tombait tête la première vers l'estrade. Le choc fut douloureux, non pas à cause du parquet mais des chaussures de Nott.

Ce dernier, une fois n'est pas coutume, avait commis une erreur de débutant. Car Dominique, trop près de lui, venait, si ce n'est de le déséquilibrer en lui tombant dessus, au moins de le surprendre. Lysenko profita de son mouvement de recul pour le désarmer et la baguette du Serpentard se retrouva dans ses mains.

Au même moment, les effets des sortilèges cessèrent sur Dominique et elle put se relever, sentant un liquide chaud couler de son nez jusqu'à son cou.

- Tu l'as cassé ? s'enquit-elle, l'air véritablement effaré.

Isaac haussa les épaules et tourna les talons mais, étrangement, elle aurait juré l'avoir vu sourire avant de descendre de l'estrade. Elle pensa avoir rêvé et se tourna vers Lysenko qui tenait toujours la baguette du Serpentard dans ses mains, l'air hébété.

- Il l'a cassé ? répéta-t-elle. Il l'a pas cassé hein ?

Se dirigeant vers Lysenko, elle posa ses mains sur ses épaules, la secouant vivement pour qu'elle daigne sortir de sa léthargie. Pourquoi personne ne se préoccupait de son nez qui lui faisait véritablement mal ?

- On a gagné …, murmura la Serdaigle, faisant ainsi la lumière sur son étrange comportement.

- Hein ? Sérieux ?

- T'es débile ou quoi ? s'enquit-elle en agitant la baguette de Nott devant son nez.

Dominique ouvrit grand la bouche, ne répondant même pas à l'insulte. Lysenko avait raison … elles avaient gagné ! Un sourire s'afficha sur le visage de la Poufsouffle qui sautilla sur place pendant quelques secondes, devant l'air dégouté de James. Mauvais perdant, ce dernier boudait et elle l'entendait affirmer à Jordan que ce n'était qu'un simple coup de chance. N'importe quoi. Elles avaient gagné ! Elles étaient les meilleures ! Elles avaient foutu une sacrée raclée à James Potter et ce dernier allait s'en souvenir toute sa vie tellement Dominique mettrait d'entrain à le lui rappeler.

- C'est à moi ça.

Nott tendait la main vers Lysenko qui tenait toujours sa baguette entre ses mains. Doucement, et en baissant la tête, elle la lui tendit sans pouvoir s'empêcher de sourire. Lorsqu'elle la releva, ce fut pour pousser une exclamation d'horreur en voyant Dominique :

- Ton nez !

- J'en étais sûre, il est cassé, couina Dominique, effarée.

- Tu as réparé celui de Nella, se souvint Gemma en se tournant vers Nott, tu ne voudrais pas …

- Non ! lança Dominique, paniquée. Il va en profiter pour m'achever, je préfère aller à l'infirmerie.

Le Serpentard leva les yeux au ciel et, sans crier gare, pointa sa baguette sur le nez de Dominique. Ce dernier se remit droit dans un craquement qui fit grincer Lysenko des dents.

- Cool, murmura Dominique en se touchant le nez qui lui parut, à son plus grand soulagement, tout à fait normal.

- De rien, répondit simplement le Serpentard en s'éloignant.

OoOooOoOOoo

Le reste du cours fut assez bizarre pour Gemma. Quand Nella et Jordan eurent perdu leur combat contre Ayling et Bensberg, elle rejoignit la première afin de s'entrainer à produire un Patronus correct. Tandis que sa meilleure amie lançait distraitement un sortilège de Réduction qu'elle maitrisait à la perfection depuis longtemps, elle-même n'arrivait pas à se concentrer ragaillardie par son précédent succès.

Battre Nella et Jordan était une chose, avoir le dessus sur Ayling et Bensberg une satisfaction mais, pour la première fois, arriver à gagner contre Nott et ce singe de Potter l'avait remonté à bloc. Ce dernier n'avait fait, bizarrement, aucun commentaire, mais la simple vue de son visage frustré arrivait à la transcender de bonheur. Ce qui ne simplifiait pas les choses pour ce stupide sortilège de Patronus qu'elle n'arrivait toujours pas à maitriser.

Elle manquait toujours de concentration et n'arrivait pas à trouver le moindre souvenir assez heureux pour en produire un corporel. Il suffisait qu'elle songe aux jours heureux avec sa mère pour que le souvenir de sa mort lui revienne à l'esprit. Pourtant, elle était certaine d'être sur la bonne voie. Il n'y avait rien de plus fort que …

- Minute, lança Gemma à haute voix, faisant se retourner Nella vers elle.

La jeune Serdaigle fronça les sourcils. Si le souvenir de sa mère ne marchait pas, c'est parce qu'il avait été souillé. Et que, quoi qu'elle tente, sa mort serait toujours bien présente. Cela lui faisait mal de se l'avouer mais penser à sa mère ne la rendrait plus jamais heureuse. Il fallait qu'elle essaie autre chose. Mais oui, quelle cruche ! Abel ! C'était bien la seule chose qui la comblait en ce moment.

Tentant d'occulter le bruit autour d'elle, Gemma ferma les yeux et leva sa baguette, se souvenant de leur dernier moment passé près du lac. Abel avait été tellement attentionné envers elle en avouant vouloir préserver leur couple des commentaires des autres, qu'elle se sentait fondre de nouveau rien qu'en y repensant.

- SPERO PATRONUM ! cria-t-elle.

Rien ne sortit de sa baguette alors, qu'habituellement, elle arrivait au moins à produire une fumée blanche opaque. Curieux, songea la jeune fille en louchant vers sa baguette. Elle n'était pas assez concentrée. Persévérante, Gemma réitéra l'expérience plusieurs fois, sans plus de résultats.

Ce fut à ce moment que son regard croisa celui de James Potter qui la regardait d'un air goguenard, semblant se réjouir de son échec. Lorsqu'il remarqua qu'elle l'avait vu, il ouvrit la bouche, sans doute pour lui crier une autre insanité, mais la referma lorsque Dominique passa par hasard devant lui. Semblant lutter pour ne pas étrangler sa cousine, il se détourna totalement d'elle, reprenant son entrainement avec Jordan.

Etrange.

Et Gemma, tout encore à la joie d'avoir vaincu cette andouille, se demanda si elle ne devait pas utiliser ce souvenir tout frais. Est-ce que la tête déconfite de Potter pouvait l'emporter sur sa relation avec Johnson ? Il fallait qu'elle essaie tout de même, la Préfète-en-Chef n'en pouvait plus de ce sortilège, l'un des seuls qui lui avait résisté jusqu'ici.

- SPERO PATRONUM, SPERO PATRONUM, SPERO PATRONUM ! répéta-t-elle tout en se concentrant sur le moment où Weasley et elle avaient gagné le combat.

A sa plus grand surprise, une forme argentée bien définie sortie de sa baguette, manquant de la faire tomber à la renverser. Nella Flint, ravie, frappa plusieurs fois dans ses mains pour la féliciter tandis que Gemma n'y croyait toujours pas. Elle … avait réussi ? Elle avait produit un Patronus corporel après toutes ces séances d'efforts sans résultat ? Il lui avait suffit de penser à la colère de Potter à son encontre pour ça ? Merlin …

Mais Gemma se désintéressa vite du pourquoi et du comment pour poser les yeux sur la forme argentée. Quelle forme pouvait-il avoir pris ?

- C'est …

- … un renard, compléta Nella avec un grand sourire. Félicitations.

- J'ai réussi !

- Personne n'en a jamais douté, lui assura gentiment son amie.

Mais ce moment fut totalement complet lorsque le petit renard argenté se mit à courir autour d'elle et qu'elle parvint à l'astreindre totalement à sa volonté. Elle faillit même mourir de rire lorsqu'elle réussit à le faire grogner contre Weasley qui lui adressa un geste obscène de l'autre côté de l'estrade. Se sentant pousser des ailes, elle faillit lui ordonner d'aller mordre les chevilles de Potter mais se ressaisit bien vite. Qui sait quelle vengeance terrible ce dernier allait inventer si elle se laissait aller à ça.

Ce même cours, Camille Teyssier, Heather et Harriet Moorehead ainsi que Thomas Ayling réussirent aussi à faire apparaitre un Patronus corporel. Il s'agissait respectivement d'un petit cochon, un tigre, une colombe et un singe.

oOoOoOoOoOo

Dominique Weasley réussit ce jour-là à oublier son échec cuisant au lancement du Patronus. Parce que, Camille Teyssier avait réussi, elle, et … un porc argenté était sortit de sa baguette ! Un porc ! Si elle n'avait pas eu un minimum de décence -et, surtout, si Assem ne les surveillait pas- la jeune fille se serait roulé par terre de rire. Au final, elle taquina tant et tant sa meilleure amie, qui boudait consciencieusement devant le petit animal rondelet, que la Directrice des Serpentard la désigna "au hasard" pour aider les professeurs à ranger les tapis, démonter les estrades et nettoyer la salle.

- Groin, groin, imita Dominique, pour qui cette punition méritait bien une dernière moquerie envers Camille.

Sa meilleure amie lui donna une petite tape sur la tête, avant de rejoindre les autres Poufsouffle, l'air offusqué. Bientôt, ces derniers l'abandonnèrent à son sort, tout comme la plupart des élèves qui remontèrent dans leur dortoir. Ne restaient que ceux qui aidaient, plus, elle le remarqua après quelques minutes pendant lesquelles elle avait vainement tenté de rétrécir l'estrade pour qu'elle rentre dans la malle de Wiertz et où Neville avait dû venir à son secours, Isaac Nott qui discutait avec leur professeur de Duels et Auror. Se souvenant d'un dernier cours où la même scène s'était déjà produite, Dominique, sous couvert de ramasser coussins et autres protections, se rapprocha d'eux, tendant indiscrètement l'oreille.

- … j'ai l'impression que vous ne vous concentrez pas assez, disait Wiertz.

- J'essaie pourtant, répondit le Serpentard.

- Non, ce que je voulais dire, c'est que vous me donnez l'impression de ne pas vouloir réussir, reprit l'Auror Allemand en fronçant les sourcils. Nott, vous êtes l'un des meilleurs éléments du professeur Scott en Sortilèges, celui-ci ne devrait pas vous poser autant de soucis malgré sa difficulté.

Isaac haussa les épaules, semblant s'ennuyer à mourir.

- Le plus étrange, continua Wiertz. C'est que vous n'arriviez même pas à produire de la fumée. Tout le monde y arrive à présent et vous …

- Ce n'est pas de la mauvaise volonté professeur, murmura le jeune homme.

La discussion se termina brusquement ici, alors que le professeur Lastek appelait avec de grands gestes son confrère. Wiertz se dirigea vers lui, où il apparut qu'un petit malin avait ensorcelé l'un des tapis dont se servaient les cinquièmes et sixièmes années. Balançant son dernier coussin dans la malle, Dominique estima que ses professeurs n'avaient plus besoin d'elle et rattrapa Isaac Nott en quelques enjambées, alors qu'il allait sortir de la grande salle.

- Alors, on arrive même pas à faire apparaitre de la fumée ? se moqua-t-elle une fois arrivée à sa hauteur.

Le Serpentard ne répondit pas, se contentant de lever placidement les yeux au ciel, tout en continuant de marcher.

- Ce n'est pas de la mauvaise volonté, singea-t-elle. Oh Professeur Wiertz, j'…

- Dominique …, murmura le Serpentard. On ne t'a jamais appris qu'écouter aux portes était malpoli.

- Il n'y avait pas de porte, sourit la Poufsouffle. Tu me raccompagnes ? Comme ça on pourra parler de ton petit problème de Patronus.

- Ai-je le choix ? soupira-t-il.

- Pas vraiment, Neville va te tuer si je me fais agresser alors que tu m'as lâchement abandonné dans les couloirs.

- La mauvaise graine est increvable.

- Ma grand-mère dit ça aussi.

Pensive, la jeune fille sourit face à cette coïncidence. Le silence se fit pendant quelques secondes où ils marchèrent silencieusement, traversant le hall sans s'échanger un seul mot. La Poufsouffle ne put s'empêcher de reprendre, ragaillardi par cet échange qui était le plus long entre eux depuis … des années.

- Le mien ressemble à un serpent, lança-t-elle. Enfin, à ce que je sache, ça peut aussi être un lacet de chaussures mais Wiertz n'est pas d'accord. Il dit que ce n'est pas un animal. Quel fermé d'esprit celui-là !

- Tu n'as vraiment aucune jugeote.

- Oh, c'est bon, il faut bien que l'un de nous deux soit drôle.

- Dominique, soupira le Serpentard en s'arrêtant brusquement. Il n'y a pas de nous.

La jeune fille serra ses poings dans la poche de sa cape, tentant de ne pas montrer que cela l'avait blessé plus que de raison. C'était idiot mais elle avait l'impression de faire un pas en avant et trois en arrière avec Isaac. N'était-il pas plus facile pour lui de laisser tomber cet état de défense permanant et … de redevenir ami ? Il n'allait pas lui faire croire qu'il lui en voulait réellement toujours pour sa bêtise ? Si ça avait été le cas, jamais il ne lui aurait adressé la parole cette année. Ca elle en était persuadé.

Qu'est-ce qu'il cherchait alors ? La détestait-il vraiment ?

Mais Dominique n'eut pas le temps de tergiverser plus sur ce mystère car, en tournant dans le dernier couloir en direction de la salle commune des Poufsouffle, Isaac qui s'était remis à marcher sur ses talons, elle eut le plus gros choc de sa vie.

Réellement. Ce moment-là fut l'un des plus épouvantables de sa vie. Il n'était bien sûr pas comparable avec l'annonce de sa maladie, des années plus tôt, mais surpassait largement la vision de James Potter qu'elle avait surpris tout nu dans sa chambre en troisième année, de ses parents s'embrassant discrètement et du choc qu'elle avait eu lorsque Fred Weasley avait fait explosé sa poupée préférée lorsqu'elle avait cinq ans. Il arrivait aussi à égalité avec le jour où Isaac l'avait rayé de sa vie.

- PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !

oOoOoOoOoOo

Quelques minutes plus tôt

- Attends, murmura Camille tout en attrapant fermement le bras d'Arthur Lowe, juste avant que ce dernier ne passe l'ouverture de leur salle commune.

- Un soucis ? s'enquit Molly avec un sourire enjoué, alors qu'elle tenait elle-même son petit-ami de l'autre côté.

- Non, une histoire de cours.

Comment ne pas se sentir minable alors que Molly, dans sa naïveté absolue leur adressait un sourire entendu et se dépêchait de refermer l'ouverture, afin de les laisser seuls.

C'est pour ça que Camille avait pris une grande décision. Ce soir, ils diraient tout à Molly. Peu importe la peine qu'aurait cette dernière, peu importe les regards sans doute déçus de leurs amis, peu importe le monde entier. Comme un déclic, elle avait soudainement compris que cette situation faisait plus de malheureux que d'heureux.

Elle en avait discuté avec Arthur ce matin même et, si ce dernier avait eu l'air septique au début, il avait vite compris que c'était différent cette fois. Camille n'avait jamais eu l'air aussi décidée. Ils avaient prévu de prendre la jeune fille entre quatre z'yeux, après le cours de Duels dans la Salle Commune, ceci afin d'avoir un peu de discrétion.

- Enfin, murmura Camille une fois l'ouverture close.

La jeune fille se laissa tomber contre le torse de son petit-ami, ses courtes mèches noires venant frotter le menton de ce dernier. Doucement, ses mains s'y logèrent, caressant doucement les cheveux de Camille qui trouva ce moment doux et rassurant. Sûrement l'un des derniers instants de paix qu'il y aurait entre eux ces prochains mois. Car elle n'avait aucun doute sur la réaction de ses amis. Dominique hurlerait à la trahison, Joana ne serait pas loin de cette réaction, Anatole déplorerait la mauvaise entente qu'ils auraient installé sans aller à l'encontre de leur relation et Isabel … Isabel serait sûrement leur seule alliée.

- Tu n'as pas changé d'avis, n'est-ce pas ? murmura Arthur, craignant un brusque revirement de situation comme il en avait déjà vécu cette année.

Camille releva doucement la tête tout en la secouant de gauche à droite. Agrippant avec force la main du jeune homme, elle tenta de lui faire comprendre toutes ses pensées seulement par ce geste et son regard. Cela avait assez duré. Ils ne pouvaient pas y échapper encore une fois. Elle n'en pouvait plus de toutes ces disputes entre eux.

Car disputes, il y en avait eu. Toujours les mêmes, répétitives. Des reproches à demi voilés, même avec les autres Poufsouffle. Et puis, cette incapacité qu'ils avaient tous les deux à se séparer. Camille était sûre qu'Arthur ne la quitterait pas, même si elle l'obligeait à se taire. Il l'avait déjà fait. Mais, elle n'avait pas le droit de lui en demander autant.

Ce qu'elle faisait, elle le faisait pour lui et espérait qu'il en soit conscient. Il n'était pas un lâche mais elle n'était pas sûre d'être assez courageuse pour assumer les conséquences.

- Tout va bien se passer, chuchota Arthur Lowell, comme s'il avait lu dans ses pensées, tout en lui caressant doucement la joue.

- J'en doute, répondit Camille sur le même ton, avec un sourire contrit.

Le Poufsouffle haussa les épaules, semblant conscient qu'ils n'y pouvaient rien de toute façon. Doucement, ses lèvres, chaudes et douces, se rapprochèrent de la jeune fille qui chercha à puiser dans ce baiser, toute la force possible pour affronter Molly qui, tout aussi naïve et gentille qu'elle était n'allait certainement pas leur donner sa bénédiction.

- PUTAIN DE BORDEL DE MERDE !

Les deux adolescents sursautèrent, le cœur battant la chamade. Tandis qu'Arthur repoussait doucement Camille tout en cherchant d'où provenait ce cri, cette dernière n'avait pas bougé. C'était inutile, elle aurait reconnu la voix de sa meilleure amie entre milles.

oOoOoOoOoOo

Inspiration. Expiration. Inspiration. Expiration.

Portant la main sur sa poitrine, suffocante, Dominique n'eut pas d'autre choix que de se rattraper au bras d'Isaac pour ne pas fléchir. Etonnement, celui-ci ne fit aucun commentaire, la regardant simplement d'un air neutre. La jeune fille ferma les yeux, paniquée.

Concentration. Inspiration. Expiration. Et ainsi de suite.

Ce n'était vraiment pas le moment. Elle n'avait pas le droit de tomber. Sa stupide maladie allait la mettre en veilleuse pendant quelques minutes ou elle allait se réveiller. Oui, voilà, elle allait se réveiller. Parce que, si ce qu'elle venait de voir n'était pas un cauchemar, c'était tout simplement impossible. Camille et Arthur ne pouvaient pas s'embrasser sous son nez, tout comme Isaac ne pouvait pas accepter un contact physique avec elle sans l'assassiner dans la seconde suivante pour cet affront.

Lentement, elle rouvrit un œil, finalement persuadée de ne trouver qu'un long couloir vide mais tout ce qui lui apparut c'était l'air coupable de Camille qui baissait la tête et celui, tout aussi mal à l'aise d'Arthur.

- Je … vous … mais … Molly … et … BORDEL !

C'était encore le mot qu'elle arrivait le mieux à dire et qui exprimait de manière pertinente la situation. Et, comme pour achever de lui prouver que ce n'était pas un mauvais rêve, le Serpentard retira vivement son bras.

- Vous m'excuserez, mais j'ai mieux à faire, susurra-t-il en s'éloignant, dépassant Camille et Arthur avec une lenteur exaspérante. Bonne … soirée.

Dominique aurait voulu lui crier de ne pas bouger, de rester avec elle pour l'aider à assassiner sa meilleure amie et le Poufsouffle mais il fut bientôt hors de sa vue. Et, bouche béante, elle ne parvint qu'à regarder les deux adolescent d'un air effondré.

- Ce n'est pas ce que tu crois, murmura Camille au bout de quelques secondes.

- C'est exactement ce que tu crois, la contredit Arthur peu après, avant de se tourner vers la brune. Elle allait être au courant, de toute façon, alors.

Que … Qu'est-ce qu'il venait de dire ? Arthur était-il vraiment en train de lui confirmer que ce baiser … Merlin, elle avait envie de vomir. Pire, le sous-entendu dans cette phrase la faisait frémir de tout son être.

- Comment ça ?

- Nous …

- Dites-moi que je rêve …, l'interrompit Dominique, dans une veine tentative de se persuader quelle rêvait.

Mais, lorsqu'elle les rouvrit, Arthur avait attrapé Camille par le bras et ils s'avançaient vers elle, doucement mais sûrement. Instinctivement, elle recula.

Elle avait maintenant la preuve que ce bai… Merlin, non, elle n'avait pas envie de nommer cette chose, bref, que tout ceci n'était pas plus un rêve qu'une erreur. Depuis combien de temps cela durait-il ? Depuis combien de temps se cachaient-ils pour s'em… pitié, pour faire leurs cochonneries ? Pire encore, depuis combien de temps trahissaient-ils Molly ?

Parce que c'était à sa cousine qu'elle pensait le plus en ce moment. Camille avait beau être sa meilleure amie, Molly occupait une grande place dans son cœur. Oh, bien entendu, elle avait beau être parfois rabat-joie et bien trop naïve pour son bien, la preuve, sa cousine était irremplaçable. Douce et compréhensive, de bons conseils et tellement gentille … Qui pouvait avoir envie de lui faire du mal comme ils le faisaient ? Qui voulait détruire Molly ?

Sa cousine aimait tellement Arthur qu'elle … sa réaction serait terrible. Ils allaient la détruire. Et Dominique n'avait pas envie qu'on détruise Molly et sa seule réelle alliée concernant tous ses secrets. Molly n'était pas celle qui se plaignait. Molly était courageuse et forte. Sauf en ce qui concernait ses sentiments. Et elle était tellement persuadé d'avoir trouvé l'homme de sa vie en Arthur … et, même si Dominique se moquait d'elle plus souvent qu'à son tour sur ce point, jamais elle n'aurait imaginé que sa relation se finirait sur une telle note.

- Dom, nous … Enfin, ce que je veux dire c'est que … c'est difficile mais …, commença Arthur alors qu'ils étaient devant elle maintenant.

Elle n'avait pas réussi à reculer plus, bloquée par le mur et encore sous le choc. Ses paroles, tout autant que cet air affreusement coupable qui s'affichait sur le visage de Camille, multiplièrent sa colère. Le visage rouge, elle les fixa froidement, repliant ses bras sous sa poitrine.

- Perds pas de temps en considération Lowell, viens en au fait.

- Dominique …, balbutia Camille. Je t'en prie, ne t'énerve pas.

- La ferme ! Les faits, seulement les faits !

La moue blessée de sa meilleure amie ne parvint même pas à lui faire mal. Elle ne pensait plus qu'à comprendre les faits, mettre des mots sur cette trahison qu'elle ne saisissait pas tout à fait.

- Je n'aime plus Molly, déclara Arthur, beaucoup plus calme. Nous allions nous séparer. Ce soir.

- Tu … n'aimes plus Molly. Okay. MAIS POURQUOI EST-CE QUE TU EMBRASSES CELLE-CI ALORS QUE, SI JE NE M'ABUSES, TU FOUILLAIS LA BOUCHE DE MA COUSINE IL Y A UNE HEURE ENCORE ? hurla finalement la Poufsouffle sans parvenir à se retenir.

Camille poussa un petit couinement, vérifiant brusquement si on ne les avait pas entendu de la salle commune. Mais, celle-ci devait véritablement être bien isolée, car aucun bruit ne se faisait entendre de l'autre côté du couloir. Quant à Dominique, c'était bien le dernier de ses soucis.

- Je … je n'arrivais pas à la quitter, reprit Arthur, l'air moins sûr de lui.

- Non, je lui ai demandé de pas le faire, avoua Camille, laissant Dominique plus que médusée.

Toute cette histoire était complètement folle.

- Je ne voulais pas faire de mal à Molly tu comprends, reprit la Poufsouffle à toute vitesse comme pour ne pas regretter ses paroles.

Là, Dominique n'eut pas d'autre choix que d'éclater de rire. Pas … faire de mal à Molly ?

- Non mais je rêve, déclara-t-elle nerveusement. Vous êtes complètement tarés ! Parce que vous croyiez qu'elle n'allait pas avoir mal, là, en découvrant que vous vous foutez de sa gueule depuis … depuis quand d'ailleurs ?

L'air mal à l'aise, Arthur se balança sur ses jambes, tandis que Camille baissait une nouvelle fois la tête, honteuse.

- Combien de temps ? répéta Dominique, peu sûre d'avoir envie de connaitre la réponse.

- Quelques … mois.

- QUOI ?

Pas des jours ni des semaines mais … DES MOIS ? Ils avaient réussi à cacher ça autant de temps, sans que personne ne le remarque ? Sans qu'elle-même ne comprenne que sa meilleure amie la trahissait dans son dos ? Oh non, la loyauté naturelle de Dominique lui interdisait de se dissocier de Molly comme elle l'aurait fait avec Camille à l'inverse. Enfin, avant … avant tout ça. Parce que cette dernière venait présentement de chuter du piédestal sur lequel elle la tenait.

- Vous me dégoûtez, cracha-t-elle.

Brusquement, elle les bouscula, ne supportant même plus la vue des deux jeunes gens. Derrière elle, elle entendit Camille exploser en sanglots mais ne se retourna pas. Rouge de colère, la jeune fille donna frénétiquement le mot de passe au mur en pierres et se retrouva dans sa salle commune. Et ce fut encore pire.

Tandis que la porte se rouvrait derrière elle, la jeune Poufsouffle se retrouva face à Isabel Lowe, Anatole Bensberg, Joana Mayer et … Molly. Son joli minois encadré de ses longs cheveux roux, le visage de sa cousine devint perplexe lorsqu'il se posa sur elle. Bien décidée, Dominique se posta devant elle, bras ballants.

- Qu'est-ce que tu as ? s'enquit immédiatement cette dernière avant de se pencher sur le côté. Camille, Arthur qu'est-ce qu'il se passe ?

- On dirait que vous avez vu un fantôme, déclara Joana avant de relever précipitamment la tête. Ou l'agresseur ?!

Prête à dénoncer immédiatement l'ignoble tromperie à laquelle jouait Arthur et Camille, Dominique ouvrit la bouche. Au même instant, Molly se redressa sur ses pieds, posant sa main sur son bras, son joli visage déformé par l'inquiétude.

- Tu as vu l'agresseur c'est ça ? répéta-t-elle doucement.

- Vous voulez que j'aille chercher Scott ? demanda Anatole en se levant précipitamment.

Isabel eut la présence d'esprit de le retenir alors qu'il allait partir demander de l'aide. L'air plus interrogatif qu'inquiet, elle attendait visiblement des explications avant de s'agiter. Et, devant les regards perdus de Molly, Joana, Anatole et Isabel, sentant le regard brûlant de Camille et Arthur dans son dos, Dominique ne réussit pas à prononcer un seul mot avant quelques secondes.

Complètement chamboulée, la jeune fille leva les bras au ciel, tout en grognant méchamment :

- Pas l'agresseur, juste des affreuses petites vermines.

Et elle se retourna brusquement, ignorant ostensiblement le rictus déchirant de Camille qui semblait vouloir la retenir.

- Ne me touche pas. Ne m'adresse plus jamais la parole ! eut-elle le temps de lui dire avant de s'enfuir en courant dans son dortoir.

Là, la jeune fille se jeta sur son lit, enfouissant son visage sous son oreiller. Pourquoi n'avait-elle rien dit ? Pourquoi avait-elle était incapable de révéler l'horrible vérité à Molly ?

La réponse était simple : elle n'avait aucune envie d'être celle qui briserait le cœur de sa cousine.

oOoOoOoOoOo

Les jours suivants furent particulièrement éprouvants pour la jeune fille. Comme Arthur et Camille n'avaient, à sa plus grande colère, rien dit à Molly, les autres Poufsouffle étaient restés sur ces dernières paroles, particulièrement incompréhensibles pour qui n'était pas au secret.

De ce fait, tout le monde avait pris partit pour Camille et croyait à une énième crise de folie de la part de Dominique, qui pouvait se mettre en rogne contre tout et n'importe quoi. Cela avait beau être la première dispute entre les deux amies depuis très longtemps, cela n'avait jamais été aussi sérieux et tous, même Molly, semblaient persuadés que c'était sa faute. Elle était donc en froid avec la plupart de ses amis, hormis sa cousine.

Oh, Molly qui ne comprenait pas l'assaillait de question auxquelles elle ne pouvait répondre. Elle avait bien réfléchi et ce n'était pas à elle de lui dire que son petit-ami la trompait depuis de longs mois. S'aurait été trop facile pour Camille et Arthur. Ils devaient assumer leur connerie et la jeune Poufsouffle s'assurait qu'ils le feraient à coup d'œillades noires et commentaires déplacés. Néanmoins, pour l'instant, rien n'avait percé.

Molly était toujours cette idiote amoureuse et cela débectait Dominique qui savait très bien ce qui se passait dans son dos.

Résultat des courses, en plus d'être le plus attentionnée possible avec sa cousine qui n'y comprenait rien, Dominique passait beaucoup de temps à éviter les autres Poufsouffle. Elle réussit à doubler les entrainements de Quidditch, réduisant ainsi le temps passé au dortoir ou dans la salle commune, coinça un jour son cousin James dans les couloirs et l'obligea à manger avec elle dans le parc sans que le pauvre garçon ne puisse s'y opposer -mais maintenant qu'elle y repensait, il n'avait pas eu l'air si désespéré que ça lors de ce déjeuner-, ne s'asseyait plus à côté de Camille durant les cours mais, au choix d'Anatole -moins interrogateur que Joana et plus chaleureux qu'Isabel- ou Molly et, lorsqu'elle ne le pouvait pas, s'arrangeait pour se mettre avec Wil Jordan ou James.

- Il faut vraiment que tu te fasses des amis, avait raillé ce dernier lors d'un cours de Sortilèges.

- Toi aussi, Jordan préfère flirter avec le joli petit cul de Flint plutôt que de se taper ta tête de babouin pendant deux heures.

Cela avait beaucoup faire rire Carlson qui, assise de l'autre côté de James, manquait de s'étouffer de rire lorsque son regard se posait sur Wil Jordan qui avait réussi, une nouvelle fois, à s'assoir à côté de Nella Flint, la Serdaigle et amie de Lysenko alors que cette dernière était à l'infirmerie pour un mauvais rhume.

En parlant de Lysenko, cette dernière avait été, très bizarrement, son meilleur soutien dans cette épreuve. Elle avait accepté sans râler -enfin, presque pas- de donner des cours de rattrapage en Sortilèges à Dominique (l'une des dernières idées débiles que cette dernière avait eu pour ne pratiquement plus mettre les pieds dans son dortoir à part pour dormir) et elles avaient passé beaucoup de temps ensemble à la bibliothèque. Lysenko avait sûrement dû remarquer la colère qui l'habitait depuis quelques jours mais comme elle s'en fichait royalement (surtout que cette colère n'était pas dirigée contre elle) ne lui avait pas posé de questions ce qui changeait la jeune fille des autres Poufsouffle. Même Emmeline Carter, l'une de ses poursuiveur, avait tenté de jouer les médiateurs avant que Dominique ne la menace de la virer de l'équipe si elle continuait.

Bref, Dominique avait progressé en Sortilèges théoriques ce qui la laissait plus qu'indifférente jusqu'à ce que Flitwick la félicite pour son EE dans sa matière, sur un devoir maison que lui avait presque fait entièrement Lysenko, effarée par le manque de logique de son élève.

- Je n'ai jamais vu plus brouillon et mal organisée que toi ! se plaignait-elle à longueur de journée.

- Je n'ai jamais vu plus pète-sec et hautaine que toi ! répliquait généralement Dominique.

- C'est toi qui a voulu que je te donne des cours !

- C'était juste pour …

- … passer du temps avec mon agréable personne, je sais bien que tu es folle de moi Weasley.

Ce jour-là, la Capitaine des Poufsouffle avait été étonné que Lysenko sache faire de l'humour et n'avait même pas protesté lorsqu'elle l'avait menacé de la tuer à coup de manuel de Sortilège si elle confondait encore l'inventeur du sortilège de réduction et celui d'agrandissement.

Et puis, quelques jours après son altercation avec Arthur et Camille, la sortie à Pré-au-Lard arriva. Ce jour-là fut témoin d'une crise majestueuse, que peu de Poufsouffle oublieraient et soulagea grandement Dominique qui n'en pouvait plus de garder le secret.


Alors, il était temps non ?