Merci à hpf (je me permets de raccourcir :) ), dobbymcl, Jolierosedu68 (Et oui, Camille & Arthur passent pour les méchants et, même s'ils ont des torts, eux aussi ont souffert de la situation. Ouaiiis, James va bientôt devenir un modèle de générosité et de politesse s'il continue. Hum Hum. Ah, un petit retour des autres mais ce chapitre est surtout centré sur les Poufsouffle. C'est normal, avec cette révélation, va y avoir du grabuge ! Bah oui que j'ai tout compris, t'inquiète pas ! Merci pour ta review ! PS : moi aussi j'adore le prénom Isaac !) et Barbiemustdie.
Bonne lecture !
(Sinon, comme dit dans le titre, y'a un passage avec un sérieux pétage de câble. Je l'ai modifié 50 fois mais je trouve que ça fait toujours "trop". Vous en pensez quoi ?)
Parfois c'est ça aussi l'amour : laisser partir ceux qu'on aime
Joseph O'Connor
Le lendemain matin, dimanche, Gemma s'était levée tôt pour finir un devoir d'Histoire de la Magie, assez compliqué, sur l'une des guerres les plus passionnantes de l'Histoire : celle des sorciers contre les Trolls en 1425. Elle avait prévu de travailler avec Abel qui, s'il n'aimait pas vraiment cette matière, avait promis de faire de son mieux pour l'aider. Résultat des courses, son petit-ami, décidemment très convaincant, avait fini par l'attirer dans le parc qu'il considérait comme plus calme et moins peuplé. Ils s'étaient promenés pendant plusieurs heures tandis que la Préfète-en-Chef lui parlait de sa passion pour l'Histoire et il l'avait gentiment écouté.
Lessivée, trempée par la neige et en retard dans ses devoirs, Gemma n'était revenue qu'un peu avant le déjeuner dans son dortoir désert et avait filé prendre une douce. De retour dans son dortoir, réchauffée et propre, elle n'était plus seule. Allongée sur son lit, habillée d'un gros pull noir et d'un jean clair, Nella Flint était plongé dans un roman moldu. La jeune fille l'abaissa à sa vue et Gemma lui offrit son plus beau sourire.
- Salut ! Bien dormi ?
Elle s'était levée bien trop tôt ce matin et Nella dormait encore lorsqu'elle-même descendait dans la salle commune pour retrouver Abel. La Serdaigle haussa les épaules, l'air de mauvaise humeur.
- Quoi ?
- Tu as ronflé, lui signala Nella d'un air indéfinissable. Et quand je me suis levée, tu avais déjà disparu.
- Oh, j'étais avec Abel, babilla joyeusement Gemma en se laissant tomber sur le lit de sa meilleure amie. On devait aller travailler à la Bibliothèque, bon, au final, on est allé dans le parc et je n'ai pas vu l'heure passer. Je meurs de faim, on y va ?
Gemma, occupée à présent à ranger ses livres inutilisés le matin même, ne remarqua pas la zone d'ombre qui passait sur le visage de Nella. Pas plus qu'elle ne se souvint que, la veille, elle avait promis à cette dernière de l'aider à compléter ce fameux devoir d'Histoire de la Magie, ce matin-même justement.
Mais Nella n'avait aucune envie de créer des problèmes. Ainsi, même si elle était passablement triste et déçue, elle décida d'afficher bonne figure. Après tout, Gemma était là maintenant. Rassurée, un fin sourire s'afficha sur son visage et elle se leva vivement. C'est bras dessus-dessous que les deux jeunes filles descendirent à la Grande Salle.
Mais, quelque chose gênait Gemma Lysenko. L'ambiance, si elle n'était pas inquiétante ou pesante, différait des autres jours. Comme lorsqu'une agression avait eu lieu, tous les élèves discutaient à voix basse entre eux, tout en jetant des regards autour d'eux. Assez rapidement, la Préfète-en-Chef se tourna vers Nella, soudainement inquiète.
- Ne me dis pas qu'il y a eu une autre agression ?
- Hein ? répondit distraitement Nella avant de saisir l'allusion. Oh non, c'est juste quelques commérages. Depuis ce matin, tout le monde ne parle que de ça. Paraitrait que Lowe et Teyssier sortent ensemble depuis quelques mois. LE Lowe de Molly Weasley. Il semblerait que les gens n'ont rien d'autre à se mettre sous la dent en ce moment …
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Quelques heures plus tôt
- Tu sais ce que tu devrais faire ?
Joana Mayer, Molly et Dominique Weasley étaient allongées en rang d'oignons sur le lit de la première depuis de longues minutes.
Réveillée très tôt par les sanglots de la rouquine, Dominique n'avait pas été surprise de constater que le dortoir n'était pas très rempli. Outre Joana qui ronflait comme un moteur à vapeur, les autres lits étaient vides. Camille avait dû déserter la pièce très tôt, peu désireuse de se retrouver face à Molly mais Isabel n'avait pas pour habitude de se réveiller au lever du jour, surtout un dimanche. Etait-elle avec Camille ? Cette idée la rendait malade. Cette dernière n'avait pas besoin qu'on s'occupe d'elle, c'était elle la fautive dans cette histoire.
Depuis, elle avait réveillé Joana par un oreiller bien placé et les deux filles tentaient de lui changer les idées tout en la conseillant.
- M'enfermer dans ce dortoir jusqu'à la fin du monde ? soupira Molly.
- Au contraire, rétorqua Dominique. Il faut que tu te secoues et dès maintenant sinon tu n'y arriveras plus. Et tu leur montre que ça ne t'atteint pas !
- Sauf que ça m'atteint ! Je suis désolée Dominique, mais on voit bien que tu n'as jamais été amoureuse. Je suis … J'étais avec lui depuis un an … et honnêtement, je ne me vois pas sortir d'ici et faire comme si ce n'était pas le cas. J'aurais pas la force.
Bien évidemment qu'elle ne comprenait pas Dominique. Comment pouvait-on être dépendent à ce point d'un garçon, surtout d'un abruti comme Arthur ? Au-delà de sa tromperie, c'était leur couple tout entier qui lui avait donné des frissons. Etre toujours collé à quelqu'un, se reposer sur lui pour la moindre chose et soupirer béatement dès qu'il était dans les parages ? Très peu pour Dominique. Et elle était sûre et certaine de ne pas changer d'avis et de comportement si elle était amoureuse un jour. Elle était trop fière et indépendante pour ça.
Pour toutes ces raisons, elle avait envie de secouer Molly comme un prunier. Depuis près d'une heure, sa cousine ne cessait de se plaindre et se morfondre. Et même si elle était son meilleur soutien, cela ne voulait pas dire qu'elle approuvait. Elle voulait bien lui laisser quelques jours pour se remettre mais Molly ne pouvait pas passer sa vie à déprimer.
- Trouve-toi quelqu'un d'autre, suggéra Joana, les yeux à demi-clos.
- Ah non ! Sûrement pas ! se récria Molly en se redressant à moitié. Je ne peux pas faire ça.
- Oh c'est bon, tu ne resteras pas nonne toute ta vie, murmura la Poufsouffle. Il y a d'autres garçons dans le château … Johnson par exemple.
- Celui qui sort avec Lysenko ? demanda Dominique. Belle mentalité !
Joana gloussa, signe que la situation aurait pu être amusante. Puis, sans doute soucieuse de ne pas agacer Dominique, elle se reconcentra sur Molly, se redressant pour se mettre à sa hauteur et posa une main réconfortante sur son épaule.
- Bon d'accord pas Johnson. Mais il y en a plein d'autres ! Jordan de Gryffondor est pas mal, ce garçon de sixième année à Gryffondor, tu sais celui qui a de beaux yeux bleus ? Oh et puis, cette bande de cinquième année à Serpentard qui traine toujours dans les cachots entre les cours, il y en a de pas mal dedans. Et Dexter Holtz et James Potter aussi !
- Holtz, s'exclama Molly d'un air effaré. Ce type qui a tenté de m'embrasser par surprise dans un couloir ? Non mais tu rêves !
- James, s'écria Dominique au même moment. C'est notre cousin, enfin !
- Et alors, il est pas mal.
La jeune fille se prit un oreiller en pleine poire, signe que l'inceste n'était pas chose acceptable pour Dominique même si le sujet était "pas mal". Cela dégénéra vite en bataille générale entre les trois filles et pendant un grand quart d'heure, toutes les trois s'amusèrent avec leurs oreillers à taper au hasard sur les autres. Même Molly participa avec beaucoup de volonté et mit quelques coups bien placé qui firent voir des étoiles aux deux autres. C'était un moyen comme un autre d'évacuer sa tristesse et sa colère et, une fois n'est pas coutume, Dominique se défendit plus mollement que d'habitude, ravie de voir sa cousine reprendre le dessus. En apparence du moins. Elle n'était pas vraiment dupe, il faudrait bien plus de temps pour que la jolie rousse sourit franchement et s'amuse de bon cœur sans penser à sa relation passée. Mais il faut un début à tout et elle partait sur de bonnes bases.
Dominique était fière de sa cousine.
- Tu sais ce que tu devrais vraiment faire ? s'enquit-elle, un peu essoufflée, lorsque les ardeurs des Poufsouffle s'estompèrent. Venge toi.
- Pour une fois, je suis plutôt d'accord avec elle, approuva Joana en évitant de justesse un oreiller de la part de la jeune Weasley. Bon, évite les bassesses débiles mais rien n'empêche les petites piques. C'est même plutôt légitime.
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- Je ne supporterai pas qu'on se fiche de moi comme ça, murmura Gemma Lysenko.
C'était la première fois qu'elle repensait à ce que lui avait dit Rose Weasley lors du réveillon de Noël. Comme quoi Abel, lorsqu'il était sortit avec elle, n'avait pas hésité à la tromper. Oh, elle était sûre et certaine que ça n'arriverait pas avec elle. Son petit-ami était bien trop attentif et doux envers elle et aucun signe ne laissait présager une telle chose.
Nella haussa les épaules.
Les deux jeunes filles étaient presque arrivées à la Grande Salle. Si la jeune Flint avait tout de suite oublié cette histoire de tromperie entre les septièmes années de Poufsouffle, ce n'était pas le cas de Gemma qui, bizarrement, songeait à demander plus de détails à Dominique sur cette histoire, juste pour assouvir sa curiosité. Et elle grimaça en songeant que cette dernière ne devrait pas faire de difficultés à les lui confier.
Puis, elle se souvint comment Weasley lui avait paru de mauvaise humeur et agressive cette dernière semaine. Ces cours de Sortilèges étaient bien évidemment un mensonge pour éviter quelque chose -Gemma l'avait compris dès leur premier cours, effarée par l'inattention et le je m'en foutisme évident de son élève- mais elle venait juste de faire la corrélation avec ce qui arrivait à sa cousine. Ainsi, cette peste était au courant et elle avait réussi à tenir sa langue ? Enfin, du moins jusqu'à hier soir, car il était évident que Molly Weasley l'avait découvert ou que quelqu'un lui avait dit.
Weasley arrivait à la surprendre. Beurk.
Alors qu'elles étaient en train de se faufiler dans la Grande Salle, tentant vainement de ne pas se faire marcher sur les pieds par une foule d'élèves affamés, Potter et Jordan les dépassèrent. Et alors que la Préfète-en-Chef tentait de ne pas verdir tout en se faisant toute petite, ce dernier se retourna soudainement, à sa plus grande frustration.
Mortifiée, la jeune fille regarda Potter se tourner à son tour, priant pour qu'il soit dans un bon jour ou soudainement devenu aveugle en une nuit et ne lui cherche pas des noises.
Cela lui fit un choc lorsque les deux garçons saluèrent Nella Flint. Si Jordan y mit beaucoup d'entrain et lui fit un signe de la main, Potter se contenta d'hocher la tête.
Mais le pire fut Nella en train de répondre à ce salut. Véritablement. Elle sentit son estomac faire un bond dans son ventre et se retourna vivement vers sa meilleure amie -dont le visage était devenu écarlate-, tandis que les deux garçons s'étaient déjà détournés d'elle et marchaient d'un bon pas vers la table des Gryffondor.
- Quoi ? se brusqua bizarrement Nella.
Heu rien. Jordan te saluant, okay. Mais … Potter ?
Effarée, Gemma n'ouvrit néanmoins pas la bouche se contentant de regarder son amie avec de grands yeux.
- Jordan et moi sommes ensemble en Duels, tu te souviens ? sourit Nella, reprenant soudainement contenance. Aller viens, allons manger. En plus Kalls est en train de nous ridiculiser.
Et, effectivement, Mervin Kalls était en train de faire de grands signes aux deux jeunes filles depuis la table des Serdaigle. Si Gemma s'assit à ses côtés sans dire un mot, c'était seulement parce qu'elle était toujours sur le coup de la surprise. Bien évidemment, Potter avait dû hocher la tête sans s'en rendre compte ou par politesse -elle ne croyait pas vraiment à cette seconde hypothèse- mais Gemma se sentait … trahie.
Quant à Nella Flint, elle tentait désespérément de faire comme si de rien n'était, tout en sentant son estomac faire des bonds dans son corps. Et elle se maudissait d'être comme ça mais cela lui faisait plaisir que Gemma se rende enfin compte que quelque chose n'allait pas et qu'elle exagérait en ce moment, en la laissant tomber pour Abel Johnson et, pire encore, Dominique Weasley.
Mais de toute façon, ce n'était pas important. Chacune des deux jeunes filles allaient oublier ce qui venait de se passer dans quelques minutes, après un esclandre, dont on parlerait encore quelques années plus tard, à la table des Poufsouffle.
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Alors que Joana et Dominique étaient descendues déjeuner, Molly Weasley avait préféré prendre une bonne douche et s'habiller avant de les rejoindre. Face à la glace, elle hésita un instant à se recoucher, puis se rappela les mots de sa cousine. Ce n'était pas elle la fautive. Soudainement décidée, la jolie rousse ramena ses longs cheveux roux en une épaisse queue de cheval, chose qu'elle faisait rarement habituellement. Mais, elle l'avait appris à ses dépens, les habitudes sont faites pour être changées. Endiguant les larmes qui lui montaient naturellement aux yeux, la jolie jeune fille secoua la tête. Elle n'allait pas passer sa vie à pleurer parce que son petit-ami l'avait longuement trompé avec l'une de ses meilleures amies. Cette nuit avait suffit.
Il n'y avait pas de quoi, n'est-ce pas ? Après tout, ce n'était sûrement pas la dernière des trahisons qu'elle allait devoir endurer.
A l'image de Dominique, elle se devait d'être forte.
Soudainement ragaillardie, la rouquine songea à ce que ferait sa cousine dans une situation pareille. Oh, oui, Dominique relèverait la tête, prendrait cet air dément que tout le monde craignait et pourrirait minute par minute la vie des deux autres, comme elle le lui avait dit. Et puis, si Joana était d'accord, cela voulait dire que c'était une bonne idée, non ?
Alors Molly redressa le cou, mis sa poitrine en avant et sourit au miroir qui lui lança un "canon !" qui lui réchauffa les entrailles. Lui, au moins, était fidèle et avait les mots pour lui remonter le moral.
Elle sortit du dortoir, vide à cet heure de la journée, et marcha silencieusement jusqu'à la grande salle où l'ensemble des Poufsouffle déjeunaient. Ensemble. Même si Dominique se tenait le plus loin possible d'Arthur et Camille et ne parlait qu'à Joana Mayer, ils étaient ensemble. Et elle ? Elle se retrouvait seule alors qu'elle était la victime, l'idiote, la naïve, celle qui ne voyait rien et se faisait rouler dans la farine. Mais ça n'allait pas durer. Oh que non.
Les joues rougies par l'excitation, Molly se dirigea -la tête haute- vers la table, s'arrêtant au dernier moment, lorsqu'elle se retrouva aux côtés d'Anatole parce que son regard venait de capter quelque chose qu'elle n'aurait pas dû voir.
Camille et Arthur, dos à elle, ne l'avaient vu arriver, et se tenaient discrètement la main en dessous de la table. Le doute assaillit la jeune Poufsouffle et elle faillit faire demi-tour lorsqu'elle croisa le regard de sa cousine. Okay, qu'aurait fait Dominique-la-garce dans une situation pareille ? Elle disait toujours que la meilleure défense était l'attaque. Sauf que Molly n'avait pas la hargne de la jeune fille. Elle était plutôt calme et ne disait pas de gros mots, sauf quand la situation l'exigeait comme quand sa sœur Lucy avait mangé le dernier cookie ou qu'elle avait une mauvaise note en cours.
Et là ? Il lui semblait que ce qu'Arthur et Camille avaient fait était un cran au dessus. Donc la situation l'exigeait.
Donc, attaquer. C'était dans ses cordes et elle n'avait aucune raison d'en douter.
- Vous gênez pas pour moi, lança-t-elle d'une voix nasillarde.
Camille et Arthur sursautèrent et la première se retourna vers elle la mine éplorée tandis que leurs mains se déliaient brusquement. Satisfaite, Molly enjamba le banc et s'assit à côté d'Anatole tandis que Dominique lui souriait brusquement.
- Désolée, murmura Camille.
- Oh, crois bien que je le suis aussi Teyssier, railla Molly. Anatole, tu peux me passer la viande ?
Ce dernier s'exécuta gauchement, sans doute peu habitué à voir la rouquine se comporter de cette manière. Molly prit tout son temps pour se servir et, lorsqu'elle reposa le plat de viande, le jus dégagé par cette dernière vint malencontreusement éclabousser la chemise jusque-là blanche de Camille. Oups.
- C'est bon Molly, arrête ton cinéma, s'exclama Arthur tout en passant sa serviette inutilisée à la jeune fille qui regardait ses habits d'un air horrifié.
- Je n'ai pas fait exprès, mentit cette dernière tandis que son assurance s'effritait un peu.
Combattre Camille, c'était dans ses cordes et presque facile mais lui, c'était différent. Douloureux. Comme une lame de poignard qui vous éviscère et vous vide de vos entrailles. Cela ne faisait que douze heures que leur histoire était finie et il s'affichait devant elle avec Camille, semblant n'avoir aucune considération pour elle. Ce qu'ils avaient vécu comptait donc si peu ? Les larmes lui montèrent une énième fois aux yeux et elle baissa la tête.
- Bien sûr, grogna-t-il sans paraitre la croire un seul instant.
- Puisqu'elle te le dit ! s'exclama Dominique en sautant sur l'occasion pour la défendre.
Isabel, qui n'avait pas bougé jusque là, releva la tête et poussa un soupir affligé, semblant trouver la scène trop immature pour qu'elle s'y intéresse. Molly aurait bien voulu la voir à sa place. Comment aurait-elle réagit si Ayling lui avait fait le même coup ? Isabel avait beau se prétendre mature et réfléchie, elle n'était pas sûre que sa réaction aurait été très différente. A ce moment-là, le caractère combattif de la jeune Weasley reprit le dessus. Elle n'avait aucune raison de se laisser marcher sur les pieds, bien au contraire.
- Oh toi …, commença Arthur.
- La ferme.
- Quoi ?!
- LA FERME ! cria Molly, faisant sursauter la plupart des Poufsouffle présents à la table et pas que les septièmes années.
Molly repoussa son assiette et se leva d'un bond, sous les regards étonnés de l'assemblée. D'habitude, ce n'était pas cette Weasley là qu'on entendait hurler, plutôt la petite blonde, et c'était assez rare pour que tout le monde s'y intéresse. Le silence se fit parmi les élèves les plus proches qui n'avait pas envie de manquer ça. La nouvelle avait dû faire le tour des Poufsouffle et même du château car beaucoup plus d'élèves que d'habitude avaient salué Molly ce matin et certains lui avait même confié leur soutien. Dominique avait encore eu raison. On était de son côté.
- Ce n'est pas à MOI que tu vas apprendre comment me comporter, cracha-t-elle. Pour un comportement mature et irréprochable, balaie déjà sous ton hippogriffe. Et y'a du travail !
- Molly …, commença Camille qui tenait sa chemise toujours souillée de la main, on pourrait parler de ça plus tard, tu ne crois …
- ET SI MOI J'AI ENVIE DE PARLER DE CA MAINTENANT ? explosa la rouquine. HE, TOUT LE MONDE ? VOUS VOULEZ DU SPECTACLE ?
Maintenant, tout le monde s'était tut, y compris les élèves des trois autres maisons car Molly avait hurlé assez fort pour que chacun l'entende. Parce qu'elle était vraiment énervée, elle ne s'aperçut pas de l'attention dont elle était l'objet jusqu'à la table des Professeurs -et Assem hésitait visiblement à intervenir-, et continua.
- VOUS VOYEZ CELLE-LA ? s'exclama-t-elle en désignant Camille qui baissa la tête, rouge de honte. Lève-toi Teyssier. LEVE TOI !
Camille s'exécuta, en même temps que Dominique et Isabel, mais pas pour les mêmes raisons. La première ne croyait pas avoir le choix, partagée entre l'envie de fuir et le sentiment qu'elle méritait bien cette humiliation publique, la seconde avait déjà commencé à courir pour contourner la table des Poufsouffle et la dernière avait sorti sa baguette et s'apprêtait à lancer un sortilège à Molly pour la faire taire.
- Non, murmura Joana en se plaçant devant son amie. Elle a bien droit à ça.
C'était peut-être la première fois qu'elle s'opposait à Isabel et cette dernière fut tellement surprise qu'elle en oublia le sortilège de mutisme qu'elle avait en tête, permettant à Molly de continuer.
- CETTE FILLE …, reprit-elle, VENDRAIT SES FESSES A N'IMPORTE QUI …
- MISS WEASLEY ! hurla Assem en se levant brutalement de son siège, manquant de renverser le professeur Lastek qui déjeunait tranquillement à ses côtés.
- MOLLY ! hurla Arthur à son tour.
- Pardon, ricana celle-ci en explosant de rire. Comment dire ? Disons qu'elle possède une morale douteuse, c'est mieux ?
Quelques rires se firent entendre autour d'eux et Molly redressa un peu plus la tête. Dominique n'était plus très loin d'elle maintenant.
- Tu n'es pas obligée de te donner en spectacle ici, grinça Arthur en la fusillant du regard.
- Moi je me donne en spectacle ? JE ME DONNE EN SPECTACLE, VOUS ENTENDEZ ? ESPECE D'ENFOIRE ! CA NE TE SUFFIT PAS DE LA SAUTER ? IL FAUT AUSSI QUE TU M'EMPECHES DE PARLER ? NON MAIS TU CROIS QUOI ? QUE JE VAIS VOUS LAISSER TRANQUILLE, QUE VOUS ALLEZ VOUS EN SORTIR COMME CA ? OH NON C'EST BIEN TROP FACILE.
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- Elle est vulgaire en fait ta cousine, murmura Wil Jordan en lançant un regard ébahi à James, avant de reporter son attention sur la scène hallucinante qui se déroulait dans la grande salle.
Ce dernier ne répondit pas bien trop ahuri de voir que Molly avait une voix et pas une petite. Plus loin, sa cousine Dominique fit un dérapage à côté de cette dernière et tenta -apparemment- de la résonner en lui murmurant quelque chose à l'oreille. Derrière elles, chose qu'elles n'avaient pas remarqué, Assem commençait à s'avancer vers Molly qui avait pris un air dément qui lui rappelait un peu Dominique dans ses mauvais jours.
Ahurissant. Surtout qu'elle n'avait pas l'air prête à s'arrêter.
- VOUS AVEZ BIEN DU RIGOLER NON ? OH OUI QU'EST-CE QUE CA A DU VOUS FAIRE RIRE TOUTES SES FOIS OU VOUS VOUS RETROUVIEZ DERRIERE MON DOS ? ET VOUS N'AVEZ MEME PAS LA DESCENCE DE VOUS CACHER ALORS QUE …
Dominique tira de nouveau sur la main de sa cousine, l'air désespérée mais celle-ci la repoussa facilement et la blonde serait tombée par terre si Anatole Bensberg ne l'avait pas rattrapé au dernier moment.
- Même moi je suis pas aussi crue, chuchota Dewi Carlson en posant une main sur le poignet de James qui mourrait d'envie de se cacher sous la table des Gryffondor.
- T'as une famille de tarés, mec.
- HEIN QUE C'ETAIT DROLE, AVOUEZ ? MAIS VOUS SAVEZ QUOI ? VOUS ME DEGOUTEZ TOUS LES DEUX ! QUAND ON A PAS ASSEZ D'HONNEUR POUR FAIRE LES CHOSES CORRECTEMENT, ON NE SE PAVANE PAS COMME VOUS LE FAITES ! VOUS SAVEZ QUOI ? VOUS ALLEZ BIEN ENSEMBLE … FACES DE TROLLS ! ajouta-t-elle au dernier moment.
Molly referma la bouche tandis qu'Assem se rapprochait à grands pas de la Poufsouffle, l'air véritablement furieuse. Néanmoins, James était sûr et certain que sa cousine ne se serait pas arrêtée là … s'il n'y avait eu Mervin Kalls.
Vous savez, le gamin emmerdant et couineur de Serdaigle, celui qui, apparemment, confondait Lysenko avec sa mère ?
Et bien, de là où il était, James avait vu le gamin monter sur le banc, puis la table de sa maison, repoussant avec ardeur les efforts de la Préfète-en-Chef qui, l'air horrifié, tentait de le faire redescendre.
Puis, lui aussi se mit à hurler :
- BIEN DIT WEASLEY ! TU SAIS QUOI ? T'ES BEAUCOUP PLUS JOLIE QUE L'AUTRE ET MOI JE VEUX BIEN TE CONSOLER.
Okay, c'était officiel, tout Poudlard était devenu taré.
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- BIEN DIT WEASLEY ! TU SAIS QUOI ? T'ES BEAUCOUP PLUS JOLIE QUE L'AUTRE ET MOI JE VEUX BIEN TE CONSOLER. SORS AVEC MOI !
- Mervin ! gémit Gemma tandis que Nella plongeait sa tête entre ses bras pour se dissimuler.
Finalement, elle réussit à le tirer en arrière par le bras et il lui tomba sur les genoux, la faisant gémir de douleur. Il n'était pas léger le gamin pour ses onze ans. Mais plus que tout, c'est la honte qui mortifiait la jeune fille et elle aurait bien aimé faire comme Nella Flint qui, au final, s'était levée et prenait ses jambes à son cou. Pas littéralement hein. Mais de toute façon, personne ne faisait attention à elle, chacun était suspendu aux lèvres de Molly Weasley et attendait sa réponse.
- Quoi ? marmonna Mervin en tournant un regard étonné vers Gemma qui le fusillait des yeux. Je voulais juste lui remonter le moral.
- Mervin, dans ces moments là, la meilleure chose à faire est de se taire ! Non mais vraiment, tu pensais à quoi ? T'as onze ans mince, on console pas des filles à ton âge !
- J'y peux rien si je suis précoce Chef !
Idiot oui, voulu répondre Gemma mais elle se souvint au même moment qu'il était toujours sur ses genoux et que c'était elle qu'on regardait d'un drôle d'air à présent. Comme si elle avait été piquée, la jeune fille sursauta et se décala, manquant de faire tomber une deuxième fois le jeune garçon.
- LE PREND PAS MAL MAIS T'ES UN PEU …, s'exclama Weasley qui avait paru un instant déstabilisée mais s'amusait visiblement de la situation à présent et faisait de grands gestes voulant dire que l'âge de Kalls la dérangeait. MAIS JE TIENS A DIRE QUE TOUT CEUX MESURANT PLUS D'UN METRE QUATRE VINGT ET ETANT MAJEURS SONT LA BIENVENUE !
Dominique, qui était toujours à côté de sa cousine, poussa un soupir affligé, se rappelant les paroles de Joana Mayer quelques heures plus tôt. Molly ne l'avait tout de même pas pris au mot, n'est-ce pas ?
En vérité le spectacle était fini. Car, après que plusieurs sifflements eurent retentis face à la dernière remarque de Molly Weasley, Assem avait finalement rejoint le groupe de Poufsouffle, le visage rouge de fureur.
- Au moins, on sait que tout ça n'était pas que des ragots, chuchota Nella qui, visiblement, avait fait demi-tour en voyant que personne ne se préoccupait plus de Mervin Kalls et s'était remise silencieusement à manger.
- Faut croire, je n'étais pas au courant.
- Ah, bizarre, répondit ironiquement la jeune fille sans rien ajouter.
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- Miss Weasley, grinça Assem entre ses dents, on peut savoir ce qui vous a pris ?
- Heu … un sortilège de confusion ?
- Dans mon bureau. Immédiatement. Et vos parents seront au courant.
Dominique regarda s'éloigner sa cousine le cœur serré, tandis que le visage de cette dernière se décomposait. Sa hargne avait visiblement disparu en quelques secondes, le temps qu'Assem prononce le mot "parents" et sans doute se sentait-elle stupide de s'être donnée en spectacle de cette façon.
Dans le même temps, Camille fondit en larmes et quitta la grande salle, soutenue par Arthur, sous les regards parfois empli de compassion, parfois furieux des autres élèves. Dominique ressentit un pincement au cœur. Aussi mal était ce qu'elle avait fait, sa meilleure amie ne méritait pas ça. Isabel rejoignit le couple en quelques enjambées, sans oublier de lui adresser un regard furieux au passage, comme si tout était de sa faute. Elle n'avait poussé Molly à rien et avait même tenté de l'arrêter. Mais à l'expression qu'avait Molly sur le visage lorsqu'elle hurlait, elle savait que rien ne pouvait l'arrêter. Elle avait la même lorsqu'elle s'énervait et, visiblement, elles n'étaient pas cousines pour rien.
- Elle a bien fait de vider son sac, commenta Joana, apparemment satisfaite.
- Comment ça ? s'exclama Anatole en lui lançant un regard furieux. Elle a humilié Camille ! Et, merde, on est un groupe, on est amis, on devrait surmonter ça et pas se diviser comme ça. Franchement …
- Je n'ai pas dis que j'appréciais que Camille subisse ça, philosopha la jeune fille. Juste que Molly en avait besoin. Et, crois-moi, tout ça finira par se tasser. Il faut juste du temps. Ca résout tout, le temps.
- J'espère, conclut Dominique dans un soupir las. Vraiment.
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- C'est bon James, personne ne fait attention à toi, soupira Dewi Carlson d'un air las. Et même si c'était le cas, tu adores ça.
James Potter fusilla sa meilleure amie du regard avant de sortir de derrière l'armure qui lui servait de refuge depuis plusieurs minutes. Il avait chargé Wil et Dewi de vérifier si la voie était libre, arguant qu'il était hors de question qu'il se montre en public après une telle humiliation familiale mais la jeune fille semblait en avoir marre de ce cinéma.
- Ce n'est pas la fin du monde et je trouve que ta cousine a été vraiment cool sur ce point, approuva Wil en lui tapant néanmoins l'épaule, signe de soutien.
- Elle aurait pu le faire en privée, grogna James. Mais tu as raison, Teyssier ne va pas s'en sortir comme ça.
- Oh non ! gémit Dewi en se retournant soudainement vers lui. Je t'interdis de te mêler de cette histoire !
- Mais …
- J'ai dis non !
- Enfin …
- Quel merveilleux couple.
Les deux amis, qui se faisaient face, s'arrêtèrent net devant l'interruption de Wil qui les regardait d'un air goguenard. Puis, ils explosèrent de rire. Dewi avait raison, ce n'était pas ses affaires et pas le premier garçon qui faisait souffrir l'une de ses cousines. Même si Albus et Malefoy avaient toujours une dent contre Johnson par égard pour Rose, leur vengeance n'avait pas dépassé quelques semaines.
- Aller, venez, on va faire un tour dans le parc si tu tiens vraiment à éviter le château, proposa Dewi une fois calmée.
Les trois jeunes gens, après s'être mis d'accord pour faire un tour près du lac, mirent quelques minutes à rejoindre la sortie. On était dimanche et malgré les examens approchants, beaucoup d'étudiants avaient eu la même idée. Et, contrairement à ce que pensait James, on ne le regardait pas du tout bizarrement. Tout le monde se fichait du cousin à Molly Weasley, on ne parlait que d'elle après l'esclandre qu'elle venait de faire en public. James avait dans l'idée que la rouquine devait plus que regretter son geste surtout après être sortie de la Grande Salle accompagnée par Assem elle-même qui avait sa tête des plus mauvais jours.
- En plus, murmura Dewi en baissant le nez dans son écharpe à cause du froid, je ne sais pas pourquoi tu voudrais t'en prendre à Camille Teyssier. C'est quand même Lowe le plus fautif dans cette histoire, non ? De toute façon, chacun fait ce qu'il veut de ses fesses, non ? Ta cousine s'en remettra.
- C'est peut-être le cas mais ça ne lui donnait pas le droit de …
- Je croyais qu'on arrêtait de parler de ça ! l'interrompit Wil, pressentant une nouvelle jouxte verbale.
Et pour bien appuyer ces paroles, il écrasa sa main pleine de neige fraiche sur le visage de Dewi qui poussa un hurlement. La sortie dégénéra très vite en bataille de boules de neige et, lorsque les trois Gryffondor retournèrent au château, une bonne heure plus tard, ils avaient totalement oublié ce qu'il s'était passé ce midi-là.
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- Pourquoi est-ce que tout le monde parle encore de ça ? déplora Isaac Nott au bout de quelques minutes de révision, n'en pouvant plus des messes basses au sein de sa salle commune et, pire encore, parmi son groupe d'amis.
Harriet Moorehead et Thomas Ayling relevèrent piteusement la tête, comme deux enfants pris sur la main dans le pot de confiture. Les deux jeunes Serpentard, sous prétexte de réviser leurs Sortilèges avaient réquisitionné l'une des rares tables de leur salle commune. C'était là qu'Isaac les avait retrouvé, discutant de l'altercation de ce midi entre Weasley et Teyssier, pendant qu'Heather se trouvait nul ne savait où.
Il avait bien tenté d'éluder les chuchotements mais cela l'empêchait de se concentrer.
- Et bien, murmura ironiquement Ayling, le premier à reprendre ses esprits. D'abord parce que Molly Weasley, quoi que tu puisses en dire est quelqu'un de populaire, sans compter qu'elle est vraiment canon. Ensuite parce que sa petite crise de ce midi est pas franchement commune, de mémoire d'élève on n'a jamais vu quelqu'un péter un câble comme ça en public et à la vue des Professeurs. Et ensuite parce que c'est distrayant.
Sa bouche se tordit dans un rictus grimaçant et il reprit, un peu plus sérieusement.
- Mais tu as raison, c'est tout à fait stupide.
Harriet approuva, gênée, tout en avançant son manuel de Sortilèges devant elle pour véritablement se mettre à étudier cette fois-ci. Au plus grand bonheur de Nott qui considérait la conversation close après le mea culpa de Thomas, ce dernier l'imita et, pendant quelques minutes, il n'entendit plus rien d'autres que le grattement des plumes sur les feuilles de parchemin, laps de temps qui lui permit lui-même de comprendre une question vraiment tordue d'un devoir de Défense Contre les Forces du Mal.
Sauf que ces quelques minutes lui parurent bien trop courtes à son goût lorsque Thomas releva la tête tout en se raclant la gorge.
- Mais, entre nous, j'aimerais vraiment savoir comment tu as fais pour être au courant avant tout le monde.
Nott haussa les épaules, peu désireux de s'aventurer dans ce chemin là. Non pas que cela le contrarie que ses amis apprennent qu'il se baladait avec Dominique après les cours de duels -surtout que sa réputation envers eux, surtout Heather, avait augmenté depuis qu'elle avait foutu une claque magistrale à ce troll de Potter- mais les questions qui en découleraient l'ennuyait d'avance.
Elle avait raison cette peste : il l'avait pardonné. Sinon, bien évidemment qu'il n'aurait jamais rouvert la bouche devant sa tignasse blonde et ses grands yeux bleus qui donnaient justement envie de la noyer dans le lac. Juste pour accorder les couleurs.
Mais, même s'il avait enfin tiré un trait sur cette histoire, cela ne voulait pas dire qu'il avait envie d'être en sa compagnie. Elle était capable de tout, cette Serpentard ratée, et il n'avait aucune envie de se faire avoir une deuxième fois. Oh, elle pouvait bien disséminer des "nous" dans ses paroles, ils n'étaient qu'illusoires et il avait bien fait de le lui dire. Ils étaient Isaac Nott, de Serpentard et Dominique Weasley, de Poufsouffle, deux entités à part dont les chemins n'avaient fait que se croiser sept ans auparavant -et, éventuellement, là, ils auraient pu être "nous"- et qui n'avaient plus rien à faire ensemble. Et ce n'était pas parce qu'ils s'entendaient comme larrons en foire à onze ans que s'aurait pu être le cas à dix-sept ans s'il lui laissait une chance. Vraiment. Ils avaient pris des chemins bien trop différents.
Elle, jolie, heureuse, entourée d'amis et de connaissances comme s'il en pleuvait. Immature et têtue, pas très réfléchie.
Lui, solitaire, qui préférait étudier plutôt que se rouler dans la neige et n'avait pour véritables amis que trois Serpentard un peu fêlés, chacun à leur manière.
Dominique lui avait plus ressemblé étant plus jeune. Ou alors c'était lui qui s'extériorisait plus lorsqu'ils se fréquentaient, à l'époque. Dans tous les cas …
- C'est pas important, répondit-il fermement, signifiant ainsi réellement la fin de la conversation.
