Merci à Dobbymcl, Barbiemustdie, Shiriliz, Lyra (Merci pour ton enthousiasme ! Je crois que tout le monde attendait enfin le moment où Gemma allait se "rebeller", bah voilà c'est fait ! Ah bah, malheureusement pour l'instant, comme tu verras, elle a pas l'intention de jeter Abel ... Quant à James, c'est un grand garçon, il s'en remettra, t'inquiète pas. Merci pour ta review :) ), Elia (C'est vrai, elle a été un peu injuste mais en même temps, James ne l'est-il pas avec elle depuis le début ? Merci pour ta review, à bientôt !), UranusMarie, Claroushka, SmilingSparrow, JolieRosedu68, FanDeFiction (Tu peux continuer, j'adore le mot "génial" xD surtout quand on parle de moi ! En tout cas, j'adore ton enthousiasme et merci pour ta review !) et Pepoune (Ouais, Dom c'est une vraie poule mouillée j'avoue ! Pour le suspens, je compte bien continuer avec jusqu'au tout dernier chapitre, sinon c'est pas drôle (pour moi). Merci pour ta review !).
Et MERCI à Barbie-la-formidable pour ses corrections !
Bonne lecture !
A l'ombre de vos centrales, je crache mon cancer.
Je cherche un nouveau nom pour ma métamorphose.
Je sais que mes enfants s'appelleront vers de terre. [...]
Alligators 427 - HF Thiéfaine
Trois jours plus tard, Gemma Lysenko était toujours sur un petit nuage.
Le week-end s'était terminé, studieux, et même si Weasley et elle n'avaient pas pu retourner au septième étage car cette dernière avait prétexté un entrainement de Quidditch de dernière minute, elle vivait un conte de fée.
Tout d'abord, elle avait passé la journée entière avec son petit-ami, chose qui n'était jamais arrivée auparavant, ce dernier étant toujours très occupé. Ils avaient passé la majeur partie de la matinée dans le parc à discuter de choses et d'autres, puis étaient rentrés pour déjeuner et s'étaient installés pour de longues heures dans la Bibliothèque, ce dernier lui ayant demandé de l'aider en Histoire de la Magie, matière qui n'était pas son fort. Bien entendu, elle avait accepté, ne rechignant jamais de parler de sa passion Elle l'avait noyé sous les informations et celui-ci avait rédigé son essai tant bien que mal. Évidemment, elle y avait jeté un coup d'œil et n'étant pas trop satisfaite de sa rédaction, lui avait corrigé toutes ses fautes, rajoutant des points importants qu'il avait omis sans faire exprès.
Abel l'avait ensuite serrée dans ses bras en murmurant à quel point elle était précieuse pour lui, ce qui n'avait pas aidé la jeune fille à redescendre sur terre.
Puis, lundi matin, elle avait eu un O à son dernier devoir d'Histoire de la Magie et même un EE en Potions, ce qui n'était pas chose aisée avec cet abruti de Wil Jordan comme binôme.
Au déjeuner, sa chouette True - un peu plus en forme depuis qu'elle l'avait amenée à l'animalerie magique à Noël pour la faire soigner - lui avait amené une longue missive écrite par son père, pour la première fois depuis très longtemps.
Le mois de mars démarrait très bien pour la Préfète-en-Chef qui, si elle se méfiait tout de même, n'avait pas recroisé Potter depuis le samedi soir et leur prochaine rencontre n'aurait pas lieu avant le lendemain soir, mercredi, pour leur ronde commune, si ce dernier ne s'attaquait pas à elle avant. Mais elle préférait ne pas y penser maintenant.
Peu avant le petit déjeuner, en ce mardi matin ensoleillé, Gemma se préparait mentalement à un double cours de Métamorphose et un autre de Botanique, répétant silencieusement les leçons qu'elle avait retenues pour se mettre dans le bain.
Les bras pris par ses livres, la Préfète-en-Chef manqua de les faire tomber lorsqu'elle voulut faire un signe de la main à Weasley qui passait devant elle, les yeux tout ensommeillés. Lorsqu'elle l'aperçut, la Poufsouffle, qui portait une tenue de sport noire, se tourna vers Molly Weasley qui l'accompagnait et lui signifia doucement de ne pas l'attendre.
- Oui, je sais ce que tu vas me dire, on n'est pas retourné là-haut depuis trois jours mais je n'ai vraiment pas eu une minute à moi. D'ailleurs regarde, je n'ai pas cours, il est sept heures et je vais aller courir et m'entrainer, lâcha immédiatement la Poufsouffle en s'avançant vers elle. On joue dans moins de deux mois contre les Serpentard.
- Pas grave, répondit Gemma avec un grand sourire.
Étrangement, le regard de la Poufsouffle se fit soupçonneux et elle se mit à la dévisager sans gêne aucune, cherchant à découvrir si elle ne se fichait pas d'elle par hasard. Elle n'avait pas tort, c'était Gemma qui avait fait tout un pataquès pour espionner devant cette porte et, maintenant, elle affirmait que ce n'était… pas grave ? Elle avait de quoi se poser des questions.
- J'ai tenu tête à Potter ! s'exclama Gemma, lui révélant ainsi l'une des raisons de sa bonne humeur.
Dominique ouvrit de grands yeux ronds et ne comprit la signification de ses mots que quelques secondes plus tard, une fois que Gemma lui eut tout expliqué. Réellement ravie, la Poufsouffle se mit à sautiller sur place, l'air pour la première fois admirative.
- Faire référence à ses parents, c'est ce que tu aurais pu trouver de mieux, lui confirma-t-elle d'ailleurs. Je vais peut-être finir par t'apprécier, si tu continues comme ça.
- N'essaie même pas, s'exclama Gemma.
Elle prit un air horrifié qui ne convainquit personne, même pas elle, et les deux adolescentes se mirent à rigoler bêtement.
- J'ai une idée, fit soudainement Dominique en cessant de rire. Que dirais-tu… si l'humiliation de James se retrouvait publique et, comment dire… légèrement amplifiée ?
- Je… je ne sais pas si…
- Oh, allez, ne sois donc pas aussi rabat-joie !
- Bon d'accord.
Redevant soudainement sérieuse, Gemma remonta légèrement ses livres qui étaient en train de glisser sous son bras et sa voix était plus faible quand elle reprit :
- Ce soir, on a cours de Duels. On remonte après ?
- D'accord, répondit Weasley après un petit temps de réflexion.
Les deux jeunes filles hochèrent la tête en signe de connivence puis se séparèrent, Dominique Weasley entrant dans la grande salle en première. Cette dernière n'avait pas oublié sa promesse et ses yeux brillèrent d'un air avide lorsqu'ils se posèrent sur la chevelure brune de son cousin qui déjeunait tranquillement avec Flint et Dewi Carlson à la table des Gryffondor.
Elle n'avait pas souvent l'occasion de se jouer de lui et n'allait pas laisser échapper celle-ci si facilement.
A la table des Poufsouffle, ce n'était pas la folle ambiance. Néanmoins, les discussions étaient calmes et posées et personne n'avait l'air d'avoir envie de se disputer, même pas Molly qui avait finalement retrouvé ce fameux devoir de Sortilèges dans sa malle. Malgré tout, elle ne décolérait pas et croyait toujours Camille responsable, avec une mauvaise foi toute nouvelle chez elle.
Joana était en train de vernir ses ongles d'une teinte rose pâle, bien moins voyante que celles dont elle usait habituellement, et Dominique lui lança un sourire angélique. C'était par elle qu'elle devait attaquer. Après tout, après elle, la jeune fille était la pire commère de tout Poudlard et avait des relations partout, même chez les Serpentard.
- Quoi ? s'enquit d'ailleurs très vite cette dernière en se sentant observée.
- Je sais quelque chose que tu ne sais pas ! chantonna Dominique en prenant tout son temps pour attraper la carafe de lait chaud devant elle.
Tout aussi doucement, la jeune Capitaine se remplit un bol en sifflotant, sentant l'attention de tous ses amis se tourner brusquement verselle.
- Bon, t'accouches ? lâcha Camille, qui avait l'air aussi en haleine que Joana.
Pour tout dire, même Arthur Lowe, si sérieux d'habitude, et Isabel Lowell qui ne s'intéressait pas vraiment aux ragots, la dévisageaient sans en avoir l'air.
- Hein ? Mais je suis pas encein…
- Expression moldue, coupa Camille en secouant ses fines mèches brunes. Ça veut dire "dépêche-toi de nous dire ce que tu sais et que même Joana ne sait pas si tu ne veux pas finir dans le lac avec le Calmar Géant".
- Tout ça ? rigola-t-elle.
Pour bien enfoncer le clou, la jeune fille prit une bonne minute pour tartiner de beurre de cacahuète une brioche moelleuse. Lorsqu'elle releva la tête, plus personne ne cachait son exaspération.
- Dominique…, la menaça Joana.
- Bon, bon… Qui veut savoir qui a fait pleurer James Potter comme une fillette samedi soir ? lâcha-t-elle triomphalement.
Le visage de Joana s'orna d'un grand sourire. La jeune fille avait beau ne pas être insensible au charme de son cousin, ce genre de révélation prenait le pas sur le reste. Et Dominique savait très bien qu'elle ne pourrait s'empêcher de le répéter à tout le monde et que la rumeur ne tarderait pas à faire le tour du château.
Elle se fit un plaisir d'expliquer que Lysenko avait finalement réduit James au silence, lui lançant des sortilèges plus terrifiants les uns que les autres et qu'il avait fini à l'infirmerie, pleurant à chaudes larmes à cause de la douleur. Pire encore, Pomfresh l'infirmière avait très vite découvert qu'il lui manquait un bout de "Hum… vous-savez-quoi" et il avait été obligé de baisser son caleçon devant elle pour se faire soigner.
Pas un seul instant, elle ne ressentit le moindre remord à mentir de la sorte. Embêter son cousin était l'un de ses passe-temps préférés et elle devait bien se venger de la dernière fois, quand il avait failli la tuer dans les cachots. Quant à ses amis de Poufsouffle, s'ils apprenaient un jour que (ce) ça ne s'était pas exactement passé comme ça, elle rejetterait la faute sur Lysenko et dirait s'être faite berner.
De toute façon, tout le monde semblait l'avoir crue - hormis Isabel qui la regardait d'un air suspicieux - et ils ne parlèrent que de ça pendant tout le petit déjeuner. En plus, son petit mensonge semblait avoir rafraichi l'atmosphère car Molly ne fit aucun commentaire quand Camille lui demanda poliment le sucre qui se trouvait devant elle.
Tout au long de la journée, elle répéta son histoire à plusieurs connaissances, dont Emmeline Carter, une Poursuiveuse de son équipe, sa cousine Rose Weasley qui mit de longues minutes à se remettre de son fou rire et même à Thomas Ayling qui trainait dans les couloirs, un peu en avance au cours de Défense Contre les Forces du Mal, l'après-midi même. Ainsi, elle était sûre que pas un seul élève n'ignorerait la chute du seigneur Potter d'ici la fin de journée.
Néanmoins, en croisant le regard furieux de ce dernier en cours de Duels, elle se douta qu'il n'allait pas la laisser s'en tirer à si bon compte. D'ailleurs, il se dirigeait déjà vers elle et la plupart des élèves avait les yeux tournés vers lui, chuchotant discrètement ou non.
- Finalement, tu vas pas t'en tirer comme ça, se moqua gentiment Molly. Quoi ? Tu crois que j'ai vraiment cru qu'on avait coupé un bout du… de… enfin le truc à James ? Je sais très bien quand tu mens Dominique Weasley !
Cette dernière regarda sa cousine qui arborait un air satisfait et goguenard à la fois et s'en voulut de ne pas avoir songé au radar anti-mensonge que possédait Molly quand il s'agissait de sa personne. Néanmoins, elle n'eut pas le temps de lui demander de l'aide que cette dernière s'était déjà sauvée en courant et que James se tenait devant elle.
Le cours n'avait pas encore commencé et les quelques professeurs qui se trouvaient là discutaient entre eux près de la table des Serpentard, soit à l'autre bout de la salle, cette dernière étant la seule à ne pas avoir été enlevée pour l'instant pour le cours de Duels. Inutile de chercher de l'aide par là-bas. En plus, elle n'avait pas très envie d'expliquer à Assem pourquoi son cousin voulait l'assassiner. Cela aurait été trop gênant d'avouer qu'elle avait dit à tout le monde qu'on lui avait coupé un bout du sexe.
Ainsi, Dominique décida d'affronter la situation comme une grande fille.
- Ah James ! Tu vas bien ? lança-t-elle avec un grand sourire.
- Je-vais-te-tuer.
- Comment tu sais que c'est moi ?
- Personne d'autre n'aurait pu inventer un truc pareil. Et quand bien même j'aurais un doute, tu viens d'avouer.
Dominique se rendit compte qu'effectivement, elle venait d'affirmer stupidement sa part de responsabilité là-dedans. Laissant tomber le jeu d'hypocrisie qu'elle avait mis en place, elle redevint brusquement sérieuse.
- C'est pour avoir tenté de me tuer, lâcha-t-elle en fronçant les sourcils.
- Je n'ai pas tenté de te…
- Oh que si ! On est quitte maintenant. J'ai failli mourir et toi tu as… un bout en moins.
- Je n'ai pas…
- L'important, c'est que tout le monde le croit, crâna-t-elle.
Malgré elle, la jeune fille laissa échapper un rire nerveux, se rendant compte de l'absurdité de cette rumeur. C'est vrai que c'était drôle, sûrement l'une de ses meilleures trouvailles et James ne resterait pas longtemps fâché contre elle de toute façon, il n'était pas rancunier.
Pour preuve, elle connaissait assez son cousin pour savoir qu'il était en train de se retenir de sourire lui-aussi.
- Où as-tu été chercher ça ? râla-t-il pour la forme.
- Aucune idée, rigola-t-elle, soudainement prise d'un fou rire.
Elle croisa le regard brun de son cousin et éclata totalement de rire, faisant sursauter un groupe de troisième année, dont Lily Potter et Hugo Weasley qui passaient près d'eux. Ses deux cousins se murmurèrent quelque chose à l'oreille tout en regardant James du coin de l'œil - et Lily était devenue toute rouge - et ne demandèrent pas leur reste. Eux aussi avaient sûrement entendu parler de la mésaventure de James.
- Je crois que Lily vient de perdre toute forme d'innocence, lâcha-t-elle entre deux gloussements.
Finalement, James se mit à rigoler de bon cœur lui aussi, un peu contre son gré. Ils ne se calmèrent que quelques minutes plus tard, lorsque la salle fut totalement installée et le cours prêt à commencer.
Se dirigeant vers leur groupe, James attrapa néanmoins Dominique par le bras avant qu'ils n'y parviennent.
- C'est la seule fois où je te laisserai te mêler de mes affaires, compris ?
- James Potter, cette histoire n'a pas que du faux. Lysenko t'as réellement rabattu le caquet samedi soir, non ? Je n'ai plus besoin de m'en mêler maintenant, je suis sûre qu'elle pourra le refaire à chaque fois que tu l'emmerderas.
- Cette fille n'a aucune idée de ce qu'elle dit, grimaça-t-il en se souvenant de ce qu'elle lui avait dit à propos de ses parents.
- Toi non plus. C'est une chic fille.
Se pinçant soudainement les lèvres, un peu étonnée par la compassion dont elle faisait preuve envers la Serdaigle - qui d'ailleurs les regardait d'un peu plus loin, semblant mourir d'envie de savoir ce qu'ils se disaient - elle baissa les yeux devant le regard interrogateur de Potter.
- Avoue qu'elle n'est pas si faible que ce que tu pensais, risqua-t-elle tout de même. Moi non plus je ne la croyais pas capable de dépasser cette phobie.
- P'tet bien…, avoua-t-il à contrecœur. Attends, tu as dis… Phobie ?
- Phobie. Avoir une peur bleue et incontrôlable de quelque chose ou de quelqu'un dans son cas. Je ne vois pas comment on peut appeler ça autrement ? Plus sérieusement…
- J'aime pas quand tu es sérieuse, la coupa-t-il, en se souvenant sûrement de l'épisode de Noël dernier où Dominique lui avait révélé ce qu'elle savait sur Lysenko.
Dominique hocha la tête, signe que ce n'était pas les moments qu'elle préférait non plus mais, tout comme cet hiver, elle sentait qu'elle devait partager le fond de sa pensée avec James. Il n'était peut-être pas son ami mais faisait partie de sa famille et elle se sentait en droit de le faire, comme si c'était plus important que l'amitié. Et puis, au fond d'elle-même, elle savait que James n'était un crétin qu'avec les gens qu'il n'aimait pas. Généralement, il ignorait les autres et était formidable avec ses amis, suffisait de voir le piédestal sur lequel il mettait Dewi Carlson malgré leurs disputes.
- Tu tiens vraiment à déclencher une guerre à Poudlard ? Parce que, si tu continues à embêter Lysenko, c'est ce qu'il va se passer. Je n'hésiterai pas à la soutenir, et à rameuter les gens qu'il faut. Je suis sûre que Moorehead n'attend que ça pour t'enterrer six pieds sous terre. Tu feras la même chose de ton côté et on s'entretuera tous. C'est ça que tu veux ? murmura-t-elle en exagérant volontairement.
- Et après, tu vas me dire que vous n'êtes pas amies ? Quelle mauvaise foi, répliqua James sans répondre à sa question.
La jeune Weasley n'eut pas le temps de se récrier, qu'il avait déjà rejoint Wil Jordan et Nella Flint, sûrement pour leur faire un résumé de la situation. Elle resta plantée au milieu de la salle jusqu'à ce qu'elle croise le regard sévère d'Assem qui lui ordonnait silencieusement de rejoindre son groupe elle-aussi et elle traina des pieds jusqu'à Lysenko.
Dominique n'avait pas très envie de lui relater sa conversation avec son cousin et fut ravie par l'intervention d'Anatole qui, timidement, vint leur demander de l'aide pour lancer l'un des sortilèges de la liste de Wiertz avec lequel il avait du mal. Enfin, c'était surtout à Lysenko qu'il s'adressait indirectement et Dominique ressentit un drôle de sentiment en constatant que ses amis commençaient à s'intéresser à elle, eux aussi.
Finalement, elle finit par se sortir de la tête toutes ces questions peu existentielles - advienne que pourra ! - et passa même un bon moment avec la Serdaigle et Anatole, dont le caractère calme et posé convenait mieux à cette dernière qu'une Camille Teyssier exubérante ou une Joana Mayer cassante.
Anatole réussit son sortilège et elle-même apprit à métamorphoser un bouton en scarabée grâce à Gemma qui s'était mis en tête de lui apprendre les fondamentaux de cette matière, ahurie par sa débilité en ce sujet et aussi parce qu'elle maitrisait à peu près l'ensemble des sortilèges de la liste.
Au moment où le scarabée apparut sur le sol à la place du bouton de la chemise d'Anatole qu'elles avaient réquisitionné pour l'occasion, elle ne put s'empêcher de glapir, croyant à une mauvaise blague. Peut-être que quelqu'un l'avait fait surgir à sa place. Il apparut très vite qu'elle ne devait ce miracle qu'à elle-même.
Prenant le scarabée entre ses mains, elle se souvint brièvement que c'était grâce à l'une de ces petites bêtes qu'elle était devenue amie avec Isaac et sourit doucement.
- Quoi ? s'enquit Gemma, dérangée par cette soudaine mélancolie.
- Rien, répondit Dominique en haussant les épaules, se détournant d'Isaac qui, un peu plus loin, n'essayait même plus de lancer le sortilège du Patronus.
Il était près de vingt-deux heures et Wiertz déclara la fin du cours après s'être appliqué un sortilège de Sonorus sur la gorge. Pour une fois, Dominique ne traina pas, même si elle fut un peu déçue de manquer une occasion de parler à Isaac. Elle n'avait pas oublié la promesse faite à Lysenko de remonter au septième étage ce soir-là.
Elle fila enjoindre Camille et les autres de ne pas l'attendre et ceux-ci ne discutèrent pas, la plupart ayant de toute façon un cours d'Astronomie dans quelques minutes.
- Au fait, s'enquit Anatole avant que les deux filles ne sortent de la grande salle. Mon bouton.
Dominique baissa les yeux vers le scarabée qu'elle tenait toujours sur sa main et Gemma ne tarda pas à lui rendre sa forme initiale. Il les remercia chaleureusement avant de rejoindre Rose Weasley qui fusillait la Serdaigle du regard un peu plus loin.
- Faut que t'arrêtes de te mettre toute ma famille à dos, grogna Dominique alors qu'elles se positionnaient sur l'escalier qui entama sa folle montée plutôt brusquement, une fois n'est pas coutume.
Dominique se rattrapa rapidement à la rambarde, grâce à de bons réflexes, mais Gemma manqua de finir les quatre fers en l'air. Cet incident lui évita de répondre et elles montèrent les étages en silence, accompagnées par une dizaine d'autres élèves qui prenaient le même chemin qu'elles mais pour retourner dans leur dortoir.
Au septième étage, le petit groupe - tous à Serdaigle -, se dirigea vers la gauche, tandis que Gemma et Dominique, après avoir attendu qu'ils disparaissent au détour d'un couloir, filèrent vers la gauche. Elles ne prirent pas plus de dix minutes avant de retrouver le long couloir, les deux portes, et les armures alignées contre le mur qui devenaient leur fief en ce moment. En habituée, Dominique se glissa derrière la dernière et se laissa tomber par terre. De toute façon, les armures étaient tellement immenses qu'elle disparaissait totalement derrière peu importe sa position.
Gemma se laissa aller sur le sol elle-aussi, avec l'obscurité ambiante on ne pouvait pas la voir à moins de la chercher. Elle venait de vérifier et la porte était ouverte, signe que quelqu'un allait peut-être venir.
- Je suis pas sûre que James t'embêtera plus qu'avant, lança Dominique, rompant le silence au bout de quelques secondes.
La Poufsouffle était certaine que Lysenko mourrait d'envie de lui poser la question mais qu'elle n'osait pas. Cette dernière fut un peu prise au dépourvu et grimaça.
- C'est encourageant.
- Tu lui as défiguré l'entrejambe après tout, ricana Dominique. Il a l'air de plutôt bien le prendre.
- Je ne comprends vraiment pas ! Comment peut-il trouver ça drôle et être tellement…
- James est un crétin mais il a le sens de l'humour. Et il se contrefiche totalement de sa réputation, même s'il adore en jouer. Et il n'est pas rancunier.
- Sauf avec moi, soupira Gemma.
Hésitante, Dominique ne répondit qu'à cause de la pression de Gemma sur sa jambe, qui l'encouragea par ce geste à s'expliquer.
- Désolée mais c'est de ta faute.
- Je ne...
- Écoute... je ne dis pas que tu l'as cherché. L'année dernière, quand tu... en pinçais pour lui...
Elle avait buté sur le mot, hésitant à placer le mot "amoureuse" mais s'était dit que la Serdaigle le prendrait mal.
- Il a cru que c'était parce qu'il s'appelait "Potter"…
- Il a dit que j'étais grosse et moche et que j'avais de l'éclabouille sur le visage, s'exclama sombrement Gemma en repensant à cet épisode malheureux.
Dominique haussa les épaules, ne sachant pas trop quoi dire et finit par éluder l'interruption de la jeune fille.
- La plupart des filles qui s'intéressent à mon cousin, c'est parce qu'il est le fils d'Harry Potter. Et c'est la même chose pour tous mes cousins et cousines la plupart du temps, reprit-elle en fronçant les sourcils. Et puis, ton comportement n'aidait pas, tu te mettais à bafouiller et rougir à chaque fois que tu le croisais. Moi non plus je n'aurais pas envie de toi ! James et moi n'aimons pas les gens faibles et qui n'ont pas de caractère.
- Dis plutôt que vous n'aimez pas ceux qui ne sont pas comme vous, grogna la Préfète-en-Chef pour toute réponse. Mais de toute façon je m'en fous. A la minute où j'ai découvert le vrai visage de Potter, je… j'ai cessé d'être stupidement attirée par lui. Et il a fait de ma vie un enfer.
Une fois encore, Dominique ne répondit pas, sachant pertinemment qu'elle avait raison. Son cousin et elle fréquentaient des personnes qui allaient dans leur sens et ne leur résistaient pas. Malgré tout, cela ne les empêchait pas d'aimer naturellement leurs amis et, ce, sans conditions.
- Et puis, après cet été, je voulais juste qu'il me foute la paix mais ça a été encore pire, confia Gemma. J'aimerais juste qu'il me laisse tranquille.
La conversation s'épuisa, aucune d'entre elles n'ayant à ajouter quelque chose. C'était la plus longue conversation que les deux jeunes filles aient jamais eue et elles se sentaient gênées toutes les deux.
La Poufsouffle et la Serdaigle n'ouvrirent guère plus la bouche durant les deux heures suivantes, Dominique soupirant à intermittence régulière pour bien montrer l'inutilité de leur présence ici. Bien évidemment, il ne se passa rien et, vers minuit, elles décidèrent d'aller se coucher, à présent toutes les deux convaincues que personne ne montrerait le bout de son nez à cette heure-là.
- Soyons prudentes, murmura Gemma. Les Préfets font des rondes jusqu'à minuit mais Wiertz et les autres professeurs tournent toute la nuit depuis les agressions.
Dominique hocha la tête, peu ravie de savoir qu'elle risquait de tomber sur un professeur durant son long périple. Elles remontèrent le long couloir, bifurquèrent vers la droite et se laissèrent porter par le bruit de leur pas, tendant toutes les deux l'oreille pour ne pas se faire surprendre par la présence d'un intrus.
Au bout de quelques minutes néanmoins, la Poufsouffle fronça les sourcils et retint sa camarade par le bras, tout en plaçant son doigt sur sa bouche. Cette dernière lui lança un regard interrogatif mais elles n'eurent pas le temps de faire un seul pas, qu'une lumière se dessina derrière elles.
Dominique se retourna la première, plaçant son bras devant ses yeux, totalement aveuglée par le Lumos. Gemma mit quelques secondes à l'imiter et elle s'aperçut que la Serdaigle avait l'air vraiment inquiète. Elle ne risquait pas que des retenues mais aussi son insigne de Préfète-en-Chef.
- Ça va devenir une habitude, constata platement leur opposant.
Dominique soupira, totalement soulagée, sans comprendre pourquoi Gemma ne quittait pas cet air apeuré.
- Baisse ta baguette Isaac.
Le garçon s'exécuta de bonne grâce et elle lui lança un sourire hésitant auquel il ne répondit pas, se contentant de les dévisager toutes les deux platement, se demandant ce qu'elles faisaient à une heure pareille. Dominique, elle, ne songea même pas que lui non plus n'avait pas le droit de trainer dans les couloirs à cette heure-là et lança joyeusement :
- Tu nous ramènes ?
- Non ! intervint Gemma avant que le Serpentard n'ait pu répondre.
Dominique la regarda d'un air interrogateur mais elle secoua fermement la tête, l'air bien décidée à refuser cette proposition.
- T'es maligne toi, grogna la Poufsouffle de manière inaudible. C'est pas toi qui va te taper sept étages toute seule.
- Fais ce que je te dis, chuchota Gemma sur le même ton.
Elle n'eut pas le temps de répliquer que le Serpentard les coupait.
- J'ai autre chose à faire, pas besoin de vous battre.
L'espace d'un instant, il sembla à Gemma que Dominique était déçue mais cette dernière reprit vite un visage neutre et elle crut s'être trompée. Soulagée, la jeune fille regarda le Serpentard les dépasser et attrapa Dominique par le bras, l'empêchant de le suivre de trop près. Ce ne fut que lorsque le bruit de ses pas cessa de résonner dans l'aile ouest qu'elle poussa un soupir de soulagement.
- Tu m'expliques ? lança Dominique, qui ne supportait pas de se faire traiter de cette façon.
- Et toi donc ? répliqua Gemma sur le même ton.
La bonne entente qui régnait entre elles depuis plusieurs jours sembla s'affaisser comme un soufflé et Gemma la première rompit l'échange silencieux entre elles en détournant la tête.
- C'est la deuxième fois qu'on le trouve dans le coin, près de cette salle.
Un rire rauque s'échappa de la bouche de Dominique et décontenança la Serdaigle. Décidément, la Poufsouffle était bien étrange quand Nott était dans les parages.C'était comme si… comme si elle ne le craignait pas, contrairement à elle qui avait toujours des frissons dans le dos en sa présence, comme si elle en savait beaucoup sur lui. Comme si elle le connaissait. Elle se souvenait encore du ton familier que la petite blonde avait emprunté en sa présence même si, sous le coup de la terreur d'avoir découvert cette salle, elle n'y avait pas fait plus attention que ça.
- Si tu sous-entends ce que tu sous-entends, toi et moi allons avoir un problème, murmura Dominique. Viens, on marche, faut pas rester trop longtemps au même endroit, c'est le meilleur moyen de se faire prendre.
- D'accord, mais tu m'expliques tout.
Dominique haussa les épaules avant d'hocher la tête et elles reprirent leur marche, prenant bien garde à longer les murs et ne pas faire trop de bruit. Une fois n'est pas coutume, c'est la Poufsouffle qui ouvrait la route, baguette en avant, ce qui n'était pas très prudent lorsqu'on connaissait son niveau en duels mais Gemma ne fit aucune réflexion.
- On était amis avant avec Isaac. C'était même mon meilleur ami, déclara-t-elle fièrement.
- Hein ? s'exclama Gemma sans pouvoir se retenir. Mais c'est un…
- Serpentard, ouais et alors ?
- Je croyais que tu détestais tous les Serpentard, se justifia la Serdaigle.
- Ouais, tous les autres, rigola-t-elle, sans que le cœur y soit vraiment.
Gemma hocha stupidement la tête comme si sa justification tenait réellement la route. Le temps qu'elle se remette du choc, elles étaient arrivées devant les escaliers où leurs routes se séparaient, la salle commune des Serdaigle étant située au septième étage et celle des Poufsouffle au rez-de-chaussée près des cuisines.
- Et donc ? reprit la Préfète-en-Chef qui ne souhaitait pas en rester là.
- Donc quoi ?
- Je suppose que vous n'êtes plus amis. Pourquoi ?
- J'ai merdé. Au final, ce n'est pas si étonnant, c'est toujours moi qui merde. Mais, là, c'était la pire erreur de ma vie. Je ne m'étais pas trompée autant depuis que je croyais que Molly et Arthur allaient se marier dans l'été et nous pondre dix-huit enfants.
- Qu'est-ce que tu as fais ? insista la Serdaigle.
Il lui fallait toutes les informations pour comprendre pourquoi Dominique défendait ce type qui lui semblait peu recommandable même s'il y avait une part de curiosité qui la poussait à vouloir connaitre toute l'histoire. Les maisons ne se mélangeait guère même s'il y avait des exceptions (d'ailleurs toutes deux semblaient en passe d'en devenir une) et jamais elle n'avait le souvenir d'avoir vu Weasley trainer avec Nott. A vrai dire, avant l'année dernière, elle savait à peine que la Poufsouffle existait, c'était somme toute logique qu'elle n'ait jamais eu connaissance de cette histoire.
- Le père d'Isaac était à Serpentard en même temps que mon oncle, Harry, commença la jeune fille en évitant son regard. Un jour, j'ai découvert dans un vieux journal qu'il avait été cité à comparaitre devant le Magenmagot mais il n'y avait pas plus de précisions. A l'époque, je ne trainais pas trop avec Camille et les autres, mais ça ne m'empêchait pas de passer des moments avec. Je crois qu'il était un peu jaloux parce qu'on se disputait souvent là-dessus. Alors, un jour où il avait été assez virulent contre mes amis, je lui ai balancé que son père avait été un Mangemort. Ce qui n'était pas vrai, je l'ai découvert après… Son père n'a jamais approché Tu-sais-qui, de près où de loin. Il a juste été entendu comme témoin dans plusieurs affaires, celle des Malefoy notamment.
- Oh, fut tout ce que parvint à dire la Serdaigle.
- Ouais. Isaac n'a jamais voulu me reparler après ça et il est tenace. Mais maintenant, ça va mieux, affirma-t-elle avec un grand sourire à peine convainquant. De toute façon, il est hors de question qu'on le considère mêlé à cette histoire de salle. Il n'a rien fait et tu ne m'enlèveras jamais cette idée de la tête.
Comprenant que Dominique ne voulait surtout pas répéter la même erreur, Gemma hocha la tête. Les deux filles se séparèrent après ça, épuisées. La Serdaigle, en parcourant le court chemin pour rejoindre sa salle commune, songea que la Poufsouffle n'était pas assez lucide pour voir la situation clairement. Nott était un Serpentard, il était là deux fois et c'était le meilleur de sa promotion, avec Weasley, en Potions. Et, point qui la confortait dans son idée : il avait un profil effrayant et attirant à la fois.
Enfin, songea-t-elle en posant sa tête sur son oreiller, ignorant Nella Flint qui lisait silencieusement dans son propre lit et n'avait pas daigné la regarder depuis son arrivée, elle devait être prudente pour ne pas brusquer son alliée et surtout, avoir des preuves. Il était hors de question pour elle d'accuser quelqu'un sans en avoir la certitude, elle n'allait pas faire la même erreur que Dominique.
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James Potter et Dewi Carlson avaient passé toute la soirée ensemble pour la première fois depuis longtemps. Le jeune homme avait deviné qu'elle souhaitait lui parler mais ne savait pas trop comment s'y prendre lorsqu'elle avait fait un signe discret à Wil Jordan pour qu'il s'en aille. Son faux frère ne s'était pas fait prier pour rejoindre son dortoir, lui qui avait pour deuxième passion - la première étant dorénavant Flint - de dormir.
Contrairement à ce qu'il avait craint, sa meilleure amie ne semblait pas vouloir lui reprocher quelque chose et, d'ailleurs, ils avaient passé une bonne partie de la soirée à jouer tranquillement aux cartes, tandis que la salle commune se vidait peu à peu.
A présent, il ne restait plus qu'eux dans la pièce et ils auraient dû être depuis longtemps dans leur dortoir respectif. Seule la lumière dégagée par le feu de la cheminée leur permettait de se voir et Dewi avait quitté son pull vert, terrassée par la chaleur. James ne s'était pas gêné pour regarder sa poitrine opulente jusqu'à ce que la pensée de Moorehead faisant la même chose (et peut-être plus) lui vienne à l'esprit. Il s'était alors renfrogné et était devenu de plus en plus boudeur au fil des minutes.
Après une énième partie de cartes où Dewi avait gagné pour la troisième fois de suite, cette dernière avait rangé le jeu et s'était installée près de lui dans le canapé rouge, leurs épaules se frôlant.
- Qu'est-ce que tu voulais me dire ? lâcha le jeune homme après un silence un peu gênant qui s'éternisait.
- Moi, je…
- Dewi, soupira-t-il. Ne me prends pas pour un Veracrasse.
La Gryffondor hocha la tête tout en se tournant vers lui pour lui prendre les mains d'un geste tendre, presque maternel, qui l'apaisa un peu.
- Je sais que tu dois souffrir mais si tu veux m'en parler, je suis là…
James mit quelques instants à comprendre de quoi elle parlait et finit par rougir jusqu'aux oreilles. Au final, il commençait à regretter de ne pas avoir assassiné sa cousine et son imagination sans limite pendant qu'il en avait l'occasion.
Mal à l'aise, il avança ses deux mains, toujours tenues par Dewi et les lui enfonça dans le ventre. La jeune fille grimaça et il s'expliqua.
- Si ça peut te rassurer, toutes les parties de mon anatomie sont entières. Dominique est à l'origine de cette rumeur, lui révéla-t-il comme si cela expliquait tout.
Le visage de Dewi se tordit, comme si elle craignait de comprendre et un gloussement s'échappa de sa bouche. Puis, elle se mit à rire sans pouvoir s'en empêcher et, comme avec sa cousine un peu plus tôt, James la rejoignit très vite, franchement de bonne humeur. C'était la première fois depuis très longtemps qu'il pouvait avoir Dewi pour lui tout seul et qu'ils ne se disputaient pas. Il comptait bien profiter de l'occasion.
- Et qu'est-ce que tu lui as fait pour qu'elle en arrive à ça ? s'enquit-elle une fois calmée.
- Rien. Lysenko et moi avons vraiment eu une... altercation.
Et il aurait préféré ne pas y repenser, sentant la colère s'infiltrer en lui à chaque fois que le souvenir de leur dernière rencontre revenait dans son esprit. Qui était cette fille pour oser parler de la sorte de ses parents ? Qui était-elle pour le juger ?
Bien évidemment de mauvaise foi, il reléguait ses propres torts dans un coin de son cerveau, bien fermé à double tour.
- Oh, James, qu'est-ce que tu as encore fait ? soupira d'ailleurs Dewi.
- C'est elle cette fois, répondit-il en haussant les épaules, signe qu'il n'avait aucunement l'intention de lui rapporter ces paroles.
Le regard soupçonneux de sa meilleure amie ne le poussa pas plus à le faire. Il n'avait aucune envie d'entendre une énième leçon de morale douteuse où elle prenait la défense de la Serdaigle. Au lieu de ça, il détourna son attention, s'affaissant soudainement sur son épaule. Sans soupçonner une telle manœuvre de sa part, le visage de Dewi se fit plus doux et compréhensible.
- On ne se voit pas souvent en ce moment…, chuchota-t-elle en passant ses bras autour de son cou tandis que James lui attrapait les mains pour se caler plus confortablement.
A qui la faute ?
Mais il préféra éviter les reproches alors que le moment était si serein, maintenant qu'ils avaient terminé de parler de la Préfète-en-Chef.
- Entre Nella et Wil et moi qui…, hésita-t-elle sans terminer sa phrase, tu te sens peut-être un peu seul, non ?
- Évidemment, personne ne m'aide à trouver ma Poufsouffle, plaisanta-t-il.
- Joana Mayer en pince pour toi.
- Oh Merlin, pas cette commère. Je préfèrerai encore sortir avec Molly !
- C'est ta cousine.
Ils rigolèrent doucement pendant quelques secondes mais James dut se lever pour attraper sa baguette et nourrir le feu qui commençait à s'éteindre doucement. En se relevant de l'âtre, il se tourna vers Dewi en s'étirant.
- T'inquiète pas pour moi, tout va bien, assura-t-il tout en sentant au fond de lui-même que ce n'était pas l'entière vérité. On va se coucher ? La journée est chargée demain.
