Merci à ChevalHistoire, LuuMineusement, Dobbymcl, Isabelle Pearl, Antig0ne, SmilingSparrow, Shiriliz, Claroushka, Pepoune (Bonne année à toi aussi, merci ! Ahaha, moi sadique ? Non. Un peu. Bon d'accord. Mais c'est tellement plus marrant (pour moi). En tout cas, merci pour ta (tes) review(s) et à bientôt) et Guest (Oh, je suis d'autant plus flattée que c'est ta toute première review sur le site ! Et en plus tu me dis que ma fic est ta préférée ... mes chevilles enflent là ! Merci pour les compliments et ... j'espère que tu ne guettes pas depuis le 04 janvier, en ce moment je suis très en retard. Merci, merci, merci ! A bientôt j'espère (pour la deuxième review du site ahah).

Merci à Barbie ma chère bêta (d'ailleurs, si vous voulez lancer des tomates sur elle, vous gênez pas, c'est sa faute si je poste que maintenant. Et en plus elle avoue tout dans sa dernière review, vous voyez ! Et elle m'oblige à y répondre avant de poster, du coup je perds deux jours tellement elles sont longues.)

Bonne lecture !


« Mieux vaut mourir debout que vivre à genoux »


Dominique Weasley rentrait d'un entrainement de Quidditch et avait, pour une fois, attaché ses longs cheveux blonds au sommet de son crâne, sa crinière se balançant au rythme de ses pas le long de ses hanches. La jeune Poufsouffle tenait fermement sa baguette dans sa main droite et, les paupières plissées, avançait fermement dans le couloir du septième étage en direction de la salle d'Aritmancie abandonnée.

Derrière elle, Gemma Lysenko avait renoncé à lui faire la conversation, sentant que la jeune fille s'était finalement rendue compte du piège qu'elle lui avait tendu et lui en voulait, sans pour autant avoir trahi sa parole. La jeune fille portait un vieux jean moldu, celui qui était déchiré au niveau de ses genoux, bien plus pratique pour courir en cas de mésaventure.

Les deux septièmes années dépassèrent en silence les toilettes du septième étage, l'air très concentrées par leur objectif.

A quelques mètres du fameux couloir, Gemma se rendit compte que l'odeur nauséabonde avait disparu, comme la dernière fois, et elle hésita entre la joie et le dépit face à ce constat. Sous ses airs aventureux, elle avait aussi peur que Dominique, surtout après ses révélations concernant le sang de licorne et ne savait plus trop que penser de tout ça. Devaient-elles prévenir un professeur ? N'exagéraient-elles pas la situation ? Tout ceci était extrêmement perturbant et elle se sentait de plus en plus mal à l'aise au fur et à mesure de ses pas.

- Nous y voilà, murmura étrangement la jeune Poufsouffle en s'arrêtant net devant la première porte, celle qui s'ouvrait sur un placard à balai.

Posant un doigt sur sa bouche, elle se retourna vers la Serdaigle et celle-ci se rendit compte qu'elle avait l'air étrangement déterminée. A quoi ? Elle n'allait pas tarder à le savoir.

- Je vais te prouver qu'il y avait bien quelqu'un ici. On peut devenir invisible mais on ne peut pas faire disparaitre la masse de son corps, peu importe le moyen. Il n'y a que les fantômes qui traversent les murs.

Gemma se mordit la lèvre, prête à répliquer que ce n'était pas, mais pas du tout important. Outre son scepticisme sur la présence d'une tierce personne ici, elle aurait préféré que la petite blonde trouve une solution pour ouvrir la fameuse porte qui avait l'air close. Mais Dominique avançait déjà, les deux bras en avant, fouettant l'air comme si elle espérait réellement découvrir quelqu'un dans ce couloir résolument vide.

Elle avait l'air totalement ridicule et, déroutée par son attitude, Gemma ne put que la suivre du regard d'un air ébahi.

Après avoir écumé le couloir, la petite blonde dut bien se rendre à l'évidence.

- Il n'y a personne, murmura la Serdaigle en se retenant de lever les yeux au ciel.

Dominique la fusilla du regard sans abdiquer et sa tête se tourna vers les armures. Un sourire se nicha sur son visage enfantin et elle se glissa derrière la première, avançant contre le mur, l'air plus sûre d'elle-même.

Lorsqu'elle passa la troisième, un bruit se fit entendre vers le fond du couloir.

Gemma sursauta. Un … bruit ? Mais … Le couloir était désert !

Dominique, quant à elle, ne put s'empêcher de pousser une exclamation de joie et se mit carrément à courir en comprenant que l'autre personne cherchait à s'enfuir. Sans se soucier de se blesser en frôlant les lourdes armures. Ce fut, au final, un véritable capharnaüm qui acheva de convaincre la Serdaigle qu'elle ne rêvait pas.

Dominique avait raison. Il y avait quelqu'un. Et cette personne était précisément en train de s'enfuir.

Se réveillant enfin de sa paralysie momentanée, la Préfète-en-Chef se précipita derrière Dominique, un peu trop tard néanmoins. Cette dernière, bras tendu, venait enfin de rattraper le fuyard qui semblait avoir quelques difficultés à avancer.

Sa main rencontra d'abord un tissu doux et chaud. Sans réfléchir, la Poufsouffle referma ses doigts sur l'étoffe et tira de toutes ses forces dessus.

- JAMES POTTER ? hurla-t-elle.

Tremblante, à cause de l'adrénaline, la jeune fille contempla son cousin, décontenancée. Ce dernier n'avait pas l'air le moins du monde déstabilisé et la toisait comme si la situation était tout à fait normale. Elle sentit la présence de Gemma derrière elle et recula instinctivement d'un pas, pour se retrouver à la même hauteur que la Serdaigle.

Son regard se posa un instant sur le visage constellé de tâches de rousseur de la Serdaigle mais elle ne prit pas garde à sa pâleur, toute occupée qu'elle était à tenter de digérer cette incroyable découverte.

- Mais qu'est-ce que tu fous là, glapit-elle, n'y tenant finalement plus.

- Je me promène, marmonna son cousin.

- James Potter ! Tu … tu nous espionnes ! Tu étais là les dernières fois, j'en suis sûre. Et … Qu'est-ce que c'est que ce truc ? reprit-elle, d'une voix moins stridente, en désignant l'étole qu'elle tenait toujours dans sa main.

- Tu permets ? Cadeau de mon père.

Le jeune Gryffondor se saisit brusquement du tissu et le plia délicatement avant de le fourrer dans sa cape. Il avait un air si effronté que sa cousine ne put s'empêcher de lui envoyer son poing dans le ventre.

- Explique-toi, ordonna-t-elle.

- C'est une cape d'invisibilité, murmura Gemma, les yeux fixés sur l'uniforme de Potter, à l'endroit où il venait de dissimuler le tissu.

Ce dernier tourna la tête vers elle comme s'il venait de se rendre compte de sa présence et grimaça d'un air dégoûté. Il ne fit néanmoins aucun commentaire et se tourna vers sa cousine, comme si elle était la seule digne de ses explications dans ce couloir.

- Je suis ici pour les mêmes raisons que vous, avoua-t-il en haussant les épaules.

- Explique-toi mieux ! le rabroua Dominique en lui offrant un second coup de poing dans le ventre. Tu m'as fichu la trouille de ma vie !

- D'accord, d'accord, mais arrête ça tout de suite, grogna James Potter. Je t'ai croisée il y a une ou deux semaines, dans le coin, je m'ennuyais et je t'ai suivie. Sous la cape. Quand tu as découvert cette salle, j'étais là aussi. Ça m'a autant intrigué que toi et j'ai décidé d'y revenir. Certaines fois, je te croisais et j'ai bien failli me faire repérer.

Il occultait finalement totalement la présence de Gemma dans cette histoire mais aucune des deux filles n'y prêta attention, buvant totalement ses paroles.

- Le bras de l'armure, c'était toi, souffla Dominique en ce souvenant de ce moment où elle avait bien cru mourir de peur.

- Je vais vomir, marmonna Gemma en secouant la tête.

La Préfète-en-Chef recula d'un pas en marmonnant quelque chose d'inintelligible puis fit brusquement demi-tour. Incrédule, Dominique la regarda traverser le couloir sans faire attention à elle ni donner l'impression de l'attendre et finit par ouvrir la bouche d'un air ébahi quand la silhouette de la jeune fille disparut tout à fait.

Son visage se ferma quand elle se retourna vers son cousin qui, lui aussi, regardait le bout du couloir en fronçant les sourcils.

- Elle est complètement folle cette fille.

- C'est toi qui est complètement fou ! opposa Dominique. On … est-ce que tu te rends compte … Pourquoi est-ce que tu t'es caché comme ça ?

Le jeune Gryffondor lui lança un regard un regard éloquent et elle comprit que seule la présence de Gemma avait pu le convaincre de se comporter ainsi. Agacée, la jeune fille poussa un petit soupir de mécontentement, consciente que l'affolement provoqué par son cousin ne tenait qu'à une animosité idiote.

- Écoute, peu importe, souffla le jeune homme, redevenant soudainement sérieux. Cette salle, tu es sûre que quelqu'un y prépare quelque chose, non ? Tu as dis que ça sentait le sang de licorne.

- C'est vrai, marmonna la jeune Poufsouffle.

- Alors, il faut découvrir ce qu'i l'intérieur !

Inquiète, la jeune fille releva le nez et frissonna imperceptiblement. Sans le savoir, son cousin avait ce même air décidé et aventureux que Gemma lorsqu'elle tentait de la convaincre de résoudre ce mystère. Il n'aurait servi à rien de faire la comparaison à voix haute, ainsi elle garda le silence.

- Tu as encore essayé de me tuer la dernière fois, se souvint-elle tout en changeant discrètement de sujet.

- Je n'avais pas eu le temps de tenter d'ouvrir la porte. Et c'était juste un croche-patte, se récria son inconscient de cousin.

- Gemma aurait pu être blessée si elle avait réussi à le faire !

James allait répliquer, sûrement quelque chose qui n'allait pas en faveur de son homologue, mais il ferma la bouche au dernier moment, songeant que se disputer avec Dominique ne plaidait pas en sa faveur. Au lieu de ça, il posa doucement la main sur son épaule et ses yeux chocolats s'enfoncèrent dans les siens.

- Toi comme moi sommes parvenus à la même conclusion : il se passe là-dedans des choses pas très jolies. Je veux savoir qui est derrière toutes ces agressions et qui a tué la licorne dans la forêt interdite. Il faut que tout ça s'arrête, tu ne crois pas ?

Interdite, Dominique n'était néanmoins pas dupe de la tentative de manipulation de James. Si elle ne le contredit pas, c'est parce qu'elle était tout simplement piégée.

Coincée entre James et Gemma. Il fallait être réaliste, aucun des deux, chacun pour des raisons différentes, ne lâcherait l'affaire. Quoiqu'il se passe, ils chercheraient à résoudre le mystère de cette porte close et cette drôle d'odeur et qui sait ce qui pouvait arriver. Elle n'était pas présomptueuse au point de croire que tout pouvait dépendre d'elle mais elle pressentait déjà de gros ennuis si James et Gemma se croisaient par hasard dans ce couloir, ce qui ne manquerait pas d'arriver.

La Serdaigle était encore beaucoup trop fragile pour survivre à un assaut véritable de James Potter, bien que Dominique ne comprenait pas pourquoi cela la préoccupait autant.

- Vous me tuerez un jour, tous les deux, murmura-t-elle d'une voix à peine audible.

D'ailleurs son cousin ne parut même pas comprendre ses propos.

- D'accord, je veux bien de ton aide. Mais je marche avec Lysenko avant tout. Alors, c'est soit tu te plies à nos règles, soit tu viens ici de ton côté.

- Mais …

- James, ne discute pas. C'est moi et Lysenko ou rien du tout.

La jeune fille pouvait presque voir le cerveau de son cousin fonctionner à toute allure. L'air indéfinissable, il poussa brusquement un petit soupir et dégagea sa main de son épaule.

- C'est d'accord.

Super. Maintenant, elle allait devoir faire entendre raison à la Préfète-en-Chef qui ne manquerait pas de beugler comme un veau quand elle saurait qu'elle avait accepté l'aide de son cousin.

oOoOoOoOo

- Tu as l'air épuisée.

- C'est cet entrainement de Quidditch, éluda Dominique en se laissant tomber à côté d'Anatole dans un des canapés moelleux de la salle commune des Poufsouffle.

Le jeune garçon lui adressa un sourire compréhensif, sans se rendre compte que l'entrainement des Poufsouffle était terminé depuis belle lurette. D'ailleurs, Emmeline Carter et Abel McKinley - deux de ses joueurs - étaient déjà là, propres et changés, attablés devant un jeu d'échec.

Elle n'eut pas le temps de s'étonner du rapprochement des deux jeunes gens, que des éclats de voix se firent entendre dans les escaliers qui menaient au dortoir des filles. Soulevant douloureusement sa tête endolorie, la jeune fille se tourna vers le fond de la pièce et s'aperçut très vite que c'était Joana qui criait.

- Mais tu es inconsciente ou quoi ?

Sa cousine Molly suivait, le visage rouge de gêne - ou de colère - la main posée sur l'avant bras de la brune. Alors qu'elles se rapprochaient d'eux, Dominique se rendit compte que sa cousine cherchait seulement à attraper le bout de parchemin que tenait Joana, sans aucun succès.

- Je …

- Ah non ! C'est moi l'idiote écervelée dans la bande et toi tu, tu, tu … Non mais vous vous rendez compte ?

Cette dernière question était adressée à Anatole et Dominique et tous deux haussèrent les épaules de concert, n'ayant aucune idée de quoi parlait Joana. Cette dernière, boudeuse, se laissa tomber à côté du jeune homme, s'écrasant à moitié sur son épaule ce qui lui arracha une grimace de douleur.

Molly, de plus en plus rouge, croisa bêtement les bras, dans une veine tentative de reprendre contenance.

- Et sinon, qu'est-ce qu'il se passe ? s'enquit Dominique, réprimant le bâillement coincé en travers de sa gorge.

- Madame fréquente des hommes de l'âge de nos parents !

- Quoi ?

- Tu n'avais pas le droit de lire mon courrier ! s'offusqua Molly en tapant du pied.

Mais toute forme d'assurance disparut très vite de la jeune fille devant les regards inquisiteurs de ses amis. Lasse, la rouquine se laissa tomber sur le tapis, évitant de regarder les trois autres Poufsouffle.

- Il a à peine vingt-cinq ans, soupira-t-elle.

- Et il sort d'où ? s'offusqua Dominique en fronçant les sourcils.

- Pré-au-Lard ! répondit Joana à sa place. Vous vous souvenez de ce serveur barbu de la Tête de Sanglier ?

- Non, murmura Anatole après avoir réfléchi quelques secondes.

- Parfaitement ! Parce que cet endroit est si mal fréquenté qu'on dit que seuls les vampires et les loup-garous osent y mettre un pied !

Dominique allait s'offusquer face au manque de discernement de la jeune fille mais préféra plutôt se concentrer sur la nouvelle amourette de Molly. Sa cousine souriait faiblement, sans doute consciente de sa bêtise, mais n'esquissa pas un mot pour se justifier, se contentant de jouer fébrilement avec les poils du tapis.

- Tu me la rends maintenant ? s'enquit-elle doucement à l'attention de Joana.

Cette dernière dût avoir pitié car elle lui tendit le parchemin. Molly se releva d'un bond sans leur adresser un mot et disparut derrière eux, retournant sûrement dans leur dortoir pour lire tranquillement son courrier.

Les trois Poufsouffle restèrent silencieux pendant quelques secondes, puis Anatole murmura doucement, résumant parfaitement leur pensée commune :

- Quand est-ce qu'elle va oublier Arthur ?

oOoOoOoOoOoOo

C'est profondément déprimée par les évènements de la matinée que Dominique sema compagnie au reste des Poufsouffle ce soir-là. Le reste de la journée avait été morne et peu joyeux, tant chacun semblait se complaire dans ses pensées, elle la première. De même, Molly n'avait donné aucun signe de vie, semblant comprendre l'inquiétude dont elle était l'objet.

Mais ce n'était pas le plus important. La rancœur de Gemma n'allait pas s'essouffler de sitôt et qu'il n'allait pas être simple de lui faire accepter l'aide de son cousin. Pas après tout ce qu'elle avait subi.

C'était peut-être le genre de chose qui la convaincrait que c'était beaucoup trop dangereux de roder au septième étage et elle-même pourrait arrêter ces escapades nocturnes qui la fatiguaient et l'inquiétaient beaucoup trop. Son moral jouant, elle sentait bien que son corps avait du mal à gérer ces émotions. Après l'hiver, elle parvenait de mieux en mieux à respirer mais, ce jour-là, même avec les potions de Pomfresh qu'elle prenait quotidiennement, la jeune fille se sentait très lasse.

Pour en revenir à son cousin, elle se sentait rassurée par sa présence sur ce coup. Contrairement à elle, il était parfaitement capable en Sortilèges et pouvait très bien protéger cette tête brûlée de Lysenko. Ah, non, en fait il aurait été ravi de la voir croupir six pieds sous terre. Ahah.

Et puis le sang de licorne et cette odeur qu'elle ne parvenait pas à identifier parce qu'elle ne l'avait jamais sentie auparavant - à moins que sa mémoire ne lui fasse défaut - ne lui disaient rien qui vaille. Elle avait un terrible pressentiment à ce propos.

Dominique ferma quelques secondes les yeux en poussant le passage qui permettait d'accéder aux cuisines, mettant de l'ordre dans ses idées.

Premièrement, il fallait qu'elle fasse accepter à Gemma la présence de son cousin.

Deuxièmement, trouver de quoi cette potion était constituée.

Troisièmement, ignorer son instinct qui lui disait qu'elles fouinaient dans quelque chose de trop grand pour elles.

Dernièrement, qu'est-ce que fichait Isaac dans cette cuisine alors qu'il était évident qu'elle avait l'intention de l'occuper pour une bonne partie de la nuit ?

Ce fut la première fois qu'elle regretta de lui avoir montré cet endroit car il paraissait passer beaucoup de temps ici et le Serpentard était bien la dernière personne qu'elle avait envie de voir. Elle se souvint fugacement de leur dernière entrevue, où il avait affirmé qu'elle n'était plus rien pour lui et se sentit un peu plus déprimée.

Il faisait semblant de ne pas l'avoir vue, paraissant très concerné par un manuel de Potions, rédigé par le professeur Alekseï, himself. Un des plus grands de ce siècle en ce domaine.

Elle eut envie de faire demi-tour mais quelque chose la poussa à rester et, déjà, un elfe de maison s'avançait vers elle avec le sourire jusqu'aux oreilles pour lui demander ce qu'elle voulait manger. Elle grommela quelque chose comme "rien" et le petit serviteur fut un instant décontenancé avant d'insister.

- J'ai dit rien ! s'exclama-t-elle en fronçant les sourcils.

L'elfe de maison sursauta, bafouilla quelque chose et repartit dans le fond de la pièce en trébuchant. Aussitôt, elle s'en voulut d'avoir été aussi méchante avec lui mais n'esquissa aucun geste pour le rattraper, se laissant tomber sur le banc en face d'Isaac qui avait tout de même eut la décence de lever la tête face à sa colère.

Puis, elle explosa en sanglots.

Dominique n'était pas fille à pleurer, elle ne se souvenait d'ailleurs pas de la dernière fois où elle avait versé une larme. Elle résistait habituellement très bien à la pression et n'avait pas honte d'affirmer que les filles qui se mettaient dans tous leurs états n'étaient que des chochottes peu dignes de son attention. Sauf Molly, parce que c'était sa cousine et qu'elle l'aimait.

Mais là, la chose n'avait pas été contrôlée et elle s'en voulut aussitôt. Mortifiée, elle tenta de se contenir mais n'arriva qu'à haleter comme un petit chien tandis que son visage se réchauffait, se brouillant au fil des secondes qui passaient. Elle détourna la tête pour conserver un peu de dignité et comptait s'en aller sans attendre, quand quelque chose lui frôla le visage.

- Tiens. Tu es ridicule, essuie toi.

Décontenancée, la jeune fille se rendit compte à travers le voile opaque qui lui bouchait la vue que c'était un bout de tissu qu'Isaac lui avait lancé dessus, comme à une vulgaire poupée, et qu'il la regardait, l'air un peu dégoûté par le cinéma qu'il croyait qu'elle faisait.

Vulgaire, elle lui fit un geste obscène avant de lui renvoyer le mouchoir au visage.

- Va … te faire voir, réussit-elle à articuler entre deux sanglots, c'est toi qui est ridicule, je … je ne veux pas qu'on soit rien … et merde ! Gemma … James il a découvert … et puis le sang de licorne tu sais … là-haut, ils font … et tu m'emmerdes !

- Qu'est-ce que tu as dis ?

- Tu m'emmerdes !

Le Serpentard leva les yeux au ciel sans qu'elle ne le voit et, brusquement, se leva. Elle poussa un couinement de surprise lorsqu'il laissa tomber son livre près d'elle et s'assit à ses côtés, l'air terriblement sérieux.

- Le sang de licorne. Qu'est-ce que tu as dis là-dessus ?

- Rien, marmonna-t-elle en se rendant soudainement compte de son erreur.

- Tu sais quelque chose là-dessus ? Tu sais quelque chose, reprit-il, affirmatif cette fois.

Dominique secoua vivement la tête, effarée. Si Gemma apprenait qu'elle n'avait pas su tenir sa langue et avait été tout raconter à quelqu'un d'autre - quelqu'un en qui elle n'avait pas confiance en plus -, après le coup de ce matin, elle lui en voudrait véritablement. James, c'était une chose, elles n'avaient pas vraiment eu le choix et puis il était déjà au courant de presque tout.

Se reprenant soudainement, elle essuya ses larmes d'un revers de la main et renifla bruyamment, fixant Isaac sans ciller.

- Non. J'ai… parlé sans réfléchir.

- Tu mens, opposa-t-il. Tu as les poings qui sont serrés et les paupières qui tremblent.

Effarée de s'être faite avoir si facilement, elle ne songea même pas à nier son mensonge éhonté et se mordilla les lèvres, angoissée. Gemma allait la tuer...

Puis, elle lui révéla tout. De la première fois où Gemma et elle étaient tombées sur l'ancienne salle d'Aritmancie, aux nombreuses heures qu'elles avaient passé là-bas pour rien, la porte parfois déverrouillée, en passant par James qui les espionnait (mais elle ne mentionna pas la cape d'invisibilité), jusqu'à cette potion à laquelle elle ne comprenait rien mis à part qu'il y avait du sang de licorne dedans et, bordel, c'est forcément de la magie noire et … et … elle se remit à pleurer.

Lorsqu'elle se tut, le visage du Serpentard était des plus fermés et, étrangement, il ne lui fit pas la morale parce qu'elle se laissait aller comme une enfant.

- Aucun des trois imbéciles que vous êtes n'a pensé que c'était peut-être… dangereux ? se contenta-t-il de demander, la mâchoire serrée.

- A vrai dire…

- Quoi ?

- Gemma pensait que c'était toi, risqua-t-elle en haussant les épaules.

Ce faisant, elle renifla une dernière fois, totalement calmée et tendit le bras vers le mouchoir qu'il lui avait lancé un peu plus tôt pour s'essuyer le visage. Elle commençait à regretter de lui avoir montré autant de faiblesses et se sentit mortifiée. En quelques secondes, elle parvint à se construire une expression ferme qui lui seyait parfaitement d'habitude mais, après sa crise de larme, personne n'aurait pu y croire.

Néanmoins le Serpentard, lui, s'en foutait.

- Et je suppose que tu lui as signifié le contraire ?

- Bien sûr, s'offusqua-t-elle, néanmoins surprise qu'il ne l'enfonce pas pour avoir osé supposer une telle chose à voix haute.

- Quelle loyauté, marmonna-t-il dans un rictus.

Dominique fronça les sourcils, prête à se justifier, moult arguments en tête mais il ne lui en laissa pas le temps. Le jeune homme la coupa d'un geste de la main et elle referma la bouche.

Le silence perdura pendant quelques minutes qu'elle n'osa pas interrompre. Durant ce laps de temps, l'elfe qu'elle avait rabroué en arrivant s'approcha timidement d'elle, lui demandant avec une petite courbette si elle désirait boire quelque chose à présent et elle hocha doucement la tête. Lorsqu'il revint, un verre d'eau à la main, la jeune fille le gratifia d'un sourire d'excuses.

Isaac avait toujours les sourcils froncés, ses yeux noirs posés entre eux deux, sur le banc, comme si ce dernier allait lui apporter les réponses qu'il attendait. Aussi près de lui qu'elle l'était, la jeune Weasley pouvait voir la veine dans son cou tressaillir parfois et elle détourna les yeux, dégoûtée par cette vision.

Ce geste sembla ramener son condisciple à la vie et il releva la tête brusquement.

- Cette potion. Dis-moi…

- Je n'ai jamais rien senti d'aussi nauséabond, lui expliqua la jeune fille sans lui laisser le temps de finir sa phrase. J'ai reconnu l'infusion d'armoise directement et le sang de licorne aussi. Il y a un troisième ingrédient qu'on n'a jamais étudié en cours. Il doit y avoir d'autres composants mais le reste prend le dessus et il n'y a aucune possibilité d'en savoir plus sans voir…

- … Sans voir la potion.

- Je n'ai aucune envie de voir cette chose. C'est de la magie noire ! s'offusqua naïvement la petite blonde.

Le regard du Serpentard en disait long sur ses pensées.

- Je ne suis pas idiote, grommela-t-elle.

- Tu joues très bien ce rôle dans ce cas.

Cette fois, ce fut elle qui le regarda durement mais cela sembla ne lui faire ni chaud ni froid. Pendant de longues minutes, la jeune fille tenta de le noyer sous une montagne de paroles. Elle lui rappela l'atrocité des agressions commises, la dangerosité du monstre qui rodait dans les couloirs - peut-être en ce moment même -, le crime qui avait été commis à l'encontre d'une licorne, la créature magique la plus pure au monde, et ce qu'il adviendrait certainement d'eux si l'agresseur venait à les découvrir.

Isaac l'écouta. En apparence du moins, il ne fit aucune tentative pour l'interrompre.

Lorsqu'elle eut fini, il secoua néanmoins doucement la tête et elle poussa un soupir affligé.

- C'est toi qui est idiot si tu crois qu'on peut découvrir seuls ce qui se trafique dans cette salle.

- Je suis doué en Potions.

- Je le suis aussi, objecta Dominique.

- Pas de la même manière. Tu es bien trop... créative.

Devant ce dialogue de sourd, l'exubérante Dominique ne lui fit même pas remarquer que c'était l'une des principales qualités qu'il fallait posséder pour cette matière. Lui était bien trop terre-à-terre et, même s'il pouvait sans nul doute reproduire à la perfection n'importe quelle Potion, ce n'était pas la même chose lorsqu'il s'agissait d'en créer. Bien évidemment, même elle se rendait compte que ça aurait été une erreur d'en faire part à l'orgueilleux Isaac.

- Peu importe, j'en suis.

- Hein ?

- Je suis avec vous. Toi, Lysenko et... Potter, marmonna-t-il en buttant sur le nom de son cousin.

Dominique se mit à rire mais elle fut bien la seule.

- Non mais t'es sérieux ?

- J'ai une tête à plaisanter ?

- Non, tu as toujours l'air d'un Veracrasse constipé. Plus sérieusement… tu veux faire équipe avec nous ? Avec mon cousin ? reprit-elle en ignorant le regard noir octroyé par le garçon à sa moquerie.

Le Serpentard ne daigna même pas lui répondre et pendant un instant, Dominique fut sûre et certaine qu'il avait tressailli.

- Qu'est-ce que tu cherches ? s'enquit-elle en plissant les sourcils. Une occasion de le provoquer en duels une nouvelle fois ?

Là non plus, il ne pipa mot. La jeune fille le dévisagea gravement mais ce fut une des premières fois où elle ne put mettre le doigt sur ce qui agitait les pensées du Serpentard. Etait-il animé d'un quelconque sentiment de grandiloquence et cet orgueil lui dictait-il d'être le premier à savoir quel était le fin mot de cette histoire ? S'agissait-il d'un sentiment vengeresque à l'égard de sa maison qui croulait sous les suspicions ? Ou, plus simplement, s'ennuyait-il ?

- On rentre, ordonna-t-il soudainement sans paraitre être ennuyé de l'attention dont il était l'objet.

Le visage de la jeune Poufsouffle s'orna d'un sourire ironique, ses pensées bien sombres s'envolant immédiatement.

- Parce que tu t'inquiètes pour moi ?

- Ce serait bien la dernière chose qui me viendrait à l'esprit à ton égard, rétorqua-t-il en se levant.

Dominique l'imita et, soudainement taquine, s'empressa de lui demander ce que serait la première chose dans ce cas. Durant tout le trajet jusqu'à sa salle commune, elle insista, dans l'espoir de le faire craquer et ne fut malheureusement pas satisfaite sur ce point. La dernière chose qu'elle fit avant de rentrer, fut de tirer immaturement la langue à Isaac et, alors même qu'elle s'était détournée de lui, elle sut qu'il n'avait pas pu s'empêcher de lever les yeux au ciel devant tant d'enfantillage.

oOoOoOoOoOo

Dominique rigolait beaucoup moins le lendemain matin lorsqu'elle croisa Gemma Lysenko qui descendait déjeuner en même temps que sa bande d'amis et elle. En ce dimanche de la mi-mars, le soleil surplombait le lac, néanmoins il ne faisait pas très chaud. Seulement, la Serdaigle était habillée comme en plein hiver, son gros pull de laine l'alourdissant et son écharpe bleue dissimulait la moitié de son visage.

Dominique fit signe à Anatole Bensberg et Joana Mayer de ne pas l'attendre et alpagua la Serdaigle en la retenant par le bras, se rendant compte qu'elle avait le nez rouge et les yeux cernés.

- Oula, on dirait que tu as passé la nuit dehors, s'exclama-t-elle en enlevant immédiatement sa main, n'ayant que très peu envie de contracter la maladie de la jeune fille.

Cette dernière lui lança un regard éloquent et Dominique ouvrit la bouche, réellement surprise.

- Tu as passé la nuit dehors, répéta-t-elle, affirmative cette fois.

Lysenko lui répondit par un éternuement digne d'un Hippogriffe et elle recula d'un pas.

- Pourquoi ?

- Chavait beau.

- Quoi ?

- J'avais chaud ! répéta-t-elle en prenant soin d'articuler.

D'accord. Dominique avait déjà eu moult fois la preuve que les Serdaigle n'étaient parfois que des imposteurs et pas plus intelligents qu'un gamin de dix ans mais là … Malheureusement, un regard noir de Lysenko lui interdit d'en dire plus. Cette dernière aurait été capable de se coller à elle juste pour se venger et qu'elle soit malade à son tour.

- T'as brouvé le boyen de te débarrasser de ton bousin ?

- Ah oui, en parlant de ça…

C'était plus ou moins la raison pour laquelle Dominique s'était rapprochée d'elle mais elle sentit son courage se dégonfler tout à coup. Qu'est-ce qu'elle croyait ? Que Lysenko allait sauter de joie en apprenant qu'elle avait accepté l'aide de James ? Ou encore celle d'Isaac.

Mal à l'aise, la Poufsouffle se racla la gorge et ouvrit la bouche mais aucun mot n'en sorti. En face d'elle, le regard vert embrumé de Lysenko se fit plus interrogateur, et un zeste paniqué, comme si elle suspectait ce que Dominique avait à lui dire.

- Non, couina-t-elle.

Bon, ce n'était plus de la suspicion mais belle et bien une révélation. La jeune Poufsouffle fit encore un pas en arrière tandis que Lysenko se rapprochait d'elle, l'air brusquement furieuse.

- Tu n'as pas le droit de me faire ça ! Je ne veux pas… C'était mon idée ! C'est moi qui ai découvert cet endroit, pas ce Troll de Potter ! Je ne veux pas de lui sur ce coup, c'est hors de question.

- Sois raisonnable, réussit à placer la jeune fille avant de se faire violemment couper.

- Il m'a pourri mon année ! lui rappela la Serdaigle, l'air de plus en plus menaçant. Il a fait de ma vie un enfer et ne me dis pas que je l'ai cherché. Ton cousin n'est pas un enfant de chœur.

- Un enfant de quoi ?

- ON S'EN FOUT !

Fébrilement, la jeune fille lui fit signe de baisser le ton. Il y avait du monde dans le hall d'entrée à cette heure de la journée et certaines personnes ne se gênaient pas pour tenter d'écouter leur conversation à l'instar de sa cousine Rose Weasley qui passait justement par là et les regardait d'un air intéressé.

Gemma regarda autour d'elle et repéra à son tour la rouquine qui la gratifia d'un regard noir qu'elle ignora. Se rapprochant de Dominique, elle murmura :

- Débrouille-toi pour qu'il ne retourne plus là-haut.

- J'imagine que le moment est mal choisi pour te dire que j'ai tout révélé à Isaac.

- Oui, vraiment mal ch… TU AS FAIS QUOI ?

Une nouvelle fois, la Poufsouffle dut calmer la Serdaigle à grands renforts de gestes et évita de justesse le poing de cette dernière qui se dirigeait vers son estomac. Après quelques supplications, elle réussit à convaincre la Préfète-en-Chef de sortir dans le parc où les oreilles indiscrètes seraient plus faciles à repérer.

- Je n'arrive pas à croire que t'as fais ça, je n'arrive pas à croire…, répéta plusieurs fois Gemma tandis qu'elle se faisait trainer de force derrière un énorme bosquet qui les dissimulait entièrement toutes les deux.

- James avait tout découvert de toute façon, il en savait autant que nous, marmonna Dominique, carrément mal à l'aise. Il ne m'écouterait pas si je lui disais de nous laisser faire.

- Je ne VEUX PAS…

- Lysenko !

Soudainement agacée, la jeune Poufsouffle lui envoya un coup de pied dans le tibia et Lysenko poussa un cri avant de se masser douloureusement la jambe. Au moins, cela avait eu pour effet de lui faire fermer sa bouche à défaut de rendre plus joyeuses leurs relations.

- Je ne te demande pas de te marier avec mon cousin ! Je ne te demande pas de le supporter. On a qu'à… je sais pas, je monterai là-haut avec lui et t'iras avec Isaac. Ou, non, se reprit-elle en voyant le regard noir que lui retourna cette dernière. J'irai avec vous trois chacun votre tour, même si je dois mourir d'épuisement. Je vais être sincère, cette histoire me gave et je n'ai pas réellement envie de savoir ce qu'il se passe au septième. Mais… de toute façon, t'abandonneras pas, t'es trop têtue. Mais, simplement, reconnais que quatre cerveaux c'est mieux que deux ? Trois cerveaux et demi si tu insistes, c'est vrai que James… Je te jure que tu seras même pas obligée de les croiser.

Sûrement surprise par ce long discours rempli d'idées désordonnées, Gemma ne répliqua pas. Sa jambe la faisait toujours souffrir - Dominique n'y avait pas été de main morte - mais elle paraissait un peu calmée.

- Et puis, reconnait que cette histoire nous dépasse.

Plus gentiment que jamais, la Poufsouffle posa une main rassurante sur son épaule qu'elle serra un peu. Croyant sincèrement que le silence de sa camarade équivalait à un accord de sa part, elle lui fit un petit sourire. Elles ne discutèrent pas plus longtemps, Dominique lui signifiant que ses amis devaient l'attendre.

Gemma attendit qu'elle soit hors de vue avant de laisser libre cours à ses larmes.

Potter.

Plus que l'énervement qu'il soit associé à elle sur ce coup, c'était la possibilité de le croiser qui la terrifiait. Elle avait beau avoir été courageuse la dernière fois, elle ne savait pas comment elle allait réagir si elle tombait sur lui à nouveau. Par un heureux hasard - et elle aurait volontiers serré McGonagall dans ses bras si la décence ne le lui avait interdit - elle n'avait plus fait de rondes avec l'autre Préfèt-en-Chef depuis quelques temps.

A cause d'un changement de planning, la jeune fille s'était retrouvée trois ou quatre fois avec Louis Weasley et sa dernière ronde s'était faite en compagnie de Lou Delort, Préfète-de-Serpentard. La faute à l'un des Préfets qui avait - ironiquement - la Dragoncelle. Alors, elle n'avait pas eu l'occasion de recroiser son grand rival depuis leur dernière ronde.

Et c'est avec un effarement certain qu'elle se rendit compte que ce dernier allait sûrement lui faire payer son affront. Etait-il machiavélique au point de vouloir les "aider" juste pour ça ? Oui. Franchement, des fois, Dominique était bien trop naïve.

Comme avec Nott. Sous prétexte d'une vieille amitié, elle lui avait tout révélé alors qu'il était évident que ce dernier avait des choses à cacher. Ce n'était pas une coïncidence si elles l'avaient croisé deux fois en revenant de l'ancienne salle d'Aritmancie. Et puis, il n'y avait que la Poufsouffle pour croire qu'il était encore attaché à elle. Au mieux ressentait-il une vague indifférence, tant elle restait persuadée que ce monstre de pierre ne pouvait avoir de sentiments.

Que faire ? Abandonner ?

C'était sa découverte. Elle qui avait insisté pour revenir ici jusqu'à avoir un résultat, un indice, une preuve ou autre chose lui permettant de faire la lumière sur ce qu'il se passait dans cette salle. Devait-elle tranquillement se retirer et attendre que toute la gloire retombe sur Potter et Dominique ?

Même pas en rêve.

Paradoxal mais tellement logique pour elle.

Gonflant les joues, la jeune fille inspira une grande bouffée d'air. Pour le moment, elle allait adopter la technique de Dominique : passer d'un hippogriffe à l'autre. En plus, Abel devait l'attendre depuis plus de dix minutes maintenant. Elle n'avait qu'à profiter du déjeuner en sa compagnie et espérer qu'il lui ferait oublier ses déboires.