Blabla de début de chapitre : Hey tout le monde ! Je reprends enfin du service ! Je ne promets pas une publication régulière, mais je retrouve chaque jour un peu plus l'envie d'écrire sur autre chose que la fiction qui m'obsède en ce moment. Ne vous attendez pas à une publication courante, mais je vais faire de mon mieux pour écrire quelques drabbles régulièrement !

Comme toujours, n'hésitez pas à me soumettre vos idées, Aelig m'en a donné pas mal et j'en ai une ou deux en réserves, mais ça finit toujours par s'épuiser, ahahah. :p

Ce drabble-ci est une idée proposée par MirryD ! :D

Bonne lecture à tous !

Notes : Univers canon, thème proposé par MirryD (Alfred et Ivan qui se croisent par hasard sans s'être vus pendant des années), rating K+.


Absence

Depuis la fin de la Guerre Froide, Ivan avait évité le reste du monde, pour se remettre doucement de ses blessures. Les blessures qu'avaient causé le régime en place, bien entendu, ainsi que la blessure causée lorsque toutes les nations de l'URSS avaient brusquement quitté l'union. Perdre des territoires rattachés était toujours douloureux physiquement, mais aussi moralement, puisqu'il s'était retrouvé seul.

Il y avait aussi la blessure causée par ce qu'il avait du faire, et qui il avait du être pendant cette période. En bref, se guérir chez lui, tranquillement, pour éviter les nations qu'il avait blessé durant toute cette période, lui avait apparu comme étant la meilleure solution. Ses sœurs s'étaient occupées pendant tout ce temps de tout ce qu'il devait dire en réunion.

Mais à présent, il était prêt à revoir tout le monde, à assumer de nouveau son rôle de nation, et d'affronter les regards s'il le fallait.

D'autant plus qu'il y avait un pays, en particulier, qui lui avait terriblement manqué, durant tout ce temps… il mourrait d'envie de le revoir…

En attendant, il errait dans les rues d'Ottawa, au Canada, là où se déroulait la réunion mondiale. Un autre pays du Nord, comme lui… Matthew était l'une des rares nations qu'il appréciait. Ce dernier avait toujours eu un comportement gentil envers lui, même pendant la Guerre Froide. Enfin, à ce moment-ci, « gentil » n'était pas exactement le mot… disons qu'il l'avait traité avec respect, politesse, sans crainte, et ils avaient pu discuter d'autre chose que du climat politique ambiant.

C'est en déambulant dans la rue qu'il aperçut une curieuse mèche blonde. Son cœur manqua un battement.

Non, ça ne pouvait être…

Alfred. Ces yeux bleus, cet air constamment surexcité, ce sourire de gamin… c'était Alfred.

Partagé entre l'envie d'aller le voir et la peur qu'il ne représente plus rien aux yeux de la jeune surpuissance, il ne bougea pas, se contentant de garder ses yeux violets écarquillés. Il le fixa comme s'il était la seule personne sur Terre, la seule qu'il avait envie de réellement voir, en réalité.

Alfred finit par le repérer. Il se figea quelques instants, totalement surpris de croiser son vieil ennemi, après quelques années, dans une rue.

Puis, une fois la surprise première passée, il se précipita vers le Russe, un grand sourire étirant ses lèvres.

-Heyyyyyy ! Big guy ! s'exclama-t-il d'un air ravi et heureux.

Ivan ne s'attendait pas à cela. Bien entendu, il savait que lui et Alfred n'avait plus de raisons de faire comme s'ils se haïssaient, bien que l'envie de le taquiner restait présente. Mais qu'il se jette presque sur lui comme ça, avec un air si heureux ? Il avait du mal à le concevoir.

-Miss you so much ! Le monde était tellement ennuyeux sans toi ! continua Alfred. Personne voulait que je vienne te voir, c'est pas juste, moi je t'aurais tenu compagnie ! Comment tu vas ? Tu viens à la réunion ? Tu t'installeras à côté de moi ? C'est trop trop trop cool de te voir ici !

Il gesticulait, sa voix atteignant des décibels plutôt aigus. Reprenant contenance, Ivan sourit. Cela faisait un petit moment, certes, mais que signifiait le temps pour une nation ? Il posa sa grande main sur la tignasse blonde de l'Américain et la frotta.

-Tu m'as aussi manqué, idiot Américain ~ sourit-il largement.

Alfred éclata de rire en gardant ses yeux bleus brillants sur lui. Les deux nations ne purent s'empêcher de s'entre-dévorer du regard. Comme auparavant. Mais ici, pas de tension, pas de guerre, pas de faux-semblants, pas de domination malsaine. Pas de Russie et d'Amérique.

Juste Alfred et Ivan qui étaient heureux de revoir l'autre tant attendu. L'autre qui était devenu si complémentaire, si essentiel. L'autre qui était devenu un repère, une personne qui connaissait l'un mieux que personne, au fond. Ils ne parlaient pas, mais leurs yeux exprimaient tout ce qu'ils comptaient finir par se dire, qu'ils avaient envie de dire depuis trop longtemps.