Blabla de début de chapitre : Hey everybody ! Me revoilà pour un nouveau drabble ! Normalement il devait être sur un autre thème que j'ai en post-it, mais finalement j'ai eu une autre idée sortie de nulle part ! C'était un drabble écrit pour quelqu'un mais du coup, tant qu'à faire, je me suis dit que j'allais le poster là ! :3

Bonne lecture donc ! J'espère que ça vous plaira !

Notes : Univers canon, thème de la première rencontre, quelque part pendant le XVIIe siècle, rating K.


Dégel

Ivan se sentait seul, au milieu de toutes ces nations. Il ne se sentait pas vraiment faire partie de tout ce monde... et puis il n'était encore qu'un adolescent, à leurs yeux, et physiquement.

Événement inhabituel, Arthur était là. Habituellement, l'Anglais parcourait les mers, en sa qualité de pirate, et il avait presque complètement coupé les liens avec son pays et sa royauté. La seule chose qui subsistait était le fait que les pays qu'il colonisait étaient rattachés au Royaume-Uni.

En parlant de colonies… il avait emmené l'une d'entre elles. Treize colonies, ou Alfred F. Jones. Ivan lui-même possédait une colonie en Amérique, l'Alaska, mais c'était à côté du territoire du petit Canada.

Étrangement, il avait du mal à détacher son regard de ce petit si intriguant. Il détonait dans cette pré-réunion, ou tout le monde parlait ou se disputait. Il ne disait rien mais courait un peu partout pour observer tout le monde, surveillé tout de même par son tuteur.

Cependant, l'attention de ce dernier se relâcha lorsque son rival de toujours, Francis, arriva. Ils se coursaient en mer depuis un bon moment déjà, bien qu'ils faisaient une trêve à chaque fois qu'ils se retrouvaient pour s'occuper des deux enfants dont ils avaient la charge.

Le pirate se trouva donc alpagué par le Français, et Alfred en profita pour s'éloigner un peu plus dans la large salle.

Ivan le suivit de ses yeux violets. Cet enfant était si lumineux, si énergique… c'était amusant à voir, il fallait l'avouer.

Le petit releva les yeux vers lui. Des yeux d'un bleu azur profond, et Ivan ne détourna pas le regard. Puis, Alfred vint trottiner jusqu'à la chaise où Ivan était assis, un grand sourire aux lèvres.

-Bonjour ! Je peux monter sur tes genoux ? demanda-t-il joyeusement.

La nation russe en resta tout d'abord sans voix. C'était bien la première fois de sa vie qu'il était confronté à une situation face à laquelle il ne savait pas comment réagir. Bien entendu qu'il voulait dire non. Mais il y avait un je-ne-sais-quoi dans ces yeux bleus qui l'empêchait de le dire.

-S'il te plaît ? Tu es grand ! Je suis sûr que si tu me portes je pourrai atteindre les étoiles !

Ivan soupira. Était-il censé refuser quelque chose à un tel gamin ?

-Si ça peut te faire plaisir…

Alfred, tout joyeux, tendit les bras vers lui. Ivan se sentit fondre sans le vouloir mais l'attrapa sous les bras pour le poser sur ses genoux. L'enfant se tourna alors vers lui pour le dévisager, les yeux brillants.

-T'es beau ! Tes yeux sont violets, un peu comme ceux de mon frère ! Mais pas pareil quand même !

Il fit une petite moue.

-Tu lui dis pas, hein… mais je trouve que les tiens sont encore plus beaux !

Ivan rougit un peu. C'était bien la première fois qu'on lui faisait ce genre de compliments, même si ce n'était qu'un enfant…

Il l'appréciait, finalement. Ce petit lui réchauffait son cœur gelé. Il lui manifestait de la gentillesse, et ça, c'était bien rare…

Les petites mains de l'enfant se mirent à toucher son écharpe.

-Elle est toute douce ! Je peux avoir la même, dis ?

À ce moment-là, la voix d'Arthur retentit dans la salle.

-Alfred ! Qu'est-ce que tu fabriques ?!

Ivan releva la tête et croisa les yeux verts furieux du pirate. Ce dernier s'avançait à grand pas vers eux, et le Russe sentit qu'il allait bien plus se faire crier dessus que l'enfant. Ce dernier se tourna une dernière fois vers lui.

-Comment tu t'appelles ?

-Ivan, sourit doucement la grande nation. Je m'appelle Ivan.

-Enchanté ! Un jour je serai le pays le plus fort du monde et tu seras mon allié !

Sur ce, il sauta de ses genoux, lui refit un grand sourire puis un signe de la main avant de trottiner vers son père anglais.

Le Russe ne lui avait dit que trois phrases alors il ne comprenait pas pourquoi cet enfant semblait l'apprécier…

Mais il espéra de tout cœur qu'il continuerait ainsi lorsqu'il aurait grandi.

Après tout, qui savait ce que l'avenir leur réservait…

Tout au fond de lui, il sentait que ce petit rayon de soleil jouerait un rôle important dans sa vie. Un rôle qui ne s'arrêterait pas qu'à des relations, bonnes ou mauvaises, entre deux nations…