Le Café des Princes
Twilight à S. Meyer -The 1st Shop of Coffee Prince à Lee Sun Mi
Création de Lex Lina
Réédition des neufs chapitres (corrigés et redécoupés de manière plus lisible) ainsi qu'ajout d'un nouveau chapitre !
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Chapitre 02
Caramel Macchiato (Suite)
07h30
Edward fait son jogging et en profite pour téléphoner.
« Salut petit cœur, je t'ai manqué ? … Arrêtes avec tes idées salaces, si je n'ai plus de souffle c'est parce que je suis en train de courir... On se voit quand ?... je suis rentré à Seattle alors j'ai plus de temps qu'il n'en faut... Je sais que c'est compliqué mais j'ai vraiment, vraiment envie de te voir... tu sais bien qu'il n'y a que toi qui me plais. OK petit cœur... à ce soir. ».
Il repense à sa dernière entrevue avec Alice. Sa façon de murmurer son nom après qu'il lui ai avoué ses sentiments pour elle. Cette passion lorsqu'ils ont fait l'amour et la tristesse dans ses yeux lorsqu'elle lui a dit qu'elle devait y réfléchir.
Même si ce n'est que pour le temps d'un café, il faut quand même que je tente ma chance.
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Il la retrouve plus tard dans la soirée. Ils se baladent dans une rue commerçante et discutent tranquillement.
« Alors, comment vas ton petit ami... hum... Demetri, si je me souviens bien. ».
« Ex petit ami. ». Elle s'arrête pour regarder un stand et lui montre quelques articles. Il adore cette simplicité qu'il partage avec elle. Il n'a qu'une envie, c'est de la prendre dans ses bras. Mais il sait qu'elle ne se laissera pas faire aussi facilement.
« J'ai de la peine pour ton 'ex'. Tu rompt avec lui une fois que tu es devenue célèbre, c'est dur... ».
Elle lui lance un regard sombre. « Est ce que tu te moques de moi. ».
Il lève les bras en signe de capitulation. « Passons. Est-ce que tu vas te remettre avec Jasper ? ». Elle continue à regarder les différentes vitrines.
« Le devrais-je ? ». Il s'arrête et prend le temps de penser. Elle joue avec leurs cœurs et il n'apprécie pas forcement.
« Tu es notre premier amour. Et cela me déçoit que tu agisses ainsi. ».
Elle se rapproche de lui et tente de le dérider en le chatouillant un peu. « Vraiment ? ». Elle prend sa main et la passe autour de son propre cou pour qu'il l'enlace. Elle le regarde intensément, pose un baiser sur sa joue et se remet en marche, entourée du bras d'Edward.
Ils sont dans la voiture d'Edward. « Je t'ai ramené un cadeau de New York , on le récupère et je te ramène chez toi. Ça te va ? ». Elle hoche la tête.
Ils descendent de voiture. « Tu montes avec moi ? ». Il se rapproche d'elle, si près qu'elle sent son souffle sur son visage. Elle regarde autour d'elle et répond. « Non ce n'est pas prudent. ».
Il monte à son étage et passe par sa salle de bain. Il se mouille le visage et se regarde dans le miroir.
« Courage Edward. Il faut que tu saches ses sentiments. ».
Il prend le cadeau et redescend. Il franchit le hall d'entrée et entend le bruit d'un moteur qui accélère.
« Alice ? ».
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21h00
Bella est sur sa moto mais elle a complètement la tête ailleurs. Elle rentre enfin de ses livraisons et n'a pas obtenu l'avance qu'elle désirait. Il lui manque encore pas mal d'argent pour combler leurs dépenses du mois et ce n'est que le début. Ses heures supplémentaires d'aujourd'hui ne lui seront payés qu'à la fin de la semaine suivante et elle a accepté de travailler le dimanche aussi.
Je pense que je vais arrêter les cours jusqu'à la prochaine rentrée. Peut-être que je pourrais récupérer une partie des frais de scolarité.
Un autre motard la presse et tente de l'inciter à un petit défi une fois qu'ils sont stoppés à un feu rouge. Sa Ducati StreetFighter fait toujours cet effet auprès des autres motards. Elle a travaillé dur, au point de faire des chantiers et jours et nuits pour pouvoir se l'offrir.
Allez bébé, encore un qui aura des envies de suicide ce soir...
Elle laisse un peu d'avance à son concurrent puis accélère et le distance rapidement. Elle n'est plus très loin de chez elle et roule tranquillement jusqu'au moment où elle aperçoit quelqu'un en scooter qui arrache le sac d'une passante. Elle décide de le poursuivre. Elle pousse un peu son moteur et parcourt la distance qui les sépare très rapidement. Sa moto rugit un peu sous la demande, mais les vibrations qu'elle reçoit dans ses cuisses font monter son adrénaline très rapidement.
Elle parvient à coincer le voleur qui recule et tente de s'échapper à pieds. Elle prend son propre sac et lui lance dans la tête. Il le reçoit violemment et tombe à la renverse. Bella sourit et entreprend de descendre de sa moto.
Ce con est tombé comme une merde.
Elle retire son casque et se dirige vers le voleur. Il commence à reprendre conscience alors elle lui fait une prise au sol pour l'immobiliser. Elle l'observe et se rend compte qu'elle le connait.
« Mais tu es... ».
Elle entend derrière elle. « Alice... ? ».
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Edward accoure vers Alice qui est par terre suite à la violence de son agression. Elle était appuyée contre la voiture lorsque le scooter a déboulé pour lui arracher son sac. Elle lui dit que tout va bien, qu'il y a eu plus de peur que de mal. Mais il s'obstine à l'aider à se relever et la touche un peu partout pour être sûr qu'elle n'a eu aucun mal.
Alice s'appuie contre la voiture et regarde plus loin. « Je pense que quelqu'un a attrapé le voleur ! ». Edward se retourne et voit les deux personnes au loin en train de se débattre.
« Attends-moi ici, je vais voir. ». Il l'embrasse rapidement et se dirige vers eux.
« Laisses-moi venir avec toi. ». Il lui prend le bras et ils s'avancent en boitillant.
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Bella attrape le col du voleur et dit. « Putain Emmett qu'est-ce que tu fous là ? ».
« Rosie a besoin d'argent pour s'acheter de nouveaux vêtements. Je veux lui montrer que je peux lui en offrir. ». Elle le frappe à la tête.
D'abord Royce et maintenant lui. Rosalie a le chic pour trouver les tocards...
« Tu risques aussi gros pour une fille qui ne veut pas de toi ? T'es vraiment stupide. ». Elle le frappe encore à la tête. Il tente de se protéger comme il peut avec son bras.
Elle regarde en arrière et voit la fille qui s'est fait attaquer qui arrive en boitillant, aidée par quelqu'un d'autre.
Il faut qu'on se sorte de là. Réfléchis Bella.
« Bon Emmett, tu vas me pousser violemment et t'enfuir en courant... ». Elle frappe encore sa tête histoire d'être sûre que tout est bien entré dans son crane de piaf.
« Hein quoi ? Mais pourquoi ? ».
OK. Donc ça va être plus difficile que prévu.
Bella jette encore un coup d'œil en arrière et répète doucement. « Tu dois te sauver alors tu me frappes et tu te sauves. Et surtout que je ne t'y reprenne pas. ».
Elle le frappe encore mais moins fort.
« On va appeler la police. Vous irez en prison. Ce n'est pas bien de voler. Vous auriez pu blesser cette innocente personne. ».
Elle se retourne encore et Emmett n'a toujours pas fait un mouvement.
Trop bon, trop con. La prochaine fois tu y réfléchiras à deux fois avant de faire ton héroïne.
Elle lui fait un clin d'œil plus qu'insistant pour qu'il suive le plan. Elle se retourne et voit que le couple les observe avec insistance. « A trois Emmett tu me balances. ».
« Vous devriez vous trouver un boulot ! ».
« Un … ». Elle dit plus fort. « C'est honteux. ».
« Deux... Je vais appeler la police.».
BAM !
Emmett la pousse violemment et elle est projetée au sol. Elle se redresse. Un peu trop vite pour que ce soit crédible et tente de courir après lui.
« Revenez ! Revenez ! ».
Mon dieu Bella, tu joues tellement mal que tu mérites un oscar pour de tels efforts.
Elle s'arrête, fait semblant d'avoir besoin de reprendre son souffle puis se tourne vers le couple. Elle remarque bien que le jeune homme semble totalement incrédule face à ce qu'il vient de se dérouler sous ses yeux. Elle tente.
« Il s'est échappé. Désolée. ». Elle ramasse le sac et le remet à la femme. « Vous n'êtes pas blessée, ça va ? ».
Alice la regarde et répond. « Oui ça va merci. Mes genoux sont un peu écorchés. ». Bella se baisse et inspecte les jambes d'Alice. Elle se redresse et remarque le jeune homme auprès d'elle. Des flashs de la veille passent devant ses yeux.
Corps svelte et musclé où passe langoureusement une serviette... encore le coté langoureux qui revient... Merde Bella trouve-toi un mec... Les gouttes qui perlent de ses cheveux et tombent doucement sur son torse... Bon une bonne douche froide pour toi chérie quand tu rentres...
Le regard de Bella retombe sur l'entre jambe du jeune homme.
La bosse apparente sur sa serviette qui incite à en vouloir plus... Reprends toi chérie t'es mal barrée là...
Elle se recule comme s'il risquait de la foudroyer. Il la regarde avec l'air de ne pas marcher dans son manège. « Bon ben au revoir hein ! ». Elle commence à mettre son casque et à s'installer sur sa moto. Avec un peu de mal, vu que sa chute sur les fesses à été plus douloureuse que prévue. Elle sourit à Alice et lui fait signe de la main.
Alice tente de l'atteindre. « Attendez. Je vous donne ma carte. Au cas où. Et je m'appelle Alice. ». Edward l'arrête et s'approche de la moto.
« Vous travaillez en équipe c'est ça ? Tu devrais prendre le plus grand pourcentage vu que tu restes sur place. ». Il met un coup de pied dans la moto. « Un vieux scooter, une belle moto et hop la récompense, pas vrai ? ».
Bella est outrée, elle retire son casque pour regarder l'endroit où il a tapé. « Qu'est-ce que vous racontez ? ». Elle n'est peut-être pas toute blanche dans l'histoire mais cela ne fait pas d'elle un escroc.
Il sort une carte de sa poche. « Je vous donne ma carte. Je paierais au cas où il y a des frais médicaux. Allez maintenant tires toi. ».
Il agrippe Alice. « Tu as été blessée. Tu ne te laisses pas attendrir par ce mec. ». Le regard d'Alice passe de l'un à l'autre des garçons. Elle n'arrive pas à trouver le jeune homme à la moto si malhonnête. Elle tente de le défendre.
« Tu vas peut être un peu loin, Edward. ». Edward l'attire vers lui pour qu'ils repartent vers la voiture. « Tu t'approches plus d'elle, c'est compris. Si tu as besoin de quelque chose, tu passes par moi. ». Il lance un regard menaçant en direction de Bella.
Bella se passe la main dans les cheveux et n'en croit pas ses yeux. Comment peut-il se permettre de la rabaisser ainsi alors qu'il ne la connait même pas.
Emmett je vais te tuer. Cullen tu passes de fantasme à cauchemar en moins d'une minute...
Elle remet son casque et démarre bruyamment. Elle voit Cullen partir plus loin avec Alice qu'il tient dans ses bras. Il l'installe dans la voiture et part rechercher un paquet à l'entrée de l'immeuble. Elle grogne de mépris, baisse sa visière et part en direction de sa maison.
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Rosalie est à la maison. Elle semble lire des petites annonces. Bella réfléchit sur le fait de lui raconter les déboires de la nuit mais préfère avoir une vraie discussion avec Emmett avant.
Si Rosie l'a amené au café, c'est qu'elle y tient plus qu'on ne croit.
Elle va dans la salle de bains pour prendre une douche. Rosalie l'interrompt avant. « Bells. La boulangerie a appelée et demande si tu peux y aller ce soir. Leur livreur du soir est malade et tu seras payée directement à la fin de ta tournée. Prends mon vélo, ça te sera plus facile qu'à pieds. Dépêches toi t'es déjà en retard.».
Merde. Mais ça paiera l'électricité.
« Rosie, je suis crevée. J'ai pas encore mangé aujourd'hui et je suis prête à vendre un de mes reins pour une douche.». Rosalie lance une pomme vers sa petite sœur, rétorque que ses reins ont déjà été mis en gage auprès du Wal-Mart d'à côté et finit par lui dire qu'une douche ça se mérite en la poussant vers la porte.
« Je peux au moins mettre mes baskets ? ». Bella retire ses bottes de moto et sa veste en cuir. La porte d'entrée s'ouvre, une main en dépasse faisant tomber des baskets et un sweat à capuche et referme la porte aussitôt.
Bella met les affaires et croque dans la pomme avant d'enfourcher le vélo.
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06h00
Bella fait désormais les livraisons du matin et du soir à la boulangerie en plus de la vente dans la matinée. Elle sifflote alors qu'elle pédale dans le dédale des rues pavillonnaires de son secteur. Elle pose les sacs de pains sur les poignées des portes où les commandes ont été passées. Certains sont des habitués. Elle les repère en fonction d'un attribut particulier à chaque maison.
Le soleil commence à se lever au moment où elle arrive presque au bout de sa tournée. Cela ne fait pas longtemps qu'ils commandent. Elle est accueilli par un chien qui jappe à son approche. Elle se l'ai mis dans la poche en partageant avec lui un petit bout de son pain au lait, à sa première visite. Elle se penche pour être à son niveau derrière la barrière.
« Salut Swifer. Comment ça va aujourd'hui ? Tiens prends ça, je l'ai gardé exprès pour toi mon bébé. Si tu fais le beau, je t'en donne un autre morceau. ». Swifer aboie et jappe de joie. Il tourne sur lui-même, fait de petits bonds et retourne auprès d'elle.
Bella aboie à son tour et lui donne encore un morceau de pain au lait. « Tu sais que tu es le meilleur moment de ma journée Swifer ? ». Elle lui caresse la tête comme elle peut, vu qu'il est à peine accessible. « J'espère qu'un jour j'aurai l'occasion de te voir entièrement. Dis à tes maitres de te balader plus tôt histoire que je te bichonne plus longtemps. À demain bébé.».
Elle remonte sur son vélo et continue sa tournée.
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Jasper n'arrive pas à dormir. Son réveil indique 06h00 et pourtant cela fait longtemps qu'il est réveillé. Il regarde le plafond. Cette maison est pleine de souvenirs plus ou moins douloureux. Alice. Elle lui manque tellement que dès qu'il pose ses yeux quelque part, un souvenir d'elle ressurgit.
Alice sort de la salle de bains et s'installe près de lui dans le lit.
Il soupire et décide de se lever. Il entend Aro qui s'agite en bas. C'est tous les matins pareil depuis quelques temps. Avant son chien était un lève tard et maintenant, il veut sortir dès que le soleil se lève. Jasper prend une douche puis se regarde dans le miroir.
J'ai une meilleure mine. Je finirai par m'en remettre.
Il descend dans sa cuisine, accueilli par Aro. Il va lui ouvrir la porte et hume l'air extérieur. Il fait assez bon pour prendre son café dehors. Il se prépare une tasse corsée et prend journal de la veille. Il époussette un peu le banc situé près de l'entrée de sa propriété et s'installe confortablement.
Il regarde Aro qui fait son petit tour dans le jardin avant qu'il file droit vers le portail. Il entend une voix féminine et gracieuse parler à son chien, qui y répond joyeusement.
Ah je vois... on a un rendez-vous...
Il pose sa tasse et observe le manège de son chien. Une main fine dépasse de sous le portail pour le caresser.
Il faut que je vois le reste de cette personne.
« A demain bébé. ».
Il accroche Aro à sa laisse et ouvre le portail mais il n'a le temps que de voir une silhouette qui descend la rue à vélo.
« Alors Aro. On me fait des cachotteries... tu as donc une petite amie ? ». Il se retourne et voit que son pain a été livré.
À demain alors mademoiselle mystère...
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Bella rentre à la maison après sa tournée et prend son petit déjeuner préparer et avec Rosalie. Elle prend le courrier de la veille et se rend compte que leur loyer a augmenté. Elle passe sa main dans ses cheveux et pense sérieusement à partir vivre ailleurs.
On a vraiment besoin d'argent.
Charlie et Renée arrivent à leur tour dans le séjour. « Bellie tu peux avoir une petite avance sur un de tes salaires, ta mère aimerait avoir de la peinture et de nouvelles toiles. ».
Bella se demande si elle ne devrait pas plutôt s'enfoncer des stylos dans les oreilles plutôt qu'entendre des choses pareilles. « Le loyer a augmenté. Qu'est-ce que ça a donné tes paris d'hier soir ? ».
Charlie baisse les yeux et répond. « Ben je ne comprends pas. C'était pourtant gagné d'avance et à la fin ben... ». Bella se lève et part dans sa chambre.
Ils vont me crever à ce rythme. Je suis claquée.
Elle prend ses affaires de moto et part sans un regard ni un mot pour sa famille.
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Jasper est à son boulot dans un studio d'enregistrement. Il conseille et guide les artistes présents. Il montre au bassiste la façon dont il doit jouer un certain morceau. Tout le monde est impressionné par son talent. Une fille de l'accueil l'appelle car quelqu'un le demande à l'entrée. Il dit à tout le monde de continuer sans lui quelques instants. À l'entrée une jeune femme l'attend.
Alice...
Elle est exactement comme quelques mois plus tôt. De petite taille, ses cheveux courts en bataille. Ses vêtements de grandes marques. Tout chez elle est calculé et fait avec minutie. Elle est parfaite à ses yeux.
Ils sont tous les deux dans un petit jardin attenant au studio, des gobelets de thé à la main. Une bonne distance les sépare et un lourd silence aussi. Elle semble nerveuse auprès de lui. « Alors qu'est-ce que tu racontes Jasper ? ». Il ne répond pas et fixe son gobelet. Elle enchaine en parlant météo et en sirotant son thé. « Cela fait un mois que je suis revenue... Je suis désolée. ».
Elle m'a brisé le cœur et maintenant, elle vient parler du temps et faire comme si rien ne s'était passé.
Il ne peut s'empêcher de l'adorer. Elle tente de s'approcher de lui. « Tu m'as manqué tu sais. Dis quelque chose. ».
Il la regarde et dit. « Va-t'en. Tu es partie sans prévenir et tu reviens comme une fleur. Va-t'en. ». Il fait quelques pas vers l'entrée du studio et se retourne.
« Au fait, je ne bois plus de thé. ». Il lance avec force son gobelet contre le mur et retourne à l'intérieur de l'immeuble en claquant la porte.
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19h00
Au café des princes, Bella profite d'un peu de temps libre pour chercher un vrai boulot. Billy lui demande si elle souhaite déjeuner avec lui et elle est ravie. Elle prend conseil auprès de lui pour savoir si elle devrait prendre un crédit ou une carte de paiement. Billy lui donne une partie de ses économies avant qu'elle pense à vendre ses organes. Elle le prend dans ses bras et regrette de ne pas être vraiment de sa famille.
Billy lui demande si elle ne connait personne d'assez riche qui pourrait lui prêter de l'argent. Elle pense à Cullen. C'est la seule personne riche qu'il lui ai été donné de rencontrer. Mais plutôt mourir que de lui demander.
Il m'a traitée comme une putain de merde...
Elle reçoit un appel de l'agence d'intérim pour un poste de serveuse dans un bar à vin du centre-ville. Elle prend sa moto et file vers sa mission.
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Edward et Jasper sont attablés dans ce même bar à vin. Ils discutent à savoir qui devrait reprendre l'entreprise familiale. Mais Edward pense qu'il est bon à rien et Jasper ne vit que pour sa musique. Ils semblent aussi tristes l'un que l'autre. Edward prend une gorgée et dit. « Au fait, j'ai croisé Alice. ».
Jasper répond. « Je ne veux pas en parler. ».
Edward insiste. « J'ai entendu dire qu'elle est revenu de Los Angeles pour toi. ».
Jasper pose son verre brusquement sur la table. « Je t'ai dit que je ne voulais pas en parler. ». Il réfléchit un peu et dit. « Est ce que tu l'aimes encore ? ».
Edward se cale au fond de son siège et dit d'un air triste. « Elle ne veut pas de moi. Fin de l'histoire. ». Il reste plongé dans ses pensées un moment.
Jasper scrute la salle et observe une scène peu banale au fond du bar. Une des serveuses est assez balèze pour porter un client vers la sortie. « Bon je pense que je vais rentrer. Edward ça m'a fait plaisir de te voir. Ne te lèves pas, je rentre en taxi. À plus tard. ».
La serveuse est en train de déposer le client ivre dans un taxi et Jasper en profite pour demander au chauffeur de repasser ensuite pour le déposer dans son quartier. Il lui indique son adresse.
« Oh vous êtes le papa de Swifer ? ».
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Bella est dans le vestiaire et se rend compte du guet-apens dans lequel elle s'est fourrée. Elle est censée porter une jupe longue et des escarpins.
Je vais me tuer avec ces conneries.
Elle a beau supplier l'équipe, elle ne peut pas aller en cuisine. Elle marche comme elle peut avec ses talons... c'est à dire en crabe. Mais au bout d'un moment, une des serveuses sympa lui demande de s'occuper de l'accueil puis d'un client endormi tellement il est ivre.
Elle se dirige vers lui clopin-clopant et d'une prise habile le porte sur son dos sans effort. Elle sort du bar et hèle un taxi. Elle discute avec le chauffeur puis entend quelqu'un approcher. Cette personne donne aussi son adresse au chauffeur, qu'elle reconnaît aussitôt.
« Oh vous êtes le papa de Swifer ? ».
Le jeune homme se tourne vers elle et dit étonné. « Swifer ? ».
Elle rit. « Oui, le chien qui balaie tout le quartier. Comme c'est un collie. ».
Il sourit. « Ah d'accord. Vous voulez dire Aro ? ».
Elle sourit plus timidement, se rendant compte de sa futilité. « C'est vrai qu'il doit avoir un vrai prénom. ».
Jasper est presque triste de la voir si déçue. « Vous êtes la livreuse de pain, c'est ça ? La petite amie d'Aro. Je vous ai entendu aboyer avec lui. ».
« Sa petite amie. C'est un mâle ? Je ne lui ai pas toujours fais des caresses appropriées alors oui on peut dire que je suis sa petite amie. ».
Jasper est tellement étonné par sa réponse qu'il en rit à cœur joie. Elle lui raconte encore deux ou trois choses embarrassantes sur sa supposée relation avec son chien dont le fait que Jasper sera bientôt obligé de recevoir ses parents à diner.
Cela fait longtemps qu'ils ne s'étaient pas sentis aussi détendus. Au bout d'un moment, il lui demande. « Tu as l'air triste tu as un problème ? Enfin si tu peux en parler. ».
Elle le regarde de ses grands yeux bruns. « Qu'est ce qui compte le plus pour toi ? L'argent ou la fierté ? ». Il ne s'attendait pas à une telle question. Mais ses pensées sont interrompues autant par le taxi que par un serveur qui vient chercher Bella. Elle lui fait un petit signe de la main. « A bientôt ! ». Elle file comme elle peut avec ses pièges à loup aux pieds.
Jasper monte dans le taxi, le regard encore fixé vers l'endroit où se tenait sa petite livreuse de pain.
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23h00
Edward est dans une des boites de nuit de la ville. Il est entouré de ses amis et de quelques filles. Il ne sait pas encore avec laquelle d'entre elles il va passer la nuit. Il s'en moque d'ailleurs. Ses amis rigolent du fait que sa mère ai commencé un recrutement en règle pour lui trouver la perle rare.
« Eh mec t'es dans la merde. Ma sœur ne parle que de ça. ».
« Elle n'a aucune chance, elle a déjà couché avec. ».
« Quoi tu as déjà couché avec ma sœur ? ».
Edward regarde son ami moqueur. « On peut pas vraiment dire coucher sachant que c'était dans ta salle de bains. Mais ta mère par contre... Nan, là je déconne.». Il prend une des filles dans ses bras. « C'est quoi ton prénom ? Quoi que non je m'en fiche. ». Il l'embrasse goulument et passe sa main entre ses cuisses. Elle glousse et se laisse faire.
Pff trop facile, je n'aime pas ça.
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Bella est chez elle, en train de faire ses comptes. Il lui manque encore beaucoup d'argent surtout qu'une des traites des frais d'université de sa sœur va bientôt arriver. Elle chercher tous les moyens possibles pour s'en sortir. Elle s'endort sur cette question.
L'argent ou la fierté ?
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Le lendemain, Bella retrouve la carte que Cullen lui avait donné et l'appelle. Ils se donnent rendez-vous dans un hôtel. Elle file dans la salle de bains où elle coupe encore un peu ses cheveux bruns car ils commencent à boucler. Elle s'arme de sa paire de ciseaux.
Qui dit cheveux long dit entretien.
Elle refait un peu sa frange en dégradé, qui lui retombe un peu sur les yeux. Elle s'habille comme d'habitude vu qu'elle doit faire des livraisons par la suite. Jean, bottes de moto, tissus qui comprime sa poitrine et polo blanc. Elle enfile sa veste en cuir et prend son sac à dos. Elle enfourche sa moto, en apprécie le contact et file vers Cullen et son argent.
Ce n'est qu'un prêt, une sorte de récompense. Ce n'est qu'un prêt, une sorte de récompense...
Elle entre dans l'hôtel grand luxe et monte jusque dans la chambre. Elle respire plusieurs fois, tel un nageur et frappe à la porte.
Toc. Toc. Toc.
Pourquoi il est toujours aussi sexy ce mec …
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Edward se réveille la tête en vrac, dans la suite d'un hôtel. Son téléphone sonne. Il ne reconnaît pas le numéro mais répond tout de même.
Ce putain de voleur n'a honte de rien.
Il donne rendez-vous à l'escroc dans la chambre où il se trouve actuellement. Il soupire et raccroche.
Il n'osera jamais venir.
Il se rend compte que quelqu'un est à côté de lui. Une tête blonde surgit de sous la couette. Il la regarde et lui dit. « Rentres chez toi. ». Elle semble complètement surprise. « Tu m'as entendu ? Prends tes affaires et dégages. ».
Il se lève pour prendre une douche. Il n'arrive même pas à se rappeler de sa nuit. Il sort de la salle de bains en peignoir et se rend compte que la fille est toujours là.
« Je t'avais dit de partir non ? ».
« J'aimerai te revoir. Surtout que ta mère en a discuter avec la mienne. ».
Merde. J'avais une impression de déjà-vu. Comment je vais me sortir de cette situation ?
La fille se faufile dans la salle de bains à son tour en lui lançant un regard plein de sous-entendus. Il recherche ses vêtements dans la pièce et se rend compte qu'il a encore mit de l'eau partout.
Faudrait voir à perdre cette habitude.
Toc. Toc. Toc.
Il va ouvrir la porte. « Tu as osé venir ? Tu es soit en manque d'argent soit tu es très brave... ». Le jeune homme le suit dans la chambre. « … Tu es mineur pas vrai ? ». Le petit voleur lui fait non de la tête et rougit. « Tu ressembles à une fille. T'es assez frêle pour passer pour une jeune fille. ». Il lui propose de s'assoir mais son interlocuteur refuse.
« Vous savez j'ai juste un petit problème d'argent, et je vous demande ça mais c'est juste histoire de dépanner. ».
Edward s'assoit et écoute distraitement le petit voleur. « Ne t'inquiètes pas je n'appellerais pas la police. Alors détends toi et laisses ton discours pour quelqu'un qui a envie de l'entendre. T'es qu'un petit escroc pathétique. Je me demande si tes parents sont au courant. Ou peut-être qu'ils sont dans le coup. Une belle famille de mendiants. ». Il sait qu'il va trop loin mais cette situation l'énerve et celle qui est dans la salle de bains encore plus.
Le mec se met juste sous son nez. « Excuses toi. Tout. De. Suite. ». Edward pouffe et répond.
« Hors de question. Je ne fais qu'exprimer des vérités. ». Le jeune homme l'attrape par le bras et le projette au sol. Edward se dit que les juges auraient pu donner un dix sur dix à cette prise s'il n'avait pas glissé sur une des flaques pour lui retomber dessus lourdement.
Ah le con... Ah j'ai mal quand même.
La blonde choisit ce moment pour sortir de la salle de bains et voit les deux jeunes gens emmêlés l'un sur l'autre au sol. « Edward, mais tu es gay ? ».
Ils se relèvent tous les deux et Edward prend le temps de refermer son peignoir. Il respire un grand coup et dit. « Foutez le camp. ». Personne ne bouge. Il empoigne une lampe et la jette contre le mur le plus proche. La blonde attrape ses affaires et court vers la sortie alors que le jeune motard tente encore sa chance. « Et ma récompense ? ». Le regard d'Edward suffit à l'inciter à se diriger vers la porte.
Edward se pose sur le canapé, pinçant l'arête de son nez de nervosité. Son téléphone sonne.
Maman...
« Oui... Bonjour maman... Quoi six rencards rien que pour aujourd'hui ? Mais c'est un marathon du rencard à ce niveau ! OK... oui j'avais dit oui... Je te donne l'adresse... ouais à plus tard. ».
On tape encore à la porte. Il va ouvrir. L'escroc est là. « Excusez-vous. ». Il referme la porte sur son nez.
Il s'installe confortablement dans un des fauteuils de l'hôtel et patiente. Le voyou est installé dans le fauteuil derrière lui et le harcèle pour qu'il s'excuse. Mais non Edward ne veut pas excuser ses propos car il les pense.
La première fille arrive. Une dinde finie.
La seconde arrive. Elle a plus de poils sous les bras que lui. Même son psychopathe attitré assit derrière lui reste choqué par la vue des aisselles de la jeune femme.
La troisième lui parle que de chiens. De chiens. De chiens. C'est moi ou elle vient d'aboyer ?
La quatrième lui parle des cours d'histoire qu'elle suit à l'université. Enfin c'est ce qu'il pense car il a fini par décrocher de la conversation au bout d'un moment.
La cinquième lui demande s'il arrive à toucher son menton avec sa langue car elle ben elle y arrive. Ça peut être utile une langue pareille mais là ça fait peur. Vraiment peur.
Il décide de s'accorder une petite pause. Psycho comme il décide de nommer le petit voyou, décide de ce moment pour faire une apparition et se colle à la baie vitrée du bar avec une affiche faite à la va-vite où il est indiqué qu'il doit s'excuser de ses propos. Il part aux toilettes.
Si ça ce n'est pas une journée de merde. Mais au moins avec quatre tasses de café et sept jus de fruits, je n'ai pas de problèmes urinaires.
« Excusez-vous. Retirez ce que vous avez dit sur ma famille. ».
« Tu es un dingue à me suivre jusqu'aux toilettes. Tu ne crois pas que j'ai déjà assez de ces filles minables ? ». Il se lave les mains et les sèche.
« C'est peut être toi qui a un problème. Ne serais tu pas gay comme l'a dit l'autre dans la chambre ? ».
Edward réfléchit et pense que ce serait peut être une bonne solution. Il fait son sourire machiavélique. « Tu as besoin d'argent n'est-ce pas ? ». Il se rapproche du gamin et l'inspecte. « Tu es sûr que tu es majeur ? ». Le gamin passe sa main dans ses cheveux nerveusement et se mord la lèvre. « J'ai un boulot pour toi... Tu vas devenir mon...amant. ».
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À bientôt !
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