"- Mesdames et messieurs, bienvenue ! Mes chers amis, nous voici réunis pour notre cercle en ce jour."
Grande était la salle. De marbre étaient les murs. Des quarantaines d'hommes et de femmes avaient été rassemblé dans un amphithéâtre intérieur. On aurait pu dire que le parlement avait été réuni. Mais ce n'était pas le cas. Il n'y avait pas vraiment d'hommes politiques. Tous se ressemblaient physiquement, sauf mis à part les traits de leur visages. Tous avaient plus ou moins des cheveux bruns ou blond, bouclés. Des yeux soit bleus, soit verts ou bien les deux à la fois. Tous étaient en blouses, soit noirs, soit blanches. Sur la scène, quatre colonnes se tenaient autour du professeur Presbury. Un peu derrière lui, une cage assez grande pour un lion recouvert d'un drap avait été placé.
"- aujourd'hui, nous nous sommes réunis pour fêter l'évènement de notre nouvelle ère. D'une nouvelle race. Une race Supérieur, plus puissante, plus forte, plus intelligente que les autres êtres humains. Certains d'entre vous ont pu profiter de ces avantages. D'autres ont du faire un choix pour obtenir ses talents. Mais aujourd'hui, notre nouvelle race a trouvé sa première cellule. Elle a trouvé un "géniteur". Grâce à ses cellules, nous vivrons dans la jeunesse éternelle. Oui, j'ai trouvé enfin l'être qui détient ses fabuleux dons."
Il fit signe à deux hommes qui lui rapprochèrent la cage. Il retira théâtralement le drap. Des murmures s'échappèrent de l'amphithéâtre.
"- Voici...Sherlock Holmes !"
Recroquevillé sur lui-même, la tête dans les bras, il n'osa pas lever les yeux sur ceux qui l'observaient maintenant. Toujours habillés de sa chemise violette et de son pantalon, pieds nus, il se sentait vulnérable. De toutes façons, il avait toujours été depuis qu'il avait été enlevé. On l'obligea à sortir de sa cage et on le plaça entre les quatre colonnes avec qui on l'attacha avec des chaines. Puis, trop fébrile des jambes, il ne parvint pas à rester debout surtout avec des chaines en fer disposées à ses pieds et à ses mains. Il tomba à genoux. Autour de lui, on commençait à se déplacer.
"- Lui ? Le détective ? j'avais entendu parler de son intelligence.
- Celui qui fourre son nez dans les affaires des autres ?
- Vous croyez vraiment qu'il peut...créer une nouvelle race ?"
Le professeur fit signe de la main de se taire.
"- Il nous donnera les moyens bons pour notre race...mais il me semble que vous pouviez vous amuser de sa présence. Je vous promets que vous serez étonné de sa résistance."
Le corps de Sherlock se tendit brusquement. Il savait ce qu'il allait se passer. A peine eut-il frôlé cette pensée que un coup de fouet le frappa sur le dos. On riait autour de lui de son son sourd. Il n'avait même pas lâcher un gémissement. On continua jusqu'à que on entendisse le son de sa voix. Plus on le fouetta plus on riait. Des hommes se permirent de lui infliger des coups de pieds dans les côtes ou dans les jambes. On lui tira les cheveux sans pour autant les arracher. Des femmes lui griffèrent au visage "juste pour voir comment ça fait de griffer un joli petit minois".
"- Vos méthodes sont lamentables, lança tout à coup une jeune femme.
Sur-ceux, un silence monta. La femme qui avait parlé se trouvait encore sur les bancs. Elle avait observé la scène. Elle était différente. Ses cheveux bruns étaient attachés en une coiffure assez rare, et ses yeux étaient bleus-gris. Elle portait une petit robe blanche. Ses lèvres rouges esquissaient un sourire froid.
"- Je reconnais en là, la célèbre dominatrice du royaume Uni, approuva Presbury.
- Vous êtes flatteur. Mais je ne suis venue que de passage, j'ai des choses importantes à faire en Bohème. Vous avez dit , Sherlock Holmes ?
- Oui, voyez vous même."
Par respect pour elle, on la laissa passer en créant un chemin qui menait à lui. Sherlock eut du mal à regarder la femme dans les yeux. Couché sur le dos, il était dans une position inconfortable où au moindre mouvement il risquait de lâcher un cri de douleur. Du coin de l'œil, il aperçut la jeune femme qui s'abaissait vers lui. Elle lui caressa les cheveux et la joue puis doucement, le remit sur le dos.
Si John avait été là, il l'aurait trouvé plutôt joli à regarder, ne put s'empêcher de penser le détective malgré l'état d'infériorité. Puis elle inspecta ses lèvres tout en les fleurant tendrement. C'était plutôt agréable.
"- Voilà, un prototype exceptionnel, remarqua-t-elle en continuant ses gestes doucereux. Les yeux du prisonnier la frappa énormément, elle n'osait même pas le regarder dans les yeux tellement ils étaient profonds. Plus elle l'analysa plus elle eut pitié de lui. Elle avait autrefois eu à battre des hommes mais jamais avec autant de violences, jamais avec des objets de tortures. Jamais sans raison. Un sentiment de honte et de dégout envers ceux qui l'entouraient en ce moment l'envahit. Elle se rendit compte qu'en à peine quelques minutes, cet homme qui gisait au sol lui avait fait voir un autre monde. Elle regrettait peut-être d'être venu. Cet homme ne méritait pas de mourir. Surtout pas Sherlock Holmes. Le détective consultant.
Elle voulut ensuite se lever mais la main de Sherlock attrapa son poignet.
"- Je...qui...Je vous ai déjà vu...souffla-t-il dans un murmura inaudible,...s'il vous plait...je voudrais que..."
Jamais sa phrase se termina. Malgré sa tonalité, la jeune femme avait très bien entendu. On prit le pauvre homme par les épaules, on le replaça dans sa cage. Elle se tourna vers le professeur Presbury qui l'observait d'un air douteux. Puis son regard se reporta vers celui qui lui avait parlé.
"- Vous êtes prêts à sacrifier la plus belle créature qu'il existe sur terre, professeur, pensez à ce que vous faites, lui dit-elle quand elle se trouva à sa hauteur.
- Vous me paraissez intéresser par lui, mademoiselle Adler, s'étonna-t-il.
- Qu'allez vous faire de lui ?
- Je vais créer une nouvelle race à partir de lui. Je vous les ai déjà dit. Maintenant, il est temps que notre cercle se retire. Mlle Adler, bonne journée."
L'amphithéâtre se vida. La cage fut emmené avec le prisonnier. Dans quelques jours, ils reviendront pour terminer ce qu'ils avaient commencé. Ce qu'ils avaient espéré.
Irene Adler se précipita chez elle à Londres. Tenant en main son portable. Elle tenait de quoi tenir le gouvernement dans ses griffes.
"- Kate ! Cria-t-elle en entrant dans sa chambre.
Une jeune femme aux cheveux roux vint à elle.
"- Que vous voulez vous ?
- J'ai des photos qui pourront me servir, quand dis-tu ?
- Des photos ?
- De Sherlock Holmes, continua-t-elle en pianotant sur son portable, de très jolies photos...Mycroft Holmes n'aura qu'à bien se tenir."
Sur son portable, effectivement, elle admirait les clichés qu'elle avait prit en toutes discrétions : le corps de Sherlock, l'humiliation qu'il venait de subir...allait faire tomber tout le pays si elle n'a pas ce qu'elle voulait. Cependant, malgré cette avenir incertain encore, les yeux du jeune homme la hantèrent. Que voulez-t-elle dans le fond ?
