Le Café des Princes
Twilight à S. Meyer -The 1st Shop of Coffee Prince à Lee Sun Mi
Création de Lex Lina
Réédition des neufs chapitres (corrigés et redécoupés de manière plus lisible) ainsi qu'ajout d'un nouveau chapitre !
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Chapitre 04
Expresso (suite)
H moins dix minutes...
Bon, je suis en avance. J'ai le temps de passer un coup de fil ou deux...
H moins deux minutes...
C'est peut être un quelqu'un qui arrive toujours pile à l'heure... je vais l'appeler au cas où...
Heure H...
Putain, ça ne répond pas. Il ne me poserai pas un lapin dès la première fois...
H plus cinq minutes...
Ça fait déjà trois fois que je tente de l'appeler. Je n'aura pas du faire confiance à cette racaille...
H plus dix minutes...
Je vais vraiment le tuer... s'il n'est pas déjà mort ou en prison à l'heure qu'il est.
H plus quinze minutes...
« Allo, c'est encore Edward Cullen en ligne. Jake Swan, tu es en retard. J'ai été vraiment con de te croire. .. JE T'AI FILE UNE PUTAIN D'AVANCE ET TU TROUVES LE MOYEN DE NE PAS VENIR. TU ES UN PUTAIN D'ESCROC... ».
Bee arrive en courant devant lui. « Hum salut. ». Edward le regarde, complètement furieux et demande.
« POURQUOI TU AS TANT DE RETARD ! ».
« Je suis désolée... ma moto ne démarrait pas et... j'ai dû prendre le bus... J'ai fait aussi vite que possible. ». Bee s'appuie sur lui pour reprendre son souffle. « Pff ça va mieux. ».
Edward raccroche son portable et le regarde. « Je ne comprends rien à ce que tu dis… puis c'est quoi cette tenue ? ».
Bee se regarde des pieds à la tête, passe sa main dans ses cheveux et dit. « Ben quoi ? ». Edward regarde sa montre et sourit.
« On a encore un peu de temps, allez suis moi. ». Il lui fait signe de la main. « On va faire des courses. J'ai un certain standing et quitte à sortir avec un mec, j'en veux un qui ai de la classe. ».
Bee le regarde incrédule et marmonne assez fort pour que Edward entende clairement. « C'est vrai que la blondasse dans la chambre d'hôtel faisait top classe. Je ne sais si c'est le pti coté Lady Di de la ceinture qui lui servait de minijupe ou encore ses seins en plastique qui sortaient de son décolleté façon Jackie Kennedy qui m'ont fait penser que cette fille fréquente les soirées de l'ambassadeur. ».
Edward lui ébouriffe les cheveux. « Encore un peu et je pourrais croire que tu es jaloux. Mais là, ce n'est pas pareil. T'es un mec, tu sais ce que c'est. On a des besoins. Et là, j'avais un besoin à régler rapidement et il n'y a rien de mieux qu'une fille facile pour le soulager. ». Bee arrête de marcher et répond. « C'est ça ouais. Moi, j'ai surtout des besoins de foutre des coups de pieds au cul ouais. ».
Ils font encore quelques mètres et se retrouvent dans une rue adjacente. Edward sort sa clé de contact et un beau cabriolet argenté donne signe de vie. Bee regarde la voiture et est épaté. « Ouah c'est quoi ça ? On vit comme un prince à ce que je vois ! ».
Edward sourit et passe sa main dans ses cheveux. « C'est une Volvo C70. Elle n'est pas si luxueuse que ça. ».
« C'est vrai que je t'aurais plus imaginé avec une Mercedes ou une BMW. Un truc qui crie 'Regardez comme j'en ai une grosse' ou encore 'La mienne est plus grosse que la tienne'. Tu vois ? Une caisse qui puisse supporter ton égo démesuré. ».
Ils montent tous les deux dans sa voiture. Pourquoi ce gamin n'est pas épaté comme le sont tous les autres. À croire qu'il est fait juste pour le contrarier. « Je prendrais un certain plaisir à te rouler dessus... ». Bee monte dans la voiture en claquant la porte.
« Pardon ? ».
Edward soupire et se demande si il pourrait l'abandonner quelque part, genre dans les bois ou sur une aire d'autoroute. Il soupire encore et démarre. Les vibrations de sa voiture le réconfortent. Ils prennent la route.
C'est là que le manège commence. Bee est incapable de rester en place plus de deux secondes. Il touche les sièges, la console centrale, touche le tapis à ses pieds, regarde la place qu'il y a à l'arrière. Edward atteint sa limite lorsque le jeune homme commence à sauter sur son siège.
« Tiens-toi tranquille putain. ».
Il n'est jamais monté dans une voiture ou quoi ?
« Oh c'est pas comme si il ne se passait pas des choses plus chiantes ou dégoutantes dans ta voiture. ». Edward est interloqué. « … Quoi tu n'as jamais ramené de filles dans ta merveille ? D'ailleurs, faut que j'aille à l'hôpital après, histoire de voir si je n'ai pas chopé une MST à être assis là. ». Bee se met à rire joyeusement et se calme un peu. Edward ne peut s'empêcher de faire un grand sourire. S'il y a bien un endroit où ça ne risque pas d'arriver c'est dans sa voiture.
Un...
Deux...
Trois...
Quatre...
Cinq...
Bee recommence à bouger dans tous les sens.
Oh ! Record battu. Il est resté tranquille cinq secondes.
Bee se penche vers l'écran multimédia. « Et si on écoutait de la musique. ». Edward tend son bras pour taper la main du jeune homme.
« Ne touches à rien ».
Bee semble accepter mais une fois sa main de retour sur le volant, Bee tend son pied pour appuyer sur la console.
De la musique sort des enceintes à un volume élevé. Edward, surpris, fait une embardée sur la route avant de stabiliser son véhicule. Bee appuie rapidement sur le volume. Edward s'énerve. « Qu'est-ce que tu fous ! T'as failli nous tuer ! Je t'ai dit de rester tranquille putain ! ». Il tend son bras pour sortir ses lunettes de soleil et les installe sur son nez. Il se passe la main dans les cheveux et tente de se concentrer sur la route. Mais, il ne peut s'empêcher de jeter un coup d'œil sur son passager. Ce qu'il voit le fait sourire.
Bee est blafard sur son siège et tente désespérément de mettre sa ceinture. Une fois la ceinture bien en place, il se met à rire. Edward lui dit.
« Qu'est ce qui te fais rire ? J'ai failli avoir une crise cardiaque avec tes conneries. ».
Bee pose une main sur sa cuisse. « Si ça arrive, j'appellerai les secours pour toi. ». Edward ressent le contact de sa main tels des picotements. Il la repousse aussitôt. Bee repose sa main sur son coté, l'air vexé. Il reste calme et regarde l'extérieur d'un air absent. La voiture s'arrête à un feu rouge. Son regard se reporte sur la console centrale et comme si de rien n'était, il appuie sur un bouton. La voiture entame alors l'ouverture de son toit. Bee fait de grands yeux étonnés.
« Ouah mais qu'est ce qui se passe ? J'ai rien touché pourtant ! La voiture déraille ! ».
Il me prend vraiment pour un con !
Edward sourit lorsque Bee tente de rattraper le toit rigide. « Oh j'ai tenté de le retenir mais il est déjà rangé. C'est que ça va vite ces trucs-là hein ! ».
« Vas-y fais ton show et prends moi pour un con, gamin. ».
Bee défait sa ceinture et se redresse. « Ce n'est pas la même chose qu'en moto. Cullen ! Je te donne 20$ si tu me fais un super tour comme ça. ».
Edward sourit et cherche un morceau de musique. Feeling good de Muse commence à se faire entendre. Il décide de faire un petit détour pour que Bee profite de son voyage. Il accélère et prend l'embranchement d'accès à la voie rapide le plus proche. Il trouve que la joie et la simplicité de ce gamin sont rafraichissantes, enfin quand il n'a pas envie d'appeler la police pour qu'on lui mette les menottes.
Bee se tient sur le pare-brise et reprend les paroles à tue-tête. Il sautille sur son siège, lève ses bras en l'air et danse au fil des musiques qui s'enchainent. Il parvient même à faire en sorte qu'Edward chantonne une ou deux chansons. Ils arrivent à destination. Bee descend de la voiture sans ouvrir la portière. « Appelles moi Daisy Duke ! ». Il réfléchit un moment et dit. « Hum non... En fait, je suis plutôt Bo Duke ! C'était LE beau gosse hein ? ». Il fait un petit pas country et tire son Stenson imaginaire en faisant une courbette.
Edward se marre ouvertement et dit. « J'aimerais que tu ne prennes pas ma voiture pour Général Lee. Il y a des portières. ».
C'est vraiment un dingue...
Ils entrent dans le centre commercial.
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Cullen entraine Bella que dans les plus grandes enseignes. Il fait prendre sa taille rapidement et choisit lui-même les différents tissus, coupes et coloris. Bella bataille ferme pour éviter qu'un des vendeurs ne la touche et tout le monde semble prendre cela pour de la pudeur.
Tout le monde est au petit soin pour eux et Cullen semble avoir un compte dans chacun des magasins. Ils finissent avec plusieurs costumes et ensembles digne des meilleures publicités Abercrombie et Boss. Edward lui explique quelle tenue porter en fonction de l'endroit où ils auront rendez-vous.
C'est une sorte de Pretty woman... Et je jure que je me ferais bien la scène du piano... c'est bien la seule chose que j'ai aimé de ce film...
Elle se remémore les disputes avec Rosalie, très fleur bleue quand il s'agit des films qui ne voit que l'amour dans celui-là alors que Bella, plus terre à terre résume que...
Ce film parle uniquement d'un mec blindé qui ramasse une prostituée au rabais. Qu'il la transforme en ce qu'elle n'est pas alors qu'elle ne faisait que sucer des …
« T'as fini d'enfiler le costume ? ». Cullen passe la tête par le rideau, ce qui la fait sursauter. Heureusement, elle avait déjà passé la chemise et il n'a donc pas pu voir le tissu compressant sa poitrine.
Bella reste habillée avec le dernier costume qu'ils ont choisi. Un ensemble veste, chemise et pantalon bleu marine du meilleur effet sur elle.
Enfin, si j'étais un mec ça va de soi.
Edward décide qu'ils ont le temps de prendre un truc à boire et se dirige vers un parc à proximité. Ils attirent pas mal le regard concupiscent des jeunes femmes aux alentours.
Putain, est ce que je fais si mec que ça ?
Edward lui donne plusieurs pistes possibles sur les façons d'agir lors de ses rendez-vous. Bella, elle préfère lui rappeler ses tarifs.
« Tu ne perds jamais l'idée de te faire payer donc. »
« Non, surtout pas maintenant qu'il me faut faire de l'essence. ».
Edward finit son thé glacé et demande. « Comment as-tu pu oublier une chose pareille. Alors tu sembles vissé dessus. ».
Bella reste le regard vague, perdue dans ses souvenirs du moment passé avec Jasper. « J'ai eu un truc inattendu qui m'a fait complètement perdre le fil de mon emploi du temps. ». Elle sourit et se dit qu'elle aurait dû lui demander son numéro.
Histoire de revoir swifer ou de manger une pizza...
Cullen se rend bien compte que quelque chose la trouble mais préfère, au grand plaisir de Bella, ne pas insister. Il regarde sa montre et dit. « C'est l'heure. ».
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Ce moment passé avec Bee était vraiment cool. Edward pense qu'il est un peu comme le petit frère qu'il n'a jamais eu. Il retrace les moments forts de cet après-midi.
Je ne pensais pas que Bee serait aussi pudique vis à vis de son corps. C'est vrai qu'il n'est pas très épais, mais pas au point de s'en cacher de cette façon. Puis, j'aimerais bien savoir ce qui a bien pu arriver pour qu'il en oublie de faire de l'essence. Il semblait être complètement ailleurs dès que je lui ai fait la remarque.
Il finit par regarder sa montre et dit. « C'est l'heure. ». il se lève et tape le dos de Bee. Ils repartent en voiture vers le bar d'un hôtel de luxe situé en centre-ville. Bee, lui demande, tout en claquant sa portière.
« Est ce que ta mère fait exprès de choisir des hôtels ? Histoire que tu puisses louer une chambre directement peut être ? ». Edward rit et répond. « Non c'est moi, je préfère les terrains neutres. ».
« Au souvenir d'une de celles qui étaient présentent la dernière fois, tu devrais choisir une piscine la prochaine fois, parce que ainsi, les vices cachés ne le seront plus. Je frissonne encore à l'idée de tous les poils qu'elle avait sous les bras... brr. ».
Edward semble lui aussi malade à l'idée de repenser aux aisselles de la demoiselle. Après un pied posé dans le hall d'accueil de l'hôtel, Bee lui prend la main brièvement et chuchote. « Showtime ! ». Ils se séparent. Bee se dirige vers le comptoir de la réception et Edward vers le bar à la recherche de sa nouvelle victime.
Cela ne fait que cinq minutes qu'il est en conversation avec la première fille, qu'il s'ennuie déjà. Au bout d'un moment, elle s'excuse pour aller aux toilettes, il en profite pour tirer son portable de sa poche et appelle Bee. « Maintenant. ». Ils se retrouvent à proximité des toilettes et se préparent. Bee est contre le mur alors qu'Edward prend appui tout près, en posant sa main près de la tête de Bee. Il penche sa tête dans le creux de son cou, au point qu'il ressent la chaleur de son propre souffle contre la peau de son partenaire. Edward pensait que faire un tel acte avec un autre homme le gênerait, alors que non. Au contraire, le grain de peau parfait de Bee contrastant magnifiquement avec sa chemise bleu nuit, l'attire bien trop.
Je suis vraiment malade. Un rien m'attire maintenant.
Bee respire de plus en plus vite et dit. « C'est plus excitant que je ne le pensais. ». Edward jette un œil et voit que la jeune femme sort des toilettes pour rejoindre leur table. Il se penche vers Bee. « Ouais ben t'emballes pas trop gamin. ». Il se repose dans son cou et inhale le parfum frais et fleuri de Bee. Sur une fille, cela l'aurait fait presque saliver.
Tu parles d'un mec... Il sent la fleur.
« Jake. Tu mets quoi comme parfum ? ». Bee semble lui laisser un meilleur accès dans son cou. « Je n'en mets pas. ».
Les bruits de pas se rapprochent. Edward pose son bras sur l'épaule de Bee qui lui murmure. « 30$ ». Edward sourit et chuchote. « T'es pire qu'un horodateur ou qu'une catin toi dis donc. ». Il se demande pourquoi est-ce que Bee garde les yeux fermement serrés. « Ne foires pas ce coup si tu veux être payé. ».
« Oh. Mon. Dieu ! EDWARD ! ». La jeune femme complètement perdue avance vers eux. Puis, elle se retourne et se dirige vers la sortie. Bee sourit et prend appui sur lui pour se redresser. Mais contre toute attente la jeune femme revient vers eux et commence à frapper Edward avec son sac à main. Edward tente d'éviter les coups et de lui dire de se calmer mais elle est trop furieuse pour réaliser quoi que ce soit.
Bee se tient en retrait, sort son téléphone et enregistre la scène. Edward le regarde. « Mais aides moi toi au lieu de filmer ! Ah non Kate, pas là ça fait mal ! Essayons de nous comporter en adultes, non ? ».
« Tu te fous de ma gueule ? ». La jeune femme continue de le frapper. Bee fait signe aux serveurs pour qu'ils interviennent.
Cinq minutes plus tard, la furie est mise dans un taxi, Ils sont accoudés au comptoir dotés d'un verre de thé glacé pour Bee et d'un alcool très fort pour Edward. « Ça va, c'était cool, ça s'est bien passé non ? Puis la Kate semblait sympa...». Bee a un sourire tellement grand incrusté sur son visage qu'il faut peu de chose avant qu'il ai une crampe.
Edward se frotte la nuque. « Tu te moques de moi ? ».
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Esmée est dans son jardin, admirant un parterre de fleurs. Elle reçoit un appel puis va rejoindre son mari, assis tranquillement en train de lire son journal sur la terrasse. Elle pose son téléphone, furieuse.
« Madame Garrett vient de m'appeler. Il a été surpris en train d'embrasser un homme et la jeune Kate lui a mis une raclée. Il est devenu complètement dingue.
Carlisle ne prend même pas la peine de lever la tête et lui dit. « Pensais tu qu'il se laisserait faire si facilement ? ». Il émet un petit rire, qu'il interrompt rapidement avant d'être victime du courroux de sa femme. Il sauve peut être des vies, mais la sienne ne vaut pas chère face à une Esmée en colère.
« S'il croit m'avoir ainsi... il a quatre autres rendez-vous aujourd'hui. Mais j'ai d'autres atouts dans ma manche. Je sors, j'ai un plan à mettre en œuvre. ».
Carlisle prend une gorgée de son café et se dit que premièrement, il s'attendait presque à ce que sa femme fasse un rire diabolique tel que mouahahaha et qu'ensuite, Edward est dans une sacrée panade.
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Les rendez-vous se suivent et se ressemblent. Bella commence un peu à fatiguer car ses nerfs sont mis à très, très rude épreuve. Faire la comédie n'est pas un problème mais tous ces contacts physiques avec Cullen, même si ce n'est que de la comédie, sont tout de même bien réels. Elle ne tient même plus le compte des contacts qu'ils ont eu. Elle n'a plus vraiment les pieds sur terre.
Une des soupirantes a pleuré à chaudes larmes, une autre s'est évanouie, Cullen s'est reçu deux baffes par la troisième et il ne reste plus qu'une fille en lice. Et celle-ci est coriace. Ils sont tous les trois attablés devant des jus de fruits.
La femme devant eux est absolument à couper le souffle. Elle sirote un cocktail à la paille, rendant presque indécents ses lèvres pulpeuses et brillantes aspirant le bout de sa paille.
Pourquoi elle est obligée de passer par un blind date pour trouver quelqu'un, c'est bizarre tout de même... Moi en tant que fille, j'ai aussi envie de me jeter à ses pieds. Elle doit avoir quelque chose qui ne tourne pas rond.
Elle n'a pas été offusquée du tout par leur manège et a invité Bella a prendre un verre avec eux. Cullen se tient tellement près de Bella qu'il pourrait être sur ses genoux. Il a le visage si blême qu'il semble prêt à s'évanouir. Cette fille vient de leur proposer une partie fine à trois. Elle se dit qu'elle ne tombera jamais sur une telle occasion et qu'ils sont si beaux qu'elle est prête à faire tout ce qu'ils veulent... surtout le petit minet.
Pitié, elle ne parle pas de moi ?
Bella recrache son jus de fruits sur son visage. Et Cullen paraît prêt à imploser. La beauté blonde garde son honneur intact, prend une serviette en papier et la passe sur son visage. « Humf. ». Elle se relève, tire une carte de visite de son décolleté et la tend à Bella.
« Chéri, appelles moi dès que t'es libre. ».
Bella prend la carte, lui fait un clin d'œil et glisse le bout de carton dans la poche avant de sa veste. Elle prend la main de la jeune femme, lui pose un doux baiser et la salue d'un clin d'œil.
Cullen est vraiment blafard et n'a toujours pas bougé de son fauteuil. « Elle s'intéresse plus à toi qu'à moi ? Merde où va le monde ? ».
Ils restent assis là à discuter durant encore près de deux heures, comme de vieux copains.
Une fois dehors, ils se félicitent de leur excellent boulot et se prennent dans les bras. Cullen lui attrape le visage et l'embrasse sur la bouche. « Tu me fais une facture détaillée. ».
Ouaouh merde !
Bella, rouge comme une pivoine, s'essuie la bouche du revers de sa manche et le regarde. « Beurk ! ». Il s'excuse et lui dit qu'il est désolé mais qu'il s'est laissé emporter. « Puis c'est mon premier baiser avec un homme. ». Bella le regarde avec encore plus de dégout. « Je n'imagine même pas où ni sur quoi tes lèvres se sont déjà posées. Faut vraiment que j'aille me faire dépister à l'hosto le plus proche. T'es un grand malade. ».
Cullen l'entraine en la tenant par l'épaule. « Allons manger. Je t'invite et tu me diras combien je te dois. ». Bella soupire, reste un peu en retrait, soupire encore et soulève sa frange, exaspérée. Elle marmonne.
« Est ce que cette frustration sexuelle ne va pas me crever plus que de simples livraisons ? ! ».
Cullen revient sur ses pas, lui passe la main dans les cheveux. Elle fait un bon de deux mètres sur le côté. « Alors chaton on est sur les nerfs ? ». Il repart en rigolant, complètement décontracté.
Nan, je vais mourir à ce rythme.
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Dans un grand immeuble du centre d'affaire de Seattle, Esmée est dans son bureau. Elle parcoure des dossiers mais son esprit est ailleurs.
« Tout le monde semble penser que Edward est homo. Pourtant je suis persuadée que non. Non point que cela me pose problème. Mais j'ai bien l'impression qu'il le fait exprès, juste histoire de retarder l'échéance.
Pourquoi n'est-il pas plus comme Jasper ? Et Carlisle qui ne dit rien et qui profite du spectacle...
Son secrétariat la prévient que son rendez-vous est arrivé. Un homme d'une belle stature entre. « Ah ! Billy, comment vas-tu ? ».
« Bonjour madame Esmée. Tout va bien pour moi. Mais comme vous le savez, les affaires vont mal.».
Esmée se lève, lui serre la main et l'invite à s'assoir. Elle a un grand sourire sur les lèvres. « Justement, j'ai une idée et j'aimerais t'en faire part. Je suis prête à financer tous les travaux nécessaires mais en échange j'aimerai que tu t'occupes d'un parfait idiot qui me pose des difficultés.».
Billy sourit. « Carlisle a décidé de changer de métier ? Je t'ai toujours dit qu'il était bon à rien. ».
Esmée sourit à la blague de son ami d'enfance. Une éternelle compétition entre Billy et Carlisle a eu lieu durant leur jeunesse et Esmée en était le prix tant convoité. Elle lui fait venir du café et des petits gâteaux afin qu'il puisse intégrer son plan machiavélique.
Mon petit Edward... Tu ne t'attends pas à ce coup-là.
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Edward est à table avec Bee. Cela fait longtemps qu'il n'avait pas été si tranquille. Aujourd'hui, à part les coups de sacs à main, qu'il a pu se prendre, il a passé un très bon moment. Pourquoi est-ce qu'il a embrassé Bee en sortant du bar ? Il n'en sait strictement rien. Peut-être est-ce dû au fait que Bee a les traits tellement fins qu'il lui fait penser à une fille ? Ou encore parce qu'il est un peu comme le petit frère qu'il a toujours rêvé d'avoir ? Peu importe, Edward décide de profiter de ce temps tant qu'il dure.
Il regarde Bee qui mange au moins trois plats différents avec avidité. La bouche pleine, le gamin tente de faire ses comptes.
« Si on ne compte pas l'avance, ça fait près de 1100$. Hum... c'est ça ? ».
Edward le regarde. Ce gamin ne vit que pour l'argent. Dans quelle galère peut-il être pour en avoir autant besoin ? Il tente de se remémorer tous leurs contacts de la journée.
« Tu aimes l'argent et pourtant tu comptes lentement. Je te résume. 20$ pour la tête. 30$ pour le visage et cela fois 3, ça fait déjà 90$. 50$ pour le dos, cela deux fois, 50$ pour la cuisse. Puis trois fois 30$ pour les épaules. 150$ pour le baiser. 100$ pour une étreinte, 20$ pour la main et 50£ pour la gorge. Ça te satisfait. ».
Bee reste les yeux écarquillés et lui dit. « Je peux l'avoir en espèces ? ». Il se lève, va au bar, semble flirter ouvertement avec le barmaid et reviens avec un shaker. « Il faut fêter ça ! Et en plus je ne conduis pas ! ». Il prend un verre, le remplit à ras bord et boit cul sec. « Ahhh. Ça passe comme de l'eau dis donc. ». Il remplit le verre à nouveau et le tend à Edward.
« Ouah. C'est quoi ce truc ? ». Edward parvient à peine à passer le verre au-dessous de son nez sans avoir les yeux qui pleurent. La boisson est d'un joli rose, semble inoffensive lorsqu'on la voit de loin mais doit être capable de déboucher une canalisation ou encore de bouffer un steak haché.
Bee le regarde, les yeux brillants. « Fais pas ton petit joueur et bois. ». Edward se lance.
C'est bon... mais Aah putain ça brule presque !
« Comment a-t-il pu te servir ça ? ». Bee lui fait un clin d'œil.
« On a du mal à me résister lorsque je veux quelque chose. ». Et il recommence à manger. « Bon alors, on prend un deuxième verre ? ».
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Bella est devant l'immeuble de Cullen, qu'elle porte sur son dos. « Je peux pas croire qu'il se soit écroulé au deuxième verre. Quel petit joueur ! ». Elle le dépose devant la porte de sa maison et s'assoit pour reprendre son souffle à côté de lui. Elle tente de le réveiller à plusieurs reprises. L'effort lui a donné chaud alors elle desserre sa cravate et défait les premiers boutons. Elle peut se le permettre car Cullen semble KO pour le compte. Elle frappe à sa porte d'entrée, espérant que quelqu'un réponde. Mais rien. Elle fouille dans sa veste. Puis après maintes hésitations, elle fait les poches de son pantalon.
Dans les films, c'est toujours à ce moment-là que le mec se réveille...
Mais Cullen est trop en train de cuver pour s'en rendre compte. Bella a beau chercher, elle ne trouve pas ces foutus clés. Par contre, elle trouve le portable de Cullen et décide d'appeler Rosalie. « Rosie. Urgence. J'ai besoin de tes talents de pilote. Je te donne l'adresse. OK. ». Ce qui est bien avec sa sœur, c'est cet accord tacite entre elles. On ne pose jamais de question.
Dix minutes plus tard, Rosalie arrive, dans une tenue digne d'une infirmière lubrique. Bella la regarde. « Mais t'étais où ? ». Rosie passe ses mains sur sa blouse comme pour la défroisser et dit. « Désolée, j'ai fait au plus vite. J'étais en pleine séance d'essayage pour la fête costumée prévue par Jane et Alec. C'est sympa non ? ».
Bella se passe la main dans les cheveux. « Tu sais que cette fête est organisée pour les 80 ans de Caius et je pense que si tu te pointes avec cette tenue, ça risque d'être son dernier anniversaire ». Rosalie lui fait un grand sourire.
« Et encore tu n'as pas vu le costume que je t'ai choisie. Bon alors ton cadavre... on l'emmène où ? ».
« Dans le dojo, comme ça maman et papa le verront pas. ».
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Jasper est au studio d'enregistrement. Il se rend bien compte que ses collègues s'inquiètent pour lui car il répète sans cesse depuis le matin. Il ne prend quasiment pas de pause et semble crevé. Il a beaucoup de mal à se remettre de ce qu'il a vécu depuis hier au soir avec Alice.
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Pinch...
Pinch...
Hi hi hi hi (rires d'enfants...)
Pinch...
Edward se réveille dans le lit le plus inconfortable dans lequel il se soit jamais trouvé et entouré d'une dizaine d'enfants. Il parvient à bouger sa tête et regarde les alentours. L'un d'entre eux tient un plateau où est disposé l'équivalent d'un petit déjeuner. Une petite fille le regarde fixement, en lui faisant des sourires langoureux et édentés.
Ma chérie revient me voir dans 15 ans et si tes dents définitives ont poussées...
Une douleur atroce vibre dans sa tête. Il se rend compte qu'il ne parvient pas à bouger. Ces petites crapules l'ont ligoté !
« Monsieur, t'es un clochard ? »... « Ma maman a dit qu'il ne fallait pas s'approcher des messieurs bizarres et lui il est bizarre. »... « C'est peut être un nouveau jouet ! ».
Ils se mettent tous à courir autour de lui et à le bousculer, le chatouiller ou à tirer ses cheveux. Mais Bee arrive rapidement pour mettre fin à son calvaire.
Il prend le petit déjeuner que le gamin lui a préparé et n'est pas vraiment d'humeur. Mais il ne peut s'empêcher d'être attendri par la séance d'entrainement des petits qui est faite par Bee.
« Pourquoi est-ce que je suis ici ? ».
Bee se retourne, l'air mauvais. « C'est vrai j'aurai dû te laisser ivre mort dans la rue. Tu n'avais pas les clés de chez toi alors j'étais bien obligé de te trouver un toit. ».
Edward se dit qu'il a une gueule de bois trop importante pour être aimable et encore moins pour dire merci.
Un petit garçon arrive près de Bee. « J'ai fait caca ! ». Edward sourit mais lorsque le petit garçon décide de le prouver par l'image, il vomit.
Bee lui donne un t-shirt bien trop petit et lui dit de patienter dans le bureau. Edward s'installe tranquillement et tombe sur un petit carnet. Il appartient à Bee. Il y est noté son incroyable emploi du temps, ainsi que toute sa gestion. Il se rend compte de la différence de vie entre eux. Lui passe ses journées à profiter de la vie alors que Bee survit au jour le jour.
Pas étonnant que ma mère me traite de tous les noms...
Il tombe sur des photos qui semblent assez récentes, où Bee est accompagné d'une séduisante blonde. Il sourit en disant qu'il est mignon et plutôt photogénique...
Mais qu'est-ce que je raconte moi ! C'est elle qui est mignonne et photogénique !
Il secoue sa tête et regrette rapidement son geste lorsque son cerveau lui rappelle qu'il baigne encore dans l'alcool. Il prend ses affaires et décide de s'en aller.
Une fois en dehors du dojo, il trouve son portable et compose un numéro. « Ouais. C'est moi. Tu es dispo ? Le temps que je prenne une douche et j'arrive... oui ma chérie. ».
Rien de mieux qu'une peau douce et parfumée... pour se remettre les idées en place.
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Bella finit rapidement son entrainement, ravie de retrouver Cullen par la suite. Elle est vite désenchantée lorsqu'elle se rend compte que le bureau est vide. Il ne reste plus rien de son bel occupant.
Ne t'attache pas Bella. Il ne sait même pas que tu es une fille et tu n'entres carrément pas dans ses critères...
Elle range ses affaires et voit une enveloppe sur le lit. Elle l'ouvre et lit.
Jake.
Voici l'argent que je te dois ainsi qu'une rallonge de 2500$ que tu auras intérêt à me rembourser dès que possible. Satisfait ?
Edward Cullen.
« Merde, je devrais le faire boire à chaque fois hé hé. ». Elle pose l'enveloppe contre son cœur et sourit.
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Jasper est chez lui. Il commence sérieusement à déprimer. Chaque endroit où il pose son regard lui rappelle Alice. Sa manière de chanter lorsqu'ils mettent de la musique dans le séjour... Son balancement de pieds lorsqu'elle se tient assise à l'un des tabourets de la cuisine... Comme elle profitait du soleil quand elle paressait dans le jardin... Les séances spa qu'elle lui imposait et qu'il subissait avec plaisir... Et la culpabilité de la dernière soirée qu'ils viennent de passer ensemble et du matin qui a suivi.
Il prend les clés de sa voiture et se dépêche d'aller chez elle.
Elle le laisse entrer sans un mot. Ils restent un long moment sans rien dire. Elle finit par briser le silence.
« J'ai un défilé le mois prochain. ».
Il fixe un des croquis dispersés sur la table. « Toi au moins tu es encore capable de travailler. Pour moi, c'est impossible. C'est le chaos de la où je me tiens. Alors que pour toi, ça ne change rien. As-tu pitié de moi ? ».
« Quoi que je dise cela ne changera pas ce que tu ressens. ». Jasper se lève et fait les cents pas près d'elle. « Me connais tu si bien que ça ? Alors pourquoi es-tu partie ? Alors que j'ai failli en mourir. Sais-tu à quel point je suis tombé ? Encore maintenant, je tente de ne plus souffrir et de t'oublier... ». Il frotte ses mains l'une contre l'autre. « As-tu déjà ressenti une telle douleur ? ». Il s'arrête devant elle. « Mais ça tu le sais aussi n'est-ce pas ? ».
Il plonge ses yeux dans le regard impassible d'Alice. « Tu es trop loin pour moi. Je pourrais tenter de te blesser comme tu l'as fait pour moi mais je ne pense pas en être capable. La nuit dernière était déjà quelque chose d'horrible à mes yeux. ». Il s'élance vers la porte d'entrée mais elle le rattrape et tente de le serrer dans ses petits bras.
« Merci d'être venu. Je ne pensais pas te revoir un jour. Je ne comprenais pas la valeur de ton amour pour moi. ».
Jasper a la main sur la poignée de la porte. Une larme coule sur sa joue. « Je... Je veux te blesser... encore et encore... jusqu'à ce que ma souffrance disparaisse. ».
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Bella est attablée au café des princes et regarde les petites annonces. Elle cherche un nouveau travail. Quelque chose de sérieux qui lui permettrait de rembourser Edward.
Voilà que maintenant je l'appelle Edward ! Que je ne m'étonne pas si ma barbe se met réellement à pousser.
Elle sait qu'il faut qu'elle quitte leur relation bizarre totalement fondée sur un quiproquo. Le jour où il apprendra la vérité, il risque fortement de la tuer ou de … la tuer.
Elle tente de l'appeler pour savoir sous quelles conditions il lui prête une telle somme.
Une sonnerie... deux sonneries... Non !
Elle raccroche précipitamment et jette son portable sur la petite table. Elle passe les mains dans ses cheveux puis pose son front contre la table fraiche.
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… Un cadre romantique, dans un parterre de fleurs. L'hymne nuptial se fait entendre...
... Edward, pimpant et galamment habillé d'un costume impeccable, se tient au bout d'une allée, semblant être le marié à une cérémonie de mariage. Il est heureux et souriant...
... Il être seul sur les lieux. Il voit une mariée qui entame son parcours pour le rejoindre. Il sourit. Il éprouve un grand sentiment de bien-être...
… Elle est magnifique dans sa robe blanche, des pétales de roses voletant autour d'elle...
… Elle n'est plus qu'à quelques pas. Son visage est élégamment caché par le voile soutenu dans sa coiffure...
Une sonnerie se fait entendre au loin...
… Elle est maintenant tout près de lui. Il lui soulève le voile...
La sonnerie se fait plus pressante encore...
… Et découvre choqué... que la mariée n'est autre que Bee en smoking ! Qui en profite pour lui faire un regard sulfureux et un gros clin d'œil.
Il se réveille en sursaut et se dit sérieusement qu'il doit arrêter de boire. Il regarde son téléphone et voit l'appel entrant nommé 'Petit voleur'. Il sourit mais l'appel se termine aussitôt.
Toc. Toc.
Sa porte d'entrée s'ouvre. Esmée entre dans la maison. Edward sort de son lit rapidement et tente de paraître présentable sachant qu'il dormait en plein après-midi.
« Je paries que tu n'as encore rien fait de ta journée. Regardes toi ! ».
Edward se regarde, comme à la recherche d'un défaut particulier. « Quoi ? Je suis toujours aussi beau. Tu devrais être fière. ». Il lui fait le sourire qu'elle préfère. Il se dirige dans sa cuisine et ouvre son frigo pour en sortir une boite de chocolat. « Tu vois, en plus je pense à ma chère petite maman adorée. ».
Esmée prend un chocolat. Puis un second, avant de déclarer. « Tu viens avec moi on a rendez-vous. ».
Ils arrivent devant un vieux café délabré et s'installe à une des tables. Un vieux serveur parle avec un chien gigantesque, à coté du comptoir.
Bonjour l'hygiène...
« Maman, si tu veux, nous pouvons aller ailleurs. ».
Esmée s'en prend au vieux serveur. « Comment peux-tu appeler ça un café alors que cet endroit est plus sale que la niche de ce chien. ».
Edward se penche vers elle et dit. « Partons maman, cet endroit ne m'inspire pas. ».
Esmée le regarde avec un sourcil relevé. « Tu as intérêt à t'y habituer. Tu travailles ici désormais. ».
« Hein ? ».
Elle regarde le vieux serveur qui est en train de se curer les doigts avec un couteau. « Edward, dis bonjour à ton nouveau tuteur. ».
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Charlie appelle Bella en urgence. Elle se rend en courant jusqu'à son dojo pour se rendre compte qu'il a été vidé. Une grande pancarte à louer est disposée sur la porte. Charlie la prend dans ses bras. Elle pleure en silence au creux de son épaule.
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Jasper vient de finir une promenade avec Aro. Il a l'esprit plus tranquille.
Il se dirige vers son ordinateur et se met en quête de ce qui lui trotte dans la tête depuis un moment. Il parvient à attraper le Stenson qui trône au-dessus d'une de ses étagères et le pose fièrement sur sa tête... Il vient de trouver ce qu'il cherchait... La sonnerie de portable de Bella...
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Feeling Good de Muse et Fingers de P!nk appartiennent à qui de droit ^^
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À bientôt !
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