J'avais hésité à le couper en deux, parce qu'il était trop et que je risquais de ne pas en poster pendant une semaine ou deux à cause de mon bac blanc..Chuis fatigué, please, reviews ? XP Même si c'est pour me dire d'arrêter...
L'enfant est en sureté, il n'avait plus à s'inquiéter. Pourtant en suivant des yeux l'ambulance qui menait à Londres, Greg ressentait un pincement au coeur. Pourquoi était-il si attaché à cet enfant ?
Il avait été difficile de séparer le petit garçon des bras de Lestrade, il avait du le rassurer en lui promettant que rien ne lui arrivera. De plus, Greg ignorait toujours son identité car tous ce qu'il avait pu apprendre par la bouche enfantin était des pleurs et des "je ne veux pas y aller". Le policier se demandait même si les parents pourront eux -même soutiré des informations qui permettraient à l'enquête d'avancer le plus vite possible.
Si cet étrange orage n'avait pas eu lieu, jamais il n'aurait trouvé le garçon. Lestrade remercia le ciel pour cela, au sens figuré et propre.
"- Monsieur ! Interpella un des sous-officiers.
- Dan ? Qui y-a-t-il ?
- Nous avons réussi à entrer dans le bureau central. Mes hommes sont en train de fouiller...Mais les ordinateurs se sont tous remis en marche, les portes fermés se sont ouvertes et les lumières se sont allumés en même temps, c'est à moitié la panique, monsieur, tout le monde croit à...une...magie...car personne ne sait où se trouve le compteur électrique central. "
Juste après le départ de l'enfant.
"- Cela ne fait rien, c'est surement une panne de courant qui a duré trop longtemps...Qu'ils continuent les recherches et oublient cette incidence.
- Bien monsieur."
C'en était trop pour Lestrade. D'abord, l'orage qui a déclenché une panne dans tout la région de Londres, ensuite ce bâtiment aux expériences exorcistes, des voix, des visions, et un enfant. Tous portent à croire que l'enfant est le centre de ce qui se passe. Tous convergent vers lui. Il se souvient alors de cette éclair qui avait frappé un point fixe...qui était ce bâtiment en face de lui. Un hôpital abandonné.
Devait-il en parler à Mycroft ?
Diogènes Club.
Si cela continue, il allait finir la bouteille de whisky qui décorait la table à coté de son fauteuil. Seul dans sa pièce réservée exclusivement pour lui, Mycroft n'avait pas l'esprit tranquille. Il avait assisté à la panne de courant, mais ne s'était guère attardé dehors pour voir ce qui se passait. Son frère le manquait et l'inquiétait. Il regrettait de ne pas l'avoir surveillé de si prêt.
Il avait beau chercher loin dans son cerveau, aucun lieu ne vint à son esprit. Où pouvait être Sherlock ?
"- Je suis sure que votre frère va bien, se moqua une voix féminine derrière lui.
Il se leva brusquement. Devant lui, se tenait la femme qui ne souhaitait en aucun cas voir. Il grimaça à la vue de Irene Adler.
"- Visite de courtoisie ? ou d'affaire ? Lança-t-il sans saluer.
- Monsieur Holmes, avant que l'on s'est rencontré j'ignorais que vous aviez un frère...Commença-t-elle, jusqu'à que j'entende parler de Sherlock Holmes dans les journaux, de sa disparition si sinistre.
- Où voulez vous en venir ? S'impatienta l'homme politique qui ne souhaitait surtout pas aborder le sujet de son frère.
- J'ai des choses affreuses à montrer au monde, dit-elle alors en montrant son portable, ce qui dénoncerait un gouvernement faible, une police faible et un pays faible."
Une image apparut sur l'écran qui choqua Mycroft. Il ne pouvait en croire ses yeux : l'image de son frère dans une posture si faible, si fragile, en sang, maigre et pâle comme la mort.
"- Comment...Vous savez où il est ?" Il s'approcha un peu de la femme qui recula légèrement.
- Je le savais. Mais ce jour là, je ne m'attendais pas à le voir. Vous connaissez le Blackwood Club ?
- Un club fondait sur la magie noir et sur la création d'un nouveau monde ?
- C'est à leur QG que j'ai pu les rencontrer...
- Et vous voulez que je vous paie pour vous empêcher de faire un geste cruel et sans pitié ! S'écria Mycroft à moitié énervé et inquiet.
- Je ne veux pas être payé. Et ces photos seront des preuves que le gouvernement dirige mal son pays. Des organisations hors la loi ont été crée, un homme qui aurait du pourrir en prison a été libéré pour continuer ces atrocités. A l'heure qu'il est, Sherlock Holmes doit être mort.
- Non, je ne veux pas y croire !"
Mycroft s'assit, et cacha son visage dans ses mains, incapable d'imaginer le pire pour son cadet.
"- Vous devez me croire. Je sais que aujourd'hui, il a été mis en sacrifice pour l'expérience final...
- Où ?"
Irene ne répondit pas mais elle enchaina :
"- Maintenant que vous savez tout cela, je veux être protéger de tout attaque, sinon je n'hésiterai pas à envoyer ses photos dans le monde montrant la faiblesse du Royaume-Uni et de ceux qui les dirigent."
L'homme du gouvernement ne dit rien trop absorbé par ses pensées. Elle posa alors un baiser sur sa joue qui le fit sursauter. Il la regarda et souffla ensuite.
"- M'avez vous aimé pour ce que je possède ? Ou pour ce que je suis ?
- Je vous ai aimé parce que vous êtes vous.
- Vous ne venez vers moi que pour avoir ce que vous souhaitez obtenir, répliqua-t-il froidement, vous m'utilisez comme vous avez utilisé les autres hommes.
- Non, si je fais cela, c'est pour rester auprès de vous." Murmura-t-elle avec un sourire.
- Pourquoi me faites vous souffrir en détenant alors les photos de mon frère ?
- Je ne me répète jamais, Mycroft Holmes.
- Si jamais vous le connaitrez, un jour, vous saurez ce que veux dire "Aimer". "
"- Faites en sorte de trouver le maximum d'indice, ordonna Lestrade par voie téléphonique, je serai de retour dans peu de temps..."
C'est ce qu'il croyait. Que pouvaient-ils faire de plus que de chercher des indices dans ce foutu bâtiment où les morts ne sont même pas reconnaissables. Il était maintenant à l'hôpital de St-Bart. John n'allait pas tarder. Il l'avait appeler quelques minutes après avoir hésiter à revenir à Londres. Le médecin avait été surpris de venir à cet heure-ci, si tard le soir. Il n'avait pas revu Greg depuis le dernier soir.
La journée s'était passée si vite que le policier avait l'impression de n'avoir vu John depuis une heure. Il avait voulu la présence de son ami afin de lui parler de ce qui s'était passé dans cet affreux endroit et des découvertes qu'il avait faite pouvant le ramener jusqu'à Sherlock, bien qu'il avait l'impression de l'avoir trouvé.
"- S'il vous plait, demanda-t-il à l'accueil de l'Hopital, je suis l'inspecteur Greg Lestrade et je souhaite savoir si un enfant avait été ramener, il y a peu de temps.
- Oui, répondit la guichetière un peu surprise, il a été placé en pédiatrie dans une chambre assez isolée car d'après ce qu'on dit..."
Sa gorge se noua en voulant rapporter les propos et laissa un échappée une toux gênée.
"- Il a été retrouvé dans un état...déplorable..."
Greg sourit tristement et la remercia. Ce garçon, il fallait le protéger. Même si ses parents ne voudront pas qu'il puisse le voir. Tant pis, au moins il aurait fait de son mieux.
A l'étage de la pédiatrie, des cris d'enfants, des rires, des pleurs venaient de toutes parts. Il n'eut pas à se présenter car le brancardier qui avait aidé à porter l'enfant le reconnut.
"- Cet enfant est traumatisé parce qu'il a subi, je vous déconseille de l'interroger, l'informa-t-il.
- Je ne souhaite pas l'interroger, c'est seulement une visite, une simple visite, avoua Greg en essayant d'oublier sa fonction de justicier.
- Ah, oui, je comprends."
Ce dernier savait que l'enfant s'était battu pour rester avec l'inspecteur, donc il ne s'opposa pas. Il le conduisit jusqu'à un autre secteur de la pédiatrie, plus calme, plus propre, sans connotation enfantin. La chambre était au bout de ce couloir paisible.
Le brancardiier le laissa seul devant la chambre où une jeune infirmière en sortit. Elle salua le policier avec un sourire chaleureux.
"- Bonsoir, monsieur, vous êtes...son père ?
- Non, Greg Lestrade, je suis...celui qui a retrouvé cet enfant, répondit-il sans mensonge, je ne lui veux rien sauf des nouvelles de sa santé.
- J'ignore comment il s'appelle, il a un peu de mal à parler, lui informa-t-elle, il porte des blessures multiples sur tous les parties de son corps, mais nous n'avons relevé aucun abus sexuels, il a subi un traumatisme psychologique important si bien qu'il s'oublie lui-même et oublie où il est.
- Il n'a rien dit à propos de ses parents ?
- Il n'a mentionné personne mis-à-part vous, votre prénom est souvent cité.
- Vous en êtes sures ? S'étonna-t-il en cachant son émotion.
- Oui, il n'a pas demandé ses parents mais vous...
- Pourrai-je le voir ?"
L'infirmière hésita un instant en jetant des coups à la chambre comme si elle calculait le niveau de sécurité de la pièce. Puis se tourna vers Lestrade.
"- Vous le pouvez, mais faîtes en sorte de lui parler pour pouvoir connaitre son identité."
Greg lui promit et entra dans la chambre, la laissant en ses occupations infirmiers. Assis près de la fenêtre, regardant à travers la vitre, les genoux repliés sous son menton, habillé d'une robe de chambre, le petit garçon semblait plutot calme pour son âge et malgré les heures et les jours qui ont précédé. Quand Greg se montra, l'enfant sursauta prêt à fuir. Voyant le visage de celui qu'il l'avait retrouvé, son expression montra un soulagement. Cependant, il ne bougea pas. Le policier eut l'impression qu'il avait murit en quelques heures.
"- Tu te souviens de moi ? Tenta-t-il pour briser le silence.
- Oui...je crois, répondit l'enfant en soutenant le regard de l'inspecteur.
- Et tout va bien ?
- Pourquoi me posez vous cette question ? Pourquoi tout le monde me pose cette question ?"
Greg en eut le souffle coupé. Il avait l'impression de parler à un Sherlock miniature. Il balaya cette pensée.
"- Je ne veux simplement me rassurer que tout allait bien. Tu sais que ce qui s'est passé avant...
- Je sais ce qui s'est passé avant et je ne veux pas retourner en arrière. Je ne veux pas...Je ne veux pas y aller...je ne veux pas y aller..."
Le garçon cacha son visage dans ses bras, se protégeant d'individus invisible en répétant toujours la même dernière phrase. Greg se précipita à lui, venant à son secours. Il le prit dans ses bras et caressa les cheveux bouclés tentant de lui apporter un réconfort.
"- Je ne veux pas...Je ne veux pas y aller...pleura-t-le petit homme.
- Chut, c'est fini, c'est terminé, tu es dans un hôpital avec Greg. D'accord ? C'est terminé."
Les sanglots devinrent alors des soupirs doux.
"- Greg ...Murmura-t-il, Greg..."
Ses yeux croisèrent ceux du policier. Ce dernier fut choqué de voir à quelle point les yeux de l'enfant ressemblait à ceux de Sherlock. Il se retint de lâcher un cri de surprise pour ne pas effrayer le jeune enfant.
"- Il y avait...Greg...John...Je pensais à eux. Je pensais à John, à Greg, Mycroft, Mrs Hudson...Je pensais à eux...Je...ne...je n'arrive pas à me souvenir...Greg, je..."
Horrifié par ses paroles, Lestrade en resta muet, aucun son ne sortait de sa bouche qui avait envie de crier le nom de la personne tant recherchée depuis des mois. ll avait envie de se réveiller de ce rêve. Il avait envie de croire à ça mais à la fois, il était confus. Non, c'était impossible. Cela ne se pouvait pas.
Le garçon s'échappa des bras de l'inspecteur, effrayé par lui-même, effrayé de ce qu'il était en train de découvrir. Il inspira, expira si fort que le policier tenta de le calmer. Mais en vain, il s'enfuit de la chambre.
"- Non ! Attends...SHERLOCK !"
A peine eut-il crié que Greg se rendit compte de ce qu'il venait de dire. Son coeur en était certain. L'enfant pourrait bien être le détective consultant.
