"- Greg êtes vous certains de ce que vous affirmez ? Répéta pour la dixième fois le docteur Watson.
Le policier soupira, ne souhaitant pas répondre encore une fois à la question. Dans la cafétéria de l'hôpital, John et Greg s'étaient donnés un temps de repos, certes court mais assez pour faire le point des évènements.
Le policier lui avait parlé alors de ce qu'il avait découvert et de l'enfant, il n'a pas caché l'hypothèse fou concernant le jeune garçon. John n'y croyait pas vraiment. Il doutait de la chose qui venait d'arriver.
"- Où est l'enfant ? Demanda enfin le médecin militaire.
- On m'a dit qu'il a été retrouvé qu'on avait tenté de l'endormir...on a fait en sorte qu'il ne puisse pas sortir...
- Tu en as parlé à Mycroft ?
- Oui, il va venir...Il n'y crois pas trop, en fait. Il m'a seulement assuré qu'il viendrait juste pour comprendre pourquoi je lui racontais tous cela.
- Et si ce garçon n'était pas Sherlock. Et s'il était...son...
- Fils ? Acheva Greg, j'y avais pensé, mais c'est impossible. Avec qui Sherlock aurait pu avoir eu une relation ?
- Je n'en sais rien, forcé, surement, ou bien..."
John coupa sa phrase. Non, c'était bien impossible. Sherlock n'aurait pas accepté une chose pareille et ne serait pas devenu le détective le plus célèbre du monde. Maintenant il ne restait plus qu'à attendre la venue de Mycroft.
Il n'était venu que par un sentiment étrange, comme si son instinct lui avait conseillé de venir ici. Anthea était à ses cotés. Sans elle, il aurait déjà tombé dans la dépression. Lestrade l'avait appelé et il n'était venu que par devoir, seulement pour rencontrer cet enfant que on lui avait parlé si brièvement. Il avait, dans le fond, peur de se confronter à cet fausse réalité. Pourtant, il gardait en lui espoir, seulement de retrouver son frère tant recherché.
Un cri enfantin le troubla.
"- LACHEZ MOI ! JE NE VEUX PAS ! JE NE VEUX PAS Y ALLER !"
Au bout du couloir dans lequel il se trouvait, trois infirmières tenaient un enfant qui se débattait presque en larmes. On le voyait griffer quelques unes, mais c'était si léger que aucune ne rechignait. Mycroft apperçut les cheveux bruns bouclés d'une petit garçon. Caché par les silhouettes blanches des infirmières, il ne vit pas le visage de l'enfant. Il tenta de s'approcher du groupe qui s'avançait dans un autre couloir à l'opposé.
"- S'il vous plait, je ne veux pas y aller, j'ai pas envie...Je veux pas y retourner..." Pleurnicha desespéré le petit garçon.
"- Nous te ferons rien de mal, le rassura une des infirmières, nous ne voulons seulement vous aider...
- Je veux pas qu'on m'aide...je veux pas...je veux..." Son regard croisa celui de Mycroft qui eut un haut-le-coeur. Ses yeux. Les yeux de l'enfant l'horrifièrent. Il avait déjà vu ses yeux si puissants, si froid, si bleus, si profonds. Il se souvenait de tous ses regards, ses regards qui lui disaient tant de troubles, de passions, de peurs et de haines. Ses yeux qui ont tant fait frémir les gens qui les croisaient. Ses yeux hors du commun que seul un homme pouvait détenir.
"- Arrêtez ! Lachez le immédiatement ! Ordonna Mycroft fortement en contenant son émotion.
Les infirmières furent surpris et se retournèrent. voyant que c'était un homme dont la carure était imposante, le regard glacial et la tenue droite, elles hésitèrent avant de relâcher l'enfant. Ce dernier les poussa afin de se tenir éloigner d'elle, puis se tourna vers son "sauveur".
Mycroft n'en croyait pas ses yeux. Il avait eu du mal à accepter cette possibilité ces derniers secondes, mais voyant l'enfant en face de lui, à quelques mètres, ses soupçons, ses doutes, s'étaient envolés. Plus rien ne comptait, sauf le garçon. Ce garçon. Cet enfant qui ressemblait tant à son frère étant enfant. Même trait, même regard, même physique. Il aurait dit que le temps s'était renversé pour retourner dans le passé.
Le garçon fut au début choqué de voir que cet homme était plutot quelqu'un d'assez riche. Puis sans qu'il sache pourquoi, il ne pouvait s'empêcher de trembler face à lui. Des larmes tombèrent doucement de ses joues. Il éclata en sanglots en s'élancer vers cet homme. Il pleura sans s'arrêter. Il pleura parce qu'il semblait que quelqu'un avait perdu quelque chose de précieux. Il lui semblait qu'il ait perdu quelque chose.
Mycroft était confus et hésitant. Que devait-il faire face à ça ? Tous ce qui pouvaient faire était de le consoler, de faire en sorte qu'il aille bien, qu'il soit protéger. Ensuite, il verrait bien. Cette fois, il n'y avait pas de doute. Il avait retrouvé son frère mais que lui-est-il arrivé ?
Le petit garçon ne comprenait pas pourquoi il se sentait si attirré par cet homme au regard de glace et à la silhouette si imposante. Si. Au fond de lui, il le savait. Il était sur que il connaissait cet homme. Il avait besoin de lui. Il en avait tellement besoin. Il pleura à n'en plus s'arrêter mouillant les vêtements de qualité de Mycroft. Il sentait la grande main de Mycroft lui carressait la tête. Il lui chuchota des mots rassurants, des mots qu'il n'avait pas pu entendre depuis des jours enfermés dans cette prison. Dans cette prison...
Seul. Il était toujours seul. Dans cette chambre grise, morne sans vie. Tot ou tard, on viendra le chercher pour il ne savait quel expérience. Entendant toujours les même phrases, les même réponses. "Pour la race supérieure". Il avait si mal. Il se sentait si faible. Il avait tant besoins de John, de son frère et de Lestrade. Viendraient-ils le sauver ? On disait qu'ils avaient perdu espoir et que on le disait mort. A jamais. On l'avait oublié.
On entra encore dans sa chambre. Le professeur Presbury et son sourire éclatant.
"- Bonjour, Holmes. Je suppose que vous savez pourquoi je suis ici. Je suis ici pour vous dire à quel point je suis satisfait du résultat. Vous êtes bien l'homme qui nous fallait c'est pourquoi, j'ai décidé de précipiter les choses."
Il marqua une pause comme s'il attendait que Sherlock poserait une question. Ce dernier fixait le sol et ne réagit pas. Surement parce qu'il était fatigué et que il n'avait plus la force de pouvoir se défendre ou de répliquer.
"- Nous avons besoins d'une nouvelle race, nous avons besoin de génération nouvelle qui pourrait régner sur ce monde. Pour créer un renouveau. C'est pourquoi, je vous utiliserai pour notre "accouplement". Messieurs, cria-t-il.
A ce dernier mot, trois hommes aux yeux blancs entrèrent presque au garde à vous.
"-Emmenez le moi là où je vous ai demandé..."
Sherlock, qui avait saisi ce qu'on allait faire de lui, recula rapidement même s'il savait qu'il avait peu de chance de leur échapper.
"- NON ! Hurla-t-il quand deux hommes lui attrapèrent ses deux bras, non ! Je ne veux pas !
- Monsieur Holmes, sachez que c'est pour le bien de tous. Vous sauverez notre monde.
- Non ! C'est absurde ! Je vous en prie...Supplia-t-il bien malgré lui, je ne veux pas...
- Il me semble que je n'ai jamais eu à demander votre avis...dites vous seulement que vous allez connaitre le plaisir..."sexuel". Une bonne expérience pour vous...et pour nous."
A ces mots, Sherlock tenta de se débattre tandis qu'on le forçait à avancer. Il eut le droit à quelques gifles et de bousculades. Mais il n'arrivait pas à s'enfuir, il n'arrivait pas à faire changer d'avis le professeur qui ne cessait de rire à ses supplications répondant toujours "pour le bien de l'humanité, pour la race supérieur".
On lui avait injecté une drogue avant qu'on l'introduit dans une pièce où seul un lit double y habitait. Il était pour l'instant seul. L'effet de la drogue le laissait à demi-somnolé. Il n'arrivait pas à garder les yeux ouverts complètement. En même temps, il souhaitait dormir mais il n'arrivait pas. Comme si son corp était incapable d'exécuter le moindre de ses pensées. En vérité, pour la première fois de sa vie, il avait peur, tellement peur qu'il pouvait entendre les battements de son coeur.
A suivre...
