La sonnerie retentissait, éclairant la mine sombre de l'Exécuteur. Il était dix heure, leur service avait commencé à 8h . Dans les Bureaux, nul ne l'avait vue. Sa patience atteignait sa limite et son inquiétude grimpait au fil des sonneries...

L'inspecteur nouvellement affecté à l'unité était désemparée. D'habitude, sa supérieure directe la chapeautait presque toujours. Là, deux heures de retard, et les exécuteurs à crans... Elle avait du mal à trouver sa place. Cela faisait seulement quelques mois qu'elle avait été affectée à l'unité 1...

Et le comportement brusque de ses subordonnés était une chose à laquelle elle ne parvenait toujours pas à s'habituer.

- Toujours pas de réponses, grogna Ginoza en abattant la paume de sa main contre son bureau, faisant sursauter l'inspecteur Shimotsuki.

- Calmes toi, Gino, Shion examine ses caméras de surveillance. Allons sur place. Inspecteur, acceptez-vous de nous accompagner ? Fit Yayoï en lançant un regard à sa supérieure.

- Euh... Je... Oui ! Bien sur ! Mais elle est peut être juste malade ou endormie... Un retard, c'est fréquent... Non ? Hasarda la jeune femme.

- Non. Pas pour Akane. Elle est toujours à l'avance et n'est pas du genre à faire la grâce matinée lorsqu'elle est de service, lui dit Ginoza en sortant en premier.

Yayoï le suivit aussitôt, composant le numéro de son amante pour la contacter alors qu'ils se dirigeaient vers l'ascenseur, le nouvel inspecteur sur leurs talons.

Les deux autres exécuteurs étaient du service du soir et donc étaient dans leurs appartements. Ils ne squattaient pas le bureau... Comparés à certains, ils n'y étaient pas à l'aise. Pas encore... Tout comme Shimotsuki.

- Shion, dis moi que tu as des images, lança Yayoï à l'analyste blonde dès qu'elle eut décroché.

L'ascenseur descendait trop lentement aux yeux de Ginoza. Les chiffres défilaient sous le regard inquiet de l'inspecteur Shimotsuki.

- Chaton, vous devez faire vite. Les caméras me montrent sa porte défoncée.

- Rembobines et identifies ces enflures ! Ordonna Ginoza alors que arrivé au parking,il filait en courant vers une voiture de service qui démarra en trombe une fois tous à l'intérieur.

- C'est ce que je faisais, Gino. Tenez moi informée, je n'ai pas de caméras à l'intérieur donc j'envoie des drones !

Les gyrophares hurlant leurs présence, les voitures s'écartant pour laisser les agents de la Sécurité Publique passer comme une flèche, L'équipe arrivait au pied de l'immeuble où vivait leur collègue.

Yayoï se hâta d'ouvrir le coffre, dégainant son Dominateur rangé dans un compartiment caché, Mika et Ginoza s'armant aussi.

- Ceci est une intervention dont la priorité est la vie de l'inspecteur Tsunemori. Si elle est en danger, intervenez selon votre bon sens, ordonna Shimotsuki d'une voix déterminée, peu ravie à l'idée que celle qui l'avait accueillie chaleureusement et en plus guidée avec patience soit en danger...

Les trois agents de la SP foncèrent. Au septième étage, l'appartement douze, à droite de l'ascenseur.

Les Dominateurs en mains, ils avançaient à pas de loups vers la porte dont les débris gisaient encore çà et là dans le corridor. Personne n'aurait entendu cela ? Impossible... Les gens étaient seulement trop lâches pour aller voir... Trop attachés à la clarté de leur teinte... Trop peureux pour risquer un Stress Syndrom... C'était simplement une voisine, une femme vivant seule, une agent de la SP... Beaucoup meurent pour la SP...

Dos à l'entrée, ils entrèrent d'un même geste, leurs armes brandies. Le lieu était dévasté, le parquet luisait de gouttes de sang. Un corps gisait dans la cuisine, derrière la table renversée.

Ginoza fut soulagé de voir un homme inconscient, les mains ligotées par le câble d'un mixer. Il avait eut peur qu'elle ne l'ait tué et risqué d'être enfermée...

- Elle n'est pas là , paniqua Shimotsuki.

- Alors elle est où, grognait avec mécontentement Ginoza.

- L'escalier de secours porte des empreintes de sang ! Les informa Yayoï qui s'engouffrait par la fenêtre ouverte, montant les marches d'acier quatre à quatre, Ginoza à ses talons.

- C'est peut être un piège, tenta de les freiner Shimotsuki qui passait à peine de l'appartement à l'escalier rouillé.

- Quand bien même, je ne perdrai pas un nouvel équipier ! S'exclama Ginoza.

- L'unité en a assez perdu, souffla Yayoï en brandissant son Dominateur devant elle, prête à tirer en quittant l'escalier pour arriver au toit. La scène qui se jouait sous leurs yeux était simplement... Impensable... Si peu crédible ! Du moins pour les deux exécuteurs qui lentement baissaient leurs armes en reprenant leur souffle après leur folle course.

Shimotsuki avait fait une pause deux étage plus bas, à bout.

- Comment, lança d'une voix blanche Ginoza.

- Comment quoi, Gino ? Demanda son interlocuteur.

- Tu as su... Tu l'as ...

- Je la protège, c'est normal. Je lui ai promis de ne pas m'éloigner.

- Elle a dit que tu avais rompu ta promesse, dans ta lettre, argumenta Yayoï en s'adossant à une cheminée.

- Elle t'a parlé de ça ? Je ne m'y attendais pas...

- Cesses de tergiverser et réponds nous. Ginoza semblait hors de lui.

- J'ai équipé son couloir de quelques bricoles. Pour que je restes au courant. J'ai eut de la chance d'arriver à temps.

Ce disant, l'interlocuteur passait le dos de sa main le long de la joue blessée de la jeune femme qui était inconsciente dans ses bras.

- Tu l'as tué, demanda Yayoï en indiquant l'homme qui gisait, inconscient non loin d'eux.

- J'aurai préféré mais non. Il peut servir. Comme pour découvrir qui en veut à notre chère Akane.

- Ils ne t'ont rien dit ?

- La priorité était de les mettre hors d'état de la nuire, alors non, je n'ai pas pensé à leur poser de questions, lança avec ironie l'interlocuteur.

Il s'avança vers Ginoza, l'inspecteur toujours dans ses bras, et dit :

- Je te la laisse, Gino. Mais sois plus prompt la prochaine fois.

- Tu oses dire ça alors que tu es un fugitif, Kôgami, siffla Ginoza.

- Je le dis parce que je suis un fugitif, siffla Kôgami en gardant son regard de glace planté dans celui de son ancien collègue.

- Nous ne risquerons pas de la perdre, Kôgami, mais on devra lui expliquer ton implication aujourd'hui, fit Yayoï.

Kôgami posa le corps inerte dans les bras de son ancien supérieur et ria :

- J'ai été imprudent, elle m'a vu quand je suis intervenu sur le toit.

- A la prochaine alors, fit Yayoï.

- Je suis là ! Annonça d'une voix essoufflée l'inspecteur Shimotsuki.

Les deux exécuteurs posèrent leur regard sur la jeune femme à la traîne. Kôgami avait déjà filé...

C'est Shion qui soigna Akane qui fut transportée directement aux bureaux par Yayoï alors que Ginoza et l'inspecteur Shimotsuki ramenaient dans un fourgon les deux agresseurs.

A son réveil, elle trouva Gino assoupi à son chevet. Elle cilla à plusieurs reprises, se demandant ce qu'il lui était arrivé... Elle remua dans son lit de soin, voulant se relever, commençant à examiner ses bras bandés, puis son abdomen et effleurer le patch qu'elle avait sur la joue... Son cœur s'emballait, qu'était-il arrivé ?

- Ne paniquez pas, vous êtes en sécurité dans les bureaux, lança Ginoza en relevant la tête, visiblement il ne dormait qu'à moitié...

- Ginoza, qu'est ce que je fais là ? J'étais coincée sur le toit ! Je...

- Rappelez-vous. Que s'est-il passé sur ce toit ?

- Je... Je me suis battue. Il m'a brisé le poignet, plaquée à terre, il était trop fort pour être vaincu... Il m'a perforé le côté droit de sa lame, il me disait que sa mission était ma mort... Puis...

- Vous avez vu ce qu'il s'est passé ?

Ses yeux s'écarquillèrent lentement. Sa bouche s'ouvrit pour laisser échapper un petit « Oh ! » de surprise...

- Gino... Il était là... Il était juste là... Mais pourquoi ? Alors qu'il est recherché ! C'est absurde !

- Il est arrivé avant nous sur les lieux et a donc évité le pire : votre mort. Il n'a jamais été du genre à trahir ses promesses.

- Quel frimeur, soupira Akane en se laissant tomber sur ses oreillers. Je lui dois la vie, une fois de plus...

- Comment deux individus ont-ils pu entrer chez vous, demanda Ginoza avec plus de sérieux.

- Je sortais de ma douche. J'enfilai un T-shirt lorsque la porte été défoncée à coups de hache, annonça Akane Tsunemori en tressaillant d'horreur à ce souvenir.

- Ont-ils parlé de leur employeur ?

- Il semblerait qu'il s'agisse d'un mercenaire des terres de l'Est de l'Ancienne Europe.

- Que fait-il à Tokyo alors ?

- Je serai un appât pour sa nouvelle recrue potentielle.

- Qui est cette recrue ?

- Kôgami... Il le veut et sait que nous étions partenaire.

- Il faudra enquêter là dessus . Un inspecteur qui se fait agressé chez lui, ce n'est pas un fait toléré par Sybil.

- Je vous accompagne, fit elle en se redressant.

- Vous dormez jusque demain, jura Ginoza en injectant dans sa transfusion un mélange.

Akane sentit sa tête lui tourner, ses yeux se fermer, elle pesta avant de s'effondrer sur son lit, assommée par le médicament.

- Je vais envoyer Shion à vôtre chevet, vous avez assez fait pour aujourd'hui, commenta Ginoza en s'en allant.

Dans le bureau de Shion, assis sur le canapé derrière les grand écrans de l'analyste, l'unité 1 menait l'enquête. En quelques clics, l'analyste blonde avait trouvé de quoi calmer un peu Ginoza. Les suspects appréhendés dans l'appartement de Tsunemori et maîtrisés par Kôgami, allaient être interrogés par Ginoza et Shimotsuki. Yayoï allait assister à l'interrogatoire pour soutenir le nouvel inspecteur.

Hinakawa était resté aux côté de Shion pour enquêter sur le fameux mercenaire de l'Est de l'Ancienne Europe. Ils n'avaient encore que peu de données sur cet homme même si son organisation était déjà fichée dans les listes noires de Sybil.

Mais que faire, face à des mercenaires sachant être invisibles aux yeux du système ? Ils ne savaient pas encore combien de ces étrangers avaient réussit à s'introduire à Tokyo. Ils espéraient juste dénicher une liste assez complète pour mettre un visage sur les ennemis potentiels des bureaux.

Dans la salle d'interrogatoire, ses mains menottées à la table et ses pieds enchaînés au sol, leur suspect les fixait avec un sourire béât. Cette mimique avait pour don d'irriter Ginoza qui avait perdu patience le matin même et ne l'avait toujours pas retrouvée. Il était debout, à la droite de Shimotsuki, Yayoï à la gauche de la chaise.

Shimotsuki posa plusieurs questions auxquelles il ne répondit pas ou répondit d'énigmes. Il ne semblait pas prêt à collaborer.

- Inspecteur, comment va vôtre collègue ?

- Ici, je pose les questions, siffla Mika.

-Voyons, il est normal que je m'inquiète de l'état de la cible alpha. Il est peu courant que nous ayons recours à tant de violence quand une cible doit être ramenée vivante. Mais bon.. Cette demoiselle ne semblait pas vouloir coopérer. Elle a bien arrangé mon camarade, ce qui ne m'a pas aidé.

- Donnez nous le nom de votre patron et nous vous laisserons peut être quitter le territoire pour simplement rejoindre les forces de l'ordre de vôtre continent, déclara Mika en tentant de faire abstraction des dires du suspect.

- Passer d'un cage à l'autre, quel divertissement... Au moins, sur le continent, je saurai être aidé. Je verrai le ciel.

- Alors ce nom ?

- Et vu comment la cible Delta a réagi, notre plan est un succès. Il a été amusant de le voir combattre avec tant de volonté. Je croyais le voir apparaître quelques jours après la proposition d'échange. Il a été plus vif que nous ne le pensions...

- Qui est votre supérieur ?

- Enfin bon, le Commando Gamma est venu expressément pour engager cette recrue si intéressante aux yeux du Patron.

- Qui est le patron ?

- Et puis, bon, ils ne vont pas tarder.

- Tsunemori... souffla Yayoï en se précipitant à l'extérieur.

Shimotsuki resta un instant interdite sur sa chaise, se demandant comment réagir face à cela... Que faire de convenablement acceptable ? De logique ? De raisonnable ?

Devait-elle foncer comme sa subordonnée voir si sa supérieure était en sûreté ? Ou interrogé le prisonnier, jouant la carte du sang froide...

Et si sa supérieure était en danger réel ? Et si ... Elle se secoua... Son psycho pass allait se brouiller si elle ...

Ginoza partit, la tirant de sa réflexion. Elle se mordit les lèvres, s'en voulant d'avoir hésité et fila aussi après avoir ordonné que le prisonnier soit reconduit à sa cellule.

Étant au seizième étage, ils passèrent au bureau de Shion en premier car il se trouvait au même niveau alors que les chambres de soins étaient au douzième...

Yayoï entra précipitamment, suivie d'un Ginoza tendu , s'exclamant :

- Shion ! La chambre de Akane ! Vite !

Son amante laissa ses doigts filer sur son clavier, alarmée par le ton pressé et angoissé de l'Exécutrice...

Un écran clignota parmi les autre, montrant un lit de soin occupé par une jeune femme endormie. Les deux Exécuteurs de l'unité 1 ne purent se réjouir bien longtemps, un coups venait de briser la caméra...

- Ils y sont déjà ! S'exclama Yayoï en quittant le bureau en courant.

Ginoza pestait en quittant la pièce tout aussi vite. Hinakawa ne comprit rien, sinon que l'inspecteur qui l'avait jusque là traité comme s on égal était en danger. Ce simple fait le poussa à suivre ses collègue en courant.

Dans la chambre, ils assistèrent à un scène déstabilisante. Ils y étaient arrivé en vitesse, empruntant les escaliers. Shion avait sonné l'alerte rouge et toutes les unités étaient priées de porte main forte à leur collègues...

De ce fait, l'unité 2 , 3 et 4 étaient en route, quittant leurs bureaux à tout vitesse pour aider dans la détresse de leurs collègues.

Akane, assommée de médicaments, ne tenait plus debout. Elle avait devant elle trois individus, cagoulés, armés de matraques électrifiées .

L'un avait une belle marque sur le visage, victime des ongles de l'inspecteur. Les autres la maîtrisaient enfin, las de devoir faire face à ses attaques futiles vu que le corps à corps était quasi impossible dans son état.

Ginoza frappa celui qui était dans son champs de vision. Yayoï en faisait de même avec celui qui lui faisait face.

Le dernier saisit l'inspecteur Tsunemori à la gorge, plongeant à travers la fenêtre avec son otage.

- Non ! Hurla avec panique Hinakawa.

- On est au douzième, lâcha Yayoï, comme pour le réaliser avec plus de facilités...

Les trois collègues se précipitèrent voir à travers la brèche ce qu'il était advenu de leur supérieure.

Elle était accrochée, pendant dans le vide, tenant un rebord de la façade qui se démarquait du reste de quelques centimètres... Ses deux mains solidement agrippées, elle leur lança un regard suppléant, comme pour les inciter à accélérer.

- Une code, vite ! S'exclama Hinakawa en se précipitant à l'intérieur pour en chercher une.

Tout ce que leurs collègues des autres unités trouvèrent fut le long tuyau servant pour les incendies... Il était relié au mur donc bien solide.

Ginoza s'attacha solidement, le tuyau passé autour de sa taille. Sa mission ? Descendre la chercher. Pourquoi ? Car elle était assommée de médicaments... Par sa faute, en partie.

Le sauvetage se déroula sans encombres, sous les regards vigilants de tous les inspecteurs et exécuteurs de la SP. Lorsque Akane fut hissée à la fenêtre, elle fut rapidement ramenée à l'intérieur par Hinakawa et Yayoï. Les autres aidaient Ginoza à rentrer.

Le suspect avait dans sa chute déployé un parachute qui l'avait sauvé. La jeune femme avait réussit à se dégager pendant la chute avant se s'accrocher désespérément à un rebord saillant. Elle avait eut beaucoup de chance en somme...

C'est dans les bureaux de Shion qu'elle fut ramenée, en robe d'hôpital, afin qe l'analyste la soigne et la garde enfermé. On jugea les restes des locaux de la SP peut fiables, le bunker de leur analyste restait la seule option acceptable pour l'unité 1.

Cherchant encore des informations sur la grosse pointure de l'Ancienne Europe de l'Est, ne trouvant rien sur ce mercenaire au nom de code peu significatif, l'unité 1 restait avec pour seul piste « Aigle » , leader des « East Humanity Warrior ». Ce nom très illusoire n'aidait pas plus que ce que disaient les prisonniers. Ils étaient coincés et leur inspecteur en danger.

Lorsque minuit vint leur vriller les tympans, ils finirent par aller s'affaler dans leurs lits. Akane fut invitée à dormir dans le lit de Ginoza qui comptait veiller sur le canapé. Finalement, tout l'unité se résolut à squatter les appartements de l'ancien inspecteur. Yayoï prit le lit avec Akane, Hinakawa et Ginoza prirent les canapés. L'exécuteur Sakuya ne prit pas la peine de squatter les appartements de son collègue, jugeant cela inutile et risible. L'inspecteur Shimotsuki était déjà rentrée chez elle.

Ce fut la nuit la plus longue et la plus tendue de l'unité. Akane faisait des cauchemars, Yayoï tentait de la réconforter de quelques mots, Hinakawa craignait devoir un escadron de mercenaires entrer par une fenêtre , ne fermant pas l'œil, Ginoza tout aussi angoissé à l'idée de subir une attaque en pleine nuit avait les yeux grand ouverts...

C'est donc la fatigue qui finit par les prendre un par un vers 6h du matin. Lorsque Shion vint les secouer vers 9 h, elle n'eut pas le cœur de les ennuyer tant leurs cernes étaient larges...

Son bracelet bipant de manière incessante, Akane se réveilla en grognant. Elle activa le communicateur, ouvrit le message vidéo qui lui avait été laissé.

- Yo, Akane. Désolé pour ces soucis. Je me suis chargé du commando Gamma, ils ne t'approcheront plus. Prends des vacances, tu as une mine horrible. On se verra peut être bientôt, je suis jamais loin, c'est juste que tu ne me vois pas.

Le message s'acheva. Elle eut un sourire niais, Yayoï feignant de dormir souriait intérieurement. Kôgami avait toujours aimé régler ce genre d'histoires à sa façon... jouant aux vieux flics comme Masaoka dans sa jeunesse... Le soleil illuminait l'appartement alors que au dehors, dans une zone périphérique de la ville parfaite de Sybil, un hélicoptère s'écrasait, réduit à cela par un mouvement qui ne se montre pas et agit dans le système pour le reformer et peut être faire naître une société qui trouvera son bonheur sans Sybil mais avec sa joie utopique...

Ils le nommaient Fennilisu,Phénix dans leur vieux japonais... Symbolique de la renaissance, celle de l'humanité... Indépendante de sa propre création, les ordinateurs.