Coffee Prince « Café des Princes ».

Twilight, à S. Meyer & The 1st Shop of Coffee Prince, à Lee Sun Mi

Création de Lex Lina

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Chapitre 16

Earl Grey (suite)

Alors qu'elle parvient une nouvelle fois à éviter toute confrontation avec son patron, Edward réussit à lui parler quelques instants. « Alors, où en es-tu de ton contrôle de sentiment ? Est-ce que tu arriveras à te comporter normalement avec moi ? ».

Elle marmonne en souriant. « Faut déjà que j'en ai envie hein. ». Le jeune homme s'approche au point qu'elle retienne son souffle en ressentant sa chaleur corporelle.

« Tu disais ? ».

Bella bougonne. « Bon… Oui, presque. Ça te va ? ». Il lui tend son casque et dit doucement.

« Tant mieux car tu me manques… presque. ».

La jeune femme sent ses joues qui commencent à s'enflammer et décide de filer sans demander son reste. Alors qu'elle s'apprête à enfiler son casque, son portable sonne. Jasper.

La soirée est déjà bien avancée. Bella, perchée sur une des branches de l'arbre majestueux qui surplombe le jardin de Jasper, s'amuse avec Aro en lui lançant des bouts de pain un peu partout dans le périmètre. Ce dernier jappe et saute de joie tandis que Jasper monte près d'elle pour lui conter son rendez-vous avec Angela. Bella finit par lui dire.

« Alors elle te plait ? ».

Le jeune homme n'est qu'à moitié surpris. « Je me disais aussi. Donc c'était bien prémédité ? ».

Elle hoche la tête. « Oui et non. Non car elle m'a laissé un message cet après-midi, complètement affolée pour me dire qu'elle avait besoin d'aide et au niveau musical tu es le seul que je pouvais imaginer. Et oui, car c'est une fille géniale et canon et je me disais que peut être vous pourriez… faire connaissance. ».

Jasper sourit devant cette initiative. « On dit ça comme ça maintenant ? Faire connaissance ? ».

« Oui que tu te rendes compte qu'il y a d'autres poissons dans ta mer sentimentale. Quoi que chez les Cullen, il semblerait que vous êtes plus proches du ruisseau. ».

A ces propos, Jasper lui donne un coup de coude, pas violent mais assez brusque pour que la jeune femme manque de tomber de l'arbre. Il la rattrape et s'excuse avant de répondre. « Je comprends et c'est vrai que tu m'aides à ouvrir les yeux. Puis effectivement, elle semble bien sous tous rapports. Je lui ai promis de l'appeler pour un café alors on verra bien. Mais et toi ? il faut aussi qu'on te trouve quelqu'un non ? ».

« Nan… Moi j'ai déjà Aro. ». Ils lèvent leurs regards et observent le chien qui se lèche tranquillement les parties génitales. « Bon, à ce que je peux voir, en ce moment il a d'autres priorités mais s'il me fait ça à notre premier rencard, je l'emmène à Las Vegas et lui passe la bague au doigt ! ».

Jasper lui tape l'épaule. « Mon dieu Bella, arrêtes de trainer avec James, tu penses comme lui et ça fait très très peur. ». Il la prend dans ses bras et comme d'habitude, un sentiment de contentement envahit le couple. Le jeune homme dit. « Tu sembles de meilleure humeur. ».

Bella relève un peu la tête, collant sa joue contre lui et lui tapotant la cuisse. « Bien entendu. Je suis superbement installée dans les bras d'une star du showbiz. Alors que demander de plus ? ».

Une voix outrée lui répond. « Alors pour toi je ne suis que ça ? Un coussin célèbre ? ».

Elle s'enfonce un peu plus dans ses bras. « Ouais mais je ne le changerais pour rien au monde. Bien qu'il soit vieux, il est extrêmement confortable. ». Bella se tourne et saisit la peau où il y aurait pu avoir des poignées d'amour si Jasper était plus épais. Elle enfonce le clou. « Puis si moelleux ! ».

Cette fois c'est une voix timbrée d'une fausse colère qui dit. « Donc, en plus d'être vieux, tu insinues que je suis gros ? ».

La jeune femme évalue à quelle distance elle se trouve du sol. « Moi tu sais… Je dis ça… Je ne dis rien…hein. ». Deux mains larges tentent de lui prendre la taille.

« Tu sais que je vais te faire payer tes propos. ».

Elle pose sa main sur son cœur, telle une petite sainte. « MOI ? Tututut ! je suis si gentille et adorable ! ». Bella saute, sans peur, la distance qui la sépare du sol. Elle court à l'écart avant de continuer. « Tu n'aimerais pas que je dises du mal de toi à Angie ? Un coup de fil est si vite passé ! Quelques propos malheureux et pouf ! tu te la poses sur l'oreille… ».

Jasper récupère tranquillement la laisse d'Aro et approche tel un prédateur de la jeune femme. « Ne serais ce pas du chantage ça mademoiselle ? ». Il s'élance pour la rattraper. « Attends un peu que je te chope ! ».

xoxo

Les princes déjeunent tous ensemble. Edward est content car il parvient à dérider Bee petit à petit. À la fin du repas, il tente. « Je dois passer voir ma mère à l'hôpital. Elle sort demain mais on peut l'emmener en ballade aujourd'hui. Je me disais que ce serait bien si tu venais. Hum… Je sais que cela lui fera plaisir. ».

Bee ne peut s'empêcher de sourire. Il tente de rester stoïque mais n'y parvient pas. « Pourquoi pas. ». Son regard doré s'empresse d'échapper à l'emprise des yeux couleur émeraude mais celui-ci affiche un sourire pour sa petite victoire. Il a réussi à ne plus se retrouver face au mur émotionnel et hermétique que son ami a dressé symboliquement devant lui.

Une heure plus tard, Edward quitte l'hôpital avec sa mère et son employé. Ils discutent tranquillement dans un parc à proximité tout en cherchant un endroit où ils pourraient grignoter quelque chose et se détendre. Bee se tourne vers Esmée. « Est-ce que vous aimez la glace ? ».

Les yeux d'Esmée pétillent d'avance. « Bien entendu. Allez en voiture ! ». Une fois en route, Edward suit les indications de Bee qui les entraine dans un tout petit restaurant dédié Ben & Jerry's. Edward essaie de rester stoïque devant l'attitude de ses deux partenaires qui bavent littéralement devant les présentoirs débordants de multitudes de variétés glacées, de garnitures, de coulis et paillettes en tout genre. Il murmure. « Mon dieu, je n'arriverais jamais à les sortir d'ici. ». Il se décide à les attendre à une table tandis que les deux autres courent dans l'échoppe tels des poulets sans tête tant il y a à voir et surtout à gouter.

Une fois qu'ils se sont tous trois servis, chacun savoure les petits pots à disposition dans un silence quasi religieux. Bee pose sa main sur celle d'Esmée. « Avant de rentrer, je vous montrerais le petit restaurant de soupes où je commande habituellement. Ça vous remettra rapidement en forme. Je vous le promets. ».

Edward marmonne, sa petite cuillère calée sur sa langue. « Je ne suis pas sûr que vous présenter était une bonne idée. Maman, tu as trouvé un partenaire de crime idéal. ».

En signe de protestation, Bee lui lance une petite boulette de sa serviette en papier. Il se tourne vers Esmée. « Oh mais je ne fais pas tout ça pour rien. ». Il se penche avec l'air conspirateur au possible vers la mère de son patron. « En échange, je veux tous les détails scabreux, honteux voire même déshonorants de sa jeunesse. ».

Esmée regarde son fils avec un sourcil levé. Sa voix est solennelle. « Je te dirais tout. ».

« Je suis sûre que c'était un cancre à l'école ! ».

Esmée confirme, passant une main sur les cheveux en bataille d'Edward. « Bien évidemment ! Regarde sa tête ! ».

« Mon dieu ! Vous avez dû vous ruiner en cours particuliers ! ».

Esmée se prend au jeu et balaie les propos de la main. « Et si ce n'était que ça… à l'heure qu'il est si ce garçon avait continué ses études, l'université de Seattle aurait une Bibliothèque Cullen à l'heure qu'il est. ».

Edward ne dit rien, encaissant sans broncher les mots indélicats sur sa personne. Il finit par dire. « Ce serait injuste pour le reste de la gente masculine, si en plus d'avoir un visage si parfait, je réussissais à l'école. Tu ne penses pas maman ? ». Il lui fait le sourire spécial. Le 'spécial-Esmée-fond-dans-ma-main' comme disait Jasper quand ils étaient plus jeunes.

Sa mère, vrai m&m's comme d'habitude, s'adoucit devant son fils adoré. « Oui c'est vrai mon chéri. ». Pendant qu'il enlace sa mère, il tire la langue vers Bee pour lui montrer qu'il a gagné cette manche.

En se décollant de lui, Esmée observe les deux amis. Bee finit par se lever pour aller aux toilettes, les laissant seuls tous les deux. Esmée regarde son fils et étudie ses traits. Il semble détendu et dégage un air bien plus détendu qu'auparavant. Elle décide de lancer un premier pavé dans la mare. « Pourquoi êtes-vous toujours ensemble ? ». Edward en recrache presque le contenu de sa bouche et regarde sa mère, inquiet. Elle savoure clairement ce moment et continue. « Est-ce que cela fait longtemps que tu le connais ? ». Edward enchaine des onomatopées, cherchant les mots pour expliquer sa relation avec Bee. Employé ? Ami ? Connaissance ? Non il faut reconnaitre que ce petit voyou est bien plus que tout ça. Mais au point de l'avouer à sa mère. Celle-ci se penche vers lui. « Puis, il est tellement mignon ! Je dirais même joli mais on ne dit pas vraiment cela pour un garçon. Bee a les traits fins et une certaine grâce dans ses mouvements qui rendent quelque chose de vraiment harmonieux. ».

Edward hoche la tête pour montrer son approbation.

« Est-ce à cause de lui que tu refuses toutes les prétendantes au titre de Madame Edward Cullen ? ». Le jeune homme rougit et bafouille.

« Hum… non. Qu'est-ce que… qui te… Où vas-tu chercher une idée pareille ? ». Esmée sourit et pose sa cuillère dans un des pots vides. Elle prend une grande respiration avant de poser une main maternelle et compatissante sur l'avant-bras de son fils.

« Ton père et moi sommes plus modernes que tu ne le penses mon chéri. ».

Quand Bee revient à sa place, il retrouve un Edward figé, son cerveau refusant d'admettre ce que lui a avoué sa mère. Était-ce une approbation ?

xoxo

La Volvo se dirige tranquillement vers l'hôpital. Bella est assise à l'arrière et se demande ce qui a pu changer durant le temps qu'elle a passé aux toilettes. Elle sait et sent qu'il se trame quelque chose.

Esmée lui sourit en la remerciant du temps passé en sa compagnie tandis qu'Edward fait en sorte de ne pas croiser son regard. Pff… Elle lui tirera les vers du nez dès que l'occasion se présentera.

Alors que son patron ramène sa mère jusqu'à sa chambre, la jeune femme patiente à l'entrée de l'établissement hospitalier. Sa tête fourmille de questions jusqu'au moment où son téléphone sonne.

Hey ! you're a rock star baby !

Up in the building making the club go crazy !

Hey you're a rock star baby !

Throwing ass like that you must be a rock star baby !

Encore une fois, c'est Jasper. Cela tombe à point nommé. Qui mieux qu'un Cullen pourrait lui expliquer comment fonctionne l'esprit dérangé des deux Cullen avec qui elle a partagé son après-midi ?

Quand son patron revient, Bella ressent bien la déception de celui-ci quand elle lui annonce qu'elle a un autre engagement pour la soirée. Intérieurement, elle se demande encore pourquoi elle ne dit pas à Edward qu'elle passe du temps avec son frère ainé. Ce n'est pas comme s'il le prendrait mal, pas vrai ?

Après une course folle dans le jardin, devenue l'accueil d'usage avec Aro, Bella raconte ses aventures à Jasper qui sourit. « Edward et toi êtes comme chien et chat. Toujours à vous chamailler et pourtant inséparables. ».

Elle lève sa main pour appuyer ses dires. « Et encore, il faut voir comme je suis la patience incarnée avec lui. ».

Jasper hoche la tête. « Je préfère aller me servir à boire, plutôt que d'entendre une chose pareille. Bella et patience incarnée dans la même phrase. Mouais, quelque chose de fort qu'il me faut. ».

Bella lève les yeux au ciel. « Vraiment. Je me demande pourquoi vous avez si mal tournés alors que votre mère est si gentille. ». Jasper secoue la tête une nouvelle fois et l'entraine dans la cuisine. Il ouvre son frigo à la recherche de quelque chose à grignoter tandis que Bella s'appuie sur le plan de travail. « Tu aurais dû être le rebelle, enfin c'est l'image que l'on a des artistes. ».

Jasper sort une boite, comme celles que peut avoir Edward dans son frigo, et la place dans le four. « Eh oh ! Je suis le plus adorable de ma famille ! ».

« Mouais c'est ça avec tes petites boucles blondes et ta tête d'ange, j'imagine bien que tu devais mettre tout le monde dans ta poche. ».

Le jeune homme lui fait un sourire éclatant. En effet, elles devaient tomber comme des mouches devant l'ainé des Cullen. « C'est vrai que cela m'a souvent aidé car toute ma jeunesse n'était qu'une compétition vers l'excellence. C'est ce qu'on apprend dès la naissance quand on nait dans le clan des Cullen. On t'explique rapidement que ta voie est déjà toute tracée et que tes propres choix ne seront jamais écoutés. ».

Son regard s'assombrit. Bella se rend compte que la conversation a dérivé vers un sujet qui semble bien plus profond et douloureux. Elle s'approche de lui et l'enlace amicalement, prête à entendre ce qu'il a sur le cœur. Mais la jeune femme ne s'attendait pas à une telle confession quand Jasper poursuit. « J'ai appris vers dix-sept ans que je n'étais pas le fils légitime d'Esmée mais d'une quelconque secrétaire de mon père. Pourtant, celle que je considère comme ma mère, m'a élevé comme si j'étais véritablement à elle. Sans jamais montrer signe de mécontentement ou de rancœur.

J'étais un gamin difficile et tourmenté. Je dormais avec la lumière allumée et la musique à fond et me rebellais pour un rien. Esmée voulait que je consulte mais mon père disait que cela n'était qu'une phase. Il a compris son erreur quand je me suis sauvé. C'était surtout une fuite en avant. Avec quelques amis, je suis parti au Texas durant quelques mois. J'ai trainé, galéré et fais des choses peu recommandables mais j'ai fini par me trouver. J'ai compris que je n'étais pas forcément un Cullen par le nom mais par l'identité que je forgerais en tant que Jasper.

Quand je me suis décidé à rentrer, j'ai réalisé que pas mal de temps s'était écoulé. Mon père ne me parlait plus. Ma petite amie m'en voulait à mort et il y avait cette tension entre elle et mon frère, que je fais, encore maintenant, semblant de ne pas voir.

Edward était enragé. Je ne sais pas si c'était le fait d'être revenu ou le celui d'être parti. Ce n'est que plus tard, que j'ai compris qu'en partant je me suis déchargé de la pression qui m'oppressait en la déversant sur mon petit frère. Et il a tout pris, la tristesse d'Alice, la perte d'Esmée et la colère de Carlisle. ».

Bella intègre comme elle peut cette part de lui qu'il lui dévoile en toute franchise. Ces aveux la rapprochent un peu plus de son ami. Elle tend un plateau, où Jasper dispose tout ce dont ils ont besoin pour un pique-nique improvisé dans le séjour.

Une fois repus, le couple reste assis par terre, finissant une seconde bouteille de vin. L'ambiance est plus détendue. Jasper semble soulagé d'un poids depuis sa confession et il choisit une sélection musicale parmi une pile de disques vinyles dispersée entre eux. Bella remarque. « Tu es comme ton frère à collectionner les disques. Vous avez beaucoup de passions communes. ». La musique se diffuse doucement par les enceintes et Jasper chantonne les titres qu'il reconnait.

Bella finit par tomber sur une pochette où elle reconnait le jeune homme accompagné d'autres musiciens. « Mais c'est TOI ! ». Jasper acquiesce.

« Avec quelques années de moins. ».

Elle se rapproche de lui et lui donne le disque. Un rythme rock commence et une voix suave emplit la pièce. « Puis tu es le chanteur ! Mais c'est formidable. Tu as vraiment beaucoup de talent. ».

Jasper cogne son épaule contre celle de son amie. « Je n'irais pas jusque-là. ». Mais il est ravi d'entendre Bella qui répète le refrain en buvant ses paroles.

Well I'm 'na freak you right, each and every night… I know how to do it insane girl…'Cause I can make it hot, make it stop… Make you wanna say my name girl […] The summer's over for the both of us… But that doesn't mean we should give up on love…You're the one I've been thinking of… And I knew the day I met you you'd be the one.

Elle boit ensuite une nouvelle gorgée de son vin et ferme les yeux, se laissant portée par la voix sensuelle du jeune homme. Elle sent l'alcool qui se diffuse doucement dans son organisme et sait qu'elle doit ralentir sa consommation. L'ainé des Cullen est bien trop parfait pour ne plus se contrôler en sa présence.

Pourtant, Bella est, à peine, surprise quand elle ressent la chaleur des deux mains de Jasper contre ses joues et elle se laisse faire quand leurs lèvres entre en contact. Une de ses mains empoigne doucement sa nuque pour approfondir le baiser tandis que l'autre descend se loger en bas de son dos pour l'attirer un peu plus contre lui.

Bella ne sait que faire. Elle ressent cette attirance, flagrante même l'attirance, pour lui mais quelque chose l'empêche de profiter de la situation. Il manque quelque chose. Leur baiser, bien que tendre, se termine quand, à bout de souffle, ils se détachent l'un de l'autre pour récupérer l'air qu'ils leur manque. Le front collé contre le sien, Jasper murmure. « Désolé, il fallait que je saches. ». Sa main s'est glissée sous la chemise de la jeune femme et il trace des cercles sur sa peau.

Bella sourit et pose son index sur la bouche rosie de son ami. « Ne t'excuses pas. Je comprends parfaitement. Je dois avouer que cela me trottait dans la tête depuis un moment… Puis, avec tout ce qui nous arrive. ».

Il penche sa tête et entame de l'embrasser à nouveau. Tant pour lui que pour elle, ils savourent le fait d'être apprécié pour ce qu'ils sont réellement. Mais, on sonne à la porte. Jasper soupire. Vu l'heure cela n'annonce rien de bon. Le couple se redresse, s'écartant à peine l'un de l'autre et ils tentent de faire disparaitre toute trace de leur étreinte.

Mais la personne qui entre n'est pas dupe. Alice remarque bien les joues rosies, les lèvres gonflées et le regard un peu vitreux de Jasper et Bella.

Cette dernière, ne sachant que faire de sa personne, décide que c'est le bon moment pour rentrer chez elle et après quelques remerciements et salutations malaisés, elle file sans demander son reste.

Alice reste silencieuse quelques instants et patiente pour voir ce que Jasper compte lui dire. Mais il ne fait rien. Elle sent une montée de colère et de jalousie qui n'attend que de pouvoir s'extérioriser. Que va-t-il dire pour se justifier alors qu'il ne l'invite même pas à entrer ou à s'assoir ? Elle finit par craquer. « N'as-tu rien à dire ? ».

Jasper passe une main lasse dans ses cheveux et décide de dire quelque chose qu'il n'aurait jamais eu le courage de prononcer sans avoir connu Bella. « Nous ne sommes pas ensemble Alice. La prochaine fois, préviens avant de passer. ».

La jeune femme serre ses poings pour en cacher le tremblement et recule jusqu'à la porte. « Je te rappelles demain. ».

Jasper appelle Aro et le fait entrer pour la nuit. Une confession, un baiser et le fait qu'il mette fin à une relation qui a duré plus d'une décennie, tout ça en une même soirée, c'est peut être beaucoup lui demander mais il est sûr que ses épaules sont plus légères que le matin même.

xoxo

Le matin est ensoleillé, mais encore frais. Bella sourit devant les enfantillages de James alors qu'ils se dépêchent de servir les cafés express à l'extérieur. James chante et danse une chanson de Lady Gaga. 'Born This Way'.

Don't be a drag, just be a queen, whether you're broke or evergreen

You're black, white, beige, shola descent, you're Lebanese, you're orient

Whether life's disabilities, Left you outcast, bullied, or teased

Rejoice and love yourself today, 'cause baby you were born this way

Bella sourit. Il faut le reconnaitre, cette chanson sied totalement au phénomène que peut être son collègue mais aussi la situation dans laquelle la jeune femme se retrouve piégée. Quand il finit son petit pas chassé et sous les applaudissements des clients épatés, la jeune femme finit par demander. « Cela t'es déjà arrivé d'aimer deux personnes ? De ne savoir comment te détacher d'un amour de jeunesse ? ». James tend une pâtisserie et de la monnaie à un homme d'affaire.

« Ahh jolie question piège que voilà ! Ça dépend, dirais-je. Tu as plein de choses à prendre en compte. ». Devant la tête étonnée de son amie, il continue. « Est-ce que tu es en couple avec l'un des deux ? ». Bella hoche la tête négativement. « Est-ce que l'un des deux est difficile à obtenir ? ». Cette fois, elle acquiesce. James se baisse pour récupérer des serviettes en papier et interrompt son geste pour lui avouer honnêtement. « Tu sais… Ça ne me ressemble pas de dire une chose si clichée, je dirais même que si tu répètes que j'ai pu te dire une chose pareille, jamais plus je te parlerais… Je ne crois pas au grand amour. Enfin, je n'y crois plus. Vis ce que tu peux. Si ton cœur bat la chamade pour quelqu'un qui ne semble pas pour toi. à moins qu'il soit marié ou qu'il aime noyer des chatons le dimanche, fonces. Tu ne sais pas ce qu'il peut arriver demain. Toute ta vie semble tranquille puis paf quelque chose te tombe dessus et tu vies dans le regret. Et crois-moi, chéri. Il n'y a rien de pire que le regret. ».

Bella hoche la tête solennellement et James reprend son air festif. Il pose son bras sur l'épaule de la jeune femme avant de réaliser. « Notre Bee est amoureux ? Alors qui c'est ? Est-ce que je la connais ? ». La jeune femme fait mine de se concentrer sur son travail. « Alors que je m'inquiétais pour toi. Il semblerait que tu sois assez grand pour te trouver quelqu'un tout seul. ».

Edward vient jusqu'à eux, apportant une nouvelle livrée de gaufres et de croissants chauds. James s'empresse de lui conter ce dernier potin croustillant sur son collègue. « Eh Edward ! Je crois que notre Bee ici présent a une petite amie. ».

Bella se penche, faisant mine de chercher quelque chose situé en bas de leur petit étal. James pose sa main sur sa tête, ébouriffant ses cheveux. « On est comme des frères, on te dira plein de choses utiles. Puis, il faut partager ! ». La jeune femme se redresse d'un coup, n'appréciant pas la tournure de la conversation.

« Mais, je ne t'ai rien demandé ! ». Edward lève un sourcil avant de lui lancer un sourire machiavélique.

« Ramènes là au café et on fera sa connaissance. ».

James ajoute. « On se fera même un plaisir de lui montrer des trucs sympas. ».

Edward fait une tête plus inquiète et Bella marmonne. « Vous n'êtes pas nets les mecs. Je ne suis pas sûre d'avoir envie de savoir de quoi il parle. ». Son patron éclate de rire indiquant qu'il incline dans le même sens.

« Après avoir rencontré ce dingue, il y a de fortes chances qu'elle s'enfuit en courant. ».

xoxo

Edward retourne à l'hôpital. L'appel qu'il a reçu en fin de matinée l'a rendu un peu angoissé. La tension de sa mère a chuté considérablement au point que le médecin envisage une nouvelle série de tests donc un séjour prolongé.

Il entre dans la chambre et la retrouve là, semblant si minuscule dans son grand lit, câblée à des machines barbares qui clignotent et bipent avec une certaine constance. Esmée parait si différente de la veille. Sa peau fine est légèrement grisâtre. La peau autour de ses yeux, déjà translucide en temps normal est maintenant violacée. Et son souffle est court, montrant qu'elle a du mal à respirer.

Une infirmière entre après lui et pose les derniers résultats sanguins sur une tablette à proximité. Elle lui explique. « Ne vous inquiétez pas, Monsieur Cullen. Cela parait spectaculaire mais elle est juste épuisée mais son corps réagit bien à la médication. Demain, après une bonne nuit de sommeil, il n'y paraitra plus. ».

Edward hoche la tête, content d'entendre quelque chose de positif. L'infirmière referme la porte doucement derrière elle tandis que le jeune homme se rapproche du lit. Il dit, sans hausser la voix. « Madame Cullen, vous vous gaussez de me faire des frayeurs ces jours ci ! ».

Esmée ouvre péniblement les yeux, souriant à la vue de son fils. « Je suis désolée mon chéri. Oh tu es jeune, tu ne vas pas en faire une maladie à chaque fois. ». Edward passe une main dans ses cheveux, content qu'elle ait, tout de même, de la répartie.

« Allez fais-moi une place. Je reste un peu avec toi avant que ton cher mari arrive. ».

La malade s'exécute, ravie de l'avoir près d'elle comme lorsqu'il était enfant. « Edward, fais un effort avec ton père. Vous devriez régler vos différents une bonne fois pour toutes. ». Elle s'interrompt quand son ventre gargouille. « Alors, quand est-ce que ton ami arrive avec une bonne petite soupe ? ».

Leur rire emplit la pièce. « Vous êtes incorrigibles tous les deux. ». Le jeune homme se blottit contre sa mère, respirant avec plaisir ce parfum subtil caractéristique des mamans. Ils s'endorment rapidement, emportés par le souffle tranquille de leurs respirations.

Quand Edward finit par émerger, plusieurs heures sont passées et, son père, Carlisle, est assis, un journal à la main, dans un fauteuil à proximité. Sa voix est profonde et mature quand il demande. « Un café Edward ? ». Edward se redresse prudemment, pour ne point réveiller sa mère dont le souffle est encore profond.

« Je suis désolé, mais je dois retourner travailler. ». Se rappelant sa mère qui lui demande un effort, il se rétracte. « Mais j'ai bien cinq minutes avant de partir. ».

Carlisle l'invite à s'assoir sur l'autre chaise disponible et lui pose un café. Quelques secondes passent avant qu'il parle à nouveau. « Ta mère m'a expliqué ce que tu faisais et j'aimerais que tu viennes travailler avec moi. ».

Edward boit une gorgée de sa boisson. « Mais, j'ai déjà un travail. J'ai des employés et une bonne clientèle. ».

« Tu tiens un… bar Edward ! Je te parle d'un vrai travail ! ». Une brique s'installe dans l'estomac du jeune homme. Son humeur s'assombrit directement. Sa vie a pris un tour vraiment différent depuis qu'il est revenu et il a fini par en oublier son père. Il croise ses bras sur son torse, premier signe montrant que le jeune homme est sur la défensive. Carlisle continue, enfonçant le couteau dans la plaie. « Tu es plus âgé maintenant, il faut arrêter de perdre ton temps. ».

Edward pose ses mains à plat sur ses cuisses. « Tu ne sais pas ce que je fais. Tu ne me connais pas. Pour une fois, tu m'invites à partager un peu de ton temps et voilà que tu recommences à me dénigrer. Et cela dans la chambre même où ma mère tente de se remettre du stress qu'elle subit. ». Il se redresse. « Je ferais mieux d'y aller. ».

Carlisle pose son journal violemment sur la table. « Continues ainsi et je te couperais les vivres. ».

La main sur la poignée de la porte, Edward dit avec colère. « Dès que je te vois, j'ai envie de repartir à New York. Pour pouvoir vivre tranquille, il faut mettre au moins 8000 km entre nous. ».

Carlisle se redresse. « Tu comptes t'enfuir aussi ? Resteras tu un lâche toute ta vie ? ».

« Tu es vraiment impressionnant ! Pourrir la vie de Jasper ne t'a pas suffi. Quand il est parti, tu as rejeté toutes les fautes possibles sur mon dos et quand il a fini par revenir, tu nous as rayés de ta vie… Si tu n'aimes pas l'idée d'avoir deux fils tels que nous, arrêtes de nous leurrer et laisses nous vivre nos propres vies. ».

Edward parvient à se maitriser assez pour ne pas claquer la porte au point de la dégonder. Mais de toutes les façons, il n'aurait pas troublé le sommeil de sa mère, car elle a tout entendu et les larmes qui coulent le long de ses joues montrent la tristesse qui l'anime.

xoxo

Le téléphone de Bella sonne alors qu'elle s'apprête à aller se coucher. N'étant pas forcément motivée pour répondre, elle y lance, tout de même, un coup d'œil. Edward. Malgré sa fatigue, elle répond avec une voix enjouée. « Bee j'écoute ! ». Il lui faut peu de temps pour se rendre compte que quelque chose ne va pas. Saisissant son sac, la jeune femme hésite à prendre sa moto mais par chance, Charlie lui propose de l'emmener en voiture vu qu'il part travailler dans la même direction. Le pied de Bella tape nerveusement dans la voiture, montrant le stress de la jeune femme. Une fois arrivée sur place, elle bondit de la voiture, remerciant son père au vol et avant qu'il n'ait le temps de réagir, sa fille est déjà entrée dans l'immeuble.

Quand elle arrive au niveau du toit terrasse, la jeune femme se remémore les propos de James. Son cœur bat la chamade, plus elle s'approche de son patron. Il n'y a plus de doute à avoir. La tendre amitié qu'elle partage avec Jasper n'est rien en comparaison de l'incendie que provoque la proximité d'Edward.

Bella retrouve Edward assis sur sa terrasse, une bière à la main. OK… Edward qui boit de l'alcool tout seul, ça s'annonce mal. Sans prononcer un mot, il l'invite à entrer dans la maison où ils s'installent à leurs places habituelles. Elle, allongée sur le canapé et lui, par terre, au niveau de la tête de la jeune femme. Encore quelques minutes passent sans que la jeune femme ne sache comment réagir.

« Pourquoi es-tu si silencieux Bee ? ». Bella se redresse sur un coude.

« Tu veux de la musique ou peut être un film ? ». Edward baisse la tête et ferme les yeux. Il parait vraiment lessivé.

« Non. Je veux que tu me changes les idées. ».

Bella saute du canapé, surprenant le jeune homme alors qu'elle file dans la cuisine d'un pas décidé. « OK laisses moi quelques minutes et je vais te requinquer ! ». Elle fouille dans le bar, le frigo et les placards à la recherche de tout ce dont elle a besoin. Un Edward triste n'est pas ce qu'elle veut. Même si elle risque de payer les foudres de sa colère plus tard, elle fera tout pour qu'il retrouve le moral.

Quelques sandwiches et une grande carafe de Caipirinha glacée plus tard, elle se réinstalle derrière lui. Quand il commence à lui raconter les évènements de sa journée, Bella ne peut réprimer un frisson de déjà vu ou de déjà vécu car les frères Cullen semblent être acculés d'une mauvaise aura en ce moment. Même avec l'alcool qui rend l'ambiance plus cool, Bella perçoit le détachement glacé du jeune homme quand il parle de son père. Elle pose son verre et s'approche, prête à le prendre dans ses bras. À quelques centimètres, elle arrête son geste. Edward lui a déjà fait comprendre qu'il n'admettait pas ce genre de comportement.

Malgré le risque, la jeune femme passe sa main, doucement, tout doucement, dans les cheveux bronze et contrairement à toute attente, son ami appuie un peu plus sa tête contre la main dont il ressent la compassion.

Edward remplit une nouvelle fois son verre, et le vide bien trop rapidement. Bella lui prend des mains avant qu'il ne s'en serve un autre. « Oh là du calme gamin ! ». Il chasse ses conseils de la main.

« Ne t'inquiètes pas, je maîtrise la situation. ».

Vingt minutes plus tard, Bella porte cahin-caha le cadavre imbibé d'Edward sur son dos. Elle bougonne. « Nia nia nia ! Tu maîtrises trop Edward ouais c'est ça. Nia nia nia quel imbécile je vous jure ! ». Elle se tord pour passer le couloir, faisant même pas exprès de le cogner contre un mur saillant. « Putain ! Qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ? ». La jeune femme passe de pièce en pièce, jusqu'à la chambre principale.

Bella se déplace face au lit et se positionne pour que le corps d'Edward se retrouve au moins allongé au ¾ sur le matelas. Mais il est bien plus lourd qu'elle ne l'imaginait et elle se retrouve coincée sous le bras du jeune homme qui repose pesamment sur son ventre. Le choc lui coupe le souffle quelques instants. Bella se pose sur un coude et observe en maugréant encore un peu sur l'attitude de son ami, complètement à l'ouest.

La jeune femme pose le bout de ses doigts sur le visage entretenu « A croire que tu ne fais ça que pour que je m'occupe de toi… ». Avant de ne plus pouvoir se contrôler, elle essaie lourdement de se relever mais une force l'en empêche, et elle se retrouve rageusement maintenue sur le matelas.

Edward, les yeux toujours clos, remonte son bras jusqu'à ce que sa main repose dans le cou de la jeune femme. Il la force à le regarder avant de murmurer. « Même ton cou est délicat…. Tu m'aimes toujours, n'est-ce pas ? ». Aucune réponse ne vient. Bella tente une nouvelle fois de quitter le lit mais il renforce son emprise et ses orbes émeraude lui font de nouveau face. Il passe sa langue sur ses lèvres sèches comme si les mots, grâce à ce geste, sortiraient plus facilement. « Je ne peux pas, Bee. J'aimerais, mais je ne peux pas. ». Sa main force encore la jeune femme à rester en place. Elle ressent comme une brulure chacun des cercles dessinés par le pouce qui lui caresse la joue.

« Edward… ».

Le jeune homme sourit tristement. « S'il te plait, arrêtes de me séduire. Arrêtes de prendre une place si importante dans ma vie. ». Bella abandonne l'idée de se relever et se tourne un peu plus vers lui. Ce n'est pas pour autant qu'il relâche son emprise.

« Edward… Que veux-tu de moi ? ».

Il passe sa main dans la frange de son ami, dégageant son visage. « Tu me fais revenir sur tous mes principes et même ma mère t'adore… ». Ils sourient tous les deux au souvenir d'Esmée.

Bella en profite pour filer. Elle va dans la cuisine pour reprendre ses esprits, le carrelage glacé lui permettant de revenir doucement sur Terre. La jeune femme monte sur la table et finit un des verres de Caipirinha. Elle marmonne encore pour elle-même.

« Que veux-tu de moi Edward ? Je ne dois pas t'aimer mais tu veux qu'on soit les meilleurs amis du monde. Si ce n'est pas illogique. ».

Edward entre à son tour. « Oui, j'aimerais qu'on soit plus proches que des amis, un peu comme des frères. ». Elle boit encore une gorgée, laissant fondre la glace pilée sur sa langue. Il prend le verre dans ses mains et se désaltère à son tour. « Au moins, quoi qu'il arrive, bon ou mauvais, nous aurons toujours ce lien. ».

« Je ne sais pas si j'en suis capable Edward. ». Il se rapproche un peu plus d'elle, quasiment entre ses jambes à présent.

« Je ne peux t'offrir plus Bee. Je suis désolé… c'est contre… Je ne… Je ne peux pas. ».

Bella passe sa paume sur son visage, empêchant coute que coute de montrer sa tristesse. « Je comprends mais, sincèrement, je ne suis pas sûre de pouvoir le supporter. ». Edward soulève le menton de son ami.

« Tu y arriveras. Je ne te laisserais pas le choix. ». Elle descend de la table car avoir son patron posté ainsi entre ses jambes, met en ébullition son esprit bien trop embué.

« Je ne sais pas. ». Il la retient par le bras.

« Je ne te laisserais pas le choix. ». Elle le pousse et bifurque pour laisser de l'espace entre eux.

« C'est ma réponse en tout cas. ».

Edward la rattrape une nouvelle fois. « Viens ici. ».

« Oh n'y compte pas ! ».

Il lui fait son sourire en coin. « Viens ici je te dis ! ».

Oh Oh problème. Bella accélère son pas. « La blague ! ». Elle commence à courir pour l'éviter. Et c'est ainsi qu'une course poursuite se déroule dans la maison jusqu'à ce que Bella se retrouve acculée dans un coin de la cuisine. Elle capitule en levant une main entre eux. « OK tu as gagné. Je suis crevée puis j'ai soif. ». Son poing frappe à plusieurs reprises l'épaule d'Edward. Il gémit sous la douleur avant de parvenir à s'en saisir.

« Hé ! C'est pour quoi ça ? ».

« Connard ! Tu jouais la comédie tout à l'heure ! Je me suis cassée le cul pour te porter sur mon dos et tu faisais semblant ! ».

Edward acquiesce mais reste toujours aussi près d'elle. Une lueur attire l'œil de la jeune femme. Les clous d'oreilles de son ami scintillent même sous la faible clarté de la pièce. « Ce sont de vrais diamants ? ».

« Yep. ».

Bella les regarde plus attentivement. « C'est drôle… Je ne les avais pas remarqués avant. ».

« C'est un cadeau de ma mère. Je ne les mets pas souvent mais là, ça me rapproche un peu d'elle. ». Son regard semble perdu et Bella comprend ce que James disait à propos des regrets. Edward était toujours désagréable avec ses parents jusqu'au moment où il a cru perdre sa mère. L'idée qu'un simple bijou exprime autant d'émotion plait beaucoup à la jeune femme qui finit par demander.

« Si tu m'en files une… Je te dois combien ? ».

« 250. ».

Bella qui se mettait à trancher du citron pour faire une nouvelle carafe de son cocktail, manque de se couper le doigt. « Purée 250$... Ca fait donc 125 à trouver. ».

« Non chéri. C'est 250 $ pièce. ».

La jeune femme remet sa frange en place, faisant une croix sur l'idée de partager un tel trésor avec son ami. Le reste de la soirée passe dans un certain flou artistique, bon surtout alcoolique.

Le soleil commence à poindre à l'horizon. Avant que toute pensée cohérente ne quitte totalement son esprit, et qu'elle se mette à baver sur le lit d'Edward, certaines choses lui reviennent en tête. D'une, elle a extrêmement mal à l'oreille et au crâne et de deux, ça ne peut plus continuer ainsi. Bella s'accorde une dernière semaine avant de lui avouer la vérité.

xoxo

à bientôt !

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