Coffee Prince « Café des Princes ».

Twilight, à S. Meyer & The 1st Shop of Coffee Prince, à Lee Sun Mi

Création de Selina

Chapitre 27

Caramel Coffee Jelly

Le fait de la sentir tout contre lui… Le rend dingue. Une sensation qui semble être partout à la fois, traversant son système telle une décharge électrique, et finissant il faut l'admettre, entre ses jambes.

Sa poitrine est pressée contre son torse et il en apprécie le contact… qui serait encore mieux si le tissu de sa chemise ne s'interposait pas entre eux. Il accompagne les gestes de la jeune femme pour retirer le vêtement plus rapidement.

Sa respiration est haletante, se mélangeant à celle de Bella alors qu'ils s'inondent de baisers… apparemment le manque était ressenti des deux côtés. Il est persuadé qu'elle l'aime toujours. En plus, elle a apprécié son travail tant pour la reconquérir (ce qui est loin d'être fini, il s'en doute) que pour le café. Malgré tous ses mauvais côtés, elle voit le meilleur en lui et cette dévotion est tant appréciée que cela devient une véritable drogue.

Edward en veut encore plus. Avant, peu importait ce que l'on pouvait penser de lui… enfin à part sa mère, bien entendu… il n'en faisait qu'à sa tête. Son père l'a longtemps ignoré, n'acceptant que l'excellence et rien d'autre, tandis que son frère avait tout simplement d'autres chats à fouetter. Donc, il ne restait que lui. Et maintenant, il y a Bella. Bee l'a accepté malgré ses défauts et Bella lui a offert son cœur en échange du sien.

L'espace d'un instant, la jeune femme semble se refroidir alors Edward l'attrape par les poignets et se redresse, restant assis sur le canapé. Avant qu'elle n'ait l'idée de s'enfuir ou de dire quoi que ce soit, il la soulève comme si elle ne pesait rien et l'oblige à s'asseoir sur lui. Elle sourit, entourant ses bras autour de son cou. Ils s'embrassent encore.

Ses ongles, plus longs qu'au moment où elle travaillait encore au café, lui griffent la peau jusqu'au boutons de son pantalon. Il grimace, n'étant pas certain qu'elle soit prête à aller plus loin. « Bella… ».

Tout ce qu'elle souffle est « Chuttt ! ».

Ils parviennent à lui retirer tous ses vêtements en moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'kowabunga !' et c'est plus qu'appréciable quand elle revient sur lui, pressant son corps contre le sien.

La main d'Edward monte jusqu'au visage de la jeune femme, repoussant sa frange et glissant ses doigts jusqu'à sa nuque pour couvrir sa bouche avec la sienne. Obtenir l'entrée entre ses lèvres est aisé et aussi délicieux que d'habitude.

Bella n'est pas en reste. Elle descend sa main entre leurs deux corps et agrippe son sexe qui, tendu et docile, n'attendait que cela. Le couple s'embrasse mutuellement le cou, déposant des baisers, mordant doucement leurs peaux puis il vient un moment où Edward n'arrive plus à se concentrer…. Il ressent le sourire de Bella contre sa peau. Ses doigts lui offrent un va-et-vient plus ou moins étroits en fonction de la pression qu'elle exerce de manière experte. Puis, elle s'interrompt, écartant son corps de celui d'Edward.

Il ouvre les yeux, ne s'étant même pas aperçu qu'ils étaient clos. Bella se redresse une seconde et avant qu'il ne puisse demander ce qui se passe ni qu'il se plaigne du froid engendré par son absence contre lui, elle se met à genoux devant lui.

Elle fait glisser son pouce tout le long de son sexe, insistant sur le bout humide et déjà brillant. Elle porte son doigt à sa bouche et appuie ses lèvres dessus comme si elle l'embrassait et le léchait en même temps, accentuant ainsi le bruit de succion qu'elle provoque. Son sourire est énigmatique contrastant son côté carnassier et son air ingénu.

La première fois qu'ils avaient été ensemble, c'est lui qui avait pris le dessus mais à présent, Bella semble affirmer sa prise de territoire. Elle est magnifique et dégage quelque chose qu'il n'avait jamais remarqué avant. La jeune femme est pleine de désir et prête à obtenir ce qu'elle veut.

« Bella… ».

Elle l'embrasse encore, sans arrêter son manège avec son sexe. Dans le mouvement, ses seins frôlent aussi son entrejambe et il ne peut se contenir plus longtemps. Il l'entraîne et l'oblige à se relever pour la déposer encore une fois sur lui.

Cela fait deux fois maintenant qu'Edward refuse qu'elle lui fasse l'acte sexuel à cinq dollars… non point qu'ils aient eu d'autres occasions ou qu'elle lui ait demandé un billet… qui a pourtant brisé bien des carrières telles que celles de Bill Clinton ou Hugh Grant et qu'aucun mec normal ne refuserait. Surtout que, selon les dires de James, le petit Cullen a une sérieuse tendance à recevoir ce genre de gâteries en dehors de Noël et de ses anniversaires… Alors pourquoi ?

La question trotte dans la tête de Bella un quart de seconde, juste le temps qu'elle montre sa désapprobation. « Hey ! ». Alors qu'elle garde ses lèvres boudeuses, Edward, tout aussi joueur, mordille directement celle qui le nargue constamment quand la jeune femme passe ses nerfs dessus.

Ils restent immobiles. Pressés l'un contre l'autre. Edward savoure l'instant. Le temps semble ralentir quand il apprécie sa douceur, la chaleur qui se dégage d'elle. C'est à pleines mains qu'il saisit son derrière pour l'attirer encore plus contre lui. Une de ses mains attrape un des seins qui l'aguichait précédemment et il le punit en le mettant dans sa bouche. Le téton ainsi titillé durcit à mesure qu'il passe sa langue dessus mais Edward ne traîne pas car l'autre demande aussi de l'attention…. Et qui est-il pour refuser une requête si gentiment demandée ?...

Lorsqu'il relève la tête, Edward croise le regard de Bella, remarquant aisément ses pupilles totalement dilatées et sa respiration frénétique. Il aime la voir ainsi, sans retenue ni contrainte, avec un plaisir évident sur son visage, et aspire à lui en offrir encore plus.

Elle boude encore. Et, est vraiment très mignonne en le faisant. Il n'arrive pas à retenir son rire. « Quoi ? ». Plutôt que de l'embrasser encore, il passe son index sur sa lèvre puis le fait descendre le long de son cou, passe entre ses seins, contourne son nombril, glissant jusqu'à son clitoris qui semble battre la mesure par anticipation.

Ses hanches suivent le rythme imposé par son doigt. La tête de Bella roule sur son cou quand il en glisse un autre, lui offrant un nouveau soupir pour toute réponse.

N'y tenant plus, il l'attire contre lui, l'obligeant à se redresser un peu pour aligner son sexe avec le sien. Le regard de Bella revient vers lui quand il la pénètre encore. Ils ne se quittent pas des yeux puis s'embrassent violemment. Cela pourrait être une simple baise mais ces yeux dorés qui le fixent ainsi lui offrent une myriade d'expressions, de la douceur, de la confiance et, il en est quasi certain, une dose d'amour indéfectible.

Elle resserre ses cuisses contre lui, ses ongles traînant sur sa peau moite. Quand il accélère ses mouvements, Bella le suit, l'encourageant de ses chuchotements… Encore… S'il te plait….C'est si bon… Encore…. Oui, là… Encore…. Et, comme toujours, il ne peut s'empêcher de la regarder.

Edward referme ses bras autour de la jeune femme, son torse fermement contre elle, ressentant sa poitrine effectuer le balancement plus sensuel depuis qu'elle est en charge du rythme entre eux.

Puis, elle se cambre. Son sexe se contractant comme une série de pulsations contre son membre encore tendu en elle. Bella clame une nouvelle fois son prénom. « EDWARD ! ».

Il ne lui faut pas plus de trois ou peut-être quatre coups de reins afin qu'il jouisse à son tour. Sa petite mort est violente, profonde et tel le Cro-Magnon qui sommeille en tout homme, il éprouve une certaine satisfaction à emplir la femme qu'il aime de sa semence… Une sorte de marquage de territoire primaire… Merde, est-ce qu'il devient dingue ?! Jamais il n'a eu ce genre de désir ou d'envie… peut-être même pas avec Alice… enfin, c'était différent.

Même lorsqu'ils reprennent leurs respirations, il ne la lâche pas, appréciant d'entendre son souffle court et son cœur qui bat la chamade dans sa poitrine, n'ayant aucune envie de ressentir son absence près de lui. Bella aussi. Elle lui caresse le dos, les épaules, la nuque doucement, lentement. Contrairement au sentiment de puissance qu'il a habituellement dans ce genre de situation, là il se sent à l'aise, fatigué mais vraiment bien.

Mais, étant un jeune homme en pleine santé, et d'une vigueur peu commune en ce moment… en d'autres termes plus vulgaires, il a une sacrée dalle… c'est moins de cinq minutes plus tard qu'ils remettent ça sur le bureau… le fauteuil... et contre l'armoire contenant les archives, avant qu'il ne déclare forfait.

Ils finissent par s'allonger comme ils le peuvent dans le canapé, un rien trop étroit pour la carrure d'Edward et se recouvrent d'un plaid qui reste toujours à proximité. C'est celui de Bella… .Enfin pas vraiment le sien mais celui qu'il lui réservait car en tant que Bee, elle s'endormait souvent, la bouche grande ouverte, en attendant qu'il finisse de gérer les parties bien moins reluisantes de leur métier telle que la paperasse.

Ils parlent doucement, à la limite du chuchotement, comme c'est souvent le cas dans ces moments-là. Le couple discute de tout et de rien, sans se préoccuper du temps qui passe ou de ce qui les attend à l'extérieur de la bulle qu'ils ont formée ce soir.

Avant même qu'il ne puisse continuer son travail de sape afin qu'elle retombe dans ses filets… oui là elle est dans ses bras mais ça ne veut rien dire… Edward s'endort.

xoxo

Bella se réveille, mal à l'aise, car elle a extrêmement chaud. Une terrible envie de faire pipi menace et une sensation 'moite' dans des endroits innommables se font sentir. Quand elle essaie de bouger, elle prend conscience de la situation dans laquelle elle s'est fourrée.

C'est drôle ça, car en parlant de 'fourrée'…. OK ! STOP ! James sort de ce corps ! Enfin, non James n'entre pas dans ce corps ! Mais sors de ma tête s'il te plait !

Elle pouffe de rire devant l'absolue débilité de son esprit encore embué par le sexe, manquant de s'étouffer en tentant de ne pas faire de bruit.

Parvenant à se sortir du cocon formé dans le canapé, la jeune femme passe ses bras dans la chemise d'Edward et file jusqu'aux toilettes réservées au personnel du café. Son pas est léger, ressentant encore l'euphorie de la remise de diplômes de Rose, de la soirée qu'elle a préparée pour accueillir sa famille et leurs amis et du moment passé en compagnie d'Edward.

Putain, elle est tout de même sacrément fatiguée. Ce mec est inépuisable ! À croire qu'il comptait me faire la peau !

Une fois sa petite commission effectuée, elle se lave les mains dans le lavabo. Ses mains se frottent dans un sens, puis l'autre et elles continuent leur manège un certain temps. Une durée bien trop longue même pour le plus gentil des psychiatres… à la limite du SD, mais là, la jeune femme a trop de pensées qui se bousculent dans son esprit.

Au bout d'un moment, Bella fait le chemin dans l'autre sens et entre, à nouveau, dans le bureau. Comment s'est-elle foutue dans une telle situation ? Elle regarde son… hum…. Cullen… Edward… allongé là, sur le canapé. Ses cheveux ont repris leur aspect indiscipliné. Un de ses bras dépasse du plaid. Son visage endormi semble serein et presque angélique.

La jeune femme ne retourne pas auprès de lui. Au lieu de cela, elle récupère ses sous-vêtements et enfile son top avant de s'asseoir sur le fauteuil d'Edward. Tournant sur elle-même, son regard ne fixant rien de précis tant elle est plongée dans ses pensées.

De tous les scénarios qu'elle avait imaginés sur le déroulement de cette journée, jamais elle n'aurait prévu celui-ci. Organisant la soirée, Bella devait surtout courir telle une poule sans tête dans le café, satisfaisant le moindre désir de ses invités et évitant de croiser son ex comme s'il était atteint de la peste.

Puis, elle l'a vu. A plusieurs reprises, comme si son regard ne pouvait s'empêcher d'être attiré par ce mec. La consigne était simple pourtant, il fallait juste qu'elle l'ignore. Plus facile à dire qu'à faire surtout lorsque les amies de Rosalie se sont avérées plus prédatrices que prévu. C'est comme si la triste réalité venait de lui foutre un low kick dans les dents. Ignore-le… Fais comme s'il n'était pas là… Puis, il est venu à elle. Ne pouvant plus l'ignorer, elle a décidé de jouer le rôle de la fille magnanime qui fait une 'tabula rasa' du passé. Pfff… et qu'est-ce qui s'est passé ensuite ? Le plan est parti en fumée… par la fenêtre… en eau de boudin… en couilles même !

Elle arrête de tourner sur elle-même, jetant un œil mauvais vers Edward.

C'est de sa faute aussi, non ?

Merde, ce n'était pas si difficile. Rester honnête. Être forte devant la tentation. Discuter aimablement et envisager de rester amis. Ce qui n'était pas prévu était qu'il lui fasse une 'Cullen', qui par définition consiste à être aussi adorable que possible, histoire de raviver une flamme qu'elle s'est évertuée à piétiner ces dernières semaines. Et là, son cœur est plus flamboyant d'un brasier mortuaire viking.

Partir sur de bonnes bases… Tu m'étonnes, en l'espace d'une soirée, au lieu de rester en première base, on a tapé directement en Home-Run ! Putain, il faut… Il faut…. Il faut que je me tire de là.

Bella se presse comme si elle avait le diable aux trousses, saisissant ses vêtements et le reste de ses affaires sans ménagement.

Elle jette un coup d'œil en direction d'Edward qui dort toujours comme un nouveau-né. Il risque de ne pas être content à son réveil, elle en est certaine. Mais, son manque de courage l'incite à ne pas le réveiller.

Oui, c'est ça. Il faut que je sorte de là. Je n'ai plus les idées claires… Merde, qu'est-ce que j'ai fait de mes putains de pompes ?

Elle saute sur un pied pendant qu'elle enfile sa dernière chaussure et s'apprête à fermer la porte du bureau avant de quitter le café. Elle s'approche du canapé, sa main se tendant pour atteindre l'interrupteur de la lampe de bureau.

Juste un dernier coup d'œil avant de filer ? Juste un tout petit…

Elle soupire. Sa main replace convenablement le plaid sur l'épaule d'Edward. Pourquoi est-ce si difficile ?

Est-ce que si je prends le temps de lui dire que je l'aime encore… Est-ce que mes mots vont l'atteindre cette fois ?

Elle murmure doucement, repoussant de son visage une boucle presque rouge sous les lumières de la lampe. « Je t'aime Edward. ».

Juste après ces mots, le jeune homme s'ébroue, marmonnant des propos inintelligibles dans son sommeil. Manquant de tomber en arrière sous le choc, les yeux de Bella s'écarquillent, par la peur d'être prise sur le fait. Mais il semble encore endormi. Elle sourit de sa méprise et répète, convaincue qu'il dort profondément. « Tu parles d'une Gryffondor... ».

Il bouge encore. Elle reste comme en apnée, attendant une quelconque réaction mais aucune ne vient. C'est au moment où elle soupire de soulagement qu'elle remarque les yeux grands ouverts du jeune homme. Il demande, d'une voix empreinte de sommeil. « Bee ? ».

Comme elle ne dit rien, il répète, tentant de se redresser. « Bella… Qu'est-ce que… tu as dit ? Est-ce que… ça va ? ».

L'affolement qu'elle ressent fait que tout le duvet de sa peau se hérisse. Le coup de flippe qu'il vient de lui faire ! Mon Dieu ! Sa main agrippe son top au niveau de son cœur afin d'éviter qu'il ne s'échappe de sa poitrine. Elle se relève brutalement et empoigne son sac. « Je… Je dois y aller ! ».

Avant même qu'il ne puisse former une nouvelle phrase, dans son réveil embrumé, Bella a déjà enfourché sa moto et trace la route comme si elle avait tous les policiers de l'Etat de Washington derrière elle.

Une fois dans son lit, la jeune femme reste éveillée un bon moment. Rosalie finit par la rejoindre, se glissant sous les draps. Elle constate. « Hum… il est trois heures du matin… Tu viens de rentrer du café et tu as pris une douche…. ». La jolie blonde regarde sa petite sœur d'un œil suspicieux. « C'est louche tout ça… Emmett m'a dit qu'il ne restait plus que toi et le patron… ». Elle se redresse, s'appuyant sur un coude. « Alors raconte ! Je veux une histoire qui transpire le sexe et le scandale. ».

Pour toute réponse, Bella lui fait manger un de ses oreillers. « Je sais que tu es la Reine de la journée mais continue comme ça et la prochaine célébration en ton honneur sera ton enterrement ! ».

Rosalie lui offre un regard plein de dédain et un sourire moqueur. « Ah ouais ?! Comment comptes-tu y arriver car j'ai bien l'impression que tu as 'donné… et donné… et donné encore !'.».

Bella reste un moment outrée par les propos de sa sœur. Bien qu'elle n'ait pas tort, il n'en fallait pas moins pour engager les hostilités.

Une fois qu'elles ont fini de se chamailler, les sœurs retombent lourdement sur leurs oreillers respectifs, les joues rouges et le cheveu ébouriffé. Plus sérieusement, Rosalie lui demande. « Alors ? Vous êtes repartis pour un tour, toi et ton stupide ex ? ».

Bella hausse les épaules. « Je n'en sais rien. Il ne m'a rien dit de… concret… ».

Rose se tourne vers elle, enfouissant sa tête dans son oreiller. « Est-ce que tu lui en a laissé le temps ? ».

A y réfléchir… « Mmm… non. ».

Elle demande encore. « Oh putain ! Mais à ton avis ? C'est donc reparti pour un tour… ou… ». Elle sourit, machiavélique. « … Ou est-ce que c'est juste pour le sexe ? Rhoooo, ma BeeBee est une petite cochonne ! ».

« Est-ce que je te pose des questions sur ce que tu fais avec ton ours !? ».

La jeune femme prend une profonde respiration. « Ah si tu savais. Tout chez lui est aussi énor… ». Un oreiller l'empêche de finir sa phrase.

Pour toute réponse, sa petite sœur tend son bras pour éteindre la lumière et marmonne. « Dors Rose… Vu que tu n'es qu'une blonde, je ne m'abaisserais pas à continuer cette conversation… ».

« Je vais t'apprendre le respect ! ESPÈCE DE PETITE …! ».

La fin de sa phrase est interrompue par Renée qui illumine la pièce en actionnant l'interrupteur du plafonnier. « Maintenant, vous allez dormir ! Et remerciez le ciel que ce ne soit pas votre père qui soit monté avec ce que j'ai pu entendre ! ».

Un chœur de jeunes filles sages et angéliques répond. « Oui maman. ».

xoxo

Le lendemain matin, Edward arrive pour l'ouverture du café avec James. Ils ont les bras chargés des achats qu'ils ont effectués au marché d'à côté. Bella est déjà là, en train de manger une fraise lorsqu'Edward se rend compte de sa présence. D'un ton léger, il la salue tandis que James lui fait remarquer. « Déjà là ? Alors ça y est ! Tu ne peux plus te passer de nous ?! ».

Elle acquiesce et répond avec ironie. « Ouais, ça doit être ça… je suis venue avec Billy… Il doit me filer des trucs pour… Forks. ». Son attention diminue et ses joues rougissent à mesure qu'elle observe le patron du café. Montrant la boite remplie de merveilles Godiva, elle demande, en en saisissant une pour elle-même. « Je manque à tous mes devoirs… Est-ce que quelqu'un en veut ? ».

Edward se penche. « Oh… Cool. ». Mais au lieu de prendre une nouvelle fraise, il croque directement dans celle que tient la jeune femme. Vu qu'elle la portait à ses lèvres, il finit juste à quelques centimètres de son visage.

Bella reste interloquée. D'une, elle ne s'était pas rendue compte qu'il était si proche d'elle mais en plus, cette proximité la rend émotive plus que de raison.

Edward sourit. « Merci. ». Il se redresse rapidement et, les bras toujours pris par les cageots de fruits, se dirige vers la réserve pour rejoindre James.

Bella n'a toujours pas bougé. Elle est comme pétrifiée, tenant le restant du fruit dans sa main alors que le jus coule le long de son bras.

Fuuuuuck ! Je ne l'ai pas vu venir. Ok, il a les mains prises par ses courses mais il ne pouvait pas agir autrement ? Un truc plus correct qui éviterait que je sois obligée de changer de petite culotte aussi tôt dans la journée ? Bon, t'enflamme pas Bella, je suppose qu'on peut faire ça entre amis, non ?

Elle soupire posant ses mains sur ses joues brûlantes, surement plus rouges que celles d'une pucelle devant le speedo d'un maître-nageur. Putain, faut que je me calme !

Billy, qui a vu la scène depuis le comptoir, grimace en s'évertuant à nettoyer une tasse. Il grommelle. « Sérieusement, qu'est-ce que vous avez en ce moment ? Ce n'est pas le printemps que je sache ! ».

La jeune femme sourit et hume l'air. « Ça doit être un microbe dans la clim. Fais attention, c'est peut-être bientôt ton tour ! ».

Le vieux bougre fait une tête si effrayée que Bella manque de s'étouffer avec une fraise. Faisant le tour du comptoir, il s'assoit auprès d'elle, posant par la même occasion une enveloppe contenant une pile de documents qu'il pose devant eux. « Plutôt que de raconter des conneries plus grosses que toi ! Regarde ça… ». Il déplie les prospectus. « Donc, voilà ce que j'ai. Si tu prends contact avec l'administrateur de PenCo… Qui est un vieil ami… ils sont prêts à étudier ta candidature pour les prochains semestres. ».

Les yeux de Bella s'écarquillent. « Tu es sérieux ?! ». Elle saisit avidement une des brochures. « Et qu'est-ce que je dois faire ? Où est-ce que je signe ? ».

Le vieil homme sourit devant tant d'enthousiasme. « Tu as tout ça à lire… cette partie-là est à remplir et une fois que c'est fait, tu la rapportes dare-dare à l'administration. Vu que tu vas prendre au moins deux options, prépare-toi à des tonnes de boulot ! ».

La jeune femme lui saute au cou. « Ça ne me fait pas peur ! Depuis le temps que je rêve de ça ! ». Sans même reprendre sa respiration, elle continue. « Mille milliards de mercis ! Oh purée ! Merci Billy ! Tu ne sais pas combien ça me fait plaisir ! ». Avant qu'il ne puisse répondre à son débordement, elle ne lui parle déjà plus, la tête dans les papiers et ses projets. Elle marmonne. « Il faut que je m'arrange pour le financement… Je ne pense pas que je puisse avoir une bourse alors il faut que je trouve un boulot pas trop loin… Ouais, il faut que je garde mes économies au cas où… Mais peut être que je peux me permettre un nouveau pc… Purée ! J'y crois pas !». Elle descend de son tabouret et sautille sur place, tant sa joie est immense.

Billy gratte son menton, soucieux de briser ainsi sa joie et son entrain. « Bee, je suis ravi pour toi, hein… sincèrement… Mais, est-ce que tu en as parlé avec le petit Cullen ? ».

Bella interrompt la danse de la victoire qu'elle était en train d'exécuter. Son visage devient vite livide. « Hum… ».

Fuck !

Le vieux se lève du tabouret et grommelle. « Vu ce qui arrive, je crois que je vais prendre ma journée ! ».

xoxo

Au même moment, dans la réserve, James sourit. « Tu sais Eddie… Si ça te fait rougir autant, je pense que tu n'aurais pas dû agir ainsi même si je reconnais que c'est plutôt couillu de ta part…. Il me resterait un soupçon de pudeur que j'en aurais rougi aussi… ».

Edward pose les courses sur une étagère avant d'en déballer leur contenu. « Putain… Je ne sais pas ce qui m'a pris. J'ai l'impression d'être un gamin de quinze ans, je te jure… Je suis désolé. ».

James attrape des fruits et les range dans le bac approprié. « Ah non, je te rappelle qu'à cet âge, tu avais déjà viré ta chasteté avec l'assistante du prof d'histoire et la pauvre s'est faite virée après avoir cédé à ton charme… Puis là, vu comme tu rames et que tu n'as pas arrêté une seule seconde de parler de Bee durant toutes nos courses… Bla, Bla, Bla, elle est géniale. Bla, Bla, Bla, tu ne sais pas quoi faire… Je te plains si tu tiens ce rythme et que ça te travaille depuis hier soir… au fait, comment c'était ? ».

Alors qu'il se dirigeait vers le fond de la réserve, Edward se tourne vers son ami. « Hein ? Mais de quoi tu parles ? ».

James lève sa main en l'air, mimant un stop. « Non, ne cherche même pas à faire l'innocent, Eddie. C'est tellement évident que vous avez dû encore couché ensemble, que même Emmett s'en serait rendu compte, s'il n'était pas en train de porter les cartons des Swan en ce moment ! ». Il lève les yeux au ciel. « Puis merde, non point que ce soit mon problème, ni même mes oignons mais… Comment tu as pu te dire que c'était une bonne idée ? OK, je reconnais qu'il y a une putain de tension sexuelle entre vous mais de là à franchir le pas sans avoir réglé vos problèmes avant. Merde Eddie, ne me dis pas que tu ne penses qu'avec ta queue !? ».

Quoi ? Non ! Enfin… non… bon, peut-être des fois mais tous les mecs sont comme ça, non ?

Edward pose une bouteille, sans même savoir ce qu'elle contient, sur la première étagère à sa portée. Puis, respirant calmement, il se tourne et prend appui sur le meuble, bras croisés, toujours en pleine réflexion. Ce qui n'est pas facile vu que ses idées partent dans tous les sens.

Comment pouvait-il agir autrement ? Il a besoin d'elle… de Bella, hein pas de la bouteille. Et il est persuadé que c'est réciproque. Merde, est-ce qu'il est allé trop vite ? Il ne faut pas oublier qu'ils étaient deux à danser ce tango, donc on peut dire que les torts sont partagés. Le jeune homme reste perdu dans ses pensées alors que son ami attend toujours sa réponse.

James s'approche de lui et lui tape gentiment sur la joue. « Allo ? OK, Eddie. Laisse tomber. Vous êtes irrécupérables de toutes les façons. Et tu sais que je te souhaite tout le bonheur du monde !». Avant de prendre d'autres boites, il ajoute. « Puis, un patron heureux donne plus aisément des augmentations, pas vrai ? Allez va la rejoindre, tu ne sers à rien ici. Et pense à mon augmentation ! ».

Son patron s'exécute rapidement. Une fois dans la grande salle, il regarde directement vers le comptoir, où il a vu la jeune femme pour la dernière fois. Personne ! Enfin à part son associé qui sirote tranquillement un café avant l'ouverture.

Remarquant qu'Edward le regarde, le vieux finit son café bruyamment. « Sluuuuuurp ! ». Puis, il pose sa tasse et pointe son index en direction du bureau. Bien qu'il ait encore une fringante allure pour un vieux Quileute, Billy se doute que ce n'est pas vraiment lui que le gamin recherche. Il hausse les épaules, une petite pointe d'humour ne fait pas de mal avant le drame qui se pointe à l'horizon.

Dès qu'il rentre dans le bureau, le jeune homme ferme rapidement la porte derrière lui. Puis, il saisit Bella, lui laissant à peine le temps de réaliser qu'il est là, pour l'embrasser.

Le sourire qu'elle lui offre juste après est suffisant pour ensoleiller toute sa journée. Putain, ça y est, il est atteint de romantisme aigu. Edward cherche, tout de même, à lui offrir le même sentiment d'euphorie. Il a envie de voir son regard doré pétiller de joie pour lui, de rendre sa voix fluette plus rauque par le désir et qu'elle ait envie de lui autant qu'il fantasme d'elle à longueur de journée.

« Edward. Edward… J'ai besoin de respirer ! ».

Le jeune homme arrête sa progression dans le cou de Bella alors qu'il allait atteindre le lobe de son oreille, prêt à la mordiller. Il marmonne. « Mmmm ? ».

« En plus, il faut qu'on discute. ».

Il retourne à son occupation, faisant glisser ses lèvres sur la peau douce. « Ça peut attendre cinq minutes ? Le temps de te dire bonjour ? ».

Un petit rire cristallin s'échappe de la poitrine de Bella. « Qui suis-je pour dire non ? ». Les deux mains posées sur le torse d'Edward, elle les fait descendre doucement jusqu'à sa taille, puis les fait remonter, tout aussi lentement jusqu'à ses épaules, appréciant le délié des muscles sous ses doigts, pour redescendre ensuite le long de ses bras. « Bonjour Cullen. ».

Il pose ses yeux verts sur le visage de la jeune femme qu'il détient et grommelle. « Je n'ai pas bien entendu. ».

Bella sourit, malicieuse. « Bonjour Edward. ».

Le jeune homme en question se penche vers elle et lui mordille la lèvre, celle qui est déjà souvent maltraitée par son anxiété. « Redis-le. ». Elle secoue sa tête, répondant négativement. Il hausse un sourcil. « Est-ce que tu es certaine de vouloir jouer à ce jeu-là ? ». D'une main, il l'attire contre lui et le corps de Bella semble se détendre contre le sien.

La jeune femme se blottit contre lui, l'entourant de ses bras. « Edward. ».

Alors qu'il s'apprête à l'embrasser à nouveau, un bruit de papier froissé parvient à ses oreilles. Bella s'écarte de lui et marmonne. « Merde ! ». Elle se précipite pour ramasser une enveloppe tombée à terre dont le contenu menace de se répandre au sol.

Les yeux d'Edward ne la quittent pas. Il demande. « C'est quoi ? ».

Elle interrompt son geste un instant et maugrée. « Justement… Je voulais t'en parler… ».

Edward recule de quelques pas et prend appui contre le rebord de son bureau, croisant les bras d'un air soupçonneux. Vu le comportement de la jeune femme, sa nouvelle n'inspire rien qui vaille.

Semblant prendre enfin courage, Bella explique. « Comme tu le sais… J'ai dû me mettre à travailler très tôt. Ce qui fait que je n'ai jamais vraiment fini mes études et là… J'ai l'opportunité de les reprendre. ».

Il se redresse et sourit. « C'est génial. Il doit y avoir de bonnes écoles dans le coin. Puis connaissant ton endurance et ta détermination, quelques cours du soir et c'est réglé ! ». Cherchant son portable dans ses affaires, Edward continue sur sa lancée. « Je suis certain que ma mère doit avoir quelques contacts qui peuvent t'aider ! On peut te faire entrer dans une super école et tu… ».

Elle l'interrompt. « En fait, j'ai déjà fait quelques recherches de mon côté et je sais où je vais m'inscrire… ». Ouvrant l'enveloppe doucement, Bella lui montre une brochure.

Un silence de plomb s'installe à mesure que le jeune homme la feuillette. Il reste intrigué malgré son inquiétude naissante. « C'est à Port Angeles. Ça fait loin pour des cours du soir. ».

Elle ne le contredit pas. « C'est pour ça que je vais m'installer chez mes parents. ».

Edward repose la brochure. « Tu comptes faire ça combien de temps ? ».

La main de Bella remet sa frange en place, tentant de cacher sa nervosité. « La remise à niveau et les cours que je veux suivre sont relativement courts donc si je les enchaîne bien… ça me ferait au moins trois ou quatre… semestres. ».

« Je suppose que ta décision est déjà prise…. ».

Bella se frotte doucement les bras, n'appréciant pas le froid arctique de la voix habituellement chaude d'Edward. « En effet. ».

« Qu'est-ce qu'il me reste ? ».

« Comment ça ? ».

« Si je te dis que je suis ravi pour toi, ça ne serait pas honnête et tu vas t'empresser de filer alors que si je te demande de rester je vais passer pour un sale con, pas vrai ? Alors, qu'est-ce qu'il me reste ? ».

Bella se mord la lèvre, comprenant qu'elle n'échappera pas à cette confrontation. Son regard se lève vers le plafond, surement à la recherche de la réponse ultime. « Écoute… Je rentrerai le plus souvent possible et je t'appellerai tous les soirs, s'il le faut. ».

« S'il le faut ? Je ne t'oblige à rien. ». S'écartant d'elle, le jeune homme traverse la pièce et prend appui contre la baie vitrée. Sa tête tape doucement contre la vitre froide, en rythme avec les mots qui sortent difficilement de sa gorge serrée. « Pourquoi ? Pourquoi est-ce que tu ne peux pas être heureuse de ce que nous avons déjà ? ».

Les sourcils de Bella se froncent. Sa voix semble éteinte. « Pourquoi ? Il s'agit de ma vie Edward ! ».

Il hausse les épaules, mais continue sur l'idée qu'il se fait d'un tel projet. « Vu le mal que nous avons eu pour nous retrouver… pourquoi est-ce que tu veux mettre de la distance entre nous ?... Je pensais que… Merde. Je ne veux pas de ça. Je veux que tu restes auprès de moi, Bella. ». Comme à son habitude, ses mains passent et repassent dans ses cheveux. « J'ai passé tellement de temps à attendre quelqu'un comme toi… Quelqu'un que j'aimerais sans contrainte. Et que…. Putain, si tu veux du temps avant qu'on ne soit vraiment ensemble, ok, je peux le comprendre mais là…. Tu es en train de me quitter ! ».

Bella ne comprend pas où il veut en venir. Comment une telle insécurité peut déjà les miner ? Elle s'approche de lui, le souffle court. « Mais qu'est-ce que tu racontes ? Est-ce que tu te rends compte de la pression que je peux avoir ? Comment est-ce que je peux imaginer un quelconque avenir avec toi alors que c'est toi…. C'est toi ! Toi le premier qui a fait comme si je ne valais rien… Je ne veux pas que tu réalises un jour que tu pourrais avoir honte…. Honte de cette pauvre fille qui ne vit que de petits boulots… Alors, j'ai décidé de prendre ma vie en main et d'accomplir enfin quelque chose par moi-même. ».

Edward serre les poings, frustré par leur conversation qui lui semble ne mener à rien. « Putain, mais à aucun moment je n'ai pensé une chose pareille. Je t'ai dit que je regrettais mes propos et plus encore mes gestes. Je voulais juste te faire payer la souffrance que je ressentais. Mais jamais, jamais je ne me permettrais de penser une telle chose de toi, Bella ! Merde ! T'es un putain d'exemple pour le boulet que je pouvais être ! Tu es celle qui m'a permis d'avancer, d'aller de l'avant ! Puis, est-ce que tu me penses vraiment si cruel? ». Sa mâchoire se contracte à mesure que ses pensées s'assombrissent. « Peut-être que c'est juste que je ne suis pas celui qu'il te faut. Je ne suis pas le bon Cullen… Lui, il serait à cent pour cent à tes côtés, je parie. ».

Bella gronde, s'approchant de lui. « Cela n'a rien à voir avec Jasper. Putain, mais pourquoi dès qu'il se passe quelque chose entre nous, tu penses que ton frère est dans le coup ? ».

Il se pointe du doigt. « Parce que moi, tu ne me parles pas. Est-ce qu'il était au courant de tes projets ? Je parie que oui. Moi, tu me mets devant le fait accompli. Pourquoi est-ce que tu ne me fais pas confiance, hein ? ».

Elle saisit sa main, l'obligeant à glisser ses doigts entre les siens. « Ton frère n'est pas au courant. Appelle-le même si tu ne me crois pas. Tu es la première personne à qui j'en parle depuis que j'ai eu la proposition. Reprendre mes études… Ce n'était qu'un rêve et maintenant que j'ai la chance de pouvoir le réaliser… Je me rends compte que…. ». Elle relâche la main d'Edward brutalement. « … En effet, nous ne sommes pas sur la même longueur d'ondes. ». Son corps est déjà prêt à prendre la direction de la porte.

Cette fois c'est Edward qui l'attrape. Il penche sa tête au point que leurs nez se frôlent. « Ne fuis pas. S'il te plait. Explique-moi. Je veux comprendre. Ne me laisse pas Bella. ». La main, qui ne la retient pas, remonte sa robe afin d'entrer en contact avec sa peau puis saisit sa cuisse, la faisant remonter jusqu'à ce qu'elle entoure la jambe du jeune homme.

Les joues de Bella prennent moins de cinq secondes pour devenir écarlates. « Je ne suis pas certaine que nous arriverons à trouver un compromis. Le sexe ne résout pas tout, Cullen. ».

Il l'attire un peu plus vers lui. « Il me semble que ce n'est pas quelque chose qui te dérange habituellement. ». Leurs corps sont si pressés l'un contre l'autre qu'elle ressent chaque ondulation de son torse quand il respire. Elle se demande brièvement si lui, en retour, sent son cœur qui menace de s'échapper de sa poitrine.

Bella s'apprête à répondre tout aussi cruellement quand elle croise le regard du jeune homme. Ses yeux verts brillent de larmes contenues. Elle frôle son visage du bout de ses doigts, effleurant ses lèvres avant de les poser contre sa propre bouche. Elle ressent la profonde tristesse qui le mine. Mais comment lui faire comprendre qu'elle ne le quitte pas?

Secouant sa tête, pour tenter de se concentrer, elle ferme les yeux un bref instant. Prenant une grande inspiration, elle se prépare au speech de sa vie. Comment lui dire ? Comment lui faire comprendre qu'elle risque de remplacer le poids de sa famille par celui de sa relation avec lui ? Le contour de ses yeux la brûle. Comme d'habitude, elle n'arrive jamais à contrôler ses émotions quand elle est en sa présence.

Edward interrompt le monologue de ses pensées quand il demande, ne relâchant aucunement leur étreinte. « Alors pourquoi Bee ? Je te pose la question et je pense mériter une réponse. Pourquoi ne veux-tu pas rester avec moi ? Je suis sûr que tu peux trouver la même chose ici. ». Cherchant un semblant de réponse dans son regard fuyant, il remonte un peu plus ses doigts, saisissant 'à pleine main' la fesse de la jeune femme. « Regarde-moi Bella. Regarde-moi et dis-moi ce qui te travaille à ce point. ».

Elle cherche à s'écarter. « Ça suffit. Arrête ça. ». Chacun de leurs mouvements, infimes soient-ils, provoquent et attisent ses nerfs.

Il se baisse afin de se mettre à son niveau, la cherchant encore du regard. « Alors parle-moi. Pourquoi Bella ? Réponds-moi. ».

Sentant qu'elle ne s'en sortira pas si elle ne répond pas à son désir de connaitre la vérité, Bella lève enfin la tête. « Tu veux vraiment savoir pourquoi ?! ». Elle inspire un grand coup et dit d'un trait. « Une de mes meilleures raisons est simple. Qu'adviendra-t-il de moi lorsque tu changeras encore d'avis et que tu vas me quitter ? ».

Edward lâche son emprise sur elle, comme si ses mains, sur le corps de la jeune femme, risquaient de brûler à son contact. La surprise est flagrante sur son visage. « Quoi ? ».

Bella, elle-même, est effarée d'avoir dit une chose pareille. Bien que cette question la taraude depuis le début de leur relation, jamais elle n'aurait osé la dire à voix haute avant qu'Edward ne la pousse dans ses retranchements. Et avant qu'il ne puisse lui répondre, elle décide de dire ce qu'elle a sur le cœur à ce sujet. Au moins, ainsi, elle partira plus légère jusqu'à Forks. « Un jour tu m'aime, le lendemain tu me détestes…. Et si cela arrive encore, qu'est-ce qu'il me restera ? Ma vie est trop liée à la tienne. Nos boulots, nos amis… ». Elle lève la main quand il ouvre la bouche pour répondre. « Écoute Cullen… Tu as dit que tu m'aimais et j'en suis ravie car tu sais à quel point je t'aime aussi mais… Tu me l'avais dit aussi auparavant mais cela ne t'a pas empêché de me quitter. Détrompe toi, je ne te reproche rien, mais alors rien du tout. Les circonstances n'étaient pas en ma faveur, non plus. Mais là…. Maintenant… Il faut juste que je découvre qui je suis réellement afin de repartir sur des bases saines avec toi. Tu es devenu le centre de mon monde et j'ai l'impression que si je ne réapprends pas à vivre par moi-même, ça va finir par nous bouffer. ».

Edward, mis au silence depuis le début de la diatribe qu'elle lui a lancé, semble prêt à s'effondrer. « Je n'aime que toi Bella. ».

La jeune femme regarde le sol, comme si elle attendait qu'il s'ouvre pour l'avaler entière. « Edward… Je n'en doute pas mais… ne pensais-tu pas la même chose d'Alice ? Il me semble que c'était elle qui comptait le plus à tes yeux… Depuis tant d'années... Comment puis-je me comparer à ça ? ».

Il se dirige vers la fenêtre, regarde un instant dehors avant de retourner vers elle. « Parce que tu es bien plus que ça pour moi, Bee… Tu as toujours été bien plus que ça. Alice était comme… comme un fantasme. Je l'ai idéalisée et foutue sur un trône durant de nombreuses années. Alors que toi… Je sais que tu es réelle. ».

Le visage de la jeune femme se referme et son regard se plisse montrant sa désapprobation grandissante. « Hein ? ».

Les yeux d'Edward s'écarquillent à mesure qu'il se rend compte de sa bévue. « Hum… ce n'est pas ce que je voulais dire. ». Il secoue sa tête. « Je voulais dire que… qu'elle ne mérite pas tous les efforts que j'ai fait pour elle alors que tu es plus facile à… Enfin, ce que je veux dire est… qu'avec Alice, je joue le rôle du mec parfait alors qu'avec toi, je peux être moi-même. Tu m'acceptes comme je suis. ».

« QUOI ? ». Une main posée sur sa hanche, elle le menace d'un doigt pointé vers lui. « Je n'arrive pas à décider quelle partie de ta discussion est la plus offensante. ».

Il grommelle. « Nan ! Non, purée mais qu'est-ce que je dis. ». Ses mains menacent d'arracher des touffes entières de mèches sombres tant il tire dessus. « Putain de merde. Attends trois secondes. ». Il tape plusieurs fois sa tête contre la baie vitrée. Où est passé le putain de filtre qui l'empêche habituellement de dire des conneries plus grosses que lui ?

Bella marmonne en regardant son manège. « Je ne pense pas que cela va aider ta situation. ».

Quand il se tourne vers elle, la jeune femme est complètement fermée à toute négociation. Les bras croisés sur sa poitrine, son nez en l'air et ses yeux dorés semblent prêts à le carboniser sur place.

Maintenant qu'elle ne dit plus rien, lui-même se retrouve la gorge nouée et son esprit vide de tout argument. Il grommelle. « Faut que je respire cinq minutes. Ne bouge pas de là. ». Son corps se tourne vers la porte et il sort du bureau, sans demander son reste.

Une fois dans la grande salle, le bruit et le va-et-vient des clients le perturbent mais James l'intercepte très vite avant qu'il ne fasse une syncope. Il le prend par le bras et l'entraîne vers les escaliers. D'une voix offrant aucune autre solution, son ami lui dit. « Il n'y a personne là-haut. Va prendre l'air et reprends-toi, on a l'impression que tu vas tomber raide. ».

Son patron lui murmure. « Est-ce que tu étais au courant ? Ne me dis pas que… ».

James l'interrompt. « Ne monte pas sur ton grand cheval, bonhomme ! Billy vient de m'annoncer la nouvelle. Calme-toi et vois le bon côté des choses ! Au rythme qu'elle menait depuis tout ce temps, Bee risquait de mourir d'une crise cardiaque à 30 ans. Putain, elle soutient sa famille depuis qu'elle a seize ans, est-ce que tu te rends compte ? Elle a besoin de souffler un peu. Alors, laisse lui prendre ses marques et tout ira pour le mieux. Tu le sais Eddie, cette fille t'aime vraiment alors ne fais pas de connerie et dis-lui au revoir correctement. ». Il pose ses deux mains sur le visage d'Edward. « C'est compris ? ».

Edward hoche la tête. « Mais… Je l'aime aussi. Pourquoi est-ce si difficile à croire ? ».

James lui offre une petite tape sur l'épaule. « Tu te plante carrément car là n'est pas le problème Eddie ! En plus, ce n'est pas pour longtemps… Puis, imagine tout le sexe que vous aurez par téléphone et à chacune de vos retrouvailles ! Si tu veux je peux te donner plein d'idées pour que… Hé ! Hé je te parle ! Attends au moins que j'ai fini avant de monter, merde ! Bon, ben je lui dis que t'es là-haut si je la croise… Mais surtout RESPIRE ! ». Il continue plus doucement. « Avant de dire des conneries plus grosses que toi… ».

Effectivement la salle située à l'étage et la terrasse sont vides. Edward en profite pour lâcher le surplus d'émotions qui risquait de s'échapper à tout moment. Son poing tape violemment contre une table et un de ses pieds met un coup brutal sur la chaise qui allait avec.

Non !

Putain non !

Le jeune homme fait les cent pas sur le sol en bois de la terrasse. Ses poings se ferment et se contractent à mesure qu'il tente de maitriser son envie de fracasser encore un ou deux meubles.

Elle a besoin d'espace ? De distance ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas lui donner ça ?

Et si elle se rend compte qu'elle est bien mieux sans moi ?

Il retourne dans la salle et se laisse tomber lourdement sur une des chaises. Avec de grandes inspirations et expirations, Edward tente de retrouver son calme. Tout son monde semble filer entre ses doigts.

Non.

Non pas tout son monde… Juste elle.

Bella.

Putain de merde !

La colère et la frustration menacent de le dévorer à nouveau.

Ses yeux se posent sur sa main, où une douleur lancinante le fait grimacer.

Le pire est qu'elle a surement raison. Comment chacune de leurs conversations risquent de tourner au drame alors qu'il y a peu de temps de cela, ils étaient les meilleurs amis du monde ?

Elle dit qu'elle a peur mais n'est-il pas lui aussi rongé par le doute ? C'est comme s'il y avait une autre personne entre eux qui juge chacune de leurs actions, de leurs gestes et retourne tous leurs bons sentiments contre eux.

Mais, le fait que Bella ai besoin de distance… ça lui fait vraiment peur. Et si elle se rendait compte qu'il n'est pas si bien que ça ? Et si elle préférait réellement refaire sa vie ailleurs, sans risquer d'avoir le cœur brisé à nouveau ?

Edward ferme les yeux. Ses mains passent dans ses cheveux, cherchant à calmer sa frustration. Il ressent tellement de colère… contre lui-même mais aussi contre la jeune femme qu'il aime tant.

Je ne dois pas penser comme ça. Je ne peux pas.

Et ce qu'elle lui a dit… Qu'adviendra-t-il de moi lorsque tu changeras encore d'avis et que tu vas me quitter ?... ils ont les mêmes doutes mais a-t-elle vraiment plus à perdre que lui ? Bee a toujours été très sûre d'elle, au point qu'au départ Edward était jaloux d'une telle assurance mais leur séparation a été un coup presque fatal dans leur relation et remonter cette pente est plus difficile qu'il ne le pensait.

Stop !

Il faut être positif. Bee n'a pas dit non, enfin… ce n'était pas un vrai oui. Elle l'aime mais c'est juste qu'il lui faut un peu de temps… puis, elle n'est pas du genre à tomber amoureuse du premier venu et lui… lui… Il faut juste qu'il apprenne à être patient. Le fait de savoir qu'ils sont capables de tant de choses ensemble… qu'elle est celle avec qui il compte faire quelque chose de sa vie. C'est tout ce qui compte.

Ouais c'est ça… Il faut voir le bon côté des choses et aller de l'avant. Puis, Forks ce n'est pas le bout du monde. Ils pourront se voir régulièrement. Ce n'est pas comme si elle partait au Pôle Nord. Non, juste dans le plus petit et le plus paumé des bleds de l'Etat de Washington.

Avec cette optique en tête, Edward reprend calmement ses esprits. D'un coup d'œil, il remarque un journal qui traîne sur table à proximité et étire son bras pour l'attraper. Se replaçant ensuite de manière plus détendue sur la chaise, il feuillette les pages en essayant de ne pas montrer son désespoir envers la jeune femme qui va surement le rejoindre pour mieux le quitter.

xoxo

Alors qu'elle finit de ranger ses affaires, en se redressant, la jeune femme se raidit.

Ça y est. Le pavé est dans la mare. C'est juste qu'elle ne s'attendait pas à ce qu'il fasse des ricochets dans cette putain de flotte.

Elle attend encore un peu et ne voyant pas revenir Edward, Bella finit par sortir du bureau.

Elle embrasse Billy et Seth avec la promesse de se voir la semaine suivante quand ils vont profiter de son emménagement pour rendre visite à leur famille dans la Réserve Quileute. Devant James, elle agite un mouchoir, faisant mine de pleurer à chaudes larmes avant de sauter dans ses bras.

Le blond lui murmure. « Ne tarde pas trop ma chérie. Ressource-toi et reviens-nous plus terrrriiiible que jamais, ok ?! ». Posant un baiser bruyant sur sa joue, il lui montre l'étage avec son menton. « Comme la sœur Anne, il attend déjà ton retour du haut de sa tour de garde… ».

La jeune femme pouffe de rire. « T'es bête. Et oui, je vais prendre soin de moi. ». Elle agrippe la lanière de son sac, le pose sur le comptoir et soupire lourdement avant de monter les escaliers menant à la terrasse.

Lorsqu'elle arrive, Edward est assis à une des tables, feuilletant, surement sans vraiment lire, le journal du jour. Dès qu'il se rend compte de sa présence, il se lève et sourit tristement.

Son expression est contrite quand il réalise ce qui se passe et ce qu'elle compte faire exactement. Alors que son sourire, déjà morose, s'affaisse un peu plus, elle l'embrasse tendrement.

Son baiser a un gout d'adieu. Les grosses larmes, qui s'échappent de son regard doré, brillent sur ses joues. Et, elle compte le planter là, alors qu'elle se force à reculer, laisser un écart entre eux afin qu'elle ne perde point sa résolution de partir.

Bella tente de paraître déterminée. « J'ai encore des trucs à faire et… ». Elle montre son portable. « …et tu sais que ma famille m'attend. ».

Il ne répond pas directement. Ce n'est ni mentalement ni physiquement possible. Edward se demande où est-ce qu'il a échoué dans sa tentative de reconquête… Ne lui a–t-il pas porté assez d'attention ? Le souvenir des dernières soixante-douze heures passe en accéléré dans son esprit… Qu'est-ce qui a pu merder ?

« Ne pars pas. Reste avec moi. ».

Dans un dernier souffle, il franchit les pas qui les séparent et pose ses lèvres sur celles de la jeune femme, saisissant sa joue au passage d'une main ferme. Elle se laisse faire, lui mordillant la lèvre inférieure et la pressant un peu plus contre lui… Voulant lui montrer combien il l'aime et qu'il n'apprécie pas forcément l'idée de leur séparation.

Il la tient tout autant qu'elle ne le lâche pas. Comme dans une compétition entre eux, chacun cherche à prendre et à donner de l'affection. Une simple preuve d'amour.

Dans un dernier éclair de lucidité, Edward entraîne la jeune femme dans l'escalier et s'empresse de s'enfermer avec elle dans le bureau.

Ses pieds recommencent à faire les cent pas. Il se passe la main nerveusement dans les cheveux. « Tu dois me prendre pour un con. Mais, c'est juste que cela risque de tout changer entre nous, Bella. Je ne veux pas que tu me prennes pour un maniaque ou que tu penses que je n'ai pas confiance en toi. Cela n'a rien à voir. Mais cette idée de ne plus te voir tous les jours… ».

Bella se blottit contre lui. « Je ne pars pas au bout du monde. Je vais être chez mes parents, à moins de quatre heures d'ici. Et non pas en train de me biturer dans un campus quelconque. Je vais finir mes études, non pas tenter de refaire ma vie en chopant quelques MST ailleurs. Pourquoi est-ce que je quitterais un mec aussi génial que toi ? Je te connais et cela fait un moment maintenant que j'ai appris à aimer tes qualités comme tes défauts. D'ailleurs, on en a tous alors pourquoi je ne t'accepterais pas comme tu es ? Tu le fais bien pour moi… ». Elle finit par bougonner. « C'est un sacré changement par rapport aux bimbos que tu te tapais… ».

Très calmement, il joue avec un des petits fils des déchirures savamment dispersées sur son jeans couture. « J'ai bien changé depuis mon arrivée à Seattle… Mais, ce qui reste immuable est que je suis quelqu'un d'égoïste, Bella. Et je l'ai toujours été. La faim dans le monde, la misère dans les rues, tout ça je n'en ai rien à secouer. Et tu es entrée dans ma vie. Tu me pousses vers la lumière… Tu… Tu m'obliges à accepter mes erreurs et… J'ai peur de perdre cette clarté si tu me laisses… Ça me ferait trop de mal si tu disparaissais de ma vie… ».

Elle lève un sourcil soupçonneux. « Est-ce que c'est une façon de me dire que tu vas me tromper ? ».

« N'importe quoi ! D'une, ça ne me viendrait même pas à l'idée mais en plus James, Emmett, Seth, voire même Billy, seraient là pour m'égorger. ». Edward l'oblige à le rejoindre sur le canapé. Ses mains larges enserrent aisément les bras, plus fins, de la jeune femme et l'attire vers lui. « Je peux ? ». À peine a-t-elle fini d'acquiescer, qu'il soulève sa robe, la faisant passer par-dessus ses épaules.

Bella n'est pas en reste. Elle le débarrasse rapidement de son jeans, défaisant les boutons de sa braguette tandis qu'il fait descendre sa petite culotte du bout de ses doigts. « Tu étais déjà dans la lumière. C'est juste que tu t'obstines à ne montrer que tes mauvais côtés. ». Elle soulève doucement un pied, puis l'autre avant de lancer le petit bout de tissu vers le tas déjà formé par sa robe. « Puis, tu t'affoles pour pas grand-chose. Toi et moi… On est une équipe qui gagne Cullen et on ne se débarrasse pas de moi si facilement. Je te promets d'être là pour toi. ».

« Est-ce que tu me pardonneras d'être aussi con ? Je suis désolé… ».

Elle hausse les épaules, défaisant les boutons de sa chemise. « Je peux comprendre même si c'était un peu disproportionné comme réaction… Je dirais même que tu as pris des cours chez James… Mais, plus sérieusement. Il faut que tu aies confiance en nous. ».

Il acquiesce puis lui sourit, de ce demi-sourire qui fait sa signature et qui promet monts et merveilles à qui le reçoit. « Si on doit être séparé, il me faut quelques souvenirs… ».

Bella passe ses dents sur sa lèvre inférieure, accentuant le côté boudeur de sa bouche. « J'aime bien cette idée. ».

Edward fait courir ses doigts sur la peau nue de la jeune femme. « Tu vas me manquer Bella… Terriblement. ». Il titille ses mamelons, passe autour de son nombril, chatouille son clitoris avec son pouce alors que ses doigts finissent leur course directement en elle.

La réaction de Bella est immédiate. Son corps vibre. Sa voix semble perdue. « Tu n'imagines même pas ce que je ressens. Je t'aime tellement. ».

C'est tout ce qu'il fallait pour qu'Edward passe à l'action. A peine a-t-elle fini sa déclaration, qu'il est en elle. Bella bouge en même temps que lui. Elle l'entoure de ses bras alors qu'il souffle dans son cou et qu'il tient sa nuque d'une main ferme.

Il la respire et la possède tout comme elle le détient. Bien qu'il soit terrorisé par l'idée qu'elle n'ait plus besoin de lui… qu'elle le remplace par… putain non… Arrête Edward.

Quand il finit par jouir… quelques instants après la jeune femme… Oui, cela fait partie de l'éducation d'un Cullen, 'la dame passe toujours en premier que ce soit en cas d'incendie, sur la planche d'un bateau pirate, une simple porte ou dans un lit'…. Edward reste affalé sur le canapé. Sa tête repose sur sa main, elle-même sur l'accoudoir et de celle qui reste libre, il caresse la peau de Bella.

Il grommelle. « Est-ce que ça va ? Tu peux me pardonner ? ».

Bella se décolle de lui, perdant un peu de la chaleur procurée par leur proximité. Sans répondre verbalement, sa bouche s'empresse de l'embrasser, faisant glisser sa langue sur les lèvres déjà malmenées de son petit ami.

Elle le regarde dans les yeux, inquiète. Sa respiration est haletante, s'attendant à tout moment à subir une nouvelle crise de la part de son petit ami. « Oui… Même si je ne suis pas certaine de ce que tu attends de moi. ». Sa main caresse son torse. « Et toi ? Est-ce que ça va ? ».

Edward soupire et capture sa main avec la sienne. « Oui. Même si j'ai du mal à l'accepter, je peux comprendre ta décision et le fait que c'est une superbe opportunité. ».

Bella le regarde, un sourcil relevé. « Dis donc, c'est le sexe qui te donne ce côté mature ? Non parce qu'il y a moins d'une heure de ça, tu pensais comme un parfait crétin… ».

Le jeune homme marmonne quelques mots bien sentis et l'attrape afin de lui faire ravaler son venin. « Ce n'est pas de ma faute si on règle nos problèmes plus facilement sans nos vêtements ! Un parfait crétin ?... Attends un peu, qu'est-ce que tu veux dire par là !? ».

Elle hausse les épaules. « Moi ? Rien. ».

« Je te déteste ! ».

« Je sais. ».

Ils gloussent comme des enfants.

Plus sérieusement, Edward lui dit. « C'est juste que… Je viens de te retrouver et… ».

Bella lui prend le visage entre ses mains. « Mais, je suis là Edward…. Je serais toujours là. Puis Forks n'est pas si loin. Je reviendrais régulièrement sur Seattle. Et au pire on peut se retrouver au niveau du campus à Port Angeles… ».

Ils s'embrassent. Quelques temps plus tard, les deux amoureux prennent le temps d'habiller l'autre, caressant et posant des baisers sur la peau encore à nue.

Le moment de tendresse est interrompu par le téléphone de la jeune femme. Comme souvent, c'est Rosalie. C'est juste un message pour lui rappeler qu'elle a d'autres engagements ailleurs et qu'elle cesse de roucouler avec son prince charmant…. Ou que si cela s'est mal passé, elle connait un bon coin où enterrer un corps en toute discrétion.

Posant ses mains sur les avant-bras d'Edward afin de le retenir, la voix de Bella se fait plus rauque, soutenue par une certaine émotion quand elle suggère. « Je pense qu'il vaut mieux que j'y aille. ».

Il la retient du bout des doigts. « Tu es sure ? ».

Elle acquiesce, ses yeux soutenant son regard avant de le regarder des pieds à la tête, une dernière fois. La jeune femme déglutit, murmurant. « C'est pour le mieux…. On…. On m'attend…. Tu sais qu'il le faut, Cullen. Puis merde, ce n'est pas comme si je partais à l'autre bout du pays, hein ?! ». Sur la pointe des pieds, elle l'embrasse encore une fois. « Je t'appelle quand on arrive… ou plutôt ce soir quand je serais installée, ça te va ? ».

Edward est peu certain des mots qui risquent de sortir de sa gorge enrouée par l'émotion. Il acquiesce alors qu'elle est déjà en train de faire ses adieux au reste des princes. Mais… pourquoi est-ce si difficile à accepter ? Sa voix se fait suppliante quand il murmure. « Ne m'oublie pas. S'il te plait, ne m'oublie pas. ».

Alors qu'elle passe les grandes portes vitrées du café, elle repère Edward accoudé sur le garde-corps de la terrasse. Il lui offre un clin d'œil et envoi un baiser avant de lui crier. « Ne me fais pas attendre trop longtemps ! ».

Bella sourit devant cet homme qui réagit comme un gamin. Elle hoche la tête, le cœur gros et descend rapidement la petite allée.

Ne te retourne pas…. Ne te retourne pas….

Sachant que si elle le regarde encore une fois, sa décision passera à la trappe et comme une donzelle énamourée, elle ira lui sauter au cou, Bella fouille dans son sac pour envoyer un message à sa sœur, lu signalant qu'elle est enfin partie du café.

xoxo

À bientôt !