Slt !

Voici le chapitre 7, J'espère et qu'il vous plaira. =)

Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont pris le temps de me laisser un commentaire : Guest, Cristalle, Annetoutsimplement, Rosaline-Narcisse, Grazie, Nebelhexe , ptitcoeurfragile , choubichou et christal83 ainsi que pour les mises en alerte et favoris.

Je voulais vous dire que mon titre « Insolente bourgeoisie », vient du livre « les diaboliques » de Barbey d'Aurevilly, alors je voulais lui faire un clin d'œil en quelques sortes …

Bonne lecture.


Dire que Barbey d'Aurevilly avait sorti un livre nous nommant « les diaboliques » … Il nous décrivait comme manipulatrices limite machiavéliques, responsables de leurs déchéances. Mais la vérité était tout autre, certes certaines femmes étaient vraiment « diaboliques » comme ma sœur Jessica, alors que d'autres comme moi le devenaient à cause d'hommes tels que les Cullens …

N'êtes-vous pas d'accord ?

Comment avait-il pu batifoler avec ma propre sœur ?! Je trouverai un moyen de me venger j'ignorais comment mais il allait amèrement le regretter peu importe le temps que cela prendra …

Et puis combien de temps avait duré leur liaison, quelques semaines ? Quelques mois ? L'avait-il elle aussi séduite ?

J'avais beaucoup de questions sans réponses et ça allait me rendre folle lentement mais sûrement.

Je n'avais pas pu lui poser ces questions la semaine dernière, j'étais tellement enragée que je l'avais pratiquement jeté dehors il fallait tout de même préciser que les sourires d'Edward m'avaient également poussée à bout.

D'ailleurs j'allais également me venger de mon cher mari, encore une fois j'ignorais comment vu le peu de ressources que j'avais, mais j'y réfléchirai jusqu'à trouver quelque chose. En tant que femme ça allait être très difficile, je n'avais aucun pouvoir sur lui, aucun moyen de le faire chanter ou de l'obliger à me laisser seule … Je n'avais même pas d'argent pour m'éloigner, m'enfuir … L'argent que je gagnais allait sur notre compte commun et je n'avais aucun droit dessus.

Quand est-ce que viendra le temps où les femmes auront un peu plus de droits ? Ne serait-ce que disposer de leurs argents comme elles le voudraient ?

Et il n'y avait aucun moyen de me séparer d'Edward, vu que le divorce n'était accordé qu'en cas d'adultère, et que bien évidemment il était hors de question que tout Paris sache que je l'avais trompé et qu'il m'avait également trompée …

J'étais définitivement prisonnière de mon mari …

Il était justement en train de se préparer à aller travailler comme d'habitude, comme si rien ne s'était passé … Je le haïssais.

Comment une telle situation pouvait-elle le rendre autant euphorique ? Cela faisait pratiquement une semaine qu'il avait ce sourire accroché au visage, si seulement je pouvais le lui enlever …

Il se moquait du fait que je ne l'aimais pas, et malgré ce qu'il m'avait dit la dernière fois il ne tenait pas non plus à moi. Tout ce qu'il voulait était que je lui appartienne, que je lui sois totalement dévouée… Il était prêt à tout pour m'éloigner de son frère, il m'a reprise à lui alors que je ne représentais rien à ses yeux, tout ce qui importait était qu'il me possédait et non Jasper …

Est ce qu'il y avait une limite à leur rivalité ?

Ces temps-ci je me posais souvent cette question, jusqu'où iront-ils ?

J'avais bien l'intention de découvrir la raison d'une telle haine. Edward était certes rancunier mais en vouloir autant à son frère était excessif, Jasper avait dû faire quelque chose de grave …

Personne ne voulait m'en parler, mais j'avais comme l'impression que les membres de la famille Cullen en savaient plus que ce qu'ils disaient ….

Je n'avais vraiment pas envie d'aller travailler aujourd'hui, tout ce que je voulais était de rester allongée dans mon lit et ne plus bouger. Je ne m'étais même pas levée préparer le petit déjeuner d'Edward, et puisque cela ne semblait pas le déranger autant rester un peu plus longtemps sous les draps …

Il s'était lui-même préparé son café et était en ce moment dans notre chambre en train de réajuster sa veste devant le miroir. Un vrai Dandy ….

Il s'assit au bord du lit près de moi.

-Est ce que ça va ?

J'acquiesçai.

-Je voulais te dire que tu n'as pas besoin de cuisiner le dîner de ce soir …

-Pourquoi ? Nous n'allons tout de même pas aller chez tes parents ? Demandai-je.

-Non rassure toi Isabella nous n'irons pas chez mes parents ce soir. Je pense que nous allons les éviter pendant quelques temps. Il sourit. Je pensais t'emmener dîner ce soir dans ce nouveau restaurant, celui d'Eléazar …

-oh …

Je ne savais jamais sur quel pied danser avec lui. Un coup il était cruel et me méprisait et après il me disait qu'il voulait tout recommencer, fonder une famille et il m'invitait à dîner …

-Pourquoi ?

-Isabella tu te poses trop de questions, je veux juste qu'on passe un bon moment. D'ailleurs ma proposition tient toujours …

Oh oui la proposition …

-D'accord. Allons-y …

-Très bien. Je vais demander à Alice de te prendre une robe élégante. Dès que je rentre je te veux prête et j'attends à ce que tu portes un des nombreux bijoux que je t'ai offert.

-Je serais prête.

-C'est parfait.

Il s'approcha pour m'embrasser mais je préférai lui donner ma joue au dernier moment. Il l'embrassa quand même.

-Cela doit changer Isabella. Nous sommes mariés et puisque je ne vois plus d'autres filles …

Ce sous-entendu me donna froid dans le dos. Que suggérait-il que je me donne à lui ? Je lui appartenais déjà, il avait réussi à m'isoler et me soumettre, voulait-il en plus posséder mon corps ?

Comment faisait pour être à la fois d'une grande douceur et d'une toute aussi grande cruauté ? C'était certainement ce qui m'effrayait le plus le concernant …

Finalement je m'étais levée, mes élèves m'attendaient et je ne pouvais pas leur faire faux bond. A la fin de la journée Rosalie insista pour qu'on aille au parc et comme j'avais encore un peu de temps avant qu'Alice passe. J'acceptai …


PoV Jasper

Me voilà sur le même quai qu'il y a une semaine à attendre une fille qui m'avait déjà posé un lapin et qui au vu de ses vingt minutes de retard semble avoir recommencé.

Depuis quand est ce que je m'étais autant radouci ?

Il fut un temps où je n'aurais jamais attendu une fille aussi longtemps, et encore moins avec un temps aussi glacial. Il fut un temps où je me moquais qu'une femme puisse être blessée par mes actes … qu'étais-je devenu par sa faute ?

Et comment avait-elle pu croire un seul instant ce qu'Edward lui avait dit ! Elle aurait dû me demander plus d'explication ! Même s'il était vrai que j'avais ''côtoyé'' sa sœur, cela s'était passé bien avant que nous soyons vraiment ensemble. Elle ne m'avait même pas demandé quand est-ce que cela s'était passé. Et j'étais tellement concentré à ne pas frapper son mari que je n'avais pas pu m'expliquer …

Je tentai de me calmer en regardant autour de moi espérant l'apercevoir quand je vis Rosalie venir vers moi.

-Que fais-tu là sœurette ? A-t-elle refusé de venir ?

Elle me désigna du menton sa droite, en me retournant je vis en effet mon Isabella assise innocemment sur un banc. Je ne pus m'empêcher de sourire en la voyant là aussi distraite que d'habitude, en train de regarder des enfants jouer…

-Tu ne pensais tout de même pas qu'elle allait accepter de venir ? Me dit-elle en se plaçant à mes côtés.

-Je l'espérais …

-Après ce qu'elle a appris sur tes précédentes conquêtes il n'y avait aucune chance …

-T'es au courant ?

-Bien sûr, elle m'a tout racontée. Je dois t'avouer que j'ai été déçue. Me dit-elle.

-Tu ne sais pas tout, elle non plus d'ailleurs. Je n'ai pas eu le temps de tout lui expliquer.

-j'imagine, têtue comme elle est … c'est pour cela que je l'ai amenée ici sans rien lui dire. Va la rejoindre et dis-lui tout. Je vais rester ici.

Je l'embrassai sur la joue pour la remercier avant de me diriger vers la seule femme au monde qui avait autant d'emprise sur moi …

Au début elle n'était qu'une fille parmi tant d'autres, la promise de mon frère détesté, un jeu de séduction … et maintenant elle était devenue ma bien-aimée Isabella. Jamais je n'aurais cru que sa timidité, ses yeux pétillants, sa douceur, ses gestes maladroits et sa naïveté me feraient fondre.

Je devais me reprendre, lui dire à quel point je tenais à elle car en y réfléchissant bien je ne lui avais jamais montré que je l'aimais sincèrement et qu'elle était plus qu'une vengeance, elle était beaucoup plus …

Je m'assis près d'elle, elle ne me remarqua même pas. J'esquissai un sourire alors que j'allais l'aborder comme un parfait étranger.

-Bonjour Mademoiselle.

Elle se retourna et me reconnut enfin.

-En fait c'est Madame. Me répondit-elle en fronçant les sourcils.

Parfois il était tellement facile d'oublier qu'elle n'avait que vingt-deux ans.

-Pardonnez-moi madame.

Elle se leva pour partir mais je lui attrapai le poignet. Il était hors de question d'échapper à cette discussion.

-Lâche-moi, des gens pourraient nous voir et se faire des idées.

-Si tu ne veux pas que je fasse de scandales assieds-toi et écoute ce que j'ai à te dire.

Elle regarda autour de nous et se rendit compte que de nombreuses personnes nous dévisageaient.

-Si tu t'asseyais calmement beauté pour qu'on puisse discuter personne ne nous remarquerait. Insistai-je.

-je n'ai pas envie de te parler. Et puis arrête de m'appeler Beauté pour qui te prends-tu ? Me chuchota-t-elle fortement. Et quel surnom donnais-tu à Jessica ?

-Je ne lui donnais aucun surnom. Lui répondis-je en prenant ses mains pour la rapprocher et lui permettre de s'asseoir.

-Si tu veux tout savoir tu ne vaux pas mieux que ton frère, tu veux te différencier de lui mais en réalité vous vous ressemblez tellement. Me dit-elle en retirant ses mains des miennes.

J'encaissai sans rien dire, elle avait le droit d'être en colère, et c'était compréhensible qu'elle soit blessée.

-Laisse-moi t'expliquer. Je n'ai passé qu'une nuit avec Jessica et Edward l'avait appris par hasard. Mais en tout cas c'était bien avant que toi et moi nous …

-Nous couchions ensemble ? Me chuchota-t-elle. Alors pour toi notre relation a débuté en même temps que nos premiers ébats ?!

-Non. Lui répondis-je. Notre relation a commencé bien avant cela et cette nuit s'est déroulé bien avant notre premier baiser. C'est à ce moment-là que je considère que notre relation a débuté. Ça n'a duré qu'une seule nuit Isabella. Tu n'as pas le droit de m'en vouloir pour ça.

-Comment peux-tu dire que je n'ai pas le droit de t'en vouloir pour ça ?! Je suis pratiquement tombée amoureuse de toi dès le premier regard. Dès que j'ai su que t'étais un Cullen, j'ai prié pour que ce soit toi Edward. Te souviens-tu de notre première rencontre au marché ? Lorsque tu m'avais bousculée ?

-Bien sûr que …

-Maintenant je me rends compte que t'avais tout prévu. Me coupa-t-elle. Tu savais que j'étais la promise de ton frère et tu voulais m'utiliser en te vengeant de lui. Comme j'ai été stupide de te croire.

-Je suis désolé Isabella, mais j'ai changé depuis ce temps-là. Lui dis-je tentant de la convaincre que je disais la vérité. Crois-moi. Je ne suis plus le même homme, tu sais que je tiens à toi et que je serais prêt à tout pour toi.

Je lui pris à nouveau ses mains et me rapprochai d'elle. Elle les retira immédiatement avant de se retourner face à la Seine.

-Je ne te fais plus confiance et malgré ce que tu viens de dire je sais que je ne suis qu'une fille parmi tant d'autres.

-Non, bien au contraire. Tu es la seule qui compte à mes yeux. Bella … la suppliai-je.

Elle ne me répondit pas. Autant tout tenter …

-Si je décidai de m'en aller encore une fois, pour toujours, serais-tu prête à me suivre ?


Et vous seriez vous prêtes à suivre Jasper jusqu'au bout du monde ?