Moi ? Avoir promis de reprendre un chapitre par semaine ? Chose difficile haha... Mais on y arrivera. :P Trop de projets en même temps ! Pas de chose particulière à dire si ce n'est que j'ai fait un petit portrait d'Arthur pour les intéressés. Pour le voir, rendez-vous sur deviantart avec les mots clefs suivants : Arthur lebatondepluie (tout en attaché)

N'hésitez pas à laisser un petit avis !
Ah et si ! J'espère que je ne vous perdrai pas avec certains détails de ce chapitre. Mais pour rester dans une logique plausible, j'ai du expliquer certains éléments.


Un jeune homme avançait paisiblement dans les couloirs de la base. Sa démarche était sereine. Il donnait l'impression d'être très discret parmi ses collègues, personne ne lui adressait la parole ou ne le gênait. Peut-être que c'était parce qu'on le connaissait. Il fallait dire, accompagné par son raichu qui marchait fièrement à ses côtés, il était difficile de ne pas le reconnaître. Il ne le faisait jamais rentrer dans sa pokéball. C'était un détail assez anodin. Mais il restait un sbire quelconque, il était habillé de la tenue classique noire au lieu d'être en civil. Et ça serait toujours le cas tant qu'il n'aurait pas passé l'initiation.
L'organisation ō avait mis en place ce qu'on pouvait appeler des "grades". Sbire était le plus bas de l'échelle. On ne pouvait pas se dire officiellement membre de la famille, tant que l'on était à ce stade. Mais cela ne voulait pas dire que l'on était faible. Bien que souvent il fallait faire ses preuves pour passer au stade supérieur, il fallait surtout montrer qu'on était digne de confiance. Qu'on ne trahirait pas l'organisation. On pouvait associé ce grade au stade d'apprenti. Ainsi, une fois l'initiation passée, on pouvait rentrer dans la confidence et connaître les réels objectifs que nourrissaient Giovanni et la famille.
Le pokémon et son dresseur, à qui on aurait donné la trentaine, rentrèrent dans une petite salle au calme, éloignée de l'agitation qui régnait encore partout dans le bâtiment. C'était une pièce destinée à la surveillance, mais elle était peu utilisée, sachant que toutes personnes se trouvant sur les lieux étaient connues et volontairement présentes. Seules exceptions à la règle et qui étaient particulièrement examinées : les hommes de chantiers qui s'occupaient de dégager et d'entretenir la salle de la porte et les équipes scientifiques et linguistiques. Car ces personnes ne faisaient nullement partie de l'organisation, ni ne souhaitaient l'intégrer.

"- Heey ! S'écria une voix nasillarde que le jeune homme reconnut aussitôt. Sota ! Qu'est-ce qui t'amène par ici ?"

Sota observa qui était présent dans la pièce et nota deux personnes assises en face du bureau où trônaient les écrans.

"- Tu n'as rien à faire ici, Nikki." Répondit-il sèchement.

L'espace était petit. Trois personnes étant le nombre maximum pouvant s'y tenir à l'aise. Le deuxième individu qui accompagnait Nikki avait approximativement le même âge que celui-ci, tout au plus vieux de quelques années. Sa peau était légèrement halée et il avait les cheveux courts. Ce qui contrastait avec la peau blanche et les cheveux longs de Nikki. Il ne semblait pas très enthousiaste de la présence de son cadet. Pourtant, pour lui comme pour Sota, même s'il trouvait le plus jeune plutôt désagréable, il ne le détestait pas non plus.

"- Tu n'as pas l'air très jouasse p'tit génie par rapport à l'autre." Lança Sota.

L'intéressée haussa lascivement les épaules. Et avant qu'il ne puisse prendre le temps de répondre, Nikki pris la parole à sa place :

"- Boarf ! Fait pas attention à lui, il fait la gueule. Ce monsieur est jaloux.

- Il n'y pas de quoi être jaloux de ça. Répondit le concerné dans un murmure froid.

- Ouai, c'est ça ! En attendant je suis sûr de faire un pas vers l'initiation.

- Si on ne compte pas le pas en arrière avec ta défaite face à des pokémons quelconques.

- Tss !"

Nikki le foudroya du regard pour lui avoir rappeler cet échec. Il croisa les bras et les jambes sur sa chaise, prenant un air boudeur et orgueilleux. Sota fut intrigué quand le sujet de l'initiation fut mis sur le tapis. Mais avant d'en savoir plus il voulait récupérer sa place devant son bureau.

"- Vire de là Nikki. Lâcha-t-il simplement. Tu vois pas que tu déranges ?"

Le cadet se leva sans broncher et inter-changea sa place avec Sota, s'appuyant contre l'encadrement de la porte et l'autre devant les caméras.

"- Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Reprit l'aîné de manière condescendante. Ça y est, tu as fait tes preuves ?

- Ouai, on peut dire ça. L'un des policiers que j'ai ramené à clamser."

Un petit bruit électrique très léger s'échappa du pokémon du jeune homme. Sota jeta un regard à Gomoru, la troisième personne. Maintenant il comprenait pourquoi celui-ci était glacial devant une telle réaction. La sienne allait d'ailleurs être probablement similaire. Mais Nikki poursuivait sans état d'âme son discours :

"- Faut dire, j'y suis aller un peu fort avec ces deux bleus. J'ai fait ce qu'il fallait ! Personne ne s'approche, personne ne s'éloigne..."

À vingt ans, il était difficile de se dire que c'était l'ignorance de la jeunesse qui lui faisait déblatérer autant d'horreurs avec autant de légèreté. Pire, il semblait prendre plaisir à savoir qu'il avait ôter une vie. Mais il semblait ne pas s'en rendre compte. Cela lui semblait tellement futile que ce n'était même pas sûr qu'il réalise la situation. Peut-être qu'il n'était pas toujours trop tard pour le reprendre en main... Du moins c'est ce que se disait Sota et probablement Gomoru aussi, sinon il ne serait pas rester avec Nikki. Mais cela semblait particulièrement ardu : Nikki était convaincu des bien-fondés de ses actes. L'organisation ō avait peut-être bien besoin d'hommes d'actions, mais pas de simples meurtriers. Il fallait des personnes qui sachent analyser les situations quelles qu'elles soient et agir en conséquence. Rien n'était gratuit dans l'organisation...

Mais Sota se pencherait là-dessus plus tard. Pour l'instant, il voulait gérer son boulot quotidien de surveillance. Il se tourna vers le clavier et pianota quelques commandes pour faire défiler les retransmissions et s'assurer que la machine tournait bien. Gomoru posa sa tête dans ses mains et observa par-dessus son épaule. Les deux plus âgés étaient dans les renseignements, chacun à leur manière. C'était pour cela que la présence de Gomoru qui restait derrière à épier n'était pas gênante. Nikki, lui par-contre devait se tenir à l'écart. Ce qui l'agaçait beaucoup, car on ne lui faisait pas assez confiance. Il fallait bien avoué qu'il dévorait tous les potins comme un excelangue et d'ailleurs, il avait la langue tout aussi pendue. Il fallait être idiot ou bien désespéré pour se confier à lui. Sota le savait, mais cela avait quelques petits avantages :

"- Dis moi Nikki, toi qui veille sur la base, tu as des nouvelles sur ce qu'il se passe en ce moment ?"

N'importe qui aurait deviné qu'on se servait de son défaut pour glaner des informations. Mais quand c'était enrobé d'un petit compliment et qu'il s'agissait d'un ami qui faisait la demande, Nikki y répondait systématiquement.

"- Booh, pas grand chose de nouveau. Dit celui-ci. Tu dois déjà savoir pour le problème au niveau de la porte. L'équipe de l'autre côté à du rappliquer hier la queue entre les jambes. Mais chais pas pourquoi, j'crois que le doc' il sait lui, puisqu'il a été voir.

- Le doc ? Demanda Sota.

- Ouai le doc' ! Arthur quoi !"

- Arthur ?"

Nikki resta sans voix face à cette interrogation et ne sut pas quoi répondre. Car il ne comprenait pas ce qu'il avait mal raconté pour que Sota reste incrédule. Gomoru soupira en se frottant le visage et du prendre le temps d'expliquer :

"- C'est vrai que tu ne les croise pas souvent, donc tu ne peux pas savoir... Mais Arthur c'est l'homme à qui Cobalt a laissé la base.

- Ah ! Mais pourquoi vous l'appelez comme ça ? S'exclama Sota.

- Et bien, c'est complexe à expliquer... Mais lui, son équipe et l'équipe linguistique ont été les premiers à aller sur Terre il y a cinq ans. Pour apprendre leur langue, leurs usages... Et il lui a paru plus intelligent de prendre des pseudonymes qui sont bels et bien d'origine terrienne."

Le jeune homme fit silence pour mettre les éléments dans l'ordre dans sa tête. Donc "Arthur" était le pseudonyme du généticien pour la Terre.

"- Mais euh... Continua d'hésiter Sota. Ça ne m'explique pas pourquoi vous l'appelez comme ça !

- Molly m'a raconté. Poursuivit Gomuru.

- Molly ?

- Euh... l'infirmière que je vais voir de temps en temps.

- Ah oui, Tsumeko. Tu restes souvent avec elle pour l'aider.

- Oui, enfin... Enfin le fait est que pour comprendre, maîtriser et parler la langue de la Terre, ils ont mis quatre ans. Et pendant quatre ans ils se sont appelés par leurs pseudos. Donc à force... C'est resté. Même pour les équipes en intérieurs qu'ils forçaient à les appeler ainsi pour éviter les quiproquos lors des allées et venues."

Effectivement, après une période aussi longue ça devait être rester gravé dans les mémoires. Il n'avait jamais été au courant, lui qui se tenait éloigné de l'action à chaque fois. Peut-être trop éloigné justement, ce n'était peut-être pas le mieux s'il tenait à avoir les résultats escomptés. Il se secoua alors et reprit la conversation de base :

"- Oui, donc : Nikki. Arthur aurait les détails sur ce qu'il s'est passé ?

- Yup. Confirma-t-il. Ou ceux qui sont rentrés tout simplement.
- En tout cas la porte ne fonctionne toujours que dans un sens...
" Soupira Gomoru.

Oui, ça gênait tout autant Sota. Cela le surprit d'ailleurs que Gomuru y porte aussi beaucoup d'intérêt. Mais comment ne pas résister à une porte ouverte sur un autre monde ? Mais selon le contexte, c'était plus ou moins contraignant. Et lui, il se posait beaucoup de questions sur ce qu'il y avait de l'autre côté... Il lui manquait des éléments.

"- J'irai les voir. Répondit-il simplement. Autre chose sinon ?

- Mon ursaring récupère dans une des salles de soins, expliqua Nikki, y a l'doc' qui veut que je l'accompagne dehors pour retrouver l'expérience qu'il a fait et... Ah mais oui ! J'ai failli oublier ! C'est mega important pourtant ! Cobalt revient dans quatre jours ! Enfin trois maintenant ?"

Sota sursauta, mais Gomoru resta neutre, bien que la nouvelle le surprit lui aussi. Il rentrait bien plus tôt que prévu. Ça annonçait probablement du changement. Pour le second cela ne faisait ni chaud, ni froid, mais pour le premier par-contre, cela enclencha une grande réflexion. Ce que Nikki remarqua tout de suite.

"- Ben quoi ? Demanda-t-il. Qu'est-ce que ça change ?

- Et bien au vu de l'état de la base actuellement, répondit Sota, ça va nous faire une sacrée dose de travail en conséquence. Les réparations, l'enquête de la police, le mystère de la porte qui ne veut plus fonctionner correctement, l'équipe qui a été forcée de rentrer alors qu'elle ne peut plus revenir sur terre... Ça commence à faire une certaine accumulation de problèmes. Et on n'a pas spécialement envie de voir l'état dans lequel sera Cobalt en voyant cela, c'est moi qui vous le garantie."

Et le pauvre était loin d'imaginer que ce n'était pas les seuls problèmes qu'ils avaient. Pourtant déjà nombreux, il n'avait pas énuméré ni le fait que l'équipe de la Terre était revenue à cause d'une enquête policière sur terre, ni le fait que "l'expérience d'Arthur" s'était échappée lors de l'attaque de l'éclair blanc. Et la liste n'était toujours pas finie. Oui, c'était certain... Dès que Cobalt remettrait les pieds dans la base il y allait avoir du mouvement. Cette pensée désagréable finie par faire réagir Gomoru :

"- Tu aurais pu nous prévenir dès que tu le savais Nik' ! Qu'on ait le temps de se préparer psychologiquement... D'ailleurs comment tu as su ça toi ? Ce n'est pas le genre d'infos qu'on nous transmet.

- J'étais là quand Bari l'a annoncé à Arthur, parce qu'il soignait mon pokémon."Précisa Nikki.

À ces mots, des pas approchèrent dans le couloir et de larges épaules traversèrent l'encadrement, forçant le plus jeune à reculer. Comme s'il avait été invoqué par son propre nom, Bari se trouvait là, l'expression sérieuse. Les trois sbires se mirent immédiatement debout. Gomoru se cogna violemment, tant son geste fut brusque dès qu'il eut la vision de cet homme, qui ne le quittait d'ailleurs pas des yeux. Il ne parla pas immédiatement. Son regard semblait analyser la personne qu'il avait en face de lui, de le jauger. Et Sota était persuadé de discerner un certain contentement, mais il ne pouvait pas dire pourquoi... Tout ce qu'il savait c'était que son ami semblait particulièrement mal à l'aise.
Ignorant royalement Nikki, Bari lâcha finalement des yeux Gomoru quelques secondes pour les poser rapidement sur Sota. Les trois jeunes se demandèrent s'il avait entendu la conversation, mais lorsque le chef de la sécurité pris enfin la parole ils furent soulagés de voir que ce n'était pas le sujet abordé :

"- Les vacances sont finies. Tout le monde reprend son travail : notre chef Cobalt Friist va revenir et je veux de l'ordre dans les rangs. Gomoru ? "

Le désigné leva légèrement la tête, mais persistait à regarder sur le côté, ne voulant plus sentir la sensation oppressante des prunelles de son supérieur pourtant plus petit que lui.

"- On va avoir besoin de toi dans la salle de la porte. Peut-être que tu auras de meilleures idées pour débloquer le passage que les autres qui y travaillent déjà. Je vais te demander de m'accompagner. Quant à toi..."

Il se tourna vers Sota.

"- Contente toi de faire le travail habituel."

Puis, sans un mot, il tourna les talons. Nikki cru qu'il allait enragé. Le fait que l'on ne lui donne pas d'ordre direct démontrait du peu d'estime que lui portait Bari. Surtout suite à sa défaite contre les pokémons sauvages. Mais il savait que s'il ne faisait rien il se ferait réprimander. Ce qui l'agaçait le plus était que son unique pokémon n'était pas en forme, le forçant à devoir faire des tâches ingrates comme la remise à neuf du bâtiment. Par mécontentement, il parti le premier, quittant la salle où les deux autres ne bougeaient pas pour le moment. Sota lança un regard vers son camarade restant. Pourquoi celui-ci restait-il figé de cette manière ? Depuis tout ce temps qu'il le côtoyait il ne l'avait jamais vu comme ça. Pourtant de toutes ses années, il avait pu constater que celui-ci savait se faire le plus discret sur sa vie et sur ce qu'il ressentait. Il ne connaissait de lui que ses aspects public, rien de sa vie privée. De plus, Bari semblait... Fier de lui. Oui, c'était ce qu'il avait ressenti quand il avait parlé à Gomoru. Mais cela ne semblait pas enchanter celui-ci.

"- Gomoru !" Appela la voix grave du chef de la sécurité dans le couloir.

Celui-ci prit une profonde inspiration, avant d'avancer vers la sortie. Il ne jeta même pas un regard vers Sota avant de partir.

Maintenant seul dans son bureau, Sota restait perplexe. C'était une relation plutôt étrange qu'il avait avec Nikki et Gomoru. Ils n'étaient pas vraiment amis, mais ils se côtoyaient malgré tout assez souvent. C'était très... Spécial. Tous les trois n'étaient pas sûr de s'apprécier, mais ils se toléraient plus qu'ils ne toléraient les autres. Enfin, pour Nikki c'était plus que les autres ne le toléraient.

"- Raichu !"

Sota sortit de ses pensées. Son pokémon venait de poser une patte sur sa jambe et une autre sur son bureau. Un regard déterminé brûlait dans ses yeux. Cela le fit sourire : quelle incroyable détermination. Après tant d'années à piétiner et à devoir patienter que les évènements s'enclenchent d'eux-mêmes, son fidèle compagnon ne baissait pas les bras et gardait patience. Mais il fallait rester vif et travailler. C'était pour cette même raison que, voyant que la situation n'avançait pas, il avait tenté de faire bouger les choses à sa manière...

"- Oui. Acquiesça-t-il. Au travail. Allons voir ce que l'équipe de la Terre a à nous dire."

C'était ce qui lui semblait le mieux : des personnes qui étaient directement sur le terrain. De plus il voulait savoir ce qui les avait poussé à rentrer, sachant les ordres qui avaient été donnés : rester sur place. Toujours accompagné par son raichu, bloc note en main - pour les rapports qu'il devait faire - il traversa la base pour aller à leur rencontre. Il pu constater que les hommes de chantiers, qui restaient habituellement dans la partie enterrée, près de la porte, se mettaient au travail pour reconstruire ce qui avait été détruit par l'attaque. Ils étaient sévèrement gardés et pour cause : sur leur visage pouvait se lire leur fatigue morale.
Il ne fallait pas oublier que depuis plusieurs années maintenant, ces lieux étaient une prison. Le secret étant jalousement gardé, les hommes qui en savaient trop restaient sur place. Il y a deux ans ils avaient tenté de se rebeller contre cette dictature qu'on leur imposait, mais ils étaient trop peu nombreux. Même en se concertant avec les uns les autres, la mafia avait tout prévu pour les maintenir en laisse. Ils étaient vraiment en sous-effectif, même pour le travail qu'on leur demandait. Et quand on était prit au piège depuis tant de temps, l'espoir laissait place à une grande amertume...

Sota tenta de les ignorer. Il n'avait pas le temps pour ça. Il arriva rapidement à trouver les personnes qu'il cherchait. Elles faisaient un rapport détaillé à d'autres membres de l'organisation ō qui se chargeait de tout ce qui était administratif. Il rappela l'objet de sa présence, lui aussi ayant besoin de réponse pour ses rapports de sécurité. On ne lui refusa en rien de répondre à ses questions et il put enfin savoir ce qu'il se passait : donc, sur Terre, la police avait réagit des suites de la disparition d'une gamine. Il ignorait en grande partie les expériences menées par les équipes scientifiques, il fut surpris d'apprendre les détails et compris où était le problème.

"- Est-ce qu'il reste des documents qui pourraient mener jusqu'à la grotte du côté de la Terre ? Demanda-t-il.

- Non. Répondit la femme qui prenait le temps de lui expliquer. Mais... Nous sommes quand même dans une sacrée merde...

- Pourquoi ?

- Même si ce ne sont pas littéralement des "documents", il manque toujours deux personnes à l'appel alors qu'elles prenaient la fuite avec nous. J'ai peur qu'elles se soient faites attraper.

- Outch... Il faut qu'on agisse.

- Je veux bien mais comment ?! La porte ne fonctionne pas ! On devrait donner un bon coup de fouet aux archéologues ! Si on n'arrive pas à comprendre ce qu'il se passe ou bien si nous le comprenons trop tard, qui sait ce qui pourrait bien arriver.

- Il y a de forts risques qu'ils parlent ? Fit Sota, curieux.

- Certainement pas ! S'exclama-t-elle en retour. Les équipes sur place sont toujours celles à qui nous pouvons faire le plus confiance. De plus ils ne parlent que très peu le français. Mais...

- Mais ?

- Le doute subsiste. On ne connait pas la procédure des gens là-bas sur ce genre de chose. On ne sait non plus si de l'autre côté les hommes se sont déjà intéressés à de pareilles recherches et s'ils en avaient quelques connaissances. La présence de deux membres là-bas, si différent d'eux pourrait soulever bien des questions."

Sota voyait parfaitement où elle voulait en venir. Après tout, l'organisation s'était intéressée à ce projet car leurs ancêtres avaient laissé des preuves d'une telle possibilité. C'était certain que ce n'était pas l'aspect archéologique qui intéressait la mafia, mais n'étant pas initié il ne savait pas quel était l'objectif final. Cependant, si de leur côté ils avaient cherché cette porte et qu'ils l'avaient trouvé, qu'est-ce qui ne prouvait pas que les terriens ne pourraient pas faire de même ? Et que par conséquent, les évènements qui s'étaient produits pouvaient directement les amener à la porte ? Il suffisait de peu de choses... Et gérer officiellement une rencontre entre deux univers, voilà qui allait s'avérer très problématique.
Cependant il ne pouvait retenir l'adrénaline qui courrait en lui. Cela pouvait attirer assez d'attention. Mais il ne pouvait pas parier là-dessus. Il devait attendre. Toujours attendre. De plus il connaissait les risques gargantuesques que cela soulevait et il ne voulait pas que des catastrophes arrivent. C'était son boulot de s'assurer que tout se passait bien. Il remercia les membres de l'équipe de lui avoir répondu et s'en retourna à son bureau, griffonnant sur son calepin les éléments qu'il venait de récupérer. Il énuméra la liste de ce qu'il devrait faire pour maintenir la situation à peu près en stable. Il avait besoin d'informations sur mon sujet et pour cela il devait parler à Arthur. Il profiterait de vérifier les caméras de surveillance pour vérifier où est-ce qu'il se trouvait.

Une fois que son pokémon et lui furent arrivés, il ferma la porte pour plus d'intimité et observa avec attention tout ce qu'il se passait dans la base. Il commença comme à son habitude par la salle de la porte. Il y avait beaucoup moins de personnes que l'accoutumé à cause des travaux qui étaient relancés. Il y avait seulement les trois archéologues qui s'afféraient à déchiffrer les textes des murs de la grotte et Bari qui regardait Gomoru discuter avec un technicien, penché sur un ordinateur. Sota se demandait ce qu'ils pouvaient bien se dire. Gomoru était un hacker, son point fort : l'informatique. Comment pouvait-il être utile là-bas ? Mais le jeune homme ne resta pas sur cette scène puisqu'il n'y avait rien à signaler. Il alla regarder ensuite les zones de travaux, vérifier que les équipes de reconstruction ne bougeaient pas une oreille. Puis les équipes linguistiques, qui elles s'émerveillaient encore et toujours d'en apprendre toujours plus sur la Terre, sa culture. Enfin, il ne lui restait plus que la partie de la base où tout ce qui était recherches et soins étaient agglomérés. Il n'avait pas vu Arthur ailleurs, il devait donc forcément se trouver là. Il changea de caméra pour regarder d'abord dans la partie soin des personnes blessées.
Il s'arrêta quelques secondes après l'avoir fait, saisit par ce qu'il voyait : Il restait un groupuscule de personnes gravement blessées lors de l'affrontement avec l'éclair blanc, mais c'était surtout cette civière... Dans un coin reculé de la salle, sur laquelle se trouvait une forme allongée. Contenue dans un sac prévu pour les morts. Cela rappela soudainement à Sota la conversation avec Nikki et Gomoru et il se remémora alors l'ampleur de cette affaire. C'était fou comment en trois ans on pouvait oublier certaines choses et s'habituer à d'autres. Mais il ne fallait pas qu'il oublie.

"- Chu..." Approuva son pokémon.

À sa connaissance, c'était le premier vrai mort que l'on dénotait dans cette base. Mais les actions de l'organisation agissaient toujours comme des dominos, un évènement en entrainant un autre. Sota se demanda d'ailleurs combien de personnes étaient vraiment au courant de cet évènement. Il imagina, le temps d'un instant, la houle que cela soulèverait si jamais les personnes qui ne faisaient pas partie de la famille l'apprenaient...

"- Je crois que c'est notre dernière ligne d'action. Dit-il à son compagnon. Après ça, je me demande si on sera vraiment utile."

La souris électrique vint se blottir contre lui, tandis qu'il plaçait machinalement son pouce sous le repli de sa lèvre inférieur. Il voulait être efficace. Mais malgré tout ses efforts il avait eut l'impression que cela ne menait à rien. Il espérait que son dernier geste aurait des répercussions. Tout à ses pensés, il effaça rapidement de son écran cette image sombre et repris son visionnage. Faisons dans l'ordre. Se disait-il. D'abord trouver Arthur pour récupérer les dernières informations qui lui manquaient, ensuite agir du mieux qu'il pouvait. Il ne tarda pas à le trouver, il se trouvait dans son propre bureau, accompagné par Mortimer et Molly. Ils étaient tous les trois autours de quelque chose, mais l'angle de la caméra ne lui permettait pas de savoir quoi. Il les observa quelques instants. Ce qu'il eut raison de faire en voyant Arthur finalement quitter les lieux pour se diriger dans le couloir, accompagné de son arcanin et de son elecsrpint. Et en se déplaçant, Sota pu enfin voir autour de quoi les trois scientifiques s'étaient agglomérés.
C'était Bastian. Le second policier. Salement amoché. Le médecin continuait toujours de lui prodiguer des soins, aidé par l'infirmière, cela ne sembla en rien étrange pour le Sbire. Arthur s'étant vu confié la base en l'absence de Cobalt, il devait gérer ce genre d'élément afin d'en savoir plus. Quant aux deux autres, ils faisaient simplement leur travail. Là où il tiqua fut quand il décrivit un peu mieux la scène. Trois pokémons restaient en dehors de leur pokéball dans la pièce : un nanméouïe qui devait appartenir à l'un des deux membres de la base, mais aussi un granbull et une arakdo. Le granbull semblait blessé, mais l'arakdo particulièrement saine et joyeuse : elle sautillait autour du policier. Et il fallut encore plus de temps pour Sota pour analyser le fait que l'arakdo se comportait comme si... Comme si elle était le pokémon de l'officier.

Il tressauta sur son fauteuil. Qu'est-ce que cela voulait dire ? Les règles ne permettraient sans doute pas à ce qu'on laisse les pokémons d'un intru en liberté et certainement pas en sa présence. Est-ce que c'était là un acte de compassion des personnes qui soignaient Bastian ? Ou bien est-ce que Molly et Mortimer se mettaient à jouer dans l'autre camp ? Cela le frappa comme un coup de tonnerre. Il arrêta alors de suivre Arthur pour se concentrer sur l'action présente. Les trois personnes semblaient discuter. Bastian acquiesçait régulièrement. Sota jura, pestant qu'il n'y ait pas de micro dans ces salles, il voulait savoir ce qu'ils se disaient. Mais finalement, la conversation ce conclu sur le policier qui se leva, tourna le dos à Mortimer pour se faire passer des attaches. Le granbull et l'arakdo n'objectant pas. Ce qui laissait le sbire perplexe, car totalement contradictoire avec ce qu'il venait de voir. Et il fut encore plus déçu quand il constata que Mortimer emmenait Bastian vers le lieu où l'on gardait les détenus. Lieu qui lui non plus n'avait jamais servi avant.
Ahuri, il ne tint plus en place. Il quitta rapidement son fauteuil et s'apprêtait à sortir. Mais il se ravisa immédiatement, pour chercher où est-ce que le troisième scientifique se trouvait à présent pour s'y diriger rapidement. Il ne courra pas pour ne pas attirer l'attention, mais dieu qu'il en avait envie. En avançant dans les couloirs il se rendit compte aussi que le chemin qu'il prenait lui était familier : il se dirigeait vers les bureaux de Cobalt. Arthur se trouvait là-bas. Quand il fut en approche, il ralentit le pas, reprit un peu son souffle et il avança. La porte du bureau principal, là où se faisait souvent les réunions, était grande ouverte et on pouvait y voir le généticien qui avait fait rentrer ses pokémons dans leurs pokéballs. Visiblement il ne se cachait pas, il était en train de regarder les dossiers des précédents rassemblements. Sota frappa alors à l'entrée pour signaler sa présence. Arthur se tourna vers lui, le visage soucieux.

"- Oui ?"Dit-il clairement.

Pour le coup, au départ, Sota se retrouva sans voix. Il ne savait pas exactement quoi dire, il ignorait même pourquoi il s'était autant pressé après avoir vu la scène avec Molly et Mortimer. Il avait finit par se relâcher et à perdre patience, à l'affut de la moindre chose qui pourrait se passer et avait donc agit sans réfléchir. Mais heureusement pour lui il se rappela de la première raison pour laquelle il devait trouver cet homme. Il se mit au garde-à-vous et expliqua :

"- Monsieur ! Suite aux évènements avec l'équipe de la Terre qui est revenue, je suis venu vous demander des éléments sur la jeune fille que l'on a emmené ici."

Le corps d'Arthur se tendit. Décidément, les fonctions qu'on lui avait données temporairement lui collaient à la peau et il ne pouvait pas être tranquille pour trouver les éléments qu'il voulait. Heureusement pour lui, il avait tout les droits d'être ici et s'était déjà préparé une excuse pour les plus suspicieux.

"- Rappelez-moi votre fonction. Ordonna l'homme, qui ne connaissait pas toutes les têtes de la base.

- Sota Taji, monsieur. Lui répondit solennellement Sota. Chargé de la surveillance interne de la base, c'est pour mon rapport."

Arthur avait totalement omit cet aspect de la base. Il vivait dedans depuis si longtemps déjà qu'il avait oublié qu'il y avait des yeux et des oreilles partout. Il s'en voulu de ne pas se l'être remémoré plus tôt, mais remercia le ciel qu'on lui ait fait rencontrer ce sbire maintenant. Une bonne piqûre de rappel avant de lancer le plan qu'il s'était fixé.

"- Il manque justement certain de vos rapports aux dossiers. Dit sèchement le généticien en désignant celui qu'il tenait. Faite mieux votre travail. Qu'est-ce qu'il vous faut ?"

Comme à son habitude, il aimait assoir son autorité pour s'assurer qu'on ne le dérangerait pas de trop. En rappelant à l'ordre Sota, il espérait que celui-ci déguerpisse au plus vite.

"- Des infos sur la personne, monsieur. Éclaircie le Sbire. Je souhaite analyser ce que nous avons pour réagir au mieux face à la situation de crise de l'autre côté.

- La porte ne fonctionnant pas cela ne vous mènera à rien. J'aurais plutôt besoin de vous pour rassembler certains membres du personnel dans deux jours.

- Vous prévoyez une réunion monsieur ?

- Avant que Friist n'arrive il faut mettre de l'ordre. Ne vous concentrez que sur ça, exécution."

Sota eut l'impression qu'on voulait mettre un terme rapidement à la conversation. Il pouvait comprendre que l'arrivée de Cobalt pressait tout le monde à remettre de l'ordre rapidement. Mais lui n'avait pas eut ce qu'il voulait, il voulait parler de Bastian :

"- Monsieur j'ai une question. Persista-t-il.

- Nous n'avons le temps que pour ce que nous pouvons régler. S'énerva Arthur. Ne m'obligez pas à le répéter.

- Bien monsieur, ma question se porte sur le second policier."

Arthur camoufla avec parcimonie le souffle glacé qui lui parcourrait l'échine et répondit le plus naturellement du monde :

"- Quelle est-elle ?

- Ce que nous devons faire de lui ?"Osa demander Sota.

Arthur savait que la question allait être soulevée, maintenant que Bastian avait dit ce que l'organisation voulait entendre. Il avait préparé sa réponse mais ne s'attendait pas à ce qu'elle soit abordée aussi rapidement :

"- Nous nous occuperons de lui après la réunion. D'ici là les travaux seront finis. Inutile d'ajouter tout de suite de la tension parmi les ouvriers, je veux qu'ils se concentrent sur ce pourquoi ils sont ici plutôt que de nourrir leur rancœur."

Cela sous-entendait, que si ces hommes apprenaient que la mafia retenait un homme prisonnier alors qu'il n'était plus utile, cela risquait de fomenter une nouvelle vague de protestation. Sota comprit aussi pour le coup que très peu de personnes connaissaient la nouvel du décès pour le moment. Mais il savait que ça ne serait que de courte duré. À cause de Nikki.
Voyant que le sbire restait là sans bougé alors qu'il avait apporter la réponse à sa question, Arthur s'exclama pour le chasser :

"- Rompez !"

Le jeune homme pinça légèrement ses lèvres, salua, et fit demi-tour. Il n'avait quand même pas pu aborder le sujet sur ce qu'il avait vu. Peut-être que tout allait bien finalement. Mais un soupçon persistait. Il se contenta alors de revenir à son bureau et de rédiger tristement son rapport. Sa frustration était grande. Tellement qu'au bout d'un certain temps cela l'arrêta dans son travail. Il ne pouvait pas se focaliser sur ce qu'on lui avait demandé. Il prit alorss la décision de jouer encore quelques instants les observateurs pour vérifier ce qu'il se passait.

Il revint à Mortimer qui se trouvait seul à présent dans la salle où il était précédemment avec Molly, Arthur et Bastian. Il semblait parler aux pokémons présents : le sien, le granbull et l'arakdo. Le granbull se contenta d'aller s'installer ailleurs dans la salle pour se reposer. L'arakdo, elle, grimpa agilement sur les épaules du médecin qui sorti et prit la direction du couloir. Le grand homme aux cheveux constamment ébouriffés marcha nonchalamment vers la salle de réfectoire. Du moins c'est ce que supposait Sota en le voyant faire. Mais au détour d'un croisement il prit le chemin opposé pour retrouver Arthur, qui avait quitté le bureau principal, un dossier sous le bras et qui s'adressait à quelques des sbires et membres de l'organisation ō. Il aurait donné cher pour pouvoir entendre ce qu'il se disait, mais il ne pouvait décemment pas se rendre sur place pour savoir. Il se contenta alors du visuel, tandis que la conversation commençait :

"- La relève n'est pas encore passé ? Gronda Arthur aux hommes de la mafia.

- Pas encore, monsieur. Répondit l'un d'eux, sans aucune honte. Cela fait depuis un moment que nous les attendons sans qu'ils ne se bougent les fesses.

- Ne restez pas là sans rien faire, je m'occupe d'eux. Dit-il alors en pointant les ouvriers. Tachez de me les ramener rapidement, je veux que tout tourne comme un cliticlic avant demain."

Le sbire hocha la tête pour confirmer l'ordre qu'il avait reçu et s'en alla avec les autres. Arthur se pencha vers un des hommes qui faisait couler le béton sur le sol.

"- Travaillez mieux que ça. S'écria-t-il sèchement. Il nous faut rétablir les défenses rapidement."

Debout, l'homme à la blouse blanche ne quittait pas des yeux l'homme à qui il venait de s'adresser. Celui-ci était le chef de chantier. Il leva lentement la tête vers lui, son gros sourcil levé, un air fatigué et quelque peu méprisant tandis que ses collègues poursuivaient mollement leur travail. Est-ce qu'il venait bien d'entendre ? Pourtant c'était bien Arthur qui venait de lui parler. Ce même Arthur qui était comme eux pris au piège dans cette base infernale et qui partageait la même oppression. Pourquoi se comportait-il comme ça ?
Il se redressa de toute ça hauteur et bien qu'il fit la même taille que le généticien, il était bien plus robuste et imposant. Il se rapprocha d'un pas, éliminant la distance entre eux deux de manière presque impersonnel. On eut dit qu'il voulait l'intimider.
Mais Arthur ne silla pas. Au plus grand étonnement de Mortimer qui se tenait derrière lui. Au contraire, il fit un signe des yeux quasi imperceptible qui indiquait qu'il n'était pas hostile contrairement à ce que ses actions indiquaient. Le chef des ouvriers fut alors intrigué et demanda :

"- Qu'est-ce que vous voulez exactement ?"

Arthur fut soulagé de voir qu'il réagissait de la manière qu'il espérait. Plantant son regard dans celui de son interlocuteur il s'expliqua :

"- Comblez rapidement ces trous qu'on essuie pas d'autres attaques aussi ravageuses que la précédente. Je compte sur vous pour le faire - correctement."

L'ouvrier restait tout aussi interrogateur. Tout ça pour ça ? Il avait pourtant eut l'impression que le scientifique voulait en venir ailleurs. Surtout à la manière dont il avait attaché le dernier mot. Mais il n'eut pas de réponse. Alors il s'apprêta à retourner au travail. Mais une main sur son épaule l'en empêcha. C'était Arthur qui allait finalement poursuivre. Mais cette fois-ci il s'adressait à lui de manière à ce que lui seul l'entende :

"- Ne négligez rien. Ou bien vous vous retrouverez rapidement comme le collègue de ce policier. Je compte sur vous. Que tout soit prêt. Dans deux jours."

Qu'est-ce que ça voulait dire ? Les mots qu'avait prononcé Arthur sonnaient comme une menace. Mais son regard, ses yeux bleu acier disaient autre chose. Ils étaient amicaux, attentifs. Comme si Arthur attendait une réponse. Celui-ci avait d'ailleurs été très intelligent à la manière dont il avait donné ces informations. Il avait transmis exactement ce qu'il fallait sur la situation pour que cela fasse sens, pour peu que le chef de chantiers ait un peu d'esprit.
Et celui-ci finit par comprendre. Car il fut traversé d'abord par la stupeur en comprenant que deux hommes s'étaient approchés trop près de la base et que l'un deux en était mort. Puis la surprise en sachant que celui qui restait était policier. Et l'espoir en devinant que c'était une chance.
L'homme hocha la tête et se détacha du généticien pour retourner normalement à son travail. C'est à ce moment précis que la relève arriva enfin pour de nouveau les surveiller. Arthur donna une tape amical sur le dos de l'ouvrier avant d'hocher la tête de contentement en voyant les sbires arriver, reprenant son air sérieux. Puis il suivit Mortimer et prirent tous les deux le chemin du réfectoire tandis qu'une grosse voix clama derrière eux.

"- Allez au boulot ! Il faut qu'on termine ça pour demain soir au plus tard !"

Certains, qui ne se seraient pas éloigné de la zone de travaux, auraient pu entendre un membre de l'organisation murmurer qu'Arthur était décidément très doué pour relancer la cadence chez ces simples civils.
Ce que Sota pu seulement noter au travers de ses caméras, ce fut qu'au départ des deux scientifiques, qui marchaient côte côté, l'arakdo était passée de l'épaule de l'un à celle de l'autre. Il fixait les silhouettes quitter cet écran pour réapparaitre sur un autre, songeur. Quand il fut interrompu :

"- Je viens chercher ton rapport. Dit Bari qui était rentré sans frapper. Des choses à dénoter dans la base ?"

Sota tourna la tête vers lui. Il marqua une pause. Puis il prit sont bloc note et le pointa vers son supérieur, oubliant totalement qu'il n'avait pas fini. Il suffisait qu'il tienne informé le chef de la sécurité de ce qu'il se passait. Celui-ci était plus à même de pouvoir trouver ce qui clochait et de prendre les choses en main. Peu importe s'il se passait vraiment quelque chose ou non. Sa réaction serait simple, rapide et efficace. Et toute menaces ou doutes seraient dissipés. C'est pourquoi, quand Bari saisi l'objet qu'on lui tendait, le sbire répondit fièrement :

"- Non. Tout va bien."


Résumé des personnages :

- Cobalt : Semble être le grand chef qui dirige le projet d'étude sur la Terre. Il est actuellement en route pour rentrer à Sinnoh.

- Giovanni : Chef de la mafia connue sous le nom de "ō", ce qui signifie "roi. Sur terre on a appelé son organisation la "team rocket".

- Nikki : Sbire combattant de l'organisation. Il a tué un des deux policers qui enquêtaient sur les traces de l'éclair blanc avec son ursaring.

- Sota : Sbire chargé de la surveillance interne de la base.

- Gomoru : Sbire spécialisé dans le hack et tout ce qui est informatique.

- Arthur : Un des trois scientifiques qui a transformé Lilly. Spécialisé dans le soin des pokémons et en génétique, il occupe temporairement le rôle de chef de la base et prévoit un plan pour s'en échapper avec ses amis.

- Mortimer : Un des trois scientifiques qui a transformé Lilly. Il est spécialisé en médecine classique.

- Molly : Une des trois scientifiques qui a transformé Lilly. Elle est infirmière.

- Bastian : Officier de police envoyé enquêter sur Sen dans la forêt, le pauvre c'est retrouvé agressé et gravement blessé par le groupe de Cobalt.

Petit Pokédex de survie :

Arakdo : Araigné d'eau.

Granbull : Gros molosse qui se tient sur ses pattes arrières du type fée.

Nanméouïe : Pokémon proche du leveinard que l'on peut associer à un lapin. Debout sur ses pattes arrière, rose et ventre beige, il possède deux sortes d'antennes qui lui permette de vérifier l'état des gens.

Arcanin : Grand chien de feu orange rayé noir, à la crinière et au ventre beige.

Elecsprint : Chien électrique bleu et jaune.