Je m'excuse d'avance pour les fautes. Je recherche un correcteur, donc si quelqu'un à la m'habiliter de bien vouloir, et bien pas de soucis.

Charlie finit par venir nous récupérer quand nous sortîmes du commissariat, nous posant des questions à son tour sur ce qui s'était passé cette nuit. Son côté chérif prenait le dessus. Je ne voulais pas lui parler du garçon que j'avais vu partir, je n'en avais pas non plus parlé aux policiers et Rosalie étant derrière moi à ce moment-là, ne l'avait probablement pas vu. Je n'avais vu qu'une couleur de cheveux pareils : L'ami de Jasper. J'allais donc devoir lui en touché deux mots, même si rien ne pressait. S'il était dans des histoires de meurtres, valait mieux pas que je ne m'en mêle pas à mon tour. Charlie nous déposa devant le campus, nous faisant un certificat pour nous laisser entrer, le couvre-feu étant passé. Nous donnâmes le papier, et on se retrouva rapidement dans notre chambre, le silence planait.

« Tu te souviens de quoi ? » Murmura-t-elle.

« Je ne sais plus trop. Juste du premier coup, le fait que j'hésitais entre partir et rester, et le deuxième coup qui a fait le choix pour moi, puis ce corps au sol, qu'était dans son sang... »

Repenser à ça, me fit grimacer de dégout. J'ai toujours détesté le sang, ça me faisait tourner de l'œil. Son gout de métal, l'odeur de métal. Faut vraiment pas que je fasse médecin, mes pauvres patients finiraient tous à la morgue, comme lui. Comme cet inconnu. Je soupirais de frustration, ne pas savoir son nom était plus qu'embêtant. Inconnu ou mort, était la seule chose qui le définissait. Et puis ce garçon, qui est parti en courant, qui était-il pour tuer quelqu'un sans scrupule ? Je n'allais certainement pas envoyer un texto à Jasper disant « Oui, sinon, comment va ton copain qui a tué un gars ce soir ? Passe-lui le bonsoir de ma part, je suis le témoin, demande lui de me tuer aussi, pour ne pas laisser de trace ta qu'à faire. » Et pourquoi ce serait forcément lui, après tout ? Un nombre incalculable de gens sont roux, voir brun. Je me faisais des films. Rosalie avait l'air en détresse, faudrait que demain, si j'y pense, je lui dise qu'on devrait voir un psychologue pour nous aider. Cette nuit-ci, je me réveille toutes les heures, les images de la soirée tournant en boucle dans ma tête. A croire que même mon subconscient veut me rendre malade.

POV EDWARD.

Et un cadavre de plus, que j'ai fait sous l'ordre de mon ami James. J'en étais peut-être à mon dixième meurtre, sans aucun doute. La chose qui me gênait le plus cette fois, c'était les deux témoins. J'avais déjà vu la fille avec les cheveux châtains dans l'après-midi, elle m'avait fixée. Peut-être me suivait-elle ? Elle n'avait peut-être même rien vu, et étais juste au mauvais endroit, au mauvais moment. Mais avant d'en parler à James et Jasper, fallait que je mette tout ça au clair avant. Ce qui ne serait pas simple, puisqu'ils comptent sur moi. Je n'ai tué aucune fille, jusque-là, mais je n'hésiterai pas si c'est pour sauver ma vie, ainsi que mon boulot. Je n'avais rien d'autre à faire de ma vie, ayant aucun diplôme, à cause du besoin d'argent. Je vais fouiller la ville, jusqu'à que je tombe sur elle pour être sûr, qu'elle ne mette rien en l'air de tous ce que j'ai pu construire.

POV BELLA.

Voilà deux semaines que le drame était passé, nous évitions de sortir le plus possible du campus, nous mangions à la cafétéria et on rentrait directement après dans nos chambres pour réviser nos cours. J'avais eu un simple message de Jasper, disant qu'il voulait tout de même de mes nouvelles de temps en temps. Je ne lui avais pas répondu, Charlie m'a clairement dit qu'il ne lui avait rien dit à cause de ce qui se passait entre nous, et donc que si je voulais lui dire c'était mon libre arbitre.

Rosalie prit sa douche avant moi, prenant bien son temps comme d'habitude, au bout de dix minutes, j'entrais dans la salle de bain, et comme à son habitude, elle se faisait belle. J'enlève mon pyjama sans aucune honte devant elle, et entra dans la douche. Je mis sûrement autant de temps qu'elle, à n'en pas douter mais tant pis, on ne payait pas l'eau ici. Ce soir, on était invité par Tyler, Mike ainsi qu'Angela à sortir au cinéma, ils n'étaient pas au courant de ce qui s'était passé la semaine dernière, et bien on n'avait pas osé leur dire non, après tout faut bien qu'on continu à vivre, non ? Même avec un tueur dans la nature.

La journée se passa comme toutes les autres, puis vint rapidement 19heures, l'heure fatidique. Nous sortîmes de notre chambre, j'avais opté pour une robe à fleur, qui était plutôt tendance ses derniers temps. On retrouva la bande devant le campus.

« Les filles, allées, presser le pas un peu ! » Tyler me fit sortir de ma torpeur. Ce garçon me plaisait plutôt bien, même s'il ressemblait à un drogué. J'ai toujours eu une attirance pour les mauvais garçons.

« Rose est en talon, je n'allais pas l'abandonner, tu sais ! » Je me pris un coup de coude par cette dernière dans les côtes. « Oh, si je peux même plus te charrier, ce n'est pas amusant. »

Le cinéma était à quelques mètres du campus. J'aurais pratiquement pu croire qu'ils avaient fait exprès de tout construire autour de l'université pour faciliter la vie des jeunes adultes.

« Alors, vous voulez voir quoi ? Je me fiche du film tant que je suis assis à côté de ma magnifique Bell's. » Ça venait de Mike, pourquoi ça ne m'étonnait pas ? Abrutis, tu es collant. Sur ses mots, il me prit par les épaules, je soupirais de frustration. Même si je le repoussais, il ne comprendrait pas.

« Je voulais être à côté d'elle moi aussi, Mike. »

« Tant pis pour toi Tyler, la place est déjà prise. Une prochaine fois, si tu veux. » Il lui fit un clin d'œil des plus explicites.

« Juste comme ça, je suis présente vous savez, dis-je dans un sarcasme plus qu'évident qu'ils prirent la peine d'ignorer. »

Un garçon avec la peau plutôt mate s'approcha de nous, un sourire sur les lèvres. Il tapa dans la main de Mike qui me lâche –enfin- et je m'éloigne de lui doucement pour pas qu'il ne s'en rende compte.

« Alors, comment ça va Mikie ? »

« Jake, je t'ai déjà dit de pas m'appeler comme ça. Es-tu vraiment idiot ? » Et c'est toi qui dit ça, Mikie ? Double abrutis.

« Je sais bien, je ne suis pas idiot. Je te laisse avec ses magnifiques demoiselles, j'ai des choses à régler. » Il caressa la hanche d'Angela en partant, ce qui me fit lever les yeux au ciel. Encore un qui ne doutait pas de son charme.

Après cette petite altercation, nous entrâmes dans le cinéma plutôt miteux. Je ne savais pas réellement ce qu'on allait voir, je réfléchissais plutôt au jeune mate qui venait de partir, il me disait quelque chose sans que je sachant réellement d'où. Pendant tous les films, j'étais entre Mike et Tyler, me tenant les mains de chaque côté. Je me détestais de ne pas avoir le courage de leur foutre une baffe à chacun pour ça, ils ne m'avaient pas demandé l'autorisation. En même temps, demander l'autorisation, ça ne se faisait plus, si ça se faisait un jour. Je finis par enlever les mains et je pris la direction de la sortit en murmurant un simple « Toilette », je ne pouvais plus attendre, l'envie était beaucoup trop pressante, lorsque je sortis de la salle, je me fis frapper contre le mur, une main sur mon cou. Ma respiration se fit d'un coup plus saccadée à cause de la peur qui envahissait maintenant tous mes sens. Je sentis un souffle dans mon cou puis après vers mon oreille.

« Alors comme ça, une jeune fille se promène toute seule sans escorte dans les couloirs d'un cinéma qui tombe en ruine. Je pense qu'on a des choses à se dire. » Cette voix était terrifiante, froide, même menaçante.

« Laissez-moi, je vous en prie. » Mes paupières se fermèrent pour arrêter les larmes qui commençaient à se former. Il renferma une nouvelle fois son emprise sur mon cou, m'empêchant de respirer, ma respiration se faisait haletante.

« Pourquoi ferais-je ce que tu me demande ? Je crois que tu es au courant de quelque chose, sur ce qu'il s'est passé, il y a quelques semaines de cela, n'est-ce pas ? »

« Je vois pas de quoi vous parlez, s'il vous plaît. » Me voilà entrain de mentir à un meurtrier, alors que je ne sais même pas mentir. En plus, je le supplie. La honte me submergea mais ce n'était rien à côté de la douleur physique que je ressentais. Je sentais mon cœur battre dans mes temps comme un tambour.

« Je ne compte pas me répéter, sinon, je peux t'assurer que je vais te torturer, jusqu'à que tu me supplie de te tuer, jusqu'à ton dernier souffle, tu souffriras, je te le garanti. Qu'as-tu vu ? »

Je n'avais pas vraiment le choix, puis, je pouvais toujours dire que j'ai juste vu un garçon partir de dos, il m'en tiendrait pas rigueur, hein ? En espérant.

« C'était toi, n'est-ce pas ? Je te jure que je ne le dirais rien à personne. Les policiers m'ont interrogés et je n'ai pas dit que j'avais vu quelqu'un, alors laisse-moi maintenant. Je t'en prie. » Je sentis sa mâchoire se contracté, signe qu'il était encore plus en colère.

« Effectivement. Mais je ne te fais pas confiance, je ne fais confiance à personne, alors peu importe tout ce que tu peux dire. Tu vas faire un petit tour dans l'entrepôt, où je stock les personnes comme toi. » Et sur ses mots, je sentis un énorme coup sur la tête qui fit un coup de pression, et je m'évanouis sur ses derniers mots, qu'il prononça.

Je me réveillais avec un mal de tête affreux, et mes membres étaient entrain de me faire souffrir, à chaque fois que j'essayais de bouger ma main ou encore mes jambes, mais ma cheville ou mes poignets me brulaient, sans que je ne puisse les bougers.