Note de l'auteure: Je m'excuse si j'ai passé vite sur la nouvelle situation de Blaine, c'est qu'il s'adapte super bien avec sa nouvelle famille et je n'ai pas besoin de mettre beaucoup de détails. Alors voila, les retombés de la mort de la mère de Kurt.

Note de la traductrice: Bonjour! Petit rappel que c'est une traduction de beautifulwhatsyourhurry. Allez la féliciter si vous pouvez, elle est sur tumblr sous ce pseudonyme!

Kurt avait oublié le trajet dans les bras de son père jusqu'à sa maison. Il avait oublié que son père lui avait enlevé ses chaussures. Il avait oublié qu'il s'était endormi dans le creux de ses bras.

Tout ce qu'il se rappelait, quand il se réveilla, c'était le vide en lui.

Il s'attendait toujours à voir apparaître sa mère dans le cadre de porte et leur apporter de la soupe, comme la fois que son père et lui furent très malade un automne.

- Je m'ennuie d'elle, dit Kurt doucement lorsque son père s'assit près de lui. Je m'ennuie tellement d'elle...

- Moi aussi, fiston.

- Qu'est-ce qu'on est supposé faire maintenant?, demanda Kurt.

- Il faut continuer notre vie.

Kurt n'était pas certain d'y être capable quand il se sentait comme si son cœur avait été détruit des milliers de fois.

Il s'allongea sur le dos.

Tout ce qu'il voulait, c'était dormir et espérer que ce n'était qu'un mauvais rêve.


Il avait fallu que le père de Kurt le quitta le jour suivant afin de faire des préparatifs funéraires. Blaine et sa nouvelle maman vinrent chez lui pendant qu'il était partit. Kurt était assis à la table de la cuisine, picorant son assiette d'œufs froids avec sa fourchette.

- Salut, Kurt, dit Blaine doucement en s'assissant près de lui à la table.

- Allô.

- Je- je suis vraiment désolé pour ta maman. Elle était toujours tellement gentille avec moi.

- Je me sens comme si j'allais être triste pour le reste de ma vie, dit Kurt à son ami.

Blaine mâchouilla ses petites lèvres entre ses dents.

- J'aimerais tellement ça pouvoir t'aider à te sentir mieux...

- Ça va aller, dit Kurt.

- Est-ce que tu veux que je te tienne la main?, demanda Blaine. Je me sentais toujours mieux quand tu prenais la mienne.

Kurt acquiesça et lâcha sa fourchette. Il n'avait même pas faim de toute façon. Blaine rapprocha sa chaise et glissa sa main dans celle de Kurt. Kurt soupira de soulagement presque immédiatement. La main de Blaine était son port d'attache de toutes les bonnes choses de la vie. Il était si heureux que Blaine n'avait pas disparu pour toujours.

Pas comme sa mère.

Et il n'était pas certain d'être capable de perdre deux personnes presque en même temps.


Les funérailles furent longues. Le pasteur parlait d'un tas de trucs que Kurt n'écoutait pas vraiment. Tout ce qu'il voyait c'était le cercueil. Le corps de sa mère était à l'intérieur.

Il n'avait jamais pensé à ça avant.

Ils allaient la mettre dans le sol.

Quand cela arrivera, il n'y aura plus rien. Il ne restera que les photographies et le parfum qui flottait toujours dans l'armoire de son sa garde-robe.

Il voulait pleurer. Mais il avait tellement pleuré dans les derniers trois ou quatre jours (il ne pouvait même pas s'en souvenir) qu'il croyait que ses réserves de larmes étaient épuisées.

Il aperçut Blaine et sa nouvelle famille autour de la fosse du cercueil. Les yeux de Blaine trouvèrent ceux de Kurt et aucun des deux ne se fit salut ou souri, parce que c'était des funérailles et ça ne semblait pas du tout approprié. Alors, ils ne firent que se fixer du regard, noisette plongeant dans le bleu, jusqu'à ce que le pasteur ait fini de parler et qu'ils commencèrent à descendre le cercueil dans le sol. Kurt ne voulait pas regarder, il ne voulait pas voir ça, mais il lui était impossible d'arrêter.

Jusqu'à ce que Blaine arriva et le serra fort dans ses bras. Il se sortit de l'étreinte juste un peu pour pencher sa petite tête frisée et frotter son nez sur celui de Kurt.

Kurt lui redonna un mince sourire et frotta lui aussi son nez.

- On va se voir bientôt, dit Blaine lorsqu'ils se séparèrent.

Kurt acquiesça et regarda Blaine et sa nouvelle famille s'éloigner. Lui et son père restèrent là un long moment, en silence.

- Tu ne sauras jamais comment elle t'aimais fort, Kurt, dit son père.

- Je l'aime encore. Vraiment beaucoup.

- Je sais. Je l'aime aussi.

- Papa?

-Oui?

- On peut- on peut retourner à la maison?

Son père tendit sa main et Kurt la serra, soulagé lorsqu'ils se tournèrent pour s'en aller. Il ne voulait pas rester là et les regarder enterrer la cercueil de sa mère. Il ne voulait pas rester là et voir la tombe. C'était la fin. Elle n'était plus là. Elle ne reviendrais jamais. Du haut de ses huit ans, Kurt se sens comme si en l'espace de trois ou quatre jours, il avait vécu des milliers d'années.


Les prochain mois furent difficiles, et ils semblaient s'étirer à n'en plus finir. Kurt se retrouvait souvent dans le lit de son père la nuit, parce qu'il se sentait si seul sans la présence de sa mère dans la maison.

Le seul qui semblait le traiter normalement, le seul qui ne le regardait pas sans trop de pitié ou de tristesse dans les yeux, était Blaine, évidemment. Blaine était toujours là, près a jouer à la dinette,à faire semblant ou à l'aider à faire des bracelets. Blaine faisait toujours rire Kurt, même quand il n'était pas certain qu'il y était supposé, quand sa mère n'était plus là et qu'elle reposait encore sous la tombe dans le cimetière.

Mais la main de Blaine lui apportait de la chaleur et de l'assurance et les yeux de Blaine était toujours aussi jolis et Kurt se sentait presque normal avec lui. Il ne se sentait pas comme le petit garçon de huit ans qui avait perdu sa mère. Juste Kurt.

Une nuit, ils organisèrent une soirée pyjama chez Blaine. Ils avaient eu deux soirées pyjama avant, maintenant que Blaine avait une gentille nouvelle famille, mais c'était la première fois que Kurt dormais à l'extérieur de sa maison depuis que sa mère était morte. Son père avait cru que c'était une bonne idée pour lui de faire quelque chose qu'il avait l'habitude de tant aimer.

Ils étaient installés dans le lit de Blaine parce que Blaine était vraiment petit et Kurt était vraiment mince, alors ils avait de la place même si ce n'était qu'un lit double. Ils étaient étendus côte à côte, la tête sur leur oreiller et leurs yeux fixés sur les étoiles brillantes dans le noir accrochées au plafond.

- Blaine?, demanda Kurt doucement.

- Oui?

- Est-ce que... est-ce que tu crois que c'est correct qu-que des amis... que des amis se disent qu'ils s'aiment?

Kurt s'inquiéta un peu quand Blaine demeura silencieux pendant un peu trop longtemps, alors il se retourna sur le côté afin de lui faire face. Blaine tourna sa tête et même s'il faisait noir dans la pièce, la lumière de la rue et de la lune qui traversait pas la fenêtre éclairait assez pour que Blaine puisse voir les yeux de son ami.

- Les filles à l'école se le disent tout le temps, remarqua Blaine. Et elles sont toutes des amies.

- Mais j'ai jamais entendu les garçons se le dire.

- Ouais, et bien, dit Blaine un peu narquois, c'est juste parce qu'ils sont une bande de méchants et qu'ils n'ont pas de super meilleurs amis comme toi et moi.

- Ouais, dit Kurt doucement, sa tête appuyée sur son petit bras et son autre main occupée à jouer avec le bord de la couverture recouvrant la poitrine de Blaine.

- Pourquoi tu voulais savoir?

Kurt haussa des épaules, baissant la tête afin d'observer le mouvement de sa main.

- Après... après que maman... J'ai commencé à réfléchir sur, enfin, comment je l'aimais et tout. Et après j'ai commencé à réfléchir à toutes les personnes que j'aimais et comment je serais elle me manqueraient si jamais il fallait qu'elles meurent. J'ai pensé à mon père et la plupart de ma famille et- et j'ai pensé à toi. Mais là je savais pas si j'avais le droit de dire que je t'aimais parce que tu fais pas parti de ma famille. Mais tu es vraiment mon meilleur ami et si tu n'étais plus là je m'ennuierai tellement. Alors... c'est ça.

Blaine couvrit les doigts nerveux de Kurt sur sa poitrine avec sa main. Les yeux de Kurt rencontrèrent les siens de nouveau. Kurt trouvait les yeux de Blaine jolis, même dans le noir.

- Je trouve ça correct que des amis se disent qu'ils s'aiment. Encore plus pour des meilleurs amis qui sont des amis depuis longtemps comme nous.

- Tu penses ça?

- Oui, sourit Blaine. Je le pense.

Et parce que Blaine semblait très sage aux yeux de Kurt, Kurt acquiesça et dit,

- Okay.

Le sourire narquois de Blaine s'agrandit dans le noir.

- Okay, tu m'aimes? Ou okay, tu m'aimes pas?

Kurt pencha sa tête un tout petit peu et tenta de cacher son sourire.

- Okay, je t'aime.

Quand Kurt remonta la tête, le sourire de Blaine était encore plus large; il était si large qu'il semblait pendre l'espace de tout son visage et Kurt était certain qu'il était en train de briller.

- Moi aussi je t'aime, Kurt.

Puis, Blaine leva sa tête et frotta leur nez ensemble de la façon dont ils le faisaient toujours et Kurt ressentait plus de joie que de peine. Il s'étendit de nouveau au côté de Blaine et trouva la main de son ami sous la couverture, la pressant doucement.

- Je suis content que tu sois encore avec moi, Blaine, murmura Kurt.

- Moi aussi je suis content d'être avec toi, confirma Blaine.

- Bonne nuit.

- Bonne nuit, répondit Blaine en baillant.

Ils s'endormirent rapidement, comme la plupart des enfant le font quand ils sont fatigués. Kurt dormait d'un sommeil profond depuis quelques heures lorsqu'il se réveilla subitement, comme il le faisait à sa maison dernièrement, et prit conscience de la pièce. Il réalisa qu'il n'était pas chez lui et il savait qu'il ne pouvait pas allez se glisser dans le lit de son père et dormir dans le creux de ses bras, alors il se retourna de son ami qui dormait, se mit en petite boule et commença à pleurer en faisant le moins de bruit possible.

- Kurt?, s'interrogea plein de sommeil Blaine après quelques minutes. Il se tourna pour voir Kurt sur le côté, son dos face à lui. Ses petites épaules étaient tremblotantes. Blaine s'approcha de lui et se pressa contre son ami, sa tête dans les cheveux de Kurt. Qu'est ce qu'il y a?

Kurt renifla et permit aux bras de Blaine de s'enrouler autour de sa taille, ses mains prenant place sur sa poitrine, juste au dessus de son cœur qui battait la chamade. Il serra les mains de Blaine très fort.

- Je-je m'ennuie tellement de maman, pleura Kurt doucement. Je m'ennuie d'elle à chaque jour.

- Je sais, rassura Blaine gentiment. Je suis tellement désolé.

- Quand il a fallu que tu quittes ta vrai maman, est ce que tu- tu t'es déjà sentis aussi triste?

Pendant une minute, Blaine resta silencieux. Il tint fort son ami pendant qu'il pleurait dans la nuit, dans son oreiller.

- Parfois, oui. Encore un peu aujourd'hui, admit Blaine. Mais dans ce temps là, je pense à toutes les mauvaises choses, et la façon qu'elle me regardait certains jours, et comment elle n'arrêtait jamais mon père de me faire mal... Et là je me souviens que maintenant c'est mieux. Alors je n'ai pas besoin d"être affreusement triste.

Kurt aurait aimé que ça soit aussi facile pour lui, mais ça mère ne faisait jamais rien de mal. Elle ne le frappait pas, elle ne l'affamait pas, rien de ce genre.

- Mais ma mère ne faisait pas de trucs comme ça, murmura Kurt, la respiration encore chevrotante à cause de ses pleurs. Alors j'ai aucune raison de ne pas m'ennuyer d'elle.

- Je sais, dit Blaine. Mais je suis pas mal certain que tu as le droit de t'ennuyer d'elle. Elle était ta maman et elle t'aimait beaucoup. Elle était vraiment une des plus belle et gentille maman que j'ai jamais vu.

- Ouais, confirma Kurt. se blottissant dans la chaleur et le réconfort de Blaine. Elle était la meilleure.

- Je suis désolé qu'elle soit partie, dit éventuellement Blaine. J'aimerais tellement te faire sentir mieux.

- Tu me fait sentir mieux à chaque jour, dit Kurt plein de sommeil, un voile de fatigue recouvrant ses yeux rendu rouges de larmes. Juste en étant mon ami.

Blaine donna un bisou d'Esquimau sur le cou de Kurt, puis ils se rendormirent.


Les mois vinrent et passèrent et Kurt et son père s'installèrent dans une nouvelle routine. Quand Kurt se réveillait, son père avait préparé un semblant de déjeuner. Son père se préparait pour le travail et Kurt se préparait pour l'école, mais il n'avait pas le temps d'aller déposer Kurt à l'école avant son travail, parce que le deux endroits étaient à des directions opposées. Alors, il marchait avec Kurt jusqu'à la maison de Blaine de l'autre côté de la rue et la pas-si-nouvelle maman de Blaine les reconduisait jusqu'à leur école ensemble. Lorsque l'école finissait, il allait à la maison avec Blaine et ils jouaient, faisaient leurs devoirs de mathématique ensemble ou travaillaient sur un projet jusqu'à ce que le père de Kurt venait le chercher et ils traversaient la rue ensemble. Ils soupaient toujours ensemble et Kurt lui racontait toujours sa journée.

Parfois ils parlaient de la maman de Kurt. Enfin, la plupart du temps ils n'en parlaient pas, parce que c'était encore trop douloureux pour les deux.

Mais tranquillement, très, très tranquillement, leur vie recommença à être presque normale. Rendu là, Kurt croyait que c'était correct de rire de nouveau.