Note de l'auteure: Il y a un saut dans leur âge! Pas trop grand, quand même.

Note de la traductrice: J'habite au Canada, alors le système d'éducation est différent de celui en Europe. Alors, pour éviter de vous mélanger: cinquième année=CM2. Et un gros merci à Faustine pour la révision!

À l'âge de dix ans, Kurt et Blaine subirent un petit coup dans leur amitié.

- Je croyais qu'on serait toujours différents ensemble, dit Kurt.

- On peut encore l'être, luit dit Blaine. C'est pas parce que j'aime jouer au football et en regarder à la télé que je ne suis plus ton meilleur ami.

- Le football c'est sale et dangereux, dit Kurt. J'aime pas ça que t'aime ça.

- T'es pas obligé d'aimer ça que j'aime ça. Mais ça veut pas dire qu'il faut tu sois méchant.

- Je suis pas méchant. C'est stupide.

- Ton père aime le football, lui rappela Blaine.

- Ouais, mais il est vieux et il a toujours aimé le football. Depuis, genre, toujours.

Blaine soupira et se leva pour sortir de la chambre de Kurt.

- Où est-ce que tu vas?, demanda à savoir Kurt. On était supposé regarder un film!

- Je veux pas regarder un film avec quelqu'un qui est méchant avec moi juste parce que j'aime quelque chose, s'indigna Blaine. C'est juste une petite chose et toi tu... hugh. Je vais chez moi.

- Blaine, part-

- Non. Tu peux pas dire que tu es mon meilleur ami et après me dire des choses comme ça. J'aime le football. C'est amusant et j'aime courir partout et c'est cool en regarder.

- C'est pas cool, déclara Kurt. C'est ennuyeux.

Blaine lui donna un de ces regards et se retourna.

- On va se voir lundi.

Il partit.

Kurt étouffa un cri et frappa ses poings sur l'oreiller placé sur ses genoux. Pourquoi Blaine ne se rendait pas compte que le football n'était qu'un autre sport stupide que tout les garçons de leur âge jouaient? C'était comme le soccer, le baseball et les autres trucs comme ça qui n'avaient jamais intéressé Blaine et lui avant. Enfin, pas avant que Blaine commença à regarder le football avec son père; juste là il disait à Kurt comment il voulait y jouer à la récréation avec des garçons s'ils lui permettaient.

Il ne comprenait pas pourquoi Blaine était comme ça.

Kurt se leva, propulsant l'oreiller sur le sol. Il sortit en trombe de sa chambre et alla vers la cuisine, puis ouvrit grande ouverte la porte du réfrigérateur. Il ne voulait rien en particulier, par contre, il était juste fâché et il ne savait pas quoi faire d'autre.

- Pourquoi Blaine est parti? Je croyais que vous alliez regarder un film, commenta son père de la table de la cuisine, un bol de céréales Lucky Charms devant lui.

- On s'est disputé, dit brièvement Kurt, laissant la porte du réfrigérateur se fermer. Alors il est parti.

- Vous deux?, demanda son père, n'en croyant pas ses oreilles. Pourquoi?

- C'est pas de tes affaires, s'exclama Kurt.

- Hey, dit son père avec autorité. Calme toi. Pas besoin d'être comme ça avec moi. Assis toi.

- Je veux p-

- Kurt. Assis toi.

Kurt poussa un long soupir et s'assis en face de son père à la table. Il était grand maintenant. Il n'avait pas besoin que son père fourre son nez dans ses problèmes et tout.

- Maintenant, pourquoi Blaine et toi vous vous êtes chicanés?

Kurt haussa des épaules et ne leva pas sa tête de la table. Il avait le sentiment d'être dans le pétrin.

- Des trucs stupides, marmonna-t-il.

- Si c'était stupide, tu ne serais pas aussi fâché. Et il ne serait pas parti. D'habitude, vous discutez de vos problèmes. Maintenant, sort le morceau.

Kurt s'accota sur sa chaise et soupira.

- C'est à cause du football.

Curieux, son père leva un sourcil et pris une autre bouchée de ses céréales.

- Et puis?

- Blaine aime ça. Et il n'aimait pas le football avant. Mais maintenant il en regarde à la télé avec son père et il veut en jouer à la récréation avec les autres et j'aime pas ça.

- Pourquoi t'aimes pas ça?, s'informa son père. Ou plutôt, pourquoi t'aimes pas ça qu'il aime le football?

- Parce que j'aime pas le football. Et on a toujours aimé les mêmes choses. Depuis vraiment plus longtemps que je m'en rappelle, dit Kurt tristement.

- Hum. Bien, est-ce qu'il y a des trucs que tu aimes que lui n'aime pas?

- Non, déclara Kurt.

- Tu es certain?, insista son père.

Kurt s'arrêta afin de vraiment penser à la question, parce qu'il ne trouvait rien au début. Ils aimaient encore le bricolage and ils aimaient les mêmes films et ils trouvaient toujours quelque chose à faire quand ils s'ennuyaient. Ils aimaient construire des forts et courir partout et chanter des chansons. Mais...

- Bien, j'aime plus les vêtements. Comme, j'aime m'habiller chic et et dessiner des vêtements que j'aimerais fabriquer. Et il aime regarder les magazines avec moi et tout, mais il n'est pas aussi excité que moi. Alors ça doit être une chose qu'on a de différent.

- Alors voila, dit son père. Tu aimes les vêtements et il aime le football.

- Mais comment ça?, voulait savoir Kurt. J'étais certain que vue qu'on était des meilleurs amis, on aimerait les mêmes trucs pour toujours.

- Ça arrive souvent quand on grandit, fiston. Tu commences à t'intéresser à des choses différentes et aussi des choses nouvelles que tu ne connaissais pas avant, même si ce n'est pas le cas pour ton meilleur ami, expliqua son père. C'est comme ça que ça fonctionne.

Kurt fronça les sourcils.

- Mais je veux pas ça. Je veux pas qu'on aime des choses différentes.

- Est-ce que tu es fâché contre Blaine parce qu'il n'aime pas les vêtements autant que toi?, demanda son père.

- Bien... non. C'est juste pas la chose qu'il aime le plus. Alors on parle d'autres choses à la place.

- Alors est-ce que tu crois que c'est correct que tu sois fâché contre Blaine juste parce qu'il aime quelque chose qui n'est pas ceque tu préfères?, conclua son père.

Kurt haussa des épaules et plaça ses coudes sur la table, déposant sa tête sur ses mains.

- Je pense pas.

- Parce que ça ne serait pas juste, non?

- Ouais, grogna Kurt. Je déteste quand les grands on raison.

Son père lui offrit un faible rire et et ingurgita le lait qui restait dans son bol de céréales.

- Je crois que tu t'en serais rendu compte à un moment ou l'autre. Mais j'aime pas voir vous deux vous disputer, c'est bizarre.

- J'aime pas ça me chicaner avec lui non plus, dit Kurt doucement. Kurt regarda son père.

- Est-ce que tu crois que... je devrais aller m'excuser?

Son père acquiesça.

- Je pense qu'il serait content.

Kurt gémit un peu et se leva.

- Je reviens sûrement dans un moment, dit-il à son père.

Il sortit par la porte d'entrée et regarda de chaque côté avant de traverser la rue. comme on lui avait enseigné, et se précipita vers la porte de Blaine. Il appuya sur la sonnette et la mère de Blaine répondit, lui disant qu'il avait monté dans sa chambre il y avait un moment. Il la remercia et monta les escaliers. Il cogna faiblement sur la porte de la chambre de Blaine.

- Ça me tente pas de te parler, maman, entendit Kurt à travers la porte.

Kurt l'ouvrit un peu et pointa sa tête à l'intérieur.

- C'est moi.

Blaine s'était appuyé contre la tête de son lit, un livre sur ses genoux. Lorsqu'il entendit la voix de Kurt, il tourna sa tête rapidement et ouvrit les yeux grand, surpris. Il lui fit un de ces regards et retourna à son livre.

- Peut-être que ça me tente pas de te parler non plus, dit Blaine d'un ton plat.

Kurt mordit ses lèvres, se demandant ce qu'il devait faire et comment il pouvait s'excuser avant d'entrer dans la chambre, fermant la porte derrière lui.

- Kurt, je suis vraiment fâché contre toi, l'avertit Blaine, ne quittant pas son livre des yeux.

- Je sais, dit Kurt, s'approchant afin de s'asseoir sur le coin du lit de Blaine. Tu as le droit d'être fâché, je comprend.

Blaine leva son visage vers Kurt.

- Quoi?

- Je suis venu ici pour dire que je m'excuse, dit Kurt, incapable de rejoindre les jolis yeux de Blaine. J'étais vraiment méchant et impoli avec toi et je... je savais pas.

- Tu savais pas quoi?, demanda Blaine.

- Je savais paspourquoij'étais si méchant. C'est parce que j'aime pas qu'on... commence à ne plus aimer toutes les mêmes choses. J'aime pas penser à... par exemple, toi qui joue au football et tout sans moi. Et j'ai peur que tu vas aimer plein d'autres trucs que moi j'aime pas. Et j'ai... peur que tu te fasses des nouveaux amis qui eux vont aimer les nouveaux trucs que tu aimes.

Blaine fut silencieux pour quelque temps, mais ses sourcils foncés restèrent haut dans son visage pendant qu'il observait Kurt.

- Je m'excuse d'avoir été méchant avec toi. Et je m'excuse d'avoir dis tout ça sur le football. C'était pas gentil et je crois pas que j'aimerais tellement ça si tu disais des choses méchantes sur les vêtements qui m'intéressent. Alors... ouais, je suis vraiment désolé.

Finalement, Kurt leva ses yeux vers Blaine, qui le fixait de ce regard curieux et captivé, et puis Blaine se tassa et tapota la place à côté de lui. Kurt s'approcha lentement et s'installa près de Blaine, qui entoura de son bras le dos de Kurt. Ils avaient tout les deux grandit, mais Blaine n'était pas encore aussi grand que Kurt et Kurt commençait à penser qu'il serait toujours un peu petit. Mais le bras de son meilleur ami était autour de lui et Kurt poussa un un soupir heureux lorsque Blaine accota sa tête sur son épaule, déposa son livre et pris sa main dans la sienne.

- Je vais jamais trouver des meilleurs amis que toi, dit éventuellement Blaine. C'est certain qu'on va se faire des tas d'autres amis pendant notre vie, mais tu va toujours être mon meilleur ami. Même si n'importe quoi arrive.

Kurt pencha sa tête sur le côté et acquiesça contre la tête toujours frisée de Blaine.

- Je l'espère.

Il restèrent silencieux pendant quelques minutes, appréciant la présence de l'autre parce qu'ils ne s'étaient jamais chicanés comme ça auparavant, et c'était bien de savoir que tout se réglait en fin de compte. Kurt étaient de toujours avoir son meilleur ami de toujours, même s'ils n'aimaient pas toutes les mêmes choses.

- Alors... ça te dérange pas si je joue au football avec les garçons lundi?, demanda Blaine d'un ton incertain.

- … Non, dit finalement Kurt. Tu es d'accord si je te regarde? Comme certaines filles font? je peut t'encourager et tout.

- Ça serait bien, dit Blaine avec le sourire. Et, aussi, si je joue beaucoup, tu pourra te faire un chandail et le décorer avec mon nom et tout. Parce que tu es bon pour décorer les trucs.

- Ouais, dit Kurt en riant un peu, je pourrai faire ça.


ll ne se disputèrent jamais plus sur ce qu'ils aimaient. Ils réalisèrent simplement que c'était ça un peu grandir.

Et on grandit tellement vite.

Cependant, ils demeurèrent Kurt et Blaine. Ils étaient encore meilleurs amis et ils s'aiment à la folie et ils organisaient encore des soirées pyjama.

Éventuellement, ils se rendirent compte que leur amitié était différente de l'amitié des autres garçons. Ils savaient que quand les autres garçons avaient des soirées pyjamas, tout le monde apportait leur sac de couchage et ils dormaient tous sur le sol. Kurt et Blaine, eux, rentraient encore parfaitement dans le même lit (Kurt étaient certain que c'était parce Blaine étaient vraiment minuscule). Kurt ne pensait pas que les autres garçons avaient des amis comme Blaine, des amis qui se câlinaient, des amis qui se serraient fort quand ils avaient des cauchemars. Parce que Kurt continuait d'avoir des cauchemars,enfin, depuis la mort de sa mère. Il n'en faisait pas à chaque nuit, mais les fois que ça arrivait, il détestait cela. Il supposait que s'il était ami avec les autres garçons, ils penseraient qu'il était stupide lorsqu'il se réveillait au beau milieux de la nuit, le visage strié de larmes. Ils ne prendraient pas le temps de l'écouter comme Blaine le faisait; ils ne l'écouteraient pas raconter comment parfois, il rêvait que sa mère mourrait encore et encore, ou que son père mourrait aussi et qu'il n'avait plus du tout de parents, ou que tout le monde autour de lui mourrait et qu'il était seul au monde.

Blaine, lui, le faisait. Blaine s'installait avec lui pendant la nuit et tendait l'oreille pendant que Kurt murmurait ses peurs. Blaine lui confiait que lui aussi, parfois, il avait des cauchemars. Dans ses cauchemars, son vrai père le trouvait et lui faisait du mal à nouveau, il rêvait que sa mère venait l'arracher de sa nouvelle gentille famille. Kurt l'écoutait, comme il écoutait Kurt. Parfois, ils pleuraient ensemble, ils pleuraient pour les gens qu'ils avaient perdu, ils pleuraient parce les gens les agaçaient encore à l'école, ils pleuraient par peur qu'un jour, peut être, ils allaitent se perdre.

Kurt commençait à croire que Blaine allait être son seul vrai ami dans l'univers.

Ils continuèrent de porter leur bracelet d'amitié, mais parfois les fils devenaient si minces qu'ils se cassaient. Kurt en fabriqua des nouveaux avec des sortes de fils en plastique que son père lui avait donné. Ils les portaient fièrement, sans se préoccuper du regard des autres.

Cependant, ils arrêtèrent de se tenir la main à l'école.

Quand ils étaient plus jeunes, cela semblait normal pour eux de se tenir la main, seulement parce qu'ils étaient meilleurs amis. Mais certaines personnes commencèrent à dire des choses affreuses et les traiter de noms terribles et Kurt ne comprenait pas pourquoiils faisaient ça. Les noms et le harcèlement commença à être trop pour les deux quand ils eurent 11 ans, et ils ne se tinrent plus la main à l'école. Parfois, ils marchaient côte à côte dans les couloirs et leur main effleurait celle de l'autre. Ces moments là, tout ce que Kurt voulait, c'était de prendre la main de Blaine de toutes façons parce qu'ils étaient des meilleursamis et pourquoi des meilleurs amis ne pourraient pas se tenir la main? Même quelques professeurs leurs lançaient des drôles de regards.

Kurt ne comprenait pas.

Mais ils s'adaptèrent.


Le jour de la Saint-Valentin, en cinquième année, Kurt était assis dans sa classe et bricolait un valentin, comme le professeur l'avait demandé. Lui et Blaine n'étaient pas dans le même groupe, mais la classe de Blaine était juste de l'autre côté du couloir et ils avaient le droit de donner des cartes aux gens des autres groupes, alors Kurt avait prévu de la déposer dans sa boite un peu plus tard.

- Hey Kurt, salua son professeur avec un sourire, s'accroupissant près de son bureau tandis qu'il dessinait sur sa carte. C'est pour qui ton valentin?

- Blaine, lui dit Kurt, découpant des petits coeurs dans un papier rouge. Il est dans la classe de l'autre côté du couloir.

Kurt ne s'aperçut pas du drôle de regard qu'il reçut de la professeur, mais quand il leva son visage, elle lui souriait.

- C'est très gentil, dit-elle. Mais il n'y a aucune fille que tu pourrais donner ton valentin?

Kurt haussa des épaules et continua son découpage de coeurs.

- Pas vraiment. C'est certain, je vais toutes leurs donner une carte, elles sont dans mon sac. Ils étaient obligés de donner à chaque élève du groupe une carte de base, pour éviter que qui que ce soit se sente à l'écart, mais ils pouvaient faire une carte spéciale pour leur personne préférée. Mais Blaine est celui que je veux donner celle là. Il est mon meilleur ami depuis des tas d'années.

- Je vois, dit son professeur avec le sourire. Ça a l'air très joli.

- Merci!

Mais quand fut le temps d'changer les cartes de Saint-Valentin, quand c'était la cohue dans les couloirs et dans les classes, Kurt n'eut pas le temps de déposer la sienne dans la boite de Blaine, car ils se rencontrèrent nez à nez, littéralement.

- Oh, salut!, dit Blaine avec un grand sourire. Je voulais justement, hum... voila, dit-il, tendant Kurt une carte décorée d'un montagnede scintillant. Ma carte spéciale est pour toi. Et je sais que tu aimes les choses qui brille et scintille, parce tu m'en pointe toujours dans les magazines et tout. Alors, voila.

Kurt pris la carte scintillante dans ses mains et sourit en regardant les dessins ridicules de Blaine.

Il la trouvait parfaite.

- Je te donne aussi ma carte spéciale, dit Kurt avec un peu de gène, donnant à Blaine la carte qu'il avait faite. Elle ne brillait pas, comme celle que Kurt avait recu, mais elle était très bien décorée à son avis.

- Wow, elle est vraiment belle, dit Blaine en regardant la carte avec admiration. Vraiment, vraiment belle. Tu es tellement bon pour faire ces choses là.

- Merci, dit Kurt, rougissant un tout petit, petit peu.

Blaine le regarda avec un énorme sourire dans le visage.

- Joyeuse Saint-Valentin!

Il enferma Kurt dans un câlin serré, renversant presque le plus grand garçon à terre, mais Kurt garda son équilibre et serra Blaine aussi fort.

- Joyeuse Saint-Valentin, murmura Kurt contre l'oreille de Blaine.

Blaine se desserra de Kurt quelque peu.

Il s'approcha et frotta son nez contre celui de Kurt afin de lui donner un bisou d'Esquimau, au beau milieu du couloir, parmi les autres élèves de cinquième année.

Quelqu'un les poussa contre le sol, mais il y avait tellement de gens autour d'eux qu'il ne pouvait pas savoir qui.

- Tapettes.

Le mot fendit l'air.

L'effet ne fut pas celui désiré, par contre, parce que plus de la moitié des enfants présents ne savaient même pas ce que cela signifiait, incluant Kurt et Blaine. Kurt ne fit que se lever et tendit sa main afin d'aider Blaine.

Heureusement, leurs cartes de Saint-Valentin ne furent pas endommagées dans la chute. C'était seulement les coins qui étaient légèrement pliés.

Ils s'observèrent pendant quelque temps parce qu'ils ne savaient vraiment pas ce qui venait de se produire; ils étaient juste conscient qu'ils se faisaient intimider de nouveau.


- Papa?, demanda Kurt lorsque lui et son père furent installés à la table pour manger.

- Oui?

- Je peux te demander ce qu'un mot veut dire?

- C'est certain.

- Je... je sais pas ci c'est un mauvais mot ou non, alors il faut pas que tu te fâches quand je vais le dire, okay?

Son père prit une pause, sa fourchette presque dans sa bouche.

- Okay.

- C'est quoi une tapette?

Le son de la fourchette qui tomba sur l'assiette résonna fortement et son père le fixait d'un regard si.. si étrange que Kurt était légèrement effrayé.

- Est-ce que... est-ce que quelqu'un t'a traité de tapette, Kurt?, demanda son père.

- Euh, oui. Blaine et moi on a été traité de tapettes. Mais ça veut dire quoi?

Son père hocha la tête lentement et pointa l'assiette de Kurt.

- Finit ton repas. On en parlera quand tu vas avoir terminé.