Note de l'auteure: Voila: Je passe rapidement sur la vie de Kurt. Je voulais pas éviter complètement son temps sans Blaine, mais je n'étais pas pour réécrire ce qu'on voit dans l'émission. Alors, c"est ça, j'espère que vous aimez!
Note de la traductrice: Je me suis un peu emmêlé dans les systèmes d'éducation, alors j'ai pris modèle sur celui canadien anglais, parce que c'est le plus facile que je connais. Au USA, il y a des termes comme "freshmen" qui ne se traduisent pas trop je crois. Alors, ça va de la 1iere à la 12ieme année, 8ieme à 12ième c'est le secondaire. J'espère que c'est clair! J'ai changé des termes dans les chapitres précédent... Vous allez voir! Désolée de l'attente, j'étais en Ontario pendant un mois.
Kurt avait le coeur en miettes.
Il ne s'était pas autant sentit mal depuis la mort de sa mère. Blaine n'était parti que depuis deux jours, et Kurt avait déjà l'impression que quelqu'un avait arraché son coeur de sa poitrine, puis l'avait écrasé plusieurs fois de suite.
Il savait que Blaine allait l'appeler dès qu'il en aurait la chance et il était impatient de recevoir son appel, parce que la voix de Blaine lui manquait terriblement.
Même lorsque Blaine fut pris en charge par la protection de la jeunesse, quand ils avaient huit ans, il n'avait pas été aussi triste. Parce que Kurt savait que Blaine n'allait pas revenir, et c'était dix fois pire que de ne rien savoir du tout.
Mercedes était là pour lui. Elle savait comment Blaine était important aux yeux de Kurt. Elle savait qu'ils étaient meilleurs amis.
Mais elle ignorait que Blaine l'avait embrassé.
Kurt ne l'avait dit à personne, pas même son père.
Il voulait garder le secret le plus longtemps possible, parce que les baisers qu'ils avaient échangé ce jour là étaient quelque chose de bien à eux. Seulement eux les possédaient, et ils ne seraient toujours qu'à eux, et Kurt les chérissait.
À la maison, il se sentait encore plus seul. Son père croyait qu'il était assez vieux pour restez sans lui à la maison pendant qu'il travaillait et Kurt détestait cela au plus haut point. Il ne faisait que rester dans sa chambre, assit sur son lit, tout seul. La première journée, il ne fit que pleurer. La journée suivante, il ne fit que fixer le mur de sa chambre et fit le mieux qu'il pouvait pour ne pas pleurer.
Il manquait chaque particule de Blaine.
Comment pouvait-il continuer de vivre comme ça? Comment pouvait-il juste rester là et prétendre que tout allait bien, quand tout allait mal? Vraiment... tout allait mal.
Le téléphone sonna.
Kurt sortit en vitesse de sa chambre et couru dans le couloir jusqu'au salon et décrocha le téléphone le plus vite qu'il pouvait.
- Allô?, répondit Kurt, le souffle court, plein d'espoir.
- Kurt! Salut!
- Salut, Blaine, murmura Kurt, un énorme sourire s'affichant sur son visage. Salut.
- Salut.
Kurt était certain d'entendre un sourire dans la voix de Blaine, aussi.
- Je m'excuse, j'ai pas pu t'appeler hier, on est arrivé très tard dans la nouvelle maison. J'étais vraiment fatigué, expliqua Blaine.
- Ça va, lui assura Kurt. Comment c'est au Maryland?
- Je me sens pas chez moi, avoua Blaine, doucement. La ville est belle et tout, mais... je m'ennuie de toi.
Le coeur de Kurt lui monta à la gorge.
- Je m'ennuie de toi, aussi.
Et comment pouvait-il vivre avec ça? ''Je m'ennuie de toi'' parvenait à peine à nommer le problème. Il s'ennuyait de chaque particule, de chaque parcelle de Blaine. Et là, il ne pouvait même pas voir Blaine en face et c'était impossible... il ne pouvait rien faire.
- J'aimerais tellement ça être avec toi, lui dit Blaine. Je sais pas - je sais pas quoi faire ici sans toi.
Kurt avait envie de pleurer à nouveau.
- C'est comme si une partie de moi s'était envolée, dit-il à Blaine. C'est... c'est vraiment difficile.
- Je sais, dit Blaine de l'autre côté du combiné. Mais on peut - on peut se parler au téléphone et on peut peut-être se voir cet été...
- Ouais, peut-être.
- Ça va être plus facile, c'est obligé.
Ça ne fut pas plus facile.
Janvier passa. Février passa. Mars passa. Ils essayèrent de s'appeler à chaque jour, mais parfois ils avaient trop de devoirs, et parfois Kurt manquait l'appel de Blaine parce qu'il était avec Mercerdes. Blaine manqua quelques appels de Kurt une fin de semaine, parce qu'il était allé, avec les nouveaux amis qu'il s'était fait, couché à la maison de l'un d'entre eux.
La distance pris de l'ampleur.
Kurt commença à trouver cela vraiment, vraiment nul, parce qu'il était jaloux. Il était jaloux de tout ces nouveaux amis que Blaine se faisait, parce que ce n'était pas lui. Il se demandait parfois s'ils se prenaient la main, s'ils se regardaient longuement yeux dans les yeux ou si Blaine en trouvait quelqu'un mignons. Il savait que ce n'était pas tout les garçons qui sont gays, oui, ils n'était pas stupide. Mais ça ne l'empêchait pas de se faire du soucis. L'affaire, c'est qu'ils n'étaient pas un couple. Lui et Blaine n'étaient pas un couple. Ils en avaient discuté et ça n'allait jamais fonctionner de cette façon. Ils étaient trop loin l'un de l'autre et aucun des deux n'avaient parlé à personne qu'ils étaient gays.
Tout était tant difficile.
Lorsque l'été arriva, ils ne purent pas se voir, parce que subitement, le père de Blaine fit beaucoup plus d'argent, alors Blaine et sa famille allèrent passer leur été en Angleterre.
Kurt resta pris en Ohio.
Lorsqu'il furent tout les deux des ados de treize ans, presque quatorze, et en huitième année, ils ne s'appelèrent qu'une fois par semaine. Ils s'envoyaient parfois des courriels, mais, quand même, ce n'était pas assez.
Kurt ne pouvait plus continuer comme ça.
La distance, le vide laissé par son meilleur ami (Mercedes était merveilleuse et ils se voyaient souvent, mais elle n'était pas Blaine), l'attente, la nostalgie, ça devenait trop pour lui.
Il essayait d'être un garçon de presque quatorze ans comme les autres, il essayait du mieux qu'il pouvait. Mais chaque jour, c'était comme si quelque chose ne tournait pas rond. Il allait au cinéma avec Mercedes, il allait magasiner avec elle, ils étaient excités quand ils lisaient le dernier exemplaire de Vogue ou de tout autres magazines de mode ils pouvaient mettre leur mains d'ados sur. Il faisait ses devoirs, il allait à l'école, il mangeait le soir avec son père, mais c'était impossible pour lui de ne pas penser à la part de lui qui n'était pas là.
Lorsque le temps des fête arriva, les courriels se firent de plus en plus rares et ils ne s'appelèrent presque plus.
Kurt se rendit compte que c'était finit pour de bon.
Kurt supprima son compte de courriels. Il s'en fit un nouveau. Il n'ajouta pas Blaine dans sa liste de contacts.
Ils avaient un nouveau numéro de téléphone parce que son père avait changé de fournisseur.
Il n'appela pas Blaine pour le lui donner.
Il n'allait plus jamais communiquer avec Blaine.
Pour lui, c'était le temps de passer à de nouvelles choses. Il lui fallait une toute nouvelle vie et attendre après Blaine, avoir de ses nouvelles qu'à chaque pleine lune, cela n'allait que le lui empêcher.
Oh seigneur.
Le secondaire était horrible.
Vraiment... Kurt ne s'attendait pas à cela. C'était l'enfer.
Kurt se rappelait se faire agacer au primaire. Il se rappelait quand Blaine et lui s'étaient fait traiter de tapettes en cinquième année. Il se rappelait des genoux égratignés et de son ego malmené. En septième et huitième année, il ne se faisait pas tellement agacer, au moins pas après que Blaine soit parti.
Mais là... c'était ridicule.
Sa voix haute était le sujet de plusieurs moqueries, il se faisait traiter de fille, les gens riaient de son style vestimentaire, il se faisait lancer dans les poubelles et il se fit pousser du haut des escaliers, tout ça durant les deux premières semaines de son secondaire. Un athlète populaire traita Mercedes de grosse vache en passant à coté d'elle, mais elle l'ignora. Elle débordait d'estime de soi, et Kurt l'enviait vraiment. Pourtant, Kurt n'avait pas honte de lui-même. Il était fier de son sens de la mode impeccable et il était fier de lui pour garder la tête haute malgré les noms durs et les moqueries.
Cela ne voulait pas dire qu'il ne se sentait pas haut comme trois pommes lorsqu'il revenait chez lui après l'école. Cela ne voulait pas dire qu'il ne se dirigeait pas directement dans sa chambre au sous-sol (son père l'avait installé pour lui à son entré au secondaire) et pleurait pour quelques minutes.
Au travers de tout cela, il avait quand même le temps de remarquer quelques garçons.
Finn Hudson, par exemple, celui qu'il trouvait avait de beaux cheveux.
Au final, après avoir grandit un peu, Finn avait aussi un beau sourire et des vraiment beaux bras.
Kurt s'enfonça profondément.
Le premier jour après la semaine de relâche, on le poussa immédiatement dans le premier casier.
Il retourna chez lui accompagné d'une colonne douloureuse et d'une ecchymose sur son épaule gauche.
Au début de sa deuxième année de secondaire, Kurt s'inscrivit dans le Glee club.
Il se rappelait du temps lorsque lui et Blaine chantaient des chansons de comédies musicales et de Disney, s'amusant dans sa cour avec une couronne sur la tête. Le chant était la seule chose provenant de son enfance avec Blaine qu'il se permettait de garder.
La seule chose, c'était que maintenant, il se faisait encore plus agacer. On riait de lui sans pitié et au moins deux fois par semaine, on lui lançait une slushie au visage. Il accueillait tout cela avec des remarques sarcastiques et un visage stoïque.
Oh, il fallait aussi noter qu'il ne pouvait toujours pas s'empêcher de fixer Finn Hudson comme s'il était une pièce de viande que Kurt voulait dévorer. Mais il ne pouvait s'en empêcher, il ne pouvait pas arrêter ses pensées et il ne pouvait pas empêcher ses yeux de s'aventurer le long de sa grande stature. Il ne pouvait pas stopper ses sentiments et ce n'était pas sa faute s'il n'était pas... pas normal comme tout le monde le voulait.
Mercedes développa le béguin pour lui.
Son béguin anéanti Kurt.
Il fallait qu'il lui dise. Il devrait lui dire. Elle était son meilleur amie, la seule à ses côtés depuis que Blaine était parti et - non.
Il refusait de penser à Blaine.
Kurt devait lui dire.
Il lui dit.
Ce n'était pas long que le reste du Glee club l'apprit, et ensuite l'école au complet l'apprit .
Il le dit à son père éventuellement, qui réagit bien mieux à ce quoi il s'attendait.
"Je le sais depuis que tu as trois ans."
Kurt était content d'avoir son père.
Mais après cela, tout fut trop rapide. Les noms, les bousculades, les plongeons dans les poubelles, les slushies, c'était comme une tornade et il se sentait comme s'il allait tout droit dans un tas de flammes. Il recevait des appels à la maison, et une fois son père répondit.
"Ton fils est une tapette."
Kurt mourra un peu de l'intérieur, mais il refusa de jouer la victime et il sortit des cendres comme un phénix.
Il n'allait laisser personne l'atteindre.
Finn était encore là. Il était lui aussi dans le Glee club. Oui, il avait eu une relation plutôt nulle avec Quinn, la capitaine des Cheerios qui tomba enceinte du bébé de Noah Puckerman, comme s'il n'y avait pas déjà assez de drames au secondaire.
Finn... semblait embellir semaine après semaine, dans l'opinion de Kurt. Il ne pouvait pas tellement s'empêcher de le regarder.
Une opportunité se présenta. Il présenta son père à la mère de Finn, et wow, ah, ça fonctionna mieux qu'il le croyait.
"... cette couverture de tapettes! Et cette lampe de tapettes!"
Finn tomba de son piédestal après ces mots.
Sa troisième année de secondaire le détruisit.
Il croyait avoir ses chances avec le nouveau garçon, Sam.
Vraiment, de la chance, il n'en avait pas. Pas besoin d'élaborer.
Maintenant, il revenait chez lui avec une colonne douloureuse et des ecchymoses qui n'étaient pas seulement situées sur ses épaules, parce qu'un certain homme de Neandertal plutôt robuste du nom de Karofsky ne s'arrêtait jamais. Ça l'empirait de jour en jour en jour,qu'avait-il fait pour avoir une telle vie? Pourquoi les gens étaient-ils si méchants? Pourquoi Karofsky ne le laissait pas tranquille et pourquoi M. Schuester ne le laissait pas faire le numéro avec les filles?
"... et fait toi utile... ou visite les Garglers..."
Vous pouvez tous allez en enfer, pensa Kurt.
Wow, Dalton avait son charme.
C'était... magnifique. Kurt était déjà en amour avec l'endroit.
- Désolé? Je m'excuse, je suis nouveau... Qu'est-ce qui se passe?, demanda-t-il.
Un garçon aux cheveux blond et au yeux bruns profonds ayant l'air sympathique se retourna. Il sourit.
- Les Warblers vont faire un numéro non formel dans la salle commune, expliqua le garçon. Allez, ça va commencer bientôt!
Kurt le suivi le long des élégants couloirs jusqu'à ce qu'ils arrivèrent dans une salle pleine d'autres élèves réunis autour d'un petit groupe. Il y avait des garçons assit sur des chaises, sur les sofas, il y en avait qui étaient debout, mais ils attendaient tous avec impatience le numéro des Warblers. Kurt pouvait voir environ quinze garçons réunit ensemble, en train de rire, avant qu'ils ne commencent à harmoniser. Le groupe se tourna afin de faire face à son audience, sauf pour le garçon au centre, plus petit et aux cheveux noirs.
Puis lui aussi se tourna.
Il avait un de ces sourires. Et de ces yeux. Et sa voix.
"You think I'm pretty, without any makeup on..."
Leur regard se croisa. Kurt faillit s'évanouir.
