Le jour se leva sur Lima. Les rayons du soleil passèrent à travers la fenêtre de la chambre d'un adolescent heureux. Cet adolescent s'appelle Kurt Hummel. La nuit précédente, Kurt a expérimenté une chose fantastique, une chose qui lui aurait été inaccessible il y a quelques semaines : faire l'amour. Dans ce contexte, on ne pourrait jamais dire *coucher ensemble* ou *baiser avec* parce que… c'était vraiment un échange physique entre deux personnes qui s'aiment.
Kurt fût le premier à ouvrir les yeux, ce matin-là, au son du réveil. Il remarqua que quelque chose le changeait de ses réveils habituels… Ce qu'il avait sous sa tête ne ressemblait en rien à un oreiller ; les oreillers ne montent pas et ne descendent pas lentement et il n'y a rien dans un oreiller qui reproduit le rythme d'un petit tambour… Il fallu quelques secondes à Kurt pour réaliser que sa tête était posée sur le torse de Blaine, l'oreille exactement contre son coeur. Le bras de Blaine entourait sa taille et le second effectuait de légères caresses sur son avant-bras, faisant frissonné le contre-ténor. Soudain, Kurt réalisa que Laine avait dormi chez lui, dans SA chambre, dans SON lit… sans que leurs familles respectives ne soient au courant.
-Oh mon Dieu ! Comment on va faire ?! pensa Kurt en se redressa d'un coup. Ma famille pensait que Blaine partirait après le dîner… et comment e vais leur dire pour… ce qui s'est passé ?! Et les parents de Blaine…
Le fils de médecin commença doucement à ouvrir les yeux et à se réveiller tranquillement.
-Kurt ? Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ? demanda Blaine, pas encore tout à fait réveillé.
-Blaine, on n'est pas dans ta chambre, on est dans la mienne, lui répondit Kurt. Tu as passé la nuit ici.
Il n'en fallu pas davantage pour que Blaine se réveille d'un seul coup comme s'il avait bu trois douzaine de café triple expresso.
-On s'est endormi après… débuta le fils de médecin.
-Après avoir fait l'amour, termina Kurt, exactement ! Comment on va faire pour te faire sortir d'ici, maintenant ? Et tu imagines si mon père était venu voir si je dormais et s'il t'avait vu dans mon lit, entièrement nu ?! Je préfère ne pas imaginer sa réaction…
-Mon ange, ne t'inquiète pas. Je vais sortir en doucement par la fenêtre…
-Mais, enfin, tu es fou ! On est à l'étage, tu vas te casser une jambe !
-Non, ne t'en fais pas, On fera une corde avec tes couvertures, on la fera tomber par la fenêtre et je vais m'en servir pour descendre. Tu sais, comme dans les films ?
Kurt hésita un instant, puis n'ayant pas d'autre solution, il décida de sur le plan de son petit-ami. Pendant que Kurt noua ses draps pour faire une corde, Blaine se rhabilla avec ses vêtements de la veille. Soudain, les garçons entendirent la voix de Burt venir des escaliers :
-Kurt, tu es réveillé ?
-Oui, oui papa ! lui répondit Kurt, paniqué.
-Dépêche-toi de descendre, mon fils, le petit-déjeuner est près ! Pour une fois que Carole ne travaille pas en semaine…
-J'arrive !
Kurt laissa au soin de son petit-ami de finir la corde pendant qu'il comment à se préparer. Pour une fois, il fera l'impasse sur la douche matinale.
Blaine jeta la corde par la fenêtre et, avant de l'emprunter pour descendre, réclama un baiser à Kurt. Lorsque le fils de médecin eut finalement disparu de sa chambre, Kurt fit remonter la corde, termina de se préparer et descendit prendre son petit-déjeuner avec son père un peu pressé, sa belle-mère souriante et son demi-frère dans un état de zombie.
Lorsque Carole demanda à Kurt comment c'était passer sa soirée avec Blaine, Kurt rougit.
-Je ne peux pas parler de ça maintenant, pensa-t'il. D'un autre côté, plus je repousse le discussion, plus ça deviendra difficile d'en parler, surtout avec mon père. Même si je lAime beaucoup, même s'il fait énormément d'efforts, il n'est pas encore tout à fait au point sur certaines choses… et j'en ai e assez l'année dernière quand on a eu LA discussion. Non, je vais leur en parler ce soir.
Carole, qui remarqua en premier le malaise de Kurt lui demanda :
-Chéri, tout va bien ?
-Oui, oui, excusez-moi… ça c'est bien passé. Je-j'aime vraiment Blaine, il est trop adorable.
-Il te respecte, demanda Burt ?
-Oui, papa, beaucoup…
-Tant mieux ! Je ne supporterais jamais qu'un de ton petit-ami soit odieux envers toi.
-Jamais Blaine ne pourrait me faire ça, affirma Kurt.
Après son petit-déjeuner, Kurt se leva et alla chercher son sac, mais au moment où il se dirigea vers l'escalier, Carole lui demanda :
-Kurt, tu boite…
-Je me suis un peu tordue la cheville dans ma chambre, tout à l'heure, inventa Kurt.
-Tu veux que je jette un oeil ?
-Non, no, merci, je vais bien.
