Le jour se leva sur Lima. Les rayons du soleil passèrent à travers la fenêtre d,une chambre ; une chambre où deux adolescents dormaient, enlacés et amoureux. Un de ces adolescent s'appelle Blaine Anderson. La nuit précédente, Blaine avait rêvé à un truc incroyable, un truc qu'il n'aurait jamais osé imaginer : faire l'amour avec Kurt Hummel. Dans ce contexte, on ne pourrait jamais dire *coucher ensemble* ou *baiser avec* parce que… c'était vraiment un échange physique entre deux personnes qui s'aiment.
Après un aussi beau rêve, Blaine ne voulait pas se réveiller pour se rendre compte qu'il avait passé la nuit seul, dans sa chambre froide, dans sa grande maison vide. Surtout qu'il sentait toujours l'agréable odeur de fraise et de vanille de l'homme qu'il aimait caresser ses narines, la chaleur et la douceur de son corps contre sa peau nue…
-C'est vraiment incroyable… pensa-t'il dans son sommeil. J'ai souvent réveillé à mon trésor, la nuit… mais cette fois, j'ai vraiment l'impression quel est là, avec moi. J'ai l'impression de le sentir, près de moi, de toucher sa peau et de le faire frissonner sous mes doigts. On dirait même qu'il bouge…
Soudain le corps chaud contre Blaine se redressa et quitta leur bulle de bonheur. Le fils de médecin commença doucement à ouvrir les yeux et à se réveiller tranquillement pour réaliser que tout ça n'était pas un rêve où une illusion, mais que Kurt était bien avec lui.
-Kurt ? Qu'est-ce que tu fais dans ma chambre ? demanda Blaine, pas encore tout à fait réveillé.
-Blaine, on n'est pas dans ta chambre, on est dans la mienne, lui répondit Kurt. Tu as passé la nuit ici.
Il n'en fallu pas davantage pour que Blaine se réveille d'un seul coup comme s'il avait bu trois douzaine de café triple expresso.
-Ça n'avait rien à voir avec un rêve, pensa Blaine. On a vraiment…
-On s'est endormi après… débuta le fils de médecin.
-Après avoir fait l'amour, termina Kurt, exactement ! Comment on va faire pour te faire sortir d'ici, maintenant ? Et tu imagines si mon père était venu voir si je dormais et s'il t'avait vu dans mon lit, entièrement nu ?! Je préfère ne pas imaginer sa réaction…
Malgré l'air paniqué de son petit-ami, Blaine ne put s'empêcher de sourire ; il avait fait l'amour pour la première fois de sa vie…
-Crétin ! lui cria sa petite-voix intérieure. Tu ne vois pas que ton cher et tendre flippe, là ?! Il faut que tu trouve un moyen de sortir d'ici et vous avez école ce matin, je te rappelle !
Blaine, agacé par sa petite voix, réfléchi un bref instant avant qu'une solution lui vienne en tête :
-Mon ange, ne t'inquiète pas. Je vais sortir en doucement par la fenêtre…
-Mais, enfin, tu es fou ! s'exclama Kurt On est à l'étage, tu vas te casser une jambe !
-Non, ne t'en fais pas, On fera une corde avec tes couvertures, on la fera tomber par la fenêtre et je vais m'en servir pour descendre. Tu sais, comme dans les films ?
Pendant que Kurt noua ses draps pour faire une corde, Blaine se rhabilla avec ses vêtements de la veille. Soudain, les garçons entendirent la voix de Burt venir des escaliers :
-Kurt, tu es réveillé ?
-Oui, oui papa ! lui répondit Kurt, paniqué.
-Dépêche-toi de descendre, mon fils, le petit-déjeuner est près ! Pour une fois que Carole ne travaille pas en semaine…
-J'arrive !
Blaine tressait au son de la voix de son beau-père. Kurt avait raison : sans être méchant, il pouvait avoir des réactions violentes dans certaines situations, notamment en apprenant que son fils unique a fait l'amour avec son petit-ami en son absence sans l'avertir. Blaine prit donc le relais avec la corde pour que Kurt puisse s'habiller, se coiffer, etc.
-Je ne comprendrai jamais pourquoi il a besoin d'autant d'étapes dans sa routine de toilette. Il est magnifique au naturel, pensa Blaine en nouant deux draps.
Blaine jeta la corde par la fenêtre et, avant de l'emprunter pour descendre, réclama un baiser à Kurt. Lorsque le fils de médecin eut finalement disparu de la chambre de son petit-ami, il couru vers sa voiture dans laquelle il monta et roula jusque chez lui. Il avait besoin de prendre son devoir d'anglais qu'il devait remettre ce matin-là, au premier cours. À sa grande surprise, lorsqu'il entra, ses deux parents étaient toujours présents à la maison.
-Maman ? Papa ? s'étonna le fils de médecin.
-Merde ! Ils sont là ?! s'étonna même la petite voix intérieure de Blaine. Tu ne peux pas leur dire maintenant ce qui s'est passé. Attends de voir ce qu'ils vont te dire…
-Désolée, chéri, je n'ai pas le temps de te parler, je suis vraiment en retard, lui expliqua sa mère en quatrième vitesse avant de lui donner un bisou sur la joue et de partir.
-Bonne journée, fiston, lui adressa fondement son père avant d'en faire de même.
Blaine resta seul, debout dans l'entrée de la maison, comme un imbécile.
-*Bonne journée fiston* rumina Blaine. J'avais raison : ils n se sont même pas inquiéter pour moi. Pas un seul *Où étais-tu, hier soir ?* ou *Tu n'as pas le droit de nous faire des peurs pareil !*. Enfin, un truc que des parents normaux diraient après que leur fils est passé la nuit dehors sans les prévenir… Pourquoi mes parents sont devenus comme ça ? Deux gens d'affaires qui ne savent rien faire d'autre que travailler. Pourquoi ils nous on eu, Cooper et moi, s'ils ne prévoyaient pas s'occuper de nous ? Sûrement pour bien paraître devant leurs collègues ou les gens de leur milieu… C'est vrai que ça paraît toujours bien d'avoir des enfants et de s'en occuper en plus de savoir gérer un poste de pouvoir. Gérer, ouais…
Blaine poussa un léger soupir de déception et alla chercher dans sa chambre pour chercher ses affaires, se changer et prendre son petit-déjeuner, toujours seul dans sa grande maison vide.
