Tout tournait dans la tête de Blaine. Des spirales jaunes, vertes, bleues se dessinaient devant lui alors que les bourdonnements revenaient. Soudain, il sentit son corps quitter le sol, monter dans les airs et atterrir sur une sorte de matelas. Il avait de plus en plus de mal à respirer. Derrière les bourdonnement, le fils de médecin entendit des sirènes retentirent et quelques voix résonné. Le liquide rouge et épais avait recommencé à couler dans ses cheveux et sur son front. Les paroles de son père recommencèrent à rouler en boucle dans ses oreilles :
-Comment, toi, mon fils, ose-tu déshonorer la famille à ce point ?! Comment, toi, mon fils, ose-tu déshonorer la famille à ce point ?! Comment, toi, mon fils, ose-tu déshonorer la famille à ce point ?!…
Blaine ouvrit les yeux quelques minutes plus tard, la tête et le corps lourd, allongé dans un lit d'hôpital, un bandage lui barrant la tête. Sa respiration avait repris un rythme normal. Le fils de médecin sentait son corps glacé de la tête aux pieds… jusqu'à ce qu'une main délicate vienne prendre la sienne.
-Blaine… Choupinou, c'est maman, murmura une voix de femme près de Blaine.
Le fils de médecin tourna la tête et reconnu Pamela, sa mère. Elle portait son uniforme d'esthéticienne et avait encore des traces de larmes sur les joues. Elle avait dû quitter son travail après avoir été prévenu par l'école.
-Maman ? murmura Blaine, la voix rauque et faible.
-Oui, choupinou, c'est moi. Je suis venue dès que j'ai su… Oh, mon chéri, comment te sens-tu ?
-Comme quelqu'un qui vient de sortir du coma…
Un silence s'installa dans la pièce. Il n'y avait pas grand chose à dire. Blaine pensa surtout à Kurt. Kurt, son ange, son trésor. Il devait être mort d'inquiétude. Il n'a pas dû comprendre ce qui s'était passé. Blaine ne pouvait pas le blâmer pour ce qui arrivait. Il n'aurait jamais pu savoir…
-À quoi penses-tu, Choupinou ? demanda Pamela en caressant les cheveux décoiffés de son fils après une ou deux minutes de silence.
-À Kurt, répondit simplement Blaine.
-Et… qui est Kurt ?
-Mon petit-ami.
Pamela devint alors toute rouge et s'écarta de son enfant.
-Je sais ce que tu penses, lui dit Blaine, mais je l'aime, Maman, je l'aime. Peut-être que pour toit, c'est étrange, mais on peut aimer quelqu'un du même sexe que nous de la même façon que les autres aiment les gens de sexe opposé. Ça ne fait pas de nous des fous ou des détraqués, essaya d'expliquer le fils de médecin.
-Je sais, mon chéri, je sais. Je ne pense pas que tu sois un détraqué, lui répondit sa mère. Je suis tellement désolée si tu as cru que je ne t'aimais pas assez ou que je portais pas assez attention à toi. Je, je ne m'attendais pas à c-ce que tu nous a annoncé et je ne te garantie pas que je changerai en un jour, mais tu restes mon fils, mon bébé et je suis prête à t'accepter comme tu es et à… te laisser faire tes propres autant dans le domaine professionnel que privé.
Une petite larme, petite et discrète, coula sur la joue de Blaine lorsqu'il murmura à sa mère :
-Merci.
