Dès que Pamela le quitta, Kurt monta au volant de sa voiture et démarra après avoir appelé son père et Finn pour les prévenir qu'il arrivera plus tard, à la maison, ce soir-là. Disons, qu'il avait quelques petites choses importantes à faire e dire à une certaine personne…

-Cette femme est un miracle. Elle ne le sait pas, mais elle est un miracle, une envoyée du destin presque, pensa Kurt. Finalement, elle est très gentille. Je suis étonné que Blaine ne me l'ai pas présenté avant. En fait, c'est vrai q'il ne m'a jamais parlé en profondeur de sa famille comme je lui parlais de la mienne… mais si son père est vraiment comment sa mère l'a décrit, je comprend qu'il ai pu se réserver davantage sur ce terrain. J'espère qu'il est toujours conscient…

Une larme, unique et salée tomba de l'oeil droit de Kurt qui l'essuya immédiatement.

Lorsque Kurt arriva à l'hôpital, Pamela l'attendait déjà devant la porte d'entrée et l'emmena vers la chambre de son fils. Elle le laissa simplement devant la porte d'entrée en lui murmurant, un peu mal à l'aise :

-Je vais vous laisser seul-à-seul. Je crois que vous en avez besoin, tout les deux.

Lentement, Kurt s'approcha du lit de son petit-ami. Blaine était endormi, sûrement à cause des médicaments. Le contre-ténor s'assit sur le bord du lit et caressa du bout des doigts le visage pâle de son petit-ami. Presque toute la couleur hâlée de la peau de Blaine avait disparu. Le coeur de Kurt se déchirait lentement dans sa poitrine. Il avait si mal ! Pourquoi fallait-il que la vie soit si injuste envers lui ? La vision était désolante… Lentement, Kurt se pencha et embrassa avec douceur les lèvres de Blaine. Blaine, son Blaine qu'il aimait tellement. Il aurait tellement voulu dire quelque chose, mais il ne savait pas quoi. Pour une fois, Kurt Hummel manquait de mots.

Lorsque Blaine ouvrit les yeux, un peu plus tard, Kurt attrapa sa main et serra ses doigts entre les siens.

-Kurt, murmura Blaine à moitié endormi, mais souriant.

-Blaine, mon chéri, lui répondit Kurt les larmes aux yeux.

-Je le savais. Je savais que tu viendrais me chercher.

-Te chercher ? Blaine, de quoi est-ce que tu parles ?

-Je savais que tu viendrais me chercher pour m'emmener au paradis avec toi, mon bel ange.

À ces mots, Blaine guida doucement la main de Kurt vers ses lèvres et l'embrassa. Kurt, lui, souriait et pleurait en même temps. Il l'aimait. Il était touché et euphorique à la fois. Il fallait qu'il déballe tout ce qu'il avait sur le coeur depuis le début de la journée. Alors, il prit une inspiration et dit :

-Mon amour, j'étais tellement inquiet pour toi. Déjà, en arrivant à l'école, j'étais inquiet de ne pas te voir et de ne pas voir de signe de vie. Tu ne répondais pas à mes messages, ni à mes appels et quand je t'ai v t'évanouir, j'ai voulu courir vers toi, mais j'étais paralysé par le peur et, s'il te plaît, ne 'en veut pas pour ça. J'ai passé une journée d'enfer à me demander si j'allais, un jour, te revoir vivant. À un moment, j'ai cru que tu allais te réveiller amnésique et que tu allais m'oublier et je te jure que si je n'avais pas eu autant d'examens aujourd'hui, j'aurais volontiers sécher les cours pour passer ma journée avec toi et j'aurais pu te soutenir. Si tu savais comme je m'en veux de ma réaction nulle après l'accident de ce matin. Je ne pouvais concevoir que ça t'arrive à toi. Je ne comprenais rien. Tout ce que je comprenais, c'était que je n'étais pas là avec toi. Je, je, jamais je ne pourrai me pardonner d'avoir été nul à ce point avec toi parce que je t'aime. Je t'aime vraiment plus que tout, plus que toi, tu ne pourras jamais m'aimer. J'ai tellement peur que tu te mette à éprouver du ressentiment envers moi qui nous conduirait à une horrible rupture comme dans…

Kurt continuait de parler à une vitesse tellement rapide qu'il était, à peine, possible de le comprendre. Il avait l'impression que jamais aucune de ses excuses ou des ses explications ne seraient suffisante pour se faire pardonner de sa non-compréhension. Soudain, il sentit la main de Blaine venir attraper sa main libre qui gesticulait dans tous les sens.

-Hé, arrête, lui dit-il doucement, souriant au rouge qui couvrait les joues de porcelaine de Kurt. Mon ange, tu n'as rien à te reprocher. C'est moi qui aurait dû t'expliquer que ma situation familiale était compliquée et que je n'avais pas fait mon coming-out à mes parents parce que je craignais leur réaction. Je, j'avais tellement peur que ton anxiété revienne que… j'ai voulu te ménager, mais j'ai fait l'inverse. Je voulais juste que ton état de bonheur pur reste encore un peu sur les traits de ton visage.

Kurt se tût instantanément et ses yeux redevinrent humides. Il n'arrivait pas à croire que son tendre amour puisse encore commencé par s'occuper de lui et le rassurer avant de penser à lui.

-Comment tu peux encore penser à moi, à mon bien-être, dans cet état ? demanda-t'il, visiblement très ému.

-C'est simple : je t'aime. Quand on aime vraiment quelqu'un, on pense à cette personne avant de penser à soi-même, lui répondit Blaine en plaçant les mains de son petit-ami contre son coeur pour qu'il puisse en sentir les battements.

Un court silence s'installa dans la chambre ; un silence durant lequel, Blaine garda ses yeux vissés à ceux de Kurt : caramel face à l'océan. Kurt reprit la parole en déclarant :

-Je te comprend mieux, maintenant. Je comprends mieux comment tu t'ai senti, il n'y a pas si longtemps, quand s'était moi, sur un lit d'hôpital, à peine sorti du coma parce qu'on m'avait frappé. À bien n'y penser, je crois que je préférais être le blessé.

-Pourquoi ? lui demanda le fils de médecin.

-Parce que je déteste de voir comme ça. J'aurais préféré que tu sois celui qui ailles bien, Blaine.

-Moi, c'est l'inverse. Je préfère mille fois mieux être dans ce lit et pouvoir admirer ton beau visage au joues roses plutôt qu'avoir peur de te voir mourir devant mes yeux.

-Quand j'ai eu le choix, j'ai décidé de redescendre pour toi, pour te déclarer mon amour et vivre heureux avec toi, pas pour que tu meurs dans mes bras.

De nouvelles larmes menacèrent de s'échapper des yeux du contre-ténor.

-Oh non, mon coeur ! Ne recommence pas à pleurer ! le supplia Blaine. Sinon, à force, je vais pleurer aussi. Je vais bien et je chanterai avec toi à la compétition.

-Je sais ce qu'on va chanter, affirma Kurt, d'un coup.

-Quoi donc ?

Lentement, Kurt se pencha pour chuchoter la réponse à l'oreille de Blaine. Il ne savait pas d'où lui venait cette envie, mais il n'allait pas la réprimer. Il sentit Blaine approuvé choix d'un léger mouvement de tête. Pour une fois, Kurt laissa aller son coeur et enfoui son visage dans le cou de Blaine. Il avait terriblement besoin de sentir sa chaleur pour le sentir et se sentir vivant. Il posa d'abord un baiser dans le creux du cou de son petit-ami, puis un deuxième sur sa mâchoire, un troisième sur sa joue et un dernier sur ses lèvres. Déjà qu'une dizaine de minutes sans Blaine lui semblait longue, une journée lui était insupportable. Les lèvres de Blaine avait toujours un goût de menthe. Intérieurement, Kurt se promit de ne plus jamais laisser Blaine seul face à sa famille. Après quelques secondes, il rompit le baiser et murmura contre les lèvres de son petit-ami :

-Chéri, je t'aime.

-Moi aussi, je t'aime, mon ange, lui répondit Blaine.

Doucement, la tête de Kurt s'éloigna de celle de Blaine et se posa sur le torse du fils de médecin, l'oreille contre son coeur.

-Je l'entend. Non seulement je le sens, mais je l'entend. Le coeur de Blaine bat toujours, alors le mien aussi.