PASSÉ, TERRE

1979

Superstition - Stevie Wonder

Roxanne - The Police

Us and Them - Pink Floyd

Don't Stop 'Til You Get Enough - Michael Jackson

Je m'approchai du rayon crudité et regardai ma liste de course. Je grimaçai et cherchai un peu plus scrupuleusement l'emplacement des concombres. Ma mère m'avait demandé de sortir pour que je ne reste pas toute seule dans ma chambre. Elle aurait pu me dire « Allez, viens là me parler un peu », mais elle préférait rayé cette option de ses choix depuis que mon comportement était devenu ingérable.

Quand elle était entrée dans ma chambre, elle avait tout de suite vu que ça n'allait pas :

« Tu n'es pas sortie, ça va ?

-Hm... Il est 2 heure de l'après-midi !

-Ecoute, tu vas nous préparer le dîner, ton père va rentrer un peu tard. Donc tu as tout le temps de nous préparer un petit truc ! ».

Ma mère avait peur de moi, ou du moins de la force qui m'habitait. Celle qui me ruinait toutes mes journées, qui me brulaient les os avant de me donner envie de me blottir dans un coin de ma chambre en m'arrachant les cheveux. Elle ne savait pas quoi faire, elle étudiait les étoiles et à en juger le reflet de mon visage dans les vitres du supermarché, j'étais loin de rayonner. Mes médicaments m'assommaient : pas étonnant que mes yeux avaient l'air d'êtres complètement gonflés. Les pilules que je prenais faisaient leur effet une fois sur deux, je devais donc me relever sans l'aide de personne.

Les concombres donc ! Mouais... Ca c'est pas super facile à trouver... Je soupirai et décidai de remplacer le légume par une courgette, ça se ressemble de toute façon ! Je la plaçai dans le cadis et jetai un coup d'oeil au morceau de papier que j'avais dans ma main.

Je commençai à fredonner My Sharona, que j'avais entendu en entrant dans le magasin. Le caissier n'était pas là, d'ailleurs. Il avait l'habitude de me sourire et de me demander comment j'allais, avant de continuer à balancer sa tête d'un côté à un autre sur le rythme de n'importe quel hit qui passait à la radio. Je m'arrêtai et fronçai les sourcils. Je commençai tout juste à comprendre que personne, à part moi, se trouvait dans ce supermarché. Pour ne pas trop faire de bruit, je pressai le pas et au lieu de crier pour savoir si j'étais la seule, je faisais le tour des rayons à la recherche de n'importe qui.

C'est entre le rayon des surgelés et et les ustensiles de cuisine que je trouvai un inconnu, de dos. Je soupirai et me tournai en rigolant : j'étais vraiment trop sur mes gardes, je devais me calmer. Je décidai de retourner à mes légumes, avant de me faire appeler par l'homme au milieu de la viande surgelée.

« Eh, la nègre ! »

Je fermai les yeux et inspirai assez d'air pour gonfler mes poumons au maximum. Je ne fis pas attention à sa remarque et continuai de marcher.

« Eh ! Je te parle ! Je sais qui tu es ! Tu es Pluton ! »

Mon cœur s'arrêta de battre pendant plusieurs secondes, comment savait-il mon prénom ? Je me retournai et vis qu'il s'approchait de moi, un pistolet à la main. Non, pas ça ! Je me mis à courir et finis même par lâcher mon cadis, tant pis pour le concombre, j'étais à deux doigts de mourir.

J'avais l'habitude de courir, après des gens que j'aimais et que j'avais perdu à cause de mon comportement bipolaire, courir pour fuir les conséquences de mes actes. Pourtant, la course n'avait jamais été mon fort. Et là, j'allais plutôt vite, j'étais même loin derrière lui.

Je tournai la tête pour essayer de savoir si j'avais semé l'homme armé et m'arrêtai en remarquant qu'il n'était plus là. Je plaçai ma main sur un mur et l'autre sur ma hanche droite et essayai de reprendre mon souffle. C'est en relevant la tête que j'aperçu le corps du caissier, gisant sur le sol et dans une marre de son propre sang. Je sursautai et mis mon poing dans ma bouche pour m'empêcher de crier et de faire trop de bruit.

Je reculai de quelques pas et sentis la pointe d'un pistolet contre mon crane. Je n'osais pas me tourner, mes mains se levèrent par automatisme : j'avais l'habitude de me faire arrêter et pointer par un flingue, c'était comme inévitable dans la routine de notre famille, mais là, c'était différent. Ce n'était pas un policier qui demandait à mon père de sortir de sa voiture pour sa couleur de peau, c'était un malade qui avait déjà tué le pauvre homme en face de moi.

C'est alors que l'homme se mit à crier avant de tomber par terre. Je fermai les yeux, comprenant que nous n'étions pas les seuls et plantai mes ongles dans mes paumes. Mon souffle était bruyant, il n'arrivait pas à se faire petit, il ne pouvait pas se calmer.

« Ca va ?

J'ouvris les yeux et tournai doucement la tête vers la voix chaleureuse qui venait de s'adresser à moi. C'était un jeune homme, un adolescent, plus vieux que moi mais toujours pas adulte. Pourtant, il avait l'air d'être très âgé. Je fronçai les sourcils en baissant le regard et en apercevant une lame pleine de sang, qu'il tenait fermement dans sa main.

-Oh putain, me tue pas s'il te plait ! J'essayai de reculer.

-Je vais pas te tuer, t'inquiète ! Il faut juste qu'on se casse d'ici en vitesse !

-Qui ? Toi et moi ? Pas question, écoute je sais pas c'est quoi ton problème mais t'as pas l'impression de comprendre la situation : tu viens de tuer quelqu'un !

-C'est toi qui n'y connais rien à la situation, alors c'est toi qui devrait écouter ! Il s'approcha de moi et prit mon poignet.

-Mais t'es malade, lâche moi ! » Je protestai, avant de tomber par terre.

Du moins, c'est la sensation que j'éprouvai avant de me rendre compte que je n'étais plus du tout dans le même endroit. Je regardai mes mains, qui touchaient une herbe mouillée et compris que j'étais par terre. Je me levai d'un coup et essayai de récupérer mon équilibre. Ma tête tournait et me faisait mal, je distinguai juste une ombre entourée d'un décor de verdure. Je secouai ma tête et clignai plusieurs fois des yeux.

« Pluton Marcus, je m'appelle Cassiel et je suis un ange du seigneur.

-Attend, pause, quoi, deux secondes putain je suis même pas deb... je m'accrochai à son jean et essayai de me relever avant de vomir mon petit-déjeuner derrière lui.

-Je n'avais jamais expérimenté ce genre de rencontre, c'est assez nouveau... il grimaça et m'aida à me mettre sur pied et m'amena près d'un banc. Je compris que nous étions dans le parc du quartier. Il n'y avait personne, bizarrement.

Je crachai ma salive au goût acide sur le coté et me passai une main fatiguée sur la bouche. Je fixai l'horizon, le gazon propre et les arbres qui commençaient à se fleurir.

-TU ES UN QUOI ?! »

PRÉSENT, TERRE

2015

Bite - Troye Silvan

The Unknown - Imagine Dragons

The Run and Go - Twenty One Pilots

Castiel entra dans le bunker suivit par Crowley, qui avait ses mains dans ses poches. L'ange s'assit sur une des dernières marches de l'escalier qui menait à la grande salle de contrôle, après avoir descendu la majorité de ses derniers en titubant. Le Roi des Enfers quant à lui, passa devant lui et s'approcha de moi en plissant les yeux.

« Je te laisse Castiel, j'ai des choses à régler. Tu connais le boulot, c'est plus important que n'importe quoi !

-Même une force dévastatrice.. ? J'haussai un sourcils et le regardai tourner autour de la table où était dessinée une carte du monde.

-Tu vas pas t'y mettre toi aussi !

-De quoi tu parles ? La confusion du trop se lire sur mon visage, car Crowley se mit à rire de ma tête.

-Laisse tomber. Ecoute, je m'occupe des Enfers, vous vous chargez de la Terre et Castiel... Il se tourna vers mon meilleur ami avant de grimacer : je t'avoue qu'il est bon pour la poubelle.

-Crowley... je l'avertie avant qu'il ne fasse rouler ses yeux en soupirant bruyamment. Il s'approcha de Castiel puis commencer à monter les escaliers avant de s'arrêter, un peu plus en hauteur et près à cracher derrière le dos de Castiel, trop occupé à se masser le crâne.

-Tu n'as qu'à essayer la verte, ne sait-on jamais ! Peut-être qu'il sera recyclé et servira enfin à quelque chose ! ».

Je retins mes poings et essayai de me persuader que Crowley ne méritait pas le même sort que la viande rôtie que j'avais mangé la semaine dernière : non, je n'allais pas l'asperger d'eau bénite jusqu'à ce que sa peau se mette à brûler, même si j'en en avait très très envie.

Je m'approchai de Castiel et lui tendis ma main. Il la prit et se releva dans un souffle lourd et fatigué. Je posai son bras sur mes épaules et l'amenai dans le couloir qui menait aux chambres. J'ouvris la porte de ma chambre et laissai l'ange se poser sur mon lit.

« Pourquoi ici ? Il me demanda confus.

-Je vais surement pas te laisser seul dans une chambre.

-Et toi, où est-ce que tu vas dormir ? Il avait vraiment l'air concerné.

-Je ne vais pas dormir, on a du pain sur la planche. Toi, tu te reposes, Sam aussi.

-Sam ne va pas bien ?

-Il est à moitié conscient.

Castiel se releva comme s'il se préparait à guérir mon frère, je lui mis ma main sur son épaule, pour l'empêcher d'aller plus loin.

-Il est en vie, il va s'en remettre. Toi, pas sûr. il baissa la tête et s'assit à nouveau sur le bout de son lit, Cas', je t'en conjure, si tu veux m'aider, j'ai besoin que tu redeviennes toi même. Ca passe par ton repos, alors tu reste ici et tu m'attends.

-Tu vas où ? S'inquiéta mon meilleur ami.

-Voir Sam, bon sang ! Castiel merde, calme toi ! C'est bon, tout va bien ! »

Il hocha la tête et enleva son manteau plein de poussière. Je savais pourquoi il était comme ça, je savais pourquoi il n'insistait pas. J'avais été odieux avec lui, je l'avais ridiculisé en pointant sa lame angélique sur mon visage innocent, et maintenant, il avait peur. Je ne savais pas si c'était parce qu'il était devenu complètement fou après avoir libéré les Ténèbres ou juste moi, et mon agressivité que la marque de Cain avait réveillé en moi, mais nous n'étions plus comme avant.

Notre rapport était juste devenu... Bizarre...

Bon, c'est la merde...

Salut, c'est Tracteur Killeur, je sais: les noms comme ça j'les invente comme ça BAM BIM BOUM eheh, c'est vrai que ça peut être intimidant mais vous inquiétez pas, j'vais pas vous faire de mal, j'veux juste que vous lisiez cette fic et que vous l'appréciez parce que c'est important pour moi! J'ai mis six mois à écrire les dix premiers chapitres et là je suis en train de préparer le plan du chapitre dix-sept, eh ouais ça va être une fanfic assez longue.

Le truc, c'est que demain commence la saison 12 de Supernatural, mais je veux pas qu'il y ai de malentendu: cette histoire, c'est juste une réécriture de la saison 11 et que j'ai imaginé l'année dernier, avant que cette dernière ne commence. Donc si il y a des idées qui ressemblent aux éléments de la saison onze, c'est par pur coïncidence.

Aussi, à partie de la fin du chapitre 2, qui arrive demain, mes chapitres vont être plus longs, genre trois milles mots, puis de chapitre en chapitre, ça va très vite monter. Donc là, je vais poster le chapitre deux, partie deux, demain et puis on se retrouvera mercredi de la semaine prochaine pour le chapitre trois, et toutes les semaine, je vous offrirai un nouveau chapitre! Hésitez pas à me dire ce qui ne va pas, c'est super important pour moi de savoir ce que vous en pensez, donc allez-y!

À DEMAIN POUR LA PARTIE DEUX DU CHAPITRE DEUX!