Voilà le chapitre trois ! Il est plus long que les autres, quoi qu'à peu près égal en contenu. J'espère qu'il vous plaira tout autant.

Merci par ailleurs à LadyWyvern et Raven pour leurs reviews, c'est toujours encourageant de lire vos avis ! Puisque je ne peux pas vous répondre par MP, je vous réponds ici !

LadyWyvern : Je suis ravie que tu aies apprécié ce chapitre ! Je craignais que ce petit twist entre Chat Noir et Ladybug dérange mais finalement c'était une bonne idée, j'espère que la suite et l'évolution de leur relation t'intéresseras tout autant ! D'ailleurs tu attendais une rencontre entre Marinette et Adrien... La suite du chapitre est pour toi. ;)

Raven : Merci beaucoup ! J'adore les scènes d'action, c'est un pur bonheur à écrire. Si tu as pu t'imaginer tout le combat dans ta tête, alors c'est encore mieux ! En tout cas j'espère que cette suite ne te décevra pas.


Chapitre 3

Et ainsi nous nous retrouvons

À peine l'infirmière eut-elle fermé la porte que Marinette tomba à la renverse sur son lit dans un gémissement presque désespéré.

« Marinette ! Qu'est-ce qu'il y a ? » S'exclama Tikki en sortant du sac.

« Regarde ! Répondit-elle en pointant le journal du doigt. Quelqu'un m'a prise en photo ! »

Tikki, intriguée, se dirigea prestement en direction du point indiqué par Marinette, tout en bas du lit. Elle disparut un instant du cadre de vision de la jeune fille. Marinette se pencha vers elle, la suivait du regard, tracassée, pour ne pas dire extrêmement inquiète.

« Comment est-ce que j'ai pu me faire prendre en photo s'en m'en rendre compte ? » se blama Marinette, les mains agrippées avec tension sur le bord du lit.

Tikki, après avoir examiné la photo, s'assit sur les cuisses de la jeune fille.

« De toute façon, Ladybug aurait bien fini par être prise en photo un jour ou l'autre, relativisa la Kwami. Paris à besoin de mettre un nom sur ses sauveurs, et puis ce n'est pas grand chose tant qu'ils ne font pas le lien avec ta véritable identité. »

Marinette, dubitative, hocha la tête.

Ses yeux glissèrent quelques instant à travers la vitre qui constituait une séparation entre son dôme protecteur stérile et la liberté. Elle se revoyait courir librement, les cheveux volant au gré du vent. Alors que ce petit encadré transparent était réduit par quelques feuillages qui brouillaient la vue, elle parvenait encore à voir défiler le paysage romantique et énergique de Paris sous ses pieds. Aussi, entre deux immeubles, la silhouette du Chat Noir se dessinait sous ses yeux telle une ombre chinoise, si bien qu'en les fermant elle parviendrait encore à définir ses formes... Il lui semblait presque que tout cela n'était que pure invention, que pure création de son pauvre esprit embrumé par la maladie. Quoi que ce ne fut pas le cas.

Ladybug, c'était bel et bien elle.

« Au fait Tikki, reprit Marinette soudainement, Chat Noir a évoqué un pouvoir spécial quand on survolait les immeubles. »

Tikki secoua ses petites mains.

« Oh, s'exclama-elle, j'avais oublié de t'en parler ! Excuse-moi, l'euphorie m'a rendue tête en l'air. »

Marinette étouffa un léger rire.

« Le pouvoir spécial de Ladybug, reprit Tikki, c'est le lucky charm.

- Le lucky charm ?

- C'est ça, c'est un pouvoir très utile. Lorsque tu l'utilises, il te permet d'invoquer un objet très utile qui t'aidera à vaincre ton adversaire. »

La jeune fille semblait un peu perdue.

« Mais je fais comment pour l'invoquer ? »

Tikki désigna la hanche de Marinette.

« Le yoyo que tu as utilisé contre l'akuma, tu n'as qu'à le lancé, et utiliser ton pouvoir pour invoquer le lucky charm.

- C'est pas très clair tout ça. » remarqua Marinette.

Tikki manqua de rire à son tour.

« Tu comprendras comment l'utiliser lors de ta prochaine sortie. Le lucky charm te viendra naturellement.

- Si tu le dis, je te fais confiance ! »

L'une et l'autre se fixèrent un moment, muettes.

« Tikki, je - » commença Marinette.

Elle fut coupée aussitôt par une voix portante qui trancha ses oreilles. Tikki disparut, et dans un claquement pareil au réveil d'un moteur d'avion, la porte de la chambre s'ouvrit férocement et termina sa course effrénée contre le mur. Sur le seuil se tenait Alya, droite, les bras secoués par une excitation que Marinette ne lui connaissait que trop bien.

« Marinette, alerte rouge ! »

Alya traversa la chambre en trois pas, et euphorique, elle fondit sur son amie pour la secouer comme un cocotier. Ouah, quelle force ! Marinette eut dans un rire nerveux.

« Ouaaah – Qu'est-ce qu'il y a ?

- Alerte rouge, Adrien arrive !

- A-Adrien ? »

Marinette manqua d'avaler sa salive de travers.

Pause.

Comment ça « Adrien arrive » ? C'était pas dans le scénario, ça ! Elle s'agrippa à son tour son amie par les bras, désabusée, et tenta de déceler toute trace de mauvaise blague dans ses yeux.

« M-mais, bégaya-elle, comment c'est possible ?

- L'école à organisé une journée de sensibilisation au sein d'un hôpital. J'ai suggéré qu'on vienne ici, et le directeur n'y a vu aucune objection ! Adrien va donc venir ici pour s'occuper des enfants malades... »

Elle lui fit un clin d'œil entendu, excitée.

«... Mais aussi des demoiselles en détresses. »

Marinette posa sa tête entre ses genoux dans un gémissement plaintif. « Mais il va s'enfuir en courant s'il me voit dans cet état ! Mes cheveux sont ternes, j'ai des cernes... »

Docilement, Alya lui tapota le dessus de la tête. Marinette, surprise, releva légèrement sa tête, et aperçu le regard empli de sympathie que lui adressait son amie. Non, plus encore, elle vit dans ses yeux toute une détermination.

Alya ne faisait aucune remarque sur son visage maladivement pâle quelque soit la situation. Elle ne regardait jamais ses cernes larges comme des demi-lunes. Elle ne détaillait pas son crâne parfois dégarnit. Pas plus qu'elle ne frémissait au contact de sa peau froide et si peu charnue. Alya la regardait comme une amie. En effet, sans que Marinette ne sache pourquoi, Alya trouvait malgré tout quelque beauté étrange chez son amie.

C'était pour ces raisons qu'elle mettait tant d'ardeur à encourager les amours de Marinette.

C'était aussi pour cela qu'une fois encore, elle allait prendre soin d'elle. Pour la rendre aussi belle qu'elle la voyait.

« On se remonte les manches, on a encore une heure devant nous ! »


Lorsque le grand groupe scolaire mis les pieds à l'intérieur de l'hôpital, la désagréable voix de Chloé vint retentir aux oreilles des autres élèves, ricochant avec force sur les murs immaculés de l'entrée.

« Je ne voix pas pourquoi je devrais utiliser de mon temps pour aider des gens ! M'aider moi même, se plaignait-elle, est déjà bien assez ! »

Un soupire général de la part de toute la classe ponctua sa phrase. Bien sûr, elle n'y accorda aucune importance. Bien décidée à au moins profiter un peu de son bien aimé pendant cette petite escapade, elle slaloma entre ses camarades malgré l'ordre de la professeur de rester en ligne deux par deux, non sans manquer d'en bousculer un ou deux au passage, et une fois arrivée à hauteur de l'élu de son cœur, elle s'accrocha à lui dans une position suggestive, pendue à son cou comme si sa vie en dépendait.

« Adrien chériiii ! On se met ensemble ? »

Le dénommé Adrien, alors dans une conversation animée, se coupa au beau milieu de sa phrase et se tourna vers elle en tentant de caché son agacement par un sourire gêné.

« Désolée Chloé, répondit-il, j'ai déjà prévu de me mettre avec Nino. »

La blondinette prit un air offusqué, mais avant même qu'elle n'eut le temps de répliquer quoi que ce soit, son précieux Adrien s'était déjà éloigné avec son ami Nino, reprenant leur discussion comme si de rien n'était.

« Moi j'arrive à comprendre pourquoi tout le monde est aussi excité. C'est quand même énorme, tu ne trouves pas ?

- Énorme, répondit Adrien le plus bas possible, c'est un bien grand mot.

Tu fais ton difficile, s'amusa Nino. »

« Mesdemoiselles, messieurs, les coupa leur professeure, un peu d'attention ! Je vais vous répartir par deux dans différents secteurs où vous assisterez aux soins des patients. Je ne répéterais pas si vous manquez votre tour. »

Tous les élèves se turent.

Chacun fut placé, comme annoncé donc, dans un secteur de l'hôpital, allant des urgences au service d'orthopédie. Quand ce fut au tour d'Adrien et Nino, la professeur leur adressa une petite moue.

« Désolée les garçons, j'ai du vous séparer.

- Comment ça !? S'exclama Nino. »

Elle secoua sa tête.

« Puisque Alya est un membre bénévole habituel de l'établissement, elle n'a pas nécessité d'être placée. Elle va passer la journée dans le secteur dans lequel elle a l'habitude de travailler. Adrien va l'assister, et toi Nino, tu vas aller avec Ivan.

- Super, marmonna le garçon à lunettes... »

Il se tourna vers Adrien, qui haussa les épaules, résigné.

« Vois le bon coté des choses, le rassura le blond, tu aurais pu être avec quelqu'un de bien moins... Sympathique.

- Genre, marmonna-il, toi tu vas passer la journée avec Alya, et moi avec Ivan, super...

- Jaloux ? »

Nino sursauta comme si Adrien avait lu dans ses pensées. Il croisa ses bras d'un air indigné et tourna la tête.

« Je ne vois pas de quoi tu parles. »

Adrien rit et n'insista pas.

« Je te laisse, reprit-il, on se retrouve à la fin de la journée ! »

Sur ce, il adressa un signe de la main amical à Nino, puis se dirigea vers la professeur. Elle lui confia un document où toutes les informations dont les élèves avaient besoin étaient inscrites. Sur la sienne il était indiqué en gras : « Adrien Agreste - département pédiatrique, secteur des maladies orphelines ». Il fronça un sourcil. Etait-ce bien prudent de laisser un élève entrer dans un secteur où les patients, des enfants donc, sont si fragiles ?

Le document entre les mains, il se dirigea vers les ascenseurs, s'assurant qu'il ferait de son mieux pour ne pas entraver les soins des médecins. Et puis, ce n'était pas comme s'il allait se retrouver seul. Alya serait là, elle aussi. C'était d'ailleurs elle qui avait insisté pour suggérer les groupes à former, il s'en souvenait. Il ne s'était cependant pas attendu à ce qu'elle demande à faire équipe avec lui. Elle devait très probablement avoir une bonne raison de l'avoir choisi lui plutôt qu'un autre.

Sur ce, il entra dans l'ascenseur.

Lorsque qu'il arriva à destination, les portes s'ouvrirent dans un grondement métallique désagréable. Celles-ci donnaient sur un petit sas silencieux. Il n'y avait rien, ni personnes, et tout aussitôt descendu de l'ascenseur, deux larges portes battantes se dressèrent devant Adrien. Seules deux petites fenêtres aux vitres quadrillées décoraient la pièce, face à lui, sur les portes. Elle semblaient être obstruées de l'autre coté du sas par ce que le jeune homme pensait être des feuilles de papier. Adrien s'avança lentement, en cherchant à faire le moins de bruit possible. Il remarqua après coup qu'une feuille était collée sur les deux portes, juste sous les fenêtres. Doucement, il s'en approcha, et en posant sa main dessus, il lit.

« Secteur stérilisé. Défense d'entrer à tout individu étranger au service non stérilisé par un membre du personnel. Veuillez sonner avant d'entrer. »

Si le papier était austère, sans dessin, sans petite photo, les inscriptions l'étaient tout autant. Adrien recula et chercha autour de lui ce qui pouvait être un cloche, une sonnette ou tout autre chose qui lui permettrait de signaler sa présence.

Ce ne fut qu'au bout d'une interminable minute que l'une des deux larges porte bougea, alors qu'Adrien n'avait rien réussit à trouver jusqu'à présent qu'un petit socle placé à l'entrée de l'ascenseur et dont l'utilité lui échappait.

« Adrien, tu es là ? »

Celui-ci se retourna, surpris.

« Je suis là ! »

Le visage d'Alya s'esquissa au milieu de la porte entrouverte. Elle lui adressa un sourire malicieux et lui fit signe de la suivre.

« Qu'est-ce que tu fiches planté ici, se demanda-elle ? Viens, on t'attend ! »

Adrien désigna du regard la feuille collé à la porte. « Il est marqué qu'on ne peut pas entrer sans avoir été stérilisé.

- Stérili... Oh ! »

Elle ouvrit un peu plus la porte et glissa sa tête à l'intérieur du sas, cherchant quelque chose du regard.

« Mince, on a oublié de remettre du gel antibactérien ! Attend, lui dit-elle, il y en a juste ici. »

Adrien posa à nouveau son regard sur le petit socle. C'était donc là qu'était supposé être placé le gel antibactérien.

Alya apparut peu après, et Adrien pu se laver les mains avant d'enter. Enfin, il passa les grandes portes, et découvrit le couloir du secteur pédiatrique. Contrairement à ce qu'il avait pu voir jusqu'à présent, l'endroit était très agréable. Les mus étaient décorés de plusieurs couleurs, et entre quelques peintures d'enfants accrochés comme des tableaux de grands artistes, se trouvaient quelques grandes figures de dessins animés connus collés en stickers de toutes tailles. Adrien ne pu réprimer en sourire.

« C'est joli, pas vrai ? » commenta Alya, amusée par la mine réjouie d'Adrien.

« Très joli, en effet. » répondit-il.

« On vient de passer par le secteur chirurgical, fit-elle remarquer en agitant sa main, ce n'est plus très loin. On a plus qu'à traverser le secteur immunopathologique avant d'arriver enfin à celui des maladies orphelines. »

Adrien hocha la tête. Une petite question le taraudait cependant.

« Dis Alya, qu'est-ce qu'on va faire exactement là-bas ?

- Distraire les enfants ! Tu sais, continua elle, c'est pas facile tous les jours de vivre ici. La plupart sont encore petits, ils arrivent à s'amuser avec à peu près tout. Mais il arrive qu'ils aient le cafard, même leur parents n'arrivent plus à les faire sourire, et c'est alors à nous de les faire sortir de leur quotidien. Pour les plus grands, c'est plus compliqué. Ils en ont marre de vivre enfermé ici pour la plupart. Notre but n'est plus seulement de les occuper, mais de leur éviter de déprimer constamment. »

Elle lui lança un regard se voulant souriant, mais parvient à voir qu'il était en réalité ampli de mélancolie.

Il posa sa main sur son épaule.

« Avec toi à leurs coté, je suis sûr qu'il ne s'ennuient pas. Quand tu parles d'eux, on sent toute l'affection que tu leurs porte. »

Surprise, elle se reprit. Elle afficha un mine malicieuse de nouveau. Il n'avait pas tout à fait tord. Et il y en avait même qu'elle portait dans son cœur plus qu'elle n'aurait jamais imaginé.

Une certaine Marinette, par exemple.

« Bien sûr qu'ils ne s'ennuient pas avec moi, répondit-elle avec assurance, tu ne sais pas à quelle magicienne du rire tu as affaire. »

Sur ce, elle accéléra le pas, accompagnée d'un rire léger d'Adrien.

« Nous y voilà ! » s'exclama- enfin Alya.

Elle se tourna vers le blondinet et étendit ses bras comme un étendard.

« Bienvenu dans l'antre du rire ! »

Elle avait entraîné Adrien dans un genre de salon ouvert, juste en face du bureau des infirmières. Quelques enfants qui jouaient, accompagnés de leur parents, ou seuls, se tournèrent vers elle, et surtout vers le nouvel arrivant.

« Dis Alya, c'est qui lui ? » Demanda une petite fille en tirant sur le pantalon de la jeune fille.

Adrien se pencha vers elle en souriant.

« Bonjour, je m'appelle Adrien. Et toi, tu t'appelles comment ? »

La petite fille, d'abord sur ses gardes, sembla juger qu'Adrien n'avait rien d'un grand méchant, et prit un air angélique.

« Moi c'est Manon ! »

Elle lui sauta au cou, manquant de le faire trébucher, sous les rires d'Alya et des parents.

« Vous êtes un nouveau bénévole qui vient aider Alya ? » Demanda une petite dame aux joues roses avec bienveillance.

« Il n'est là que pour la journée, s'empressa de répondre à sa place Alya, mais on espère tous qu'il restera plus longtemps ! Pas vrai, Manon ? »

La petit fille secoua sa tête frénétiquement « Ouiiii! »

Manon étira ses mains en l'air en direction d'Adrien, qui la prit donc dans ses bras, et Alya suggéra aux parents d'aller faire un tour ou se reposer pendant qu'elle garderait les petits. Personne ne broncha, et tous les parents quittèrent la pièce, non sans embrasser leurs enfants et souhaiter bon courage aux deux jeunes gens. Au vue des cernes qui creusaient leur visage, et malgré leurs sourire, Adrien devina que les quelques minutes de repos que leur accordait Alya leur ferait le plus grand bien.

« Mhhh, murmura Alya, 9h35, elle arrivera bientôt...

Pardon, tu as dis quelque chose ? Demanda Adrien.

Oh, non, rien du tout ! »

Elle se gratta l'arrière de la tête d'un air suspect.

Alors que Manon avait forcé son nouveau jouet à s'asseoir et s'était installée sur les genoux d'Adrien tout naturellement pour reprendre son activité, soit un petit collier de perle, une voix nouvelle les interpella.

« Alya, tu es là ? »

Qui était-ce ?

Adrien leva la tête, se surprenant à penser que cette voix qu'il n'avait encore jamais entendu était particulièrement délicate.

« Marinette, te voilà ! » s'exclama joyeusement Alya.

Une jeune fille toute menue et aux teint blafard s'était arrêtée devant eux. Elle était en fauteuil roulant et tenait ses roues si fort que la jointure de ses mains en devenait blanche. Malgré toute l'énergie qu'elle pouvait bien mettre à sourire, Adrien devina assez facilement qu'elle était exténuée.

Alya s'approcha de la jeune fille pour l'aider à avancer.

« Tu viens nous filer un coup de main avec ces terreurs ?

- On est pas des terreurs ! La coupa un garçon haut comme trois pomme.

- On en reparlera quand tu arrêteras de faire peur à ton infirmière en te cachant dans ton armoire tous les matins ! »

Le petit se mit à rire, et les deux jeunes fille aussi. Alya fit avancer le fauteuil roulant et le place juste en face d'Adrien.

« Adrien, je te présente Marinette ! Et Marinette, je te présente Adrien, quoi que je doute que ce soit très utile...

- Alya, tu..

- J'ai rien dit ! »

Pas tout à fait sûr de comprendre ce qui se tramait, Adrien adressa un sourire chaleureux à cette jeune fille.

« Enchanté, Marinette.

- Entanché, heu, enchté... Heu, enchantée, je veux dire ! »

Adrien haussa un sourcil.

Mais dans quelle galère est-ce que Alya venait de la mettre, pensa Marinette ! Elle aurait mieux fait de rester dans sa chambre à manger des burritos. C'est bon les burritos, hein ? Il paraît que ça allait être le repas de midi !

« Tu sais Adrien, Marinette est une super créatrice ! »

Génial Alya, ça c'était de l'entrée en matière raffinée.

« Oui, enfin, reprit Marinette, je ne fais que des créations amateurs.

- Je suis certain que tu te sous-estimes. »

Marinette fut prise par surprise. Est-ce que Adrien Agreste venait bel et bien d'essayer de remonter son estime d'elle-même ? Si la situation n'avait pas été aussi critique, elle aurait presque pu sauter au plafond.

« Il a raison, tu es très douée, assura Alya. Rien que la barrette dans tes cheveux, c'est une bombe. »

Adrien sembla étonné.

« C'est toi qui a fait cette barrette ?

- C'est moi, affirma Marinette. »

Il lui sourit avec tant que générosité que son cœur manqua un battement. Être aussi mignon, ça ne devrait même pas être légal.

« Elle est magnifique, Alya a raison. Je suis sûre que tu ferais une grande créatrice.

- C'est très gentil, répondit Marinette, flattée, devenir créatrice, c'est mon plus grand rêve. »

Adrien, tout aussi content que Marinette d'avoir trouvé quelqu'un avec qui discuté librement, sans offense aucune à Alya, fut coupé par l'arrivée d'une infirmière. Elle était essoufflée.

« Marinette, te voilà ! » parvint-elle à articulé, malgré son souffle court.

« Mademoiselle Danielle ? Demanda Marinette en tournant son fauteuil vers elle. Il y a un problème ? »

Elle se releva et détendit ses épaules. Ses longues tresses blondes battaient sur ses hanches, et avec soulagement, elle ébouriffa doucement les cheveux de Marinette.

« J'étais inquiète ! Le maître de service est passé dans ta chambre et il ne t'a pas trouvé. Il était très énervé et craignait qu'il ne se soit passé quelque chose. Heureusement, il y a eu plus de peur que de mal !

- Je suis désolée, s'excusa Marinette, j'aurais du prévenir avant de quitter ma chambre.

- Ce n'est... »

L'infirmière fut coupée par une voix tonitruante. Elle fit un pas en arrière, tout comme Alya, et tous les enfants se turent et ne bougèrent plus, à l'exception de Manon qui continuait joyeusement son collier de perle. Un grand homme à la moustache taillée en pointe, large comme trois voitures, arriva, et son visage ne laissait rien présager de bon.

« Vous revoilà !

- Je l'ai retrouvé, il n'y a eu aucun pro...

- Je m'en contrefiche de vos excuses mademoiselle ! »

Le sang de Marinette se glaça. C'était quoi ça ? Il était inutile de lui parler aussi méchamment alors que rien de grave ne s'était passé.

« En tant que responsable de cette jeune fille, vous auriez du vous assurer d'être prévenue avant qu'elle ne quitte sa chambre ! Qu'aurions nous dit à ses parents s'il lui était arrivé quoi que ce soit ? C'est totalement irresponsable !

- Mais je ne voulais pas...

- Taisez-vous ! J'irais faire un rapport de votre comportement dès ce soir. Nous verrons ensuite quelles sanctions appliquer. »

Sur ces dures paroles, il quitta la pièce sans adresser le moindre regard à qui que ce soit.

« B-Bouuuuh... »

Un petit garçon se mit à pleurer, et apeuré, il se vautra dans les bras d'Alya.

« Oh non ne pleure pas, paniqua l'infirmière, je ne voulais pas... »

Elle baissa la tête, et tout à coup, quitta la pièce en courant.

«Mademoiselle Danielle, attendez ! » s'exclama Marinette en tentant de la suivre.

Elle fut arrêtée par Alya, navrée.

« Laisse Marinette, ça ne va faire qu'empirer les choses. Elle a sûrement besoin de rester seule... »

Un silence lourd et pesant s'abattit sur la pièce.

« Quoi de plus humiliant que d'être réprimandé pour une action que nous n'avons même pas commise... Un cœur aussi meurtrit ne peut être qu'une proie de choix pour mes grandioses desseins. Vol, maléfique akuma, et noircit son cœur ! »


Ce chapitre est terminé ! Je vous assure, il n'y aura pas toujours de nouvelle personne akumatizé à chaque chapitre. -rire-

Sinon, cette petite rencontre avec Marinette et Adrien vous à plu ? Je n'ai pas l'impression d'avoir mis grand chose, j'ai même l'impression qu'il n'y a pas beaucoup de nouveauté dans ce chapitre, mais je ne pouvais pas faire plus long. 10 pages Word c'est déjà beaucoup. Je voulais pas vous noyer d'un seul coup. Du coup je vais me rattraper et faire un peu plus bouger les choses dans le prochain chapitre !

N'hésitez pas à me laisser une review pour me dire ce que vous en avez pensé !

Je vous salue,

votre dévouée Zakurocchi.