Episode 12
Rétablissons l'ordre à Poudlard !
« Paf »
Hermione : Non, mais regardez moi ça !
On était un lundi, le matin, et tout le monde, comme à l'accoutumer, déjeunait dans la Grande Salle. Et comme d'habitude, des dizaines et des dizaines d'hibou voletaient autour des tables et distribuaient le courrier des élèves. Dans le cas de la jeune Hermione, ce fut, « comme d'habitude », la « Gazette des Sorciers », qu'elle s'empressa de lire…par habitude…[Ca se répète ^^]
Mais ce qui changea, en cette matinée glaciale et déprimante, ce fut le petit cri qu'elle poussa avant de se lever brusquement et de se diriger vers la table des Serpentard où elle jeta le journal pratiquement dans le bol de son petit ami.
Elle s'assit, imités par son meilleur ami et Maria qui l'avait rejointe, intrigués.
Elo (en s'enfournant une tartine entière de chocolat) : Queshe qui ch' pache encore ?
Alors que Drago allait prendre le journal, Hermione, le tira vers elle, et l'ouvrit à la 3ème page.
Jessy (avec un sourire) : On parle encore de nous ?
Jenny : Et de nos exploits ?
Harry sourit, amusé, avant de reporter son attention sur son intrépide meilleure amie. Cela faisait déjà quasiment une semaine que l'on ne parlait que de ça, à Poudlard. A Poudlard, mais aussi dans les journaux du monde entiers à ce qu'il en savait. La nouvelle du retour puis de la chute de Voldemort s'était répandue comme une traînée de poudre, et on ne faisait que de parler des huit élèves qui avaient échappés à la mort, les rendant encore plus célèbre qu'ils ne l'étaient déjà pour la plupart.
Comme si cela pouvait être possible…
Hermione : Oui, ça parle de nous, mais cette fois ci, c'est beaucoup moins drôle…
Elle jeta un coup d'œil rapide à Harry.
Mione : L'article est de Rita Skeeter.
Harry : Géniale…
Drago (impatienté) : Bon, alors, ça parle de quoi ?
Hermione (lisant à voix haute) : …blabla…ah voilà… « ces 8 jeunes inconscients du danger »…blabla… « se sont manifestement considérés comme assez fort pour vaincre Vous-Savez-Qui d'eux-même »….blabla…
Elo : Ouais comme d'hab' rien de palpitant…
Hermione releva la tête juste le temps de lancer un regard noir à la blonde avant de se replonger dans la lecture de l'article qu'elle tenait visiblement avec dégoût dans les mains.
Mione (lisant) : « Etant une bonne journaliste, je décide de prendre rendez-vous avec le ministre de la Magie lui-même, pour obtenir son point de vue à propos de toute cette sombre histoire. Bien entendu, je l'obtiens et c'est avec un charme des plus surprenant que notre tout nouveau ministre de la magie m'invite dans son bureau »...blablabla…
Jessy : Bon, ok, et… ?
Mione : J'y viens… « C'est une bien triste histoire m'assure t'il, ces huit jeunes personnes ont fait preuve d'un courage incroyable… »
Blaise (posant un coude sur l'épaule d'Harry, décontracté) : Ca c'est bien vrai !
Jessy (sarcastique) : Arrête ! Toi, qu'est ce qui t'es arrivé déjà ? Ah oui ! T'as faillit mourir en te bouffant dans les escaliers, quel courage !
Blaise : Parle pour toi, mademoiselle-je-n'ai-qu'une-grosse-valise-et-en-plus-elle-m'explose-à-la-figure !
Drago : La ferme !
Mione (avec un sourire) : La suite vous fera moins rire… donc… « ces huit jeunes personnes ont fait preuve d'un courage incroyable mais aussi d'une chance considérable ! La vérité c'est que le plus honteux dans cette histoire n'est pas que Vous-Savez-Qui soit revenu hanté les couloirs de Poudlard, mais plutôt que personne ne s'en soient rendus compte, et cela pendant plusieurs mois, ce qui est inadmissible… »
Harry : Qu'est ce qu'il est en train de…
Drago : Chut !
Mione : « Une étincelle brilla dans son regard (magnifique devrais-je ajouter), et c'est naturellement que je lui demandai ce qu'il entendait par là…
« Ce que j'entends par là, ma chère Rita, c'est que quand je dis que personne ne s'est rendus compte de quoi que ce soit, c'est que avant que ces élèves ne viennent en informer leurs professeurs, et ils ont mis un certains temps à se résigner à le faire comme vous devez le savoir, personne, ni du corps enseignants, ni des autres employés du château n'a rien remarqué ! Poudlard aurait pu subir de lourdes pertes si le jeune héritier qu'avait désigné Vous-Savez-Qui s'était révélé compétent, peut être même, qu'il aurait réussit à réunir d'autres esprits influençables pour tenter quelques atrocités, et ça, sous le nez et à la barbe des enseignants ! »
Hermione s'arrêta, le souffle court.
Elo : Je ne vois toujours pas ce qu'il y a de terribles…
Hermione : Attends ! Ecoute… « Je ne comprenais toujours pas et je lui demandai donc où il voulait en venir exactement. La réponse ne se fit pas attendre,
frappante.
« Cette histoire nous a servi au moins à quelque chose ! Nous nous sommes rendu compte que depuis la fin de la guerre et la mort regrettable du plus grand sorcier jamais existé, je parle bien sûr d'Albus Dumbledore, nous avions négligé Poudlard, pensant que le sort de l'école était entre de bonnes mains, maintenant dirigé par le reconnu Severus Rogue…il est évident que nous nous trompions… »
Lindsay (le même journal devant les yeux, l'air passablement énervée) : « il est évident que nous nous trompions, et que nous avons surestimé le corps professorale…aller jusqu'à ne pas se rendre compte que des élèves manquent d'être tué chaque jour ! C'est inconcevable ! C'est pour cela, qu'en accord avec le conseil, j'ai décidé qu'il était temps que le Ministère s'intéresse un peu plus au bien être de la plus renommée des écoles, et rehausse le niveau, redonne un peu d'honneur ! C'est pour cela, qu'à partir d'aujourd'hui, de nouvelles mesures vont être prises, et que des envoyés du ministère vont être envoyés à Poudlard ! Il est temps de resserrer… »
Elle ne termina pas sa phrase, préférant rouler en boule le maudit papier avant de le jeter au feu qui crépitait joyeusement dans la cheminée du bureau du professeur Rogue. Elle regarda alors tour à tour, toutes les personnes présentes dans la pièce qui avait la même expression de colère sur le visage, soit tout les membres du corps professorale « surestimée » aux yeux de certains.
McGonagall (avec colère) : Des employés du ministère…
Chourave : Si ça refait comme la dernière fois, avec cette maudite Ombrage…
Lindsay (surprise) : La dernière fois ? C'était si horrible que ça ?
McGonagall (vociférant) : Une prison ! Poudlard était devenue une prison ! Pour les élèves comme pour les profs, d'ailleurs…
Rogue : Cependant…la dernière fois, ce n'était pas, parce que nous étions « incompétent » mais…
McGonagall : Parce que le ministre avait peur que l'on soit trop compétent justement, et qu'on crée une armée contre lui ! (Tome 5 de Harry Potter)
Lindsay : Vraiment ?
Narcissa : Et bien, cela a bien changé, n'est ce pas ?
Lucius (entre ses dents) : « Surestimé »…
Lindsay : On s'en est quand même débarrassé de ce Voldemort, non ? Ce n'est pas à prendre en compte ça ?
Narcissa : Et puis, comment voulaient ils que l'on se rende compte de quoi que ce soit ? Au château, des gens qui manquent de se faire écraser par des lustres branlants ou des étagères de bibliothèques, ça ne manquent pas !
Lindsay (riant) : Non la vraie question, c'est…(elle se tourna vers Rogue) Pourquoi a-t-on été le raconter au ministère ?
Il y eut un bref silence.
Rogue : Nous étions obligés d'en informer les « autorités », c'est réglementaire, ne pas l'avoir fait aurait pu tous nous envoyer à Azkaban…
Lucius : Tu n'exagères pas un peu ?
Rogue : Non, si il y a une chose de vraie dans cette article, c'est bien le fait que les élèves ont manqué cruellement de sécurité et que…
Lindsay : Oui, oui, bon d'accord…et la presse ? Le ministère n'aurait pas pu garder ça pour lui ?
Rogue : Les fuites…de toute façon, nous ne pouvons plus rien pour l'instant. Le plus préoccupant, ce sont ces envoyés du ministère…
Lucius : Que vont-ils faire au juste ?
Rogue : Ils vont commencer par évaluer le niveau des enseignants pour savoir s'ils sont aptes ou non à…eh bien, à enseigner.
McGonagall : Comme la dernière fois…
Lindsay : C'est une blague ?
McGo : Et ça va aller de mal en pis…
Lindsay : Enfin, on ne peut pas faire quelque chose, Lucius, t'es un Malefoy, t'as de l'influence, vire les !
Le Malefoy en question eut un sourire crispé.
Lucius : Je ne peux pas m'opposer directement contre le ministère…
Rogue : Malgré que je sois absolument certains que dans cette pièce, il y a quelques uns des plus grands sorciers d'aujourd'hui, le ministère ne semble pas de cet avis…à nous de ne pas leur laisser voir ce qu'ils veulent en venant ici…
Il y eut un bref silence pendant lequel tous les professeurs de Poudlard, en cercle devant le bureau du directeur, se regardaient avec la même lueur de défis dans le regard. Un « pop » résonna alors dans tout le bureau, et une misérable créature apparut pile au centre du cercle, les faisant sursauter. C'était un miniscule être de maison qui sembla terrifié en remarquant autant de monde autour de lui.
Rogue : Bouh, qu'y a-t-il ?
Bouh (tremblant) : De grands hommes et de grandes femmes qui disent venir du ministère sont à la porte du château ! Ils sont pas content, parce que tout le monde refusent de leur ouvrir ! C'est qu'après le retour du seigneur des ténèbres, nous on se méfie, alors on s'est dit qu'il fallait aller vous voir, alors…
Lindsay (souriant) : Merci Bouh ! C'est très bien, vraiment ! (elle se tourna vers Rogue) On a qu'à faire comme si de rien n'était et les laisser à l'entrée comme ça…
Rogue (avec un sourire) : Je crains que ce ne soit pas la bonne solution…
Et malgré les vives protestations de la jeune professeur de défense contre les forces du mal, les portes du château s'ouvrirent, laissant entrer au sein de l'école, une dizaine d'employés du ministère, à la mine pincée, et aux regards sévères.
Elo : Ca sent l'action à plein nez…
Harry : Moi, je dirais plutôt que ça sent le brulé…
Le jeune Potter fit un pas dans le cachot sombre des potions en reniflant l'air. Il s'arrêta en sentant le coude de la Johnson s'enfoncer dans ses côtes et se retourna vers elle. Du menton, elle lui montrait le fond du cachot, et il comprit enfin ce qu'elle voulait dire.
Cette scène lui fit brusquement faire un saut en arrière, de deux petites années. Sa cinquième année avait été la plus désagréable de toute, et il ne put s'empêcher de frémir de dégout, en regardant l'employée du ministère, assise droite sur sa chaise, un bloc note à la main, lui rappelant désagréablement, une certaine Ombrage, à la tête de crapaud.
Cependant, celle-ci, n'était ni rondelette, ni petite, ni adepte de ruban rose ou autre. Elle portait une robe de sorcier noire très stricte et ses longs cheveux blonds étaient enroulés en forme de chignon serré au dessus de sa tête.
Blaise : Je la connais celle là…
Dray : Ouais, elle venait souvent au manoir, rendre visite à mon père…ma mère ne peut pas la saquer.
Elo (avec un sourire mesquin) : C'est pas celle qui…
Mais un regard noir du jeune blond la fit taire.
Jessy : Géniale…
Mione : Quelqu'un pourrait…
C'est alors qu'elle remarqua la présence de son professeur à à peine quelques centimètres, d'elle. Elle ne l'avait jamais vu aussi droit et froid. Il regarda tous le groupe qui s'était arrêté devant la vision de l'intrus, et qui bouchait à présent l'entrée.
Lucius : A vos places, et pas un bruit.
Il se retourna et Hermione l'entendit distinctement marmonner : « Manquez plus qu'elle, ils l'ont fait exprès… »
Quand le dernier élève fut entré dans la classe, la porte se ferma dans un coup de vent, et le silence plongea la classe dans une atmosphère glacée.
Lucius : Bien, comme vous avez pu le remarquer, nous avons de la visite…préparez vous à ce que tous vos cours soient ainsi minutieusement « surveillés ». Aussi, je vous demande, vous ordonne, de ne pas être perturbé par la présence de cette…personne, assise au fond de cette classe, et de continuez à vous comporter comme d'habitude…c'est-à-dire, travailler efficacement et…(son regard se fixa pendant un dixième de seconde sur ses enfants et leurs acolytes) dans le silence.
Il fit une pause, jetant un regard à tous ces élèves, l'air de dire « je compte sur vous pour impressionnez cette bécasse », puis, dans un geste ample de sa baguette, il fit apparaître sur le tableau, un titre, avec une liste d'ingrédients.
Lucius : Bien, est ce que quelqu'un sait…
Aussitôt, la main d'Hermione et celle d'Elodie se levèrent.
Lucius : Miss…hem…Halliwell ?
Mione se renfrogna aussitôt, mais, répondit tout de même.
Mione : La potion « Adole » est une potion qui n'agit que sur les hommes et femmes qui sont au moins trentenaire. Elle ne se boit pas, mais le gaz qu'elle produit a un effet surprenant sur les adultes…
Lucius : Bien, 5 points pour Gryffondor, Elodie ?
Elo : L'effet surprenant dont parle Hermione, est assez drôle en faite, une fois, je l'ai…(elle s'arrêta devant le regard impérieux de Lucius) hem…Quiconque donc qui hume cette potion à l'âge requis, se verra pendant plus de 24 heures, redevenir mentalement l'adolescent qu'il était, et physiquement quelques problèmes comme l'acné peuvent réapparaître…
Lucius : Très bien, 5 points pour Serpentard…
Il jeta un regard fier vers le fond de la salle avant de continuer.
Lucius : C'est une potion qui a des effets plutôt bénin, mais qui est tout de même assez délicate à préparer…aussi, je m'attends à ce que certains effets de cette potion puissent vous atteindre…c'est pourquoi vous aller d'abord entourer votre chaudron d'un « charme de bulle » pour ne pas que vous sentiez son contenu…bien, vous avez une heure.
Ron n'était pas à ce cours de potion.
L'ex héritier du plus grand mage noir de tous les temps était installé sur la chaise la plus inconfortable face au bureau de McGonagall, sa directrice de maison. Le roux ne s'était jamais senti aussi mal de toute sa vie.
Le plus grand danger qu'un héritier comme lui pouvait craindre, au-delà d'un Voldemort fantomatique, se trouvait juste devant ses yeux et le fusillait du regard.
Ce n'était bien sûr pas McGonagall qui lui semblait à cet instant aussi innocent qu'un bébé venant de naître…non, c'était bien pire, bien pire.
Se dressait devant lui de toute sa petite mais non moins effrayante taille…Mme Weasley. Sa mère. Il déglutit.
Molly Weasley (hurlant à pleins poumons) : JAMAIS EU UNE HONTE PAREILLE ! PEUT PLUS ME REGARDER DANS UN MIROIR ! PLEURE TOUS LES SOIRS…
McGonagall : Mme ! Calmez vous enfin ! Prenez cette chaise !
La mère de Ron, qui n'était quant à lui plus qu'un minable tas de loque ratatiné sur sa chaise, eut l'air de se dégonfler totalement, et s'affala sur un fauteuil avant de fondre en larme. [Théâtral, que voulez vous…]
Molly : Mon fils…mon unique fils…serviteur de Vous-Savez-Qui !
McGonagall : Vous éxagérez, allons…(après réflexion) et puis, vous avez bien 6 fils…
Molly (ne l'écoutant pas et regardant attristé Ron) : Que vais-je faire de toi ?
McGonagall : Ne vous inquiétez pas, comme vous le savez il ne sera pas envoyé à Azkaban !
Cette remarquer n'eut pas l'air de rassurer Mme Weasley, loin de là.
McGonagall (se rattrapant) : Bien sûr, il va être punis, c'est évident !
Molly (entre ses dent)s : La honte de la famille…
McGonagall : S'il vous plait, Mme Weasley ! (prenant ses notes sur son bureau) Nous avons pu diagnostiquer que votre fils souffre de sérieux trouble mental et comportemental ! Vous-Savez-Qui a réussit à le manipuler, mais il semble que les problèmes aient commencé un peu avant sa rencontre avec lui…
Molly (effrayée) : Mon dieu !
McGonagall (poursuivant) : Il va donc suivre chaque jour une thérapie avec notre psychologue ! Il sera très surveillé, mais la situation n'est pas irrémédiable…ensuite, bien sûr, ce qu'il a commis est très très grave, madame Weasley…
Son regard accrocha celui du rouquin.
McGonafall : il le sait déjà mais il va devoir payer ses fautes…
Molly (au bord de l'infarctus) : Il va être…exclu ?
McGonagall : Non, enfin, le directeur a déjà réglé cette question, souvenez vous ! Donc, Ron fera des travaux d'intérêts généraux… il est le nouveau…et le seul jamais existé d'ailleurs…assistant personnel de Rusard, jusqu'à la fin de se scolarité à Poudlard.
A peine eut elle prononcée ses mots fatidiques qu'un « Toc, toc » retentit suivit d'une porte qui s'ouvre. Ron tourna la tête vers le nouveau venu et eut un soudain pincement au cœur. Pire que sa mère, il ne pensait pas trouver. Et pourtant, la vision d'un Rusard lui souriant d'un air féroce, deux balais dans les mains et le regard flambant le fit changer d'avis.
McGonagall (avec un sourire) : Aujourd'hui me semble le bon jour pour commencer à laver vos péchés, mr weasley, dans les deux sens du terme. Vous n'irez pas en cours aujourd'hui, ni cette semaine…éviter le plus possible les contacts avec les autres élèves me semble une bonne chose.
Femme : Et le professeur actuel vous donne t'il l'impression de connaître sa matière ?
Lucius : Et pourquoi je ne la donnerai pas, Miss Flores ?
Miss Flores : Disons que je trouve suspect qu'un homme qui a passé la trentaine et qui n'a jamais manifesté la moindre envie d'être enseignant en potion se retrouve directeur de maison de la plus prestigieuse école de sorciers selon le ministère !
Lucius : Eh bien le directeur m'a fait passer des tests et apparemment, il a été satisfait des résultats vu qu'il ma embauché…
Miss Flores (avec un sourire figé) : Mais ce n'est pas à vous que je pose la question, « professeur », et si vous vouliez bien permette à cet élève de répondre.
Lucius (se tournant vers l'élève en question) : Bien sûr…Monsieur Longdubat, pensez vous que je sois un bon professeur ?
Neville, dans un geste brusque se releva, puis ouvrit grand les yeux quand son bras frappa de plein fouet son chaudron, le faisant chanceler. Mais Hermione qui tenait le chaudron d'à côté avec Elodie, le retint de justesse, sous le regard noir du professeur de potions.
Miss Flores (apparemment satisfaite) : Il me semble terrorisé par vous…
Lucius (agacé): Vous apprendrez vite que Mr Longdubat est ce que l'on appelle une « petite nature »…
Miss Flores : Ben voyons, et comment se fait il qu'il soit seul face à son chaudron, alors que les autres sont au moins deux par deux ?
Lucius : Parce qu'aucun élève n'est assez bête pour se mettre avec lui et risquez sa note…
Miss Flores (satisfaite) : En voilà des façons de rabaisser un élève devant lui !
Lucius (dans un murmure) : Elle a jamais ravalé la dernière fois, cette…
Miss Flores (son sourire disparaissant) : En effet, Lucius !
Lucius (reprenant son calme) En fait, Neville n'était pas seul avant ce jour…
Miss Flores : Voyez vous ça…(se tournant vers Neville) et avec qui étiez vous ?
Neville : Euh…
Neville semblait totalement désemparé face aux deux adultes qui ne cessaient de s'envoyez des piques et qui se rapprochaient de lui, comme lui quémandant une réponse, alors qu'ils se fusillaient du regard et l'interrompaient, répondant à sa place.
Lucius : avec l'ex-héritier de Voldemort, Ron Weasley !
La réaction ne se fit pas attendre. Des cris fusèrent dans la pièce à l'entente du nom toujours maudit et quelques uns sursautèrent. Mais aucun n'eut de réaction exagérée pour autant. Aucun sauf…Neville. Il hurla, fit un bond en arrière, et… »BADABABOUM ».
Elo : Neville ! Quel abrutit !
Mais le mal était fait. La potion soigneusement préparée par deux des meilleures élèves de Poudlard venait de se renverser, vidant son contenu et répandant aussitôt dans l'atmosphère une odeur sucrée et une jolie fumée rosâtre qui virevolta tranquillement autour de la pièce avant de s'échapper par la porte du cachot…ouverte. OuupSSS …
Lindsay faisait cours à des élèves de 3ème année quand une petite voix désagréable siffla dans l'air.
Voix : Désolée pour ce retard, enfin, ça ne vous a pas empêché de commencer sans moi…
La professeur baissa la tête jusqu'à apercevoir un petit homme, plus petit qu'un élève de 1ère année, aux sourcils broussailleux, et au chapeau haute forme qui lui faisait bien prendre une vingtaine de centimètres.
Lindsay (amusée, reprenant les mots de Bouh) : De « grands » homme et des grandes femmes…ben tiens…
Et elle s'avança vers lui d'un air supérieur. Le petit homme se trouvait toujours dans l'embrasure de la porte, le regard sévère, tenant fermement un calepin couleur de boue.
Homme : Docteur Malingar, envoyé du mini…pourquoi regardez vous au dessus de ma tête…je suis là !
Mais ce n'était nullement pour se moquer que la jeune femme regardait un peu plus haut que le chapeau du Malingar. Elle fronça les sourcils.
Lindsay : qu'est ce que c'est que ça ?
Le petit homme eut juste le temps de lever la tête et d'apercevoir une fumée rosâtre avant qu'elle ne le traverse, l'étouffant à moitié. Mais celle-ci ne renonçant pas en si bon chemin, traversa Lindsay avec autant de faciliter que l'homme malgré les battement inutiles des mains de la professeur. Puis, elle quitta la classe, laissant les deux adultes dans la plus grande perplexité.
Malingar (prenant sa plume) : Et…ça arrive souvent que des substances colorées se baladent dans le château ?
Lindsay, ne préférant pas répondre, lui lança un regard noir. Elle se sentait bizarre tout à coup. Qu'est ce que c'était encore que ce truc et pourquoi décidait il d'arriver le jour où le ministère fourrait son nez dans le château ?
Midi 20. La Grande Salle est pleine d'élèves affamés, de fantômes envieux, et d'un brouhaha habituel. Mais, inhabituellement ce jour là, une cinquième table provoquait un raffut du diable. La table de nos chers et estimés professeurs.
Lindsay : Je rêve ! Et en plus, messieurs veulent aussi une table spécialement pour eux, dans une pièce où ils pourront manger en toute tranquillité loin du commun des mortelles ! Non, et puis quoi encore ? Bientôt faudra leur cirer leurs chaussures !
Lucius : En plus, ils ne sont pas en dessous des cuisines, ce qui fait que les elfes de maisons ne peuvent pas leur envoyer leur repas par magie, ils sont obligés de se déplacer jusqu'à eux, c'est de l'escla…
McGonagall (amusée) : Je ne savais pas que vous vous souciez jusqu'à présent du sort de nos elfes de maison, Lucius…
Lucius : Oui, enfin…
Lindsay : En faite, tout à l'heure, je faisais mon cours quand un nain est venu m'interrompre et puis…il y avait un truc bizarre…une sorte de fumée rose qui est apparut…je me demande si le ministère ne fait pas exprès de ramener des saloperies au château pour nous faire mal voir !
Lucius faillit s'étrangler en buvant son jus de citrouille.
Lucius (s'essuyant avec une serviette) : Une fumée rose dis tu ?
Il se redressa sur sa chaise, tendu.
Narcissa (regardant Lucius) : Qu'est ce qui se passe ?
Lucius : Je crains le pire d'ici peu de temps…
Pendant ce temps là, une chose inhabituelle se produisait à la table des Serpentard. En effet, un petit agroupement de filles se tenait dans un coin, à l'écart, et semblait absorber dans une grande conversation à mi-voix. Ce n'était pas ce groupe qui se comportait étrangement, mais plutôt un des membres de ce groupe. En effet, une certaine Miss parkinson, coincé entre une grande blonde et une rousse au teint tacheté de rousseurs, semblait…en pleine intensive réflexion. Elle n'avait pas d'assiette devant elle, mais un petit carnet rose, et une plume tout aussi rose qu'elle suçait pensivement. Le carnet était ouvert à sa première page et comportait une petite liste d'élèves avec au dessus, un titre…intriguant : « L'ACHG ou PDML ».
Soudain, elle sembla s'extirper de ses pensées et souri à son assemblée.
Pansy (d'un ton professionnelle) : Merci à tous de participer à cette première réunion…
Serena : C'est pour la bonne cause, chérie…
Pansy : Tout d'abord, cette première réunion ne sert qu'à fixer un rendez-vous dans un lieu plus…discret, pour la prochaine qui aura lieu cette après-midi…quelqu'un aurait il une idée ?
Elle regarda tour à tour Séréna, la magnifique blonde à ses côtés, Helena, Marjory, Amanda, et Debbie.
Amanda : Moi, j'ai un super endroit dans les serres, où personne ne va et où parfois j'aime aller avec…et bien…certaines personnes…
Elle sourit.
Marjory : Ou que tu aimais bien…parce que Drago et Blaise nous ont complètement lâché…
Héléna (agacée) : C'est bien pour ça qu'on crée ce groupe, petite co*ne, pour les reconquérir…
Pansy : Reconquérir Drago surtout !
Séréna (riant) : On l'aura compris : « L'Association-Contre-Hermione-Granger », « Pour-un-Drago-Malefoy-Libre »…
Pansy (véxée) : Je trouvais ce slogan intéressant…
Marjory (excitée) : Moi aussi, Pansy ! Vive l'ACHG (riant) et tous pour…
Séréna : Un Drago Malefoy enfin libéré de cette pét*sse !
Les 6 filles penchées l'une vers l'autre esquissèrent alors un sourire mauvais, digne de Serpentard.
Rogue : C'est une plaisanterie ?
Lucius : Je crois bien que non…
McGonagall (excédée) : Et le jour où le ministère nous rend visite…ça va faire bonne impression…
Rogue : Le ministère n'est pas obligé de savoir tout…
Narcissa éclata d'un rire mauvais.
Narcissa : Ah oui ? Et comment ? Mon mari et Lindsay sont déjà infectés…
Lindsay : Et le nain du ministère aussi..
Narcissa : Le nain ? Nous sommes fichu !
Rogue : Stop ! Narcissa ! Au cas où tu ne l'aurais pas remarqué, les effets ne se sont pas encore manifestés…
McGo (d'une voix étrangement aigu) : Une fumée rose se balade dans les couloirs !
Rogue : Eh bien, nous allons nous en débarrassé…mais avant cela, je dois faire l'antidote à…
Il se stoppa net. Les enseignants, après la sombre nouvelle de Lucius lâché comme une bombe à table, s'étaient réunis d'urgence dans la première salle munie d'une clef à disposition. Ainsi cloîtrée, ils avaient peut être eu l'illusion d'être en sécurité un moment. Grave erreur.
Lindsay (excédée) : Quoi encore ?
D'un geste du menton, il les fit tous se retourner. De l'encadrement de la porte semblait sortir tout un nuage rosé.
Narcissa :…Mon dieu !
Elle lança un regard paniqué au directeur. La seule issue de cette pièce ? La fenêtre ! Mais en admettant qu'ils réussissent à survivrent à une chute de 3 étages…
Pris au piège, voilà ce qu'ils étaient. Des sorciers hautement qualifiés pris au piège par une simple potion…Lamentable.
2 heures plus tard.
Elo (regardant sa montre) : Je ne voudrais pas dire, mais , quand c'est nous qui sommes en retard, les profs se privent pas pour nous engueulés, genre « notre comportement est intolérable » et…aieuh ! Quoi encore ?
Elle lança un regard noir à sa soi-disante amie Maria, qui lui désigna l'employé du ministère qui, s'avisant de la remarque de la jeune blonde, écrivait frénétiquement quelques notes.
Elo (grognant) : Si on a même plus le droit de dire ce que l'on pense…
Mione (avec un sourire) : A ce que je sache, même quand tu ne devrais pas, tu le prends toujours ce droit…
La porte de classe s'ouvrit alors à la volée.
Lindsay : Je sais, je suis en retard…mais il m'est arrivé que des emme*des donc…
Elle aperçut alors la femme du ministère et son calepin rose qui la regardait, indignée, outrée, et peut être (est ce un effet de son imagination ?) légèrement stupéfaite.
Lindsay (sec) : Eh bien, il y a un problème ?
En jetant un coup d'œil interrogatif à la classe, elle se rendit compte que la vieil femme rousse n'était pas la seul, à la regarder ainsi. Tous les élèves semblaient médusée et quand Blaise murmura distinctement « Puta*n, Mione, ta mère s'est surpassée, elle est carrément…euh…ben quoi ? », elle sembla comprendre et eut un petit sourire suffisant.
Femme rousse (la désignant avec son stylo) : Enfin…est ce une tenue pour faire cours…de DFCM avancée ?
Lindsay (haussant un sourcil) : a vrai dire, j'avais pensé à quelques chose de plus pratique pour les combats, mais en fin de compte…
Hermione faillit sourire. Sa tenue était loin d'être propice aux sports, c'était le moins que l'on puisse dire. D'ailleurs, elle se demandait comment sa mère allait réussir à montrer le moindre coup de pieds ou prises de combats perchées sur des talons aiguilles de 10 centimètres. Peut être était ce l'objet du cours ? Savoir se battre dans n'importe quelle situation ? Même quand ton décolleté risquait fort de « tout » dévoilé. Hermione fronça les sourcils. Tout cela était bien éloigné du style de la longue robe de sorcier noir normalement portée par les professeurs. Sa mère faisait quoi exactement ? Une crise de la quarantaine…avant la quarantaine ?
Elle en était là dans ses réflexions quand la porte s'ouvrit à la volée et qu'une tornade blonde en jaillit, bousculant au passage la professeur qui vacilla sur ses talons aiguilles.
Cette tornade, c'était Jessy. Elle semblait encore plus agitée qu'à l'accoutumée et ne sembla même pas remarquer la tenue excentrique de sa prof. Cependant, cette dernière parut très contrariée d'être traitée avec la plus grande indifférence.
Lindsay : Hey ! Petite gar…
Heureusement, la fin de sa phrase qui s'annonçait très compromettante pour son rôle d'adulte responsable fut complètement noyée par l'hurlement de la jeune Malefoy.
Jessy : Aux secours ! DRAGO !
Blaise (soupirant) : Laissez-moi deviner…elle a encore explosé quelque chose et perdu toute sa garde robe…
Drago : Qu'est ce qui se passe encore ?
Celui-ci s'était levé à l'arrivée de sa sœur dans la salle. Elle semblait complètement essoufflée comme si elle avait traversée tout le château en courant, ce qui, devait peut être être le cas. Et ce qui intriguait le jeune homme. Car peut de chose pouvait obliger un Malefoy à courir.
Jessy : Maman…
Jenny (se levant à son tour) : Quoi ? (avec espoir) Elle est virée ?
Jessy : Mais non, idiote ! Vite, venez, elle est devenu…oh mon dieu, venez vite !
Lindsay : Je pourrais savoir…
Mais encore une fois, elle ne put terminer sa phrase. Car, les 3 Malefoy courraient déjà dans les couloirs suivit de leurs amis, laissant la porte grande ouverte, et la Halliwell outrée. Ce n'était d'ailleurs pas la seule. Une toux distincte la fit se retourner vers la vieille employée du ministère, qui prenait maintenant un air parfaitement irrité.
Employée : Et…c'est fréquent ici, ce genre de mascarade ?
Cette phrase commençait à lui être légèrement familière…
« toc, toc ».
Aucune réponse.
Lucius : Oh parfois, il ne prend pas la peine de répondre vous savez…
Miss Flores : Je vois…
Lucius (ouvrant la porte) : Rogue… ?
Le Malefoy s'arrêta. Quelque chose n'allait pas. Il savait que le professeur aimait à être dans une ambiance plutôt sombre, mais là, pour dire la vérité, il n'y voyait plus rien. On aurait presque pu penser que la nuit était subitement tombée. Il chercha à tâtons sa baguette dans une de ses poches avant de prononcer une formule à voix basse, éclairant le bureau.
Miss Flores : Mais, enfin qu'est ce…OH mon dieu !
Lucius : Rogue ?
Rogue, ou une masse noir qui y ressemblait vaguement était recroquevillé à même le sol froid du bureau. Lucius sentit l'employée l'effleurée, et tourna la tête. Celle-ci lui passa devant, tira sur les rideaux en velours noirs, et soudain, la clarté du soleil du début d'après midi éclaira toute la pièce, faisant grogner l'homme agenouillé qui se cacha son visage dans une main.
Rogue : Sale vipère, remettez tout de suite…
Lucius : Rogue, je croyais que tu devais faire l'antido…
Il comprit alors, et déglutit. Bien entendu que la potion rose avait déjà fait son effet sur le directeur. Voilà l'explication au fait que celui-ci semblait comme vouloir s'enterrer sous le plancher…mais attendez une minute ! Lucius aussi avait été contaminé ! Alors comment se faisait il qu'il ne semblait ressentir aucun effet ? Etait il immunisé ? Plus fort que d'autres ? Ou simplement, l'effet de la potion était elle moindre sur lui étant donné qu'il n'avait pas eu une adolescence très difficile ?
Une chose était sûr : on ne pouvait pas en dire autant du directeur. Lucius réprima un sourire mesquin. Voilà le jeune ado perturbé qu'il avait bel et bien connu dans toute sa splendeur, avec aujourd'hui quelques années de plus. Et cette façon de courber le dos, de se cacher, de jeter un œil meurtrier par-dessus sa tignasse emmêlée…c'était bien Rogue.
Miss Flores : Je savais que Poudlard avait des problèmes, mais vraiment, vraiment, je ne m'attendais pas à cela !
Le Malefoy se tourna vers elle. M*rde. Il l'avait presque oublié.
Miss Flores (s'approchant de Rogue) : monsieur le directeur, puis je savoir exactement à quoi vous jouez ?
Celui-ci la regarda, et recula, se collant encore plus au mur du fond, avec un regard haineux.
Rogue : Ne m'approches pas ! Tu pues le sang-de-bourbe à des kilomètres !
Lucius lâcha un petit ricanement, ce qui eut le don d'énerver la jeune femme qui se planta bien droite au milieu de la pièce et fit virevolter sa plume vers Lucius d'un air accusateur.
Miss Flores (d'une voix haut perchée) : Propos diffamatoires et racistes envers les né-moldus ! Je-le-savais !
Celui-ci passant une main dans ses long cheveux blond, réfléchissait avec ardeur au problème posé. Soudain, la solution lui apparut dans un éclair qu'il aurait qualifié de génie. Ou pas.
Miss Flores : Professeur…pourquoi pointez vous votre baguette sur moi ?
Lucius : Vous m'en voyez vraiment navré mais…non oublier ce que je viens de dire…
Miss Flores le regarda sans comprendre, l'air de plus en plus affolé par ce qu'elle découvrait dans cette école.
Miss Flores (essayant de reprendre contenance) : Professeur…Lucius, je suis employée du…
Mais avant même qu'elle n'ait pu songer à la fin de sa phrase, avant même qu'elle n'ait pu extirper sa propre baguette de sa robe, elle sombra dans un brouillard aveuglant, ne sentant même pas sa tête percutée brutalement le parquet. Lucius regarda sa victime avec un petit sourire.
Lucius : Aah…j'en rêvé depuis qu'elle a franchi les portes du château, cette sale…
Mais il fut interrompu par un cri strident, et sursautant violemment, il fit un demi tour sur lui même, serrant sa baguette dans son poing, prêt à envoyer balader un énième employé du ministère. Mais ce n'était pas un de ces émissaires. C'était le professeur McGonagall. Celle-ci semblait chamboulée, et regardait les yeux écarquillés comme jamais, la scène qui se déroulait sous ses yeux. A savoir : Le directeur presque allongé au sol, et une jeune femme gisant par terre devant un Lucius triomphant.
Elle poussa un autre petit glapissement, puis très vite, se cacha le visage de ses mains, tremblante.
McGo : Lucius…oh mon dieu Lucius, je me sens très mal…
Lucius (reprenant son sérieux) : Alors, vous aussi vous faites votre crise d'ados ? N'y aurait il que moi qui reste immunisé ?
Il ne lui traversa même pas l'esprit que peut être son aptitude tantôt, n'avait pas vraiment était mature…
Drago : Ne touche pas ma mère !
Ron leva les yeux sur le groupe d'ados qui venait de débarquer dans la bibliothèque, avant de s'écarter de Narcissa, qu'il semblait tenter de rassurer, lui tapotant l'épaule gentiment.
Harry : Qu'est ce que tu fous ici, toi ?
Ron (balbutiant) : Ben…euh, en fait…euh, j'ai…euh…
Jessy (l'écartant violemment) : Peu importe ! On n'a plus important à régler !
Et alors que Ron réussissait à marmonner « travaux généraux », les 8 jeunes, regardèrent consternés, l'étrange spectacle qui s'offrait à eux.
Jenny : Maman ? Mais…qu'est ce qui t'es arrivé ?
Narcissa leva les yeux vers elle, avant de les baisser en rougissant violemment.
Narcissa : Vous devriez partir, je sais que je ne suis pas dans mon état…
Jenny : tu t'es engueulé avec papa ?
Elle lui arracha un paquet de gâteau avec difficulté. Sa mère semblait totalement désemparée, et alors qu'elle l'avait aperçut quelques heures plus tôt au déjeuner, splendide et parfaite, comme à son habitude, elle était visiblement transformée. Craintif, le cheveux sale, le maquillage dégoulinant, des traces de chocolat tout autour de sa bouche, et le teint rouge pivoine, ce…n'était plus Mme Malefoy.
Drago : Maman, explique toi !
Narcissa : Oh, mais je…
Et là, elle éclata en sanglot, laissant ses trois enfants totalement effrayés, et tenta de s'enfuir en passant à travers eux. Mais la poigne ferme de son fils l'empêcha de faire un pas de plus.
Dray : Maman, m*rde ! Reprends toi !
Il la fixa d'un air froid, les sourcils relevés, essayant de détecter ce qui n'allait pas, sans vraiment comprendre.
Narcissa : Lâche moi, s'il te plait…je…oh, je ne suis pas digne de vous !
Jessy : Ben euh…
Hermione qui regardait en silence depuis un petit moment, s'approcha pour intervenir, mettre un peu de douceur dans cet étrange dialogue, mais son meilleur ami l'arrêta, posant une main sur son épaule. Discussion familiale, mieux valait resté en retrait, et…comme Elodie en ce moment même, écouté passionnément cette échange.
Jenny : Qu'est ce que tu racontes, maman ? On comprend rien là !
Les sanglots de Narcissa redoublèrent, sous les regards gênés de son fils et de ses filles.
Drago finit par la prendre par les épaules, l'obligeant à rencontrer son regard et la scruta.
Dray : Y a vraiment un truc que je pije pas…
Narcissa (entre ses pleurs) : Je ne suis pas assez bien…non…oh je suis si…
Jenny (posant sa main sur celle de sa mère) : Enfin, maman, arrête ! Dis nous…
Dray : Ca SUFFIT !
Tout le monde se figea.
Dray : On va voir Rogue…maman a du être empoisonné ou…
Jessy : Et pourquoi pas papa ? Son bureau est plus proch…
Dray : Il ne doit pas la voir dans cet état ! Allez viens, maman.
Il fit quelques pas mais fut rattraper par ses sœurs.
Jenny : On vient avec toi !
Mione : Et je viens avec vous !
Elle croisa le regard de son petit ami, qui acquiesça d'un hochement de tête et déposa un léger baiser sur sa joue, avant de ré empoigner fermement sa mère qui tentait de s'échapper à nouveau.
Cela ne se révéla pas être une bonne idée. Ce fut la première chose qui traversa l'esprit du jeune Malefoy quand il pénétra dans le sombre bureau du professeur Rogue. En fait, c'était même une très très mauvaise idée, de venir dans l'espoir de régler un problème. Car maintenant, il en avait plus d'un. A commencer par ce qu'il jugeait -et espérait que ce ne soit pas- être un cadavre au sol.
Lucius : Ah voilà des renforts…Narcissa ?
Drago : Ok…
Il entendit des pas qui semblait dévaler l'escalier derrière lui, puis, surgit dans la pièce une Lindsay en panique, qui avait du laisser complètement en plan les élèves de 7ème année dont elle avait la charge… ainsi que son inspectrice, qui devait, à l'heure qu'il était, avoir une encore plus haute opinion de la jeune femme. Bien entendue.
Lindsay : Rogue ! J'ai absolument besoin de toi ! Rogue ! (elle regarda tour à tour les occupants de la pièce) : Ou est le directeur ? J'ai une éruption de bouton ! Viiite !
Hermione fronça les sourcils. Elle n'osait le dire, mais là vraiment, tout commençait à tourner au grand n'importe quoi. Et…était ce bien Rogue, son « père », qui était avachie dans un coin à l'abri des regards ? Et la rigide professeur de métamorphose qui pleurnichait tristement ? Et…rêvait elle ou sa mère avait elle de l'acné ?
Lindsay (presque marchant sur l'employée du ministère) : Eh bien, qu'est ce que vous avez tous ici ?
Jenny (dans un souffle) : Mon dieu, c'est l'effet « arrivée du ministère » qui les met dans cet état ?
Hermione allait lui répondre sur le même ton quand elle sentit soudain que quelque chose d'encore plus grave que ce sinistre spectacle se préparait. Avant même de poser les yeux sur son copain, elle sut que Drago s'apprêtait à littéralement exploser.
Mione (essayant de le stopper) : Dra…
Dray : M*RDE ! Quelle put*in de potion avait vous tous pris ? (il pointa un doigt vers Lindsay qui se dirigeait vers la porte) Toi, tu restes là ! Vous restez tous ici ! Et je veux que quelqu'un m'explique MAINTENANT ce qui se passe exactement et pourquoi il y a une c*nne de ministère morte ?
Lucius : Elle n'est pas morte, elle est juste en état de choc…
Dray : JUSTE ? Vous avez perdu la tête ou quoi ?
Lucius : Ecoute fils, je te prierais de…
Dray : Je répète ma question, qu'avez-vous prit ?
Lucius : Une…hem…disons que c'était accidentel…
Jessy : Oh mon dieu ! Je crois savoir !
Jenny détacha son regard de son père pour le poser sur sa sœur. Elle entendait presque Blaise marmonnait « Ben voyons, éclaire nous de ta brillante intelligence Jessy… » et dissimula un sourire, avant de reprendre son sérieux. L'heure était grave, très grave. Tous le corps professorale de Poudlard semblait avoir péter son câble.
Jessy (montrant Hermione) : C'est de sa faute !
Sa sœur la regarda les yeux ronds, tandis que Hermione étouffait une exclamation.
Mione : pardon ?
Jessy : Enfin non, enfin je veux dire, de la faute de Neville !
Mione (n'y comprenant vraiment rien) : Mais de quoi tu parles ?
Jessy : La potion de ce matin ! Que vous avez renversé ! C'était bien un truc sur les adultes en pleine crise d'ados, non ?
Les 4 seuls vrais adolescents de la pièce se regardèrent. Puis Drago poussa un soupir consterné.
Dray : Ok ! On boucle ce bureau ! Jenny, Jessy, vous les surveillez ! Hermione, tu me suis, allez viens…
Il la prit par la main et l'embarqua loin de ce bureau, où s'échappait toute une cacophonie incessante.
Les heures défilèrent dans un tourbillon d'aventures plus ou moins rocambolesques. Le groupe d'adolescents, se considérant comme les seuls à pouvoir faire régner l'ordre maintenant que tous les adultes étaient out, s'était organisé de façon à ce que tout rentre dans l'ordre le plus rapidement possible. Drago, s'improvisant comme chef, avait mis Harry et Blaise comme « chercheur d'adultes en folies à écarter des élèves » dans tout le château : opération qui se révéla délicate quand un nain du ministère se mit carrément à mordre la jambe du jeune Potter qui due l'assommer à coup de lance, empruntée à une armure.
« Mais c'est qu'il me l'aurait arraché ce fou ! Blaise, regarde, je fais une hémorragie ! ».
Son collègue s'était contenté de lui rire au nez…enfin jusqu'à ce qu'il se fasse pourchasser par une professeur de divination, qui pour le coup, avait perdu tous ses châles et écharpes qu'elle arborait d'habitude avec fierté, et lui hurlant son amour à travers la vieil école…expérience traumatisante.
Du côté d'Elodie et de Maria, elles avaient simplement eu à gérer les élèves qui, en l'absence de professeur, s'étaient improvisé une petite fête…à laquelle se joignirent avec ravissement d'ailleurs les jeunes filles, prétextant « surveiller en cas de risque majeur ».
Mais Jenny et Jessy avaient quant à elle, certainement, le boulot le plus infâme : garder les professeurs et employées du ministère cloîtrées dans le bureau du directeur, qui s'avéra être plutôt petit. Elles avaient du faire face à des tentatives d'évasions de plus en plus incontrôlables et avaient finis par quitter le bureau tout en barricadant l'extérieur pour empêcher les adultes de sortir.
Jessy : Et moi qui pensait que la vie au château sans autorité serait un rêve !
Le lendemain matin, tout était enfin réglé. C'est au moins ce qu'osait affirmer un Drago exténué à une Hermione qui l'était tout autant.
Mione (s'enfonçant dans le canapé vert de sa salle commune) : Eh bien…après ça, le ministère va certainement essayer de fermer l'école…
Dray : Oh, papa dit que Rogue a réglé le problème…à sa manière…
Mione : Comment…
Dray (la coupant) : Et bien…disons que les inspecteurs se sont réveillés avec les idées un peu…brouillées ce matin…
Mione (avec un sourire) : Tu veux dire que tout est vraiment…
Dray : Non…le ministère n'est pas dupe…ils parlent même d'envoyés des aurores dans cette école, je cite « de fous furieux »…
La lionne éclata de rire, se remémorant les passages fort de la veille. Puis, quelque chose lui revint en mémoire.
Mione : Dray…la femme qui inspectait ton père…
Dray : Hum… ?
Il s'étira et prit un peu plus de place dans le canapé, avant de se lever tirer les rideaux de la salle, révélant une vue magnifique sur le parc, s'éveillant sous les premiers rayons de soleil.
Mione : C'est moi ou….ils se connaissaient d'avant ?
Le jeune blond se retourna vers elle, et revint sur ses pas, avec un petit sourire.
Dray : Eh bien…tu vois Pansy ?
Mione (un peu perdue) : Pansy ?
Dray : Ouais…ben j'imagine que dans quelques années, elle sera un peu comme cette femme…
Mione (avec un sourire) : Hum…je vois…donc c'est un truc familiale d'attirer les filles écervelées ?
Dray : On peut dire ça comme ça…
Mione : Enfin, espérons que dans quelques années, Pansy ne viendra pas te voir avec la même envie de vengeance que cette femme…
Drago sourit à cette remarque, réalisant ce que son actuelle petite amie était en train d'insinuer malgré elle. [Dans quelques années…elle voit loin HermioneJ]
Dray : Ouais…ça te ferait chi*r hein, qu'elle vienne essayer de foutre notre couple en l'air ?
Mione (avec un air hautain) : Mais qu'elle essaye !
Et sur ce, elle prit son petit ami par le col et le fit valser sur le canapé, avant de serrer son corps contre le sien, un sourire coquin aux lèvres.
Mione : Qu'elle essaye seulement !
Dray : (lui murmurant à l'oreille) Et si on arrêtait de parler de Pansy et que l'on s'intéressait plutôt à nous, hum ?
Il lui prit le menton, et l'embarqua dans un baiser passionné qui promettait une suite, tout aussi ardente.
Quant à Pansy, qu'ils ne se fassent pas d'illusions…son idée de vengeance pourrait arriver plus vite qu'ils ne le pensent…
Rogue : Je ne crois pas vous avoir dit d'entrer…Professeur ?
McGonagall : Professeur Rogue.
Il était tôt, et c'était un samedi. Mais la vieille et sempiternelle professeur de métamorphose savait qu'après tous les événements plus ou moins honteux de la veille, elle trouverait le directeur à son bureau, une liasse de papier dans les mains, et l'air très afféré. Et elle ne s'était pas trompée.
Elle s'assit sur un des sièges confortables en face du bureau et contempla la pièce, une pointe de nostalgie dans le regard, avant de poser ses yeux sur le portrait de son très cher Albus Dumbledore, accroché au dessus de Rogue, qui la fixait, l'air légèrement agacé.
Rogue : Que me vaut l'honneur de cette visite, plutôt matinale…Minerva ?
La professeur ne lui répondit pas tout de suite, puis, elle se redressa sur son siège, plus droite que jamais.
Minerva : Rogue…je prends ma retraite.
Silence.
Rogue (joignant ses mains sur le bureau) : Excusez moi…êtes vous sérieuse ?
Minerva : Plus que jamais, professeur. Les événements d'hier m'ont fait réalisés à quel point…je n'avais plus ma place, ici, et qu'il était temps que je me retire, qu'un sang plus jeune…
Rogue (l'arrêtant) : Si c'est le ministère qui vous…
Minerva : Le ministère n'est qu'une partie du problème…personnellement je ne me vois pas revivre ce que nous avons vécu la dernière fois que le ministère est venu fourrer le nez dans les affaires de Poudlard…
Le directeur grogna quelque chose.
Minerva : De plus, hier, vous m'avez vu dans un état que je n'ose…
Rogue : Chacun a dépassé les limites hier, et je ne vous en suis…
Minerva : Assez professeur ! Je sais que vous ne voulez pas qu'un de vos alliés partent aussi tôt, surtout que le ministère va s'en doute nommé à votre place un nouveau professeur…mais vraiment…
Elle se leva.
Minerva : J'ai fait mon temps ! Plus de 40 ans que je travaille dans cette école, Poudlard est une grande partie de ma vie, j'ose l'affirmer, comme elle l'est pour vous, Severus. Mais cela fait un certain temps déjà que j'aurais du couper les ponts…dès la fin de la guerre, j'aurais du…
Rogue se leva à son tour.
Minerva : Dans tous les cas, Poudlard sans Dumbledore, n'est plus vraiment Poudlard pour moi…
Rogue (murmurant) : Je comprends tout à fait…
Minerva : Bien. Alors, adieu, professeur. Ces années avec vous aurons été…(cherchant ses mots)…des années...
Severus l'arrêta d'un sourire en coin et lui tendit la main, alors qu'elle se dirigeait vers la porte.
Rogue : Oui, de même pour moi, Minerva…ce n'était pas le moment idéal, certes…
Il lui serra la main, et tous deux se jaugèrent du regard. Puis, sans un mot de plus, la professeur de métamorphose, directrice d'une des maisons les plus prestigieuses de l'école Poudlard, droite et digne, sortit du bureau, prit ses bagages qui l'attendait de l'autre côté, et traversa le château, lentement, gravant chaque coins et recoins de l'école dans sa mémoire.
A l'entrée du château, cependant, elle croisa un Harry à la mine encore toute fatigué, et sourit malgré elle.
Harry : bonjour professeur… (après un instant) : vous partez quelque part ?
McGonagall: Exact, Mr Potter. Je pars…tachez d'être à la hauteur de votre maison. J'espère vous revoir un jour.
Et elle quitta Poudlard, sa maison depuis tant d'années, sous le regard encore hébété du jeune Potter, et le soleil hivernal d'une matinée de janvier.
***Fin de l'épisode***
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