Episode 2
Présence exigée
Le soleil se levait tout doucement, mais quand même bien trop vite au goût de l'homme allongé sur son lit qui tentait misérablement de replonger dans ses beaux rêves embrumés, malgré le rayon tenace qui venait jusqu'à s'infiltrer sous ses paupières obstinément closes.
James Potter avait décidé de ne pas se lever avant la sonnerie de son vieux réveil. Il ne craquerait pas, non il ne…
James : Ok, t'as gagné !
Il fit voler ses couvertures et les laissa négligemment se répandre au sol, avant de se lever dans un saut et de gagner la fenêtre de sa petite chambre. Le parc de Poudlard s'étendait sous ses yeux, brillant comme du cristal sous sa couche de neige. L'homme sourit. Comme c'était bon de vivre. Comme c'était bon de vivre à Poudlard. Il lui semblait ne jamais avoir quitté le château. Et à dire vrai, de son vivant, il ne l'avait quitté que très peu de temps. Trop peu. Il secoua la tête. Ce n'était pas le moment de penser à tout ça.
Passant vite fait un pantalon qui trainait sur une chaise abandonnée, il se regarda dans une petite glace au dessus d'une vieil commode, et se faisant un clin d'œil, il décida qu'il n'avait rien à arrangé et quitta sa chambre d'un pas assuré. La porte claqua derrière lui.
Il sursauta quand il s'aperçut qu'il n'était plus seul.
James : Oh ! Bien le bonjour, mad..(avec un sourire) madmoiselle ou madame ?
Une Lena Van de Camp, apparemment au bord de la crise cardiaque due à l'apparition plutôt soudaine du beau Potter, lui jeta un regard critique.
Lena (se reprenant) : Mr Potter…(elle le détailla de pied en cap) Je ne sais pas quel était le code vestimentaire en vigueur dans l'espace temps dans lequel vous étiez bloqué, mais ici, c'est une robe de sorcier et non…cette chose.
James : Avouez que si j'avais respecté le règlement, vous auriez eu du mal à remarquer mes magnifiques abdos, et que ça aurait bien été dommage…
Lena du se retenir de lâcher un cri indigné. Décidemment ce nouvel aurore ne lui plaisait guère.
Lena : Vous êtes…(elle se tu, prenant une inspiration) Je ne tolérerai plus que vous me manquiez de respect Mr Potter ! Je suis la directrice adjointe de Poudlard, et vous virez me serait très aisé ! Maintenant, je veux que vous arrêtiez de vous exhiber et d'aller IMMEDIATEMENT enfilé une robe de sorcier…et tant qu'à faire des chaussures ! Je ne veux plus jamais à avoir à supporter la vu de votre torse velu !
Et sur ce, la belle rousse, déjà parfaitement réveillée, habillée, apprêtée, tourna les talons sa chevelure accompagnant impeccablement le mouvement et disparut dans le couloir sous le regard amusé du Potter.
James : Wouah…(criant) Mais vous n'avez pas répondu…Mademoiselle ? Ou Madame ?
Sirius : A mon avis mec, c'est une vieille fille du genre de McGonagall…en pire bien sûr !
Le beau brun venait d'ouvrir sa porte et les yeux embués de sommeil regardait son meilleur ami amusé.
James : Je ne suis pas sûr…sous la glace se cache toujours un feu ardent…
Sirius (avec un sourire) : Ouais, ben en tout cas, c'est vrai qu'elle a beaucoup de voix, elle m'a bien réveillé…c'est moi ou elle te passait un savon ?
James (rêveur) : Ouais…elle a beaucoup de caractère c'est évident (regardant son ami) et je te conseille de pas aller déjeuner comme ça…
Sirius regarda son boxer. Ben quoi, il n'était pas à son goût à la folle furieuse coincée ?
Sirius (avec un sourire espiègle) : Et pourquoi pas ? Cap ?
James secoua la tête, un sourire identique à celui du Black se dessinant sur son visage. Il tira sur son jean qui tomba au sol et ouvrant sa porte de chambre, le poussa du pied dans la pièce déjà bordélique et referma d'un coup sec.
James : C'est parti !
Sirius (prenant James par l'épaule) : Allons faire enrager la pucelle !
James (se stoppant) : Non tu crois quand même pas que Lena est…Sirius !
Mione : Hey, les filles, j'ai bien cru que ces abrutis de Crabbe et Goyle n'allaient pas me laisser passer !
La jeune fille plongea sur un lit encore à moitié défait, plaquant un bisou sur une des joues de Jessy, manifestement propriétaire du lit et de son bordel.
Hermione passa en revue toute la chambre de ses amies Serpentards et sourit. Il y régnait un joyeux bazar de filles, des fringues, du maquillage, quelques rares cahiers, éparpillés un peu partout sur les chaises, les lits, le rebord de fenêtre, les commodes…un peu partout sauf sur le lit que finissait de faire la jumelle de Jessy. Jenny.
Si ces deux là, aux premiers abords se ressemblaient comme deux gouttes d'eau, normal elles étaient jumelles, on leurs découvraient bien vite toutes les différences du monde. A commencer par le rangement bordélique de Jess' et celui maniaque de sa sœur.
Soudain la porte de la petite salle de bain adjacente s'ouvrit en grand, renversant une pile de cahiers à l'équilibre trop précaire. Une Elodie déjà toute fraîche en sortit, une brosse à dent dans la bouche.
Elo : Chalut Mione ! (elle retira la brosse de sa bouche) Prête à écouter les débilités de Jessy ?
Jessy la fusilla du regard, tandis que la petite peste retournait déjà dans la salle de bain, laissant la porte grande ouverte.
Maria : Maintenant que 'Mione est là…qu'est ce qui se passe, pour que vous exigiez une réunion de filles le matin ?
La jeune rousse, encore toute ensommeillée avait la tête sur l'oreiller de la Johnson et semblait prête à piquer du nez.
Jenny (lissant un pli de son lit) : Bien ! Comme vous le savez…ce soir les septièmes années ont une permission pour aller à Pré-au-Lard…
Mione : M'en parle pas ! Lena Van de Camp a encore frappé et m'a transformé ça en corvée…
Maria : Comment ça ?
Mione : Elle veut réunir l'ensemble des professeurs et bien sûr, les préfets en chef, au restaurant le plus chic, afin de « rétablir son statue » (elle poussa un long soupir) ma soirée est foutue…
Jessy lui tapota gentiment l'épaule, compatissante.
Jenny (avec un sourire) : Oui et bien quant à moi, ma soirée sera bien meilleure…on va en profiter pour fêter nos 4 mois ensemble, Blaise et moi, et il m'a invité au resto…
Jessy (la coupant) : « Sera bien meilleure » ça reste à voir avec ce triple abruti !
Jenny se renfrogna, jetant un long regard à sa jumelle.
Jenny : C'est là que ça devient moins drôle (son regard désespéré se planta dans celui de la préfète en chef) Jessy veut venir pour le surveiller…
Maria et Hermione se regardèrent avant de partir dans un grand éclat de rire.
Maria : C'est une blague, nan ?
Elles entendirent Elodie se rincer bruyamment la bouche, avant que celle-ci n'apparaisse à nouveau dans la chambre.
Elo : Pas du tout, c'est très sérieux ! Elle a réservé une table dans un coin d'où elle pourrait les observer sans qu'ils ne les remarquent…(fronçant les sourcil)s T'es aussi aller vérifier ça sur place, Jess' la tarée ?
Jess' : Merci de m'avoir cafté et…ne m'appelle pas comme ça !
Elo (esquissant un sourire amusé) : Ah oui, c'est vrai, c'est qu'avec Blaise que je peux…
Elle esquiva un oreiller et son sourire s'agrandit.
Mione : C'est vraiment sérieux alors ?
Jessy : Oui ! Je connais ce débile, il serait bien capable de réserver une table juste pour la larguer !
La jeune brune secoua la tête, éberluée. Peut être que Blaise commençait à avoir raison sur les capacités mentales de la Malefoy…
Blaise : Hey, les mecs ! Y a une réunion des filles chez les Serpentards, on parie que ça parle de nous ?
Le beau blond s'affala aux côtés du jeune Potter, qui, ayant pris l'habitude de manger à la table des Serpentard quand aucun Gryffondor n'était là, essayait de chiper les tartines déjà faites du Malefoy. Lequel ne comptait pas lui en laisser une seule. Il arrêta cependant net son petit jeu, se tournant gravement vers le nouvel arrivant, une grimace se dessinant sur ses lèvres.
Harry : Ca va pas beaucoup te plaire…
Blaise lui jeta un regard interdit tandis que Drago croquait allégrement dans une de ces tartines.
Dray : Qu'esche c'qui s'passe encore ?
Mais Harry n'eut pas le temps d'en dire plus, car à ce moment précis, une vision tout a fait étonnante lui coupa momentanément la parole. Son père et son parrain venait de faire irruption dans la Grande Salle, vêtus en tout est pour tout d'un simple boxer qui –Harry en rougit de honte- dessinait leur anatomie.
Un glapissement outragé retentit à la table des professeurs et Lena se leva d'un bond alors que les deux maraudeurs arpentaient déjà la salle sous les regards des quelques élèves maintenant parfaitement réveillés.
Lena (se retenant de crier) : Mr Potter, Mr Black ! Vous…
Sirius : Du calme la duchesse ! Tiens, salut Severurus, comment va ?
Rogue s'apprêtait à lui servir une réflexion perfide quand il remarqua l'expression totalement dépassée et outragée de la « directrice adjointe ».
Lena : Mais enfin…dite quelque chose Severus !
Rogue : Quelque chose ?
Lena : Vous êtes le directeur, dîtes leur im-mé-dia-te-ment que cela est inadmissible !
Rogue : Inadmissible ?
Lena (hystérique) : Ils sont totalement dévêtus !
Elle sursauta violemment quand James, s'étant installé à ces côtés lui passa un bras sur les épaules. Elle se leva brusquement et le fusilla du regard.
Lena : C'est inadmissible ! Inadmissible ! Ina…
Rogue : Vous vous répétez Miss Van de Camp…
James : Miss ? Aha voilà qui est fort intéressant !
Et, comme si tous les regards n'étaient pas tournés vers lui, il s'attaqua à son petit déjeuner avec voracité.
Sirius (dans un chuchotement) : Je te l'avais dit…vieille fille…
La vieille fille en question, totalement dépassée regardait interloqué l'absence de réaction totale du directeur. Courroucée, elle jeta sa serviette de table et contourna la table.
Lena (scandalisée) : C'est…vraiment, je pense que la réunion de ce soir est primordiale, et vous avez tous intérêt à être là…tous !
Elle s'éloigna marmonnant des « un scandale…inadmissible…in-a-dmi-ssible » pour elle-même.
Une fois que la porte de la Grande Salle se fut refermée sur elle, Rogue se tourna vers les deux aurores, réprimant avec difficulté un petit sourire de contentement.
Rogue : Bien évidemment, ce genre d'incident ne se reproduira plus…
James : Mais de quel incident veux tu parler ?
Rogue : Cette tenue n'est bien entendu pas réglementaire, et elle pourrait être jugée « inadmissible » (un sourire apparut brusquement sur ses lèvres, malgré tous ces efforts pour le réprimer) et vous pourriez être renvoyé…(froidement) et cela ne me dérangerez pas non plus.
Il regarda à la table des Serpentards et aperçu Harry, effaré.
Rogue : Et ne dérangerez peut être pas ton fils…
James leva la tête et fronça les sourcils. Son fils ? Il ne l'avait pas vu à la table des Gryffondor…il passa la salle en revu et son regard s'arrêta sur la table des Serpentard. Ses yeux s'agrandirent sous le coup de la surprise. Sirius du s'en apercevoir au même moment car il faillit lâcher son bol.
Sirius (hélant Harry) : Harry ? Qu'est ce que tu fous à cette table ?
Mais son neveu lui lança à peine un coup d'œil. Les deux maraudeurs se levèrent alors d'un même mouvement.
A la table des Serpentard, Harry fixait son bol se retenant de lever la tête. Il ne voulait surtout pas ne serait ce qu'apercevoir le sourire ironique de ses amis Serpentard. Il sentit alors une main sur son épaule, puis quelqu'un s'assoir à ses côtés et se retourna.
Harry (avec un sourire forcé) : Papa…Sirius…
Sirius : Eh, joue pas le Serpentard avec nous, Harry…
Son parrain cependant, ne le regardait pas lui, mais son jusqu'alors prétendu pire ennemi Drago Malefoy. Oui, ça allait être dur de lui faire comprendre qu'il était réellement devenu l'ami de ces deux insupportables serpents…
A cet instant, la porte de la Grande Salle s'ouvrit dans un coup de vent, et Hermione apparut. Elle s'arrêta en remarquant James et Sirius à la table des Serpentard, et une blonde lui rentra dedans.
Jessy : Qu'est ce que…(elle suivit son regard, et sourit) Oho…
Toutes les filles s'avancèrent alors et saluant les garçons d'un bref signe de tête, s'assirent de par et d'autre, jetant des regards amusés aux deux aurores.
James : C'est nouveau ça de manger à la table des Serpentard ?
Elo (ironique) : C'est le nouvel uniforme des aurores ?
Sirius se détacha de sa contemplation de l'héritier des Malefoy pour jauger la belle blonde qui se servait généreusement en confiture à la framboise.
Sirius (à Harry) : Dis donc, t'as changé radicalement de fréquentation, Harry…une Johnson…(il regarda les autres attablés) des Malefoy, un Zambini, une…(il regarda plus attentivement Maria) une…
Maria : Hardisson.
Sirius sursauta, faisant renverser à son meilleur ami sa tartine dans son bol.
James : Qu'est ce que t'as, Patmol ? C'est le souvenir de sa…(un sourire rêveur apparut sur ses lèvres) plutôt jolie mère qui te fait cet effet ? Tu te souviens quand tu lui avais dit…
Sirius (le coupant) : James, elle est morte.
Silence.
James : Ah.
Il adressa un regard compatissant à la jolie rousse, qui les regardait maintenant, une étincelle d'intérêt dans le regard.
Maria : Vous connaissiez…
James : Totalement charmante, tu peux me croire…c'est fou ce que la guerre a pu causer comme mort, hein Sirius ?
Sirius ne répondit pas. Ce n'était pas la guerre qui avait causé la mort des parents de cette jeune fille. Il avait entendu parler de cette histoire, quand n'ayant rien à faire de ces journées coincées dans la grande maison des Black, il s'était renseigné sur les plus grandes familles de sorciers. Il fronça les sourcils et regarda une nouvelle fois tous les convives. Cela lui semblait presque surnaturel. Des gens qui aurait du se détester, s'entretuer, se haïr mortellement, semblaient amis.
Quelque chose clochait. Son neveu allait lui devoir de longues explications. De très très longues explications.
Jessy (changeant de sujet) : On a croisé la professeur de métamorphose dans les couloirs tout à l'heure. Elle avait l'air hystérique, je comprends mieux pourquoi maintenant (elle sourit) ça a du lui faire un choc de voir ça…
Blaise laissa échapper un petit ricanement.
Blaise : Tu as bien traité quelqu'un d'autre que toi-même d'hystérique ?
Jenny : STOP !
Tous sursautèrent et se tournèrent vers la Malefoy qui fusillait sa sœur et son petit ami du regard.
Elo : je te ferais remarquer qu'ils n'avaient pas encore commencé chérie…
Jenny (respirant profondément) : Pas encore ! Pas encore ! Je veux juste que pour UNE fois, ils se taisent !
Dray (regardant suspicieusement sa sœur) : Qu'est ce que t'as ?
Harry : C'est ce dont je voulais vous parlais (sur un ton d'excuse) j'ai fait tout ce que j'ai pu pour la (il glissa un regard vers Jessy) faire changer d'avis…
Blaise : La faire changer d'avis sur quoi ?
Jessy (hargneuse) : Sur le fait que tu es un crétin finit !
James : Aha, finalement il y a des tensions dans ce petit groupe Serpentard/Gryffondor ! Je me disais bien que ça ne pouvait pas fonctionner harmon…
Sirius : James, tu remarqueras que c'est deux Serpentards qui se détestent…
James : C'est vrai…(s'exclamant) le monde ne tourne plus rond, Sirius !
Il se leva, attrapa un dernier croissant pour la route et fit un léger signe de tête.
James : Fils ! Cet après midi, tu la passes rien qu'avec Sirius et moi à Pré-au-Lard.
Harry : Ok, mais…s'il vous plait…habillez-vous…
Un grand sourire s'étira sur les lèvres des deux maraudeurs qui quittèrent la salle sous les regards de plus en plus nombreux des élèves prenant leurs petits déjeuners.
Aussitôt partis, les discussions reprirent de plus belle à la table des Serpentard.
Dray : Ils devraient savoir qu'ils ont dépassé l'âge d'exhiber leurs corps…
Elo : Tu rigoles ! Ils sont super bien foutus ! Je…
Harry étira son bras par-dessus la table pour lui coller une main sur la bouche.
Harry : Stop ! Tu parles de mon père et de mon parrain, et je ne veux RIEN savoir de tes fantasmes !
Elo (avec un sourire) : Quoi ? T'es jaloux de ton propre père ?
Harry leva un sourcil, mais, voyant les sourires se dessiner sur toutes les lèvres des demoiselles à table, un doute le prit soudainement.
Harry : Arrêtez les filles, vous n'êtes quand même pas en train de penser que…moi ? Jaloux ?
A peine quelque heures plus tard, notre « jaloux » petit Harry se trouvait à nouveau en compagnie de son parrain, et de son cher papa dans les étroites rues du seul village sorcier au monde. Ruminant encore ce qui s'était passé dans la Grande Salle, il ne parlait pas beaucoup.
Harry (pensant) : Jaloux ? Jaloux de quoi ? Je suis parfait, et je n'ai pas besoin de m'exhiber dans une salle plein de monde pour le prouver !
Sirius : Alors ? Il y a plein de choses que j'aimerais savoir !
Harry (avec mauvaise humeur) : Ah, et bien tu n'es pas le seul ! Qu'est ce qui vous prends de vous exhibez en caleçon devant ma copine ?
Les deux maraudeurs se jetèrent un regard interloqué, et une sourire étira largement leurs lèvres.
James : Harry, t'es pas sérieux ? T'es quand même pas jaloux de ton vieux papa ?
Harry (criant presque) : Moi ? Jaloux ? Non, mais et puis quoi encore ? Est-ce que quelqu'un m'a vu ? est ce que j'ai à jalouser qui que ce soit ? Est ce que je ne suis pas un modèle de…
Harry marchait de plus en plus vite d'un pas saccadé et énervé. Sirius, légèrement dépassé, posa une main sur son épaule, l'obligeant à se retourner, et, ne se séparant pas de son éternel sourire, secoua la tête.
Sirius : Hey, respire Harry ! Tu vas nous faire une attaque !
James : Dis donc, un modèle de quoi, tu disais ? (avec un clin d'œil) Tu te ferais pas un peu trop influencer par tes copains Serpentards ?
Blaise : Jenny, je peux savoir ce qu'on fait depuis tout à l'heure ?
Jenny (chuchotant) : C'est un plan, tu comprendras…
Blaise (agacé) : Mais ça fait plus d'une heure que je suis censé comprendre…si tu crois que c'est en me faisant faire 36 fois le tour du village que ta sœur va se lasser de nous suivre, tu es naïve petite Jenny…
Jenny : Non, ça c'est ce que j'espère qu'elle croit…
Le jeune blond fronça les sourcils et jeta un œil à travers un des reflets d'une vitrine dans l'espoir de ne plus apercevoir le regard meurtrier de son hystérique de belle sœur. Encore raté, jeune Zambini…
Il sentit alors une légère pression sur son bras, et Jenny l'entraîna devant la célèbre confiserie Honeydukes dans laquelle ils s'engouffrèrent, aussitôt réchauffés par la chaleur de la boutique.
Blaise : Jenny, tu crois que c'est le moment…
Il s'arrêta en apercevant deux petites têtes familières aux sourires complices et se tourna vers sa petite amie. Apparemment, elle avait appelé du renfort pour mener à bien sa petite entreprise. Mais pas n'importe quel renfort…la Johnson et son acolyte Hardisson. Il sourit. Peut être que finalement, ils allaient réussir à s'en débarrasser de cette folle.
Elo : Vous avez mis votre temps, on a faillit se lasser d'attendre…
Le petit carillon de la porte d'entrée sonna à nouveau, et le nez et les oreilles toutes roses, une Jessy toujours plus déterminée fit son entrée.
Maria (chuchotant à l'oreille du couple) : On fait comme prévue…
La Serpentard et la Gryffondor se tournèrent alors d'un seul mouvement vers la petite suiveuse et affichèrent leurs plus grands sourires, tandis que Jenny empoignant encore le bras de jeune homme, l'emmena plus loin dans la boutique.
Elo : Jessy ! Viens voir, i faut a-bso-lu-ment que tu vois ça !
Jessy : Pas le temps pour les sucreries les filles, vous savez bien que je suis en mission !
Maria (soupirant) : Mission de quoi ? Sabotage de couple ?
Jessy (avec un sourire) : Vous devriez comprendre, après tout Elo, d'habitude c'est ton truc les sabotages !
Elodie ne répondit rien, se contentant d'un petit sourire. Oui, c'était son truc, et aujourd'hui, elle avait décidé de saboter les projets d'une sœur un peu trop collante…et elle comptait bien y réussir. Elle lui attrapa le bras, serrant un peu plus fortement quand son amie essaya de se dégager.
Elo : Tu peux faire une pause deux secondes, tu verras, tu ne le regretteras pas…
Jessy tourna la tête, et croisa le regard de sa sœur à l'autre bout de la boutique, qui détourna aussi les yeux. Elle sentit alors les mains de Maria dans son dos, qui la poussée légèrement.
Jessy : Bon, c'est bon, je vous suis, mais je vous préviens, juste deux secondes…
Elo (avec un sourire radieux) : Deux secondes !
Et elle la tira vers l'arrière du magasin.
Maria (toujours derrière Jessy): C'est par là…juste là…
Elo : Voilà, on y est…
Jessy : Bon, c'est quoi ? Une nouvelle sorte de bonbons ?
Regardant de tous côtés la jeune rousse adressa un signe signifiant que tout était bon à la Johnson, qui, pivota alors sur elle-même, donna un coup de pied dans une trappe au sol, et avant que Jessy ai pu comprendre ce qui se passait, elle fut poussé sans ménagement dans le noir total, la trappe se refermant sur elle sans un bruit.
Elo (se frottant les mains) : Du vite fait, bien fait !
Maria tapota la trappe de sa baguette magique, et, apparemment satisfaite, rabattit le tapis, rendant la cave de Honeydukes à nouveau invisible.
Maria (parlant au sol) : Jessy, c'est pour ton bien, crois moi…on ira bientôt te rechercher…
Jessy, à l'intérieur de la cave, n'entendit pas un seul des mots rassurants de la rousse. Etalée au sol, elle n'en revenait pas de s'être fait avoir aussi facilement. Elle se releva tant bien que mal, et essaya de soulever la trappe, mais après plusieurs protestations désespérées, elle en arriva à la conclusion qu'elle ne devait sans doute pas s'ouvrir de l'intérieur.
Jessy (tambourinant) : Sortez moi de là immédiatement, bande de pestes ! Les filles, allez, s'il vous plait ! (tambourinant plus fort) Elo ! Maria ! C'est pas vrai, ouvrez moi tout de suite ! Les filles ? Allez, arrêtez, je…je suis claustrophobe, bordel !
La nuit commençait déjà à tomber sur le petit village sorcier, et les deux préfets en chefs marchaient tranquillement dans les rues.
Mione : Tu sais, je pensais à quelque chose…
Drago : Ah, laisse moi deviner… mes sœurs ont encore fait une connerie ?
Mione (avec un sourire) : Non, non, enfin, je crois que l'une d'elle est en train d'en faire une en ce moment même mais (sous le regard curieux de Drago) enfin peu importe…je voulais parler sérieusement Drago…
Dray (la regardant en biais) : Je t'écoute…
Hermione s'arrêta, déposant un rapide baiser sur les lèvres de son homme et sourit.
Mione (commençant) : L'année prochaine…
Dray (avec un sourire) : L'année prochaine ?
Mione : Et bien, on va peut être être séparé…
Dray : C'est une possibilité…
Mione : Tu ne sais toujours pas où tu vas aller ?
Dray : J'étudie encore les différents cas, pourquoi ? (avec un sourire) J'imagine que la grande Hermione Granger sait déjà ce qu'elle veut faire pour les vingt prochaines années…
Mione : Euh… (elle sembla soudain un peu perdue) et bien en fait non…
Elle inspira profondément l'air agacée. Elle ne savait toujours pas ce qu'elle voulait faire. Ce qui la rassurait, c'est que pour l'instant, personne n'avait l'air de savoir. Mais elle. Tout le monde s'attendait à quelque chose de formidable de sa part, une grande carrière. Après tout, elle était la meilleure –ou une des meilleures- élève de Poudlard, elle brillait dans tout ce qu'elle entreprenait, sa mère était une ex-aurore renommée et professeur de Poudlard, son père avait été un grand mangemort (bon ce n'était peut être pas LA référence), était un des sorciers les plus qualifiés en matière de potions, et maintenant dirigeait la plus grande école de sorcellerie, Poudlard. Elle se devait d'assurer, elle aussi.
Elle jeta un regard à son petit ami qui la détaillait, amusé par son hésitation.
Mione : Dans tous les cas, j'imagine qu'on ira au même endroit, non ?
Le sourire de Drago se figea.
Dray (calmement) : Hermione, pas forcément…
La jeune brune se raidit, jetant un regard perçant à son petit ami qui ne se démonta pas, la défiant de ses yeux bleu glacials.
Mione : Je pensais que comme moi, tu envisageais notre relation durablement…
Dray : Ne te braque pas aussi vite, Hermione, bien sûr que je pense que c'est du sérieux mais…
A cet instant, un rire aigue éclata dans la rue presque déserte. Hermione agacée par cette interruption, se retourna vers l'origine de cette perturbation. Du Chaudron baveur venait de faire leur sortie, trois Serpentardes hilares. Pansy Parkinson, Helena Waters, et la magnifique Serena Van der Woodsen.
Hermione : Eh bien, apparemment Pansy Parkinson s'est trouvé de nouvelles copines (revenant à la conversation) bon Drago…
Ses sourcils se froncèrent quand elle aperçut le beau regard de son copain, qui, manifestement ne la regardait plus elle, mais était plutôt rivé sur les jolies jambes de Serena, qui ne portait qu'une petite jupe qu'Hermione-elle eut un haut le cœur devant cette révélation- possédait déjà. Claquant des doigts devant le visage du Malefoy pour attirer son attention, elle soupira bruyamment.
Mione : Ohé, je sais le spectacle est intéressant mais…
Serena : Ouhou, mais c'est notre cher Drago !
La jeune Rogue essaya de masquer son agacement quand les trois jeunes filles s'approchèrent pour taper la bise au beau blond. Elles semblaient toutes les trois légèrement titubés sur leurs talons, et Hermione devina qu'elles avaient du abuser sur la boisson.
Helena : Wouah, toujours aussi beau notre Drago (elle sourit) et toujours aussi casé à ce que je vois…
Pansy : Hum, tout ne reste jamais pareil (avec mélancolie) tout change un jour…
Serena (avec un clin d'œil complice) : Elle a un peu trop bu…(soudain illuminée) Et Dray, ça te dit d'aller en boîte ce soir ? La première de Pré-au-Lard vient d'ouvrir, et c'est le moment où jamais…
Drago esquissa une grimace. L'idée était très tentante.
Dray (avec regrets) : Non, désolée, je dois aller à ce repas obligatoire là…
Serena : Oh…(elle jeta un regard à Hermione), bon, et bien, amusez vous bien…
Elle esquissa son fameux sourire en coin, et se détourna, les deux autres filles suivant ses traces, Pansy avec un peu plus de mal qu'Helena. Titubant, elle se laissa presque traîner par cette dernière quand elle faillit se ramasser, se retenant de justesse à l'épaule de la petite brune. Drago sourit avant de se rembrunir. Le fameux diner de Lena devenait de moins en moins attrayant…
Mione : Waouh, si ça te fait vraiment chier de rester avec moi, tu peux toujours aller retrouver ces pimbêches, après tout t'es « leur cher Drago » !
Drago, semblant tout juste se souvenir de la présence de sa copine à ses côtés la regarda, agacé.
Dray : Qu'est ce que t'as aujourd'hui ? T'as décidé qu'on s'engueule c'est ça ?
Mione : Comment ça ?
Dray : Tu commences à aborder un sujet qui va forcément fâcher, puis tu trouves tous les prétextes possibles alors que tu sais très bien que j'en ai rien à foutre de ces trois filles…
Mione (s'échauffant) : Ah oui ? Un sujet qui va forcément fâcher, je pourrais savoir pourquoi ?
Dray : Je ne vois pas pourquoi on devrait programmer aussi rapidement un futur ensemble…
Hermione se figea, le cœur battant fort dans sa poitrine. Aie.
Mione (glaciale) : Bien, très bien, comme tu veux…et bien va voir miss Serena, je suis sûr qu'elle ne t'imposera pas de discussion difficile…ah bon, t'en a rien à foutre de ces filles, oui, oui, bien sûr…
Ces mots se perdirent dans le silence, et elle recommença à marcher.
Dray : Hermione…Hermione, ne fais pas l'idiote, allez !
Mione : Ne me touche pas !
Elle s'écarta et se détournant, commença à accélérer le pas. Derrière elle, Drago ne bougea pas. Au bout de quelques mètres, elle sembla réaliser qu'il ne la suivrait pas, et retenant un frisson de rage, se tourna pour lui lancer un dernier regard assassin, avant de tourner le coin de la rue.
Resté seul, planté au milieu de la rue, Drago réprima une envie de taper dans le premier objet qui lui tomberait sous la main. Des fois, les filles étaient vraiment, vraiment…vraiment stupides.
Il n'avait pas eu envie de discuter de l'année prochaine avec Hermione parce que…parce que…il soupira. Il ne savait pas pourquoi. La jupe de la jolie Serena lui revint alors à l'esprit, ainsi que la proposition très alléchante d'aller s'éclater…est ce que c'était ça ?
Est-ce qu'il était prêt pour une jupe, et des soirées, à renoncer à un avenir très prometteur avec sa belle ?
Une belle qui d'ailleurs se trouvait bien bête, coincée dans le cul de sac dans lequel elle s'était engouffrée et dont elle n'osait plus sortir. Se traitant mentalement de débile né, elle n'en restait pas moins collée au mur, refusant de retourner sur ses pas et d'avoir l'air encore plus bête.
Elle avait pensé que Drago l'aurait suivi, mais après murs réflexions, elle arriva à se trouver encore plusstupide. Drago Malefoy s'abaisser à poursuivre quelqu'un ? Hum, ce n'était peut être pas encore à l'ordre du jour…
James (riant aux éclats) : Et ben dis donc, fiston, il s'en est passé des choses dans ces derniers mois…
Sirius (riant aussi) : Aha, mais c'est qu'elle est excellente cette Jessy…elle me fait un peu penser à quelqu'un d'ailleurs…
Il devait être 7 heures, et les trois compagnons se dirigeaient vers le restaurant où les deux aurores avaient été conviées, où plutôt, obligés. Harry avait la gorge sèche, à force d'avoir trop parlé et rit. Il avait passé la plus grande partie de l'après-midi à raconter sa vie qui s'avérait passionnante à son père et son oncle qui semblait toujours plus étonnés.
Sirius : Je n'arrive quand même pas à croire qu'un Weasley ai put servir Voldemort…
James : Ni que mon fils se tape une Malefoy…(avec fierté) c'est un sacré celui-là !
Harry sourit, pensant qu'il ne lui avait toujours pas demandé le contenu de son bulletin. Il semblait que James était beaucoup plus intéressé par le casier presque judiciaire qu'Harry possédait chez Rusard que par ses résultats aux Buses. Et Harry se sentait parfaitement à la hauteur de ce côté-là.
Sirius : Hé, ça ne sera pas deux de tes copines là-bas…les deux filles aux tendances meurtrières là ?
James : Ah oui, c'est la fille qui a tué le frère de l'autre fille qui a tenté de la tuer, mais qui ce sont sauvés la vie mutuellement…cette histoire est encore un peu floue dans ma tête…
Harry (avec intérêt) : Oui, c'est bien elles mais…qu'est ce qu'elles foutent encore ?
Du côté des deux amies, elles semblaient en proie à une légère panique.
Elo : Merde, merde, merde…
Maria : C'est pas possible, comment un magasin peut fermer aussi tôt ?
Elo : Comment est ce qu'on fait ?
Maria : On peut pas la laisser là, il faut entrer…
Harry (arrivant par derrière) : je peux savoir ce que vous faites coller à la vitrine ? C'est fermé, à moins que vous n'ayez le pouvoir de passer à travers les vitres, ça ne sert à rien d'essayer…
Elo : Aha, très drôle, monsieur le comique…il se trouve que nous avons un sérieux problème…
Harry (avec un sourire) : Oh, votre stock de bonbons est épuisé ? Comme c'est dommage…
James : Te moque pas Harry, ça c'est un vrai problème…
Maria (soupirant) : Ce n'est pas notre problème (elle regarda craintivement Harry) On a fait une petite bêtise…
Le sourire d'Harry s'effaça. Quand les filles commençaient à avouer leurs soucis, généralement c'était plus que des petites bêtises.
Harry : Qu'est ce que vous avez fait ?
Elo (à Maria, criant presque) : Ne lui dis rien ! Il va péter un câble !
Harry (calmement) : Je répète…qu'est ce que vous avez foutu ?
Elo : Rien !
Harry : Maria ?
Celle-ci se tortillait mal à l'aise. Elle ne voyait vraiment pas de solutions, et ce n'était pas en le cachant à Harry que le problème allait se régler. Elle inspira et sous le regard noir d'Elodie qui ne manquerait pas de lui reprocher sa lâcheté, déballa la vérité.
Maria (dans un souffle) : On a enfermé Jessy dans la cave de Honeydukes pour l'empêcher de suivre Jenny et Blaise, mais maintenant c'est fermé, et elle est coincée là-dedans…
Harry mit quelques secondes à encaisser l'information, tandis que les maraudeurs plus alertes, riaient déjà.
Sirius : C'est pas très grave, elle va pas mourir de faim dans cette cave…
Harry (se reprenant) : Ca fait combien de temps qu'elle est enfermée ?
Elo : Je sais pas, quelques heures…
Harry : Quelques heures ? Bandes de…mais vous êtes folles !
Elo : Ohé, mollo le prince, elle voulait foutre en l'air la journée de Jenny, nous on a juste voulu rendre service…
Harry : Mais…elle est claustrophobe, Jessy est claustrophobe, bande de c*nne !
Maria : Olala…Harry, qu'est ce qu'on fait ?
Sirius : Ben, là, elle doit péter un câble…
James : Et nous, on va être en retard pour le diner de Lena, alors, on va devoir vous laisser…
Elo : Et nous, on a une virée en boîte à…(elle se stoppa sous le regard noir d'Harry) c'est bon, je savais pas…on a qu'a péter cette vitre, de toutes façon c'est pas grave, avec la magie on…
James : Je vous déconseille de faire ça, on est aurores, on serait obligé de vous arrêter…
Maria : Mais qu'est ce qu'on peut faire ?
Harry : Bon, la ferme tous ! Papa, Sirius, partez au resto, et Elo, Maria, dégagez de ma vue, je m'en occupe !
Elo (ironique) : Ah oui, et comment monsieur le chevalier va-t-il s'y prendre ?
Harry : Je retourne à Poudlard, je connais un passage qui va du château à la cave, je vais aller la chercher par là…
Elo (avec un sourire) : Parfait ! Pourquoi, tu ne l'as pas dit plus tôt !
Sirius : Bien, et bien nous on va y aller…
Maria : Nous aussi…et tu diras à Jessy qu'on est désolée, hein, Harry ? (donnant un coup de coude à Elo) parce que tu es désolée, non ?
Elo (avec mauvaise grâce) : Oui, oui, même si…bon ok, tu lui diras, allez tchaô…
Et chaque groupe se sépara, laissant Harry seul. Après quelques secondes pendant lesquelles il regarda à l'intérieur de la boutique, un peu angoissé, il partit en direction du château.
Le « Splendid » était un charmant petit restaurant situé dans le centre de Pré-au-Lard. L'ambiance y était traditionnelle. Des bougies volaient dans les airs afin de laisser une lumière tamisé. Un piano jouait tout seul dans un coin un air mille fois entendu, et les serveuses passaient de tables en tables avec une expression chaleureuse sur le visage. Jenny, satisfaite de la tournure des événements, tapotait son menu, un petit sourire aux lèvres.
Blaise : Mais, elles ont fait quoi à Jessy, Elo et Maria ?
Jenny : Aucune idée, Elo m'a dit qu'elle s'occupait de tout…
Blaise (grimaçant) : Oho, j'imagine l'état de ta sœur…
Jenny : Depuis quand tu t'occupes de comment va ma sœur ?
Blaise : C'est bizarre ce que je vais te dire mais…
Jenny avait posé son menu sur la table, et le regardait avec une lueur amusée dans le regard.
Blaise (avec un sourire) : D'habitude, elle est toujours dans les parages, comme une présence parasite, analysant les moindres de mes faits et gestes envers toi…et que là elle ne soit pas là, que je puisse faire ce que je veux pour une fois, ben ça me fait bizarre…
Jenny (pouffant) : Tu vas pas me dire qu'elle te manque, au moins…
Blaise : Non, c'est plutôt qu'avec elle, je savais que cette soirée allait être un fiasco, et maintenant qu'elle n'est pas là, ça va prendre une tout autre tournure…(il sourit) et ça n'est pas pour me déplaire…
Il sourit, comme ayant une idée derrière la tête, et Jenny sourit à son tour. Oui, pas de disputes entre Blaise et Jessy, pour une fois, juste eux d'eux. Passant la main sous la table, elle la posa sur le genou du jeune blond et lui lança un regard coquin. Et qui sait ? Peut être que la soirée serait écourtée plus vite qu'ils ne le pensaient…
De l'autre côté du restaurant, une plante verte cachant la scène entre Jenny et Blaise, Lena tapotait la table d'un air agacé, regardant encore une fois sa montre. 10 minutes. Ils avaient tous dix minutes de retards. Etait ce une machination contre elle ? S'ils ne venaient pas…
La porte s'ouvrit soudain, et la quasi-totalité des professeurs de Poudlard firent leur entrée, l'œil morne. Lena leur fit signe pour qu'ils viennent la rejoindre, et excédée, elle les observa s'assoir sans grande conviction.
Lena : Bien…tout le monde est là…non, il manque quelqu'un ?
Drago : Il semble qu'Hermione ne soit pas encore arrivé.
Lena : C'est gênant, extrêmement gênant…
Lindsay : En effet, nous comptions tous nous soutenir et voilà qu'on perd une combattante…
Lena : Je vous demande pardon ?
Lucius : Laissez tomber…
Lena : Je n'envisage pas ce diner comme une lutte entre vous et moi !
Lucius : Et bien nous si…
Recevant un coup de coude de sa femme, il grimaça et lui renvoya le coup.
« Bam ».
Les regards se tournèrent à nouveau vers la porte d'entrée, et surpris, ils virent non seulement Hermione se dirigeait vers eux, mais aussi une jeune blonde, et une belle rousse. La préfète en chef regarda la tablée. Lena était assise à côté de James, lui-même à côté de Remus, Sirius, Lindsay, qui faisait face à Narcissa, Lucius, et Rogue, mais aussi le petit professeur de sortilège, et Trelawney que Van de Camp avait réussit à sortir de sa tour. Drago était sur un côté de la table, à côté d'une chaise vide qui semblait n'attendre que la jeune fille.
Elo : Nous avons croisé notre charmante préfète en chef, et en apprenant l'existence de ce petit diner, nous nous sommes dit, et pourquoi pas ? (attrapant un serveur au passage) deux chaises supplémentaire à cette table…
Lena, muette de stupéfaction, ne sembla retrouver l'usage de la parole que quand le serveur qui avait fait apparaître les deux chaises demandées lui avait demandé de se décaler afin qu'il puisse agrandir la table.
Lena : mais, enfin, quel culot ! Seulement les membres du corps professoral…
Mais Rogue, qui voyait là un moyen d'écourter voir de supprimer le discours rébarbatif qui les attendaient, la devança, l'air soudain presque content d'être là.
Rogue : Oui, oui, asseyez vous, Miss Van de Camp, je les avais convié, et je ne vois pas d'inconvénients à ce que ces jeunes filles restent…
Lena (outrée) : Vous invitez des élèves à diner, vous ?
Rogue : Pas n'importe quelles élèves Miss Van de Camp…(il sembla chercher ce qu'elles avaient de spéciales) Euh…deux des élèves qui ont réussi à se débarrasser de Vous-Savez-Qui…j'estimais qu'elles le méritaient.
Lena : Bien.
Elle semblait désorientée, ce qui convenait à Rogue, mais aussi aux reste du corps professorale, qui, bien que ne comprenant pas la présence de ces jeunes filles, qui –étaient elles sérieuses ?- avaient demandé à participer volontairement à ce qui s'annonçait comme un repas ennuyeux à mourir, n'était pas moins heureux du renfort.
Drago, lui, voyait bien le pourquoi du comment. Les trois drôles de dames (à cette pensée, il ne put s'empêcher de lâcher un petit rire) avaient débarqué, non pas dans la perspective d'un repas joyeux et aux frais de la professeur de métamorphose et accessoirement tyran, mais bel et bien pour soutenir sa brune de petite amie qui avait du tout leur raconter. Il en fut absolument certain quand Elodie lui lança un regard de reproche avant de s'assoir aux côtés de Lucius Malefoy, Maria prenant place entre elle et Hermione qui se retrouva la chaise collée à celle de Drago.
Serveur : Vos cartes…
Lena : (toujours énervée) : Bien.
James : Alors voyons voir, je meurs de faim moi…
Le soupir excédé de Lena arracha alors un sourire à l'ensemble de la table qui se plongea avec intérêt dans l'étude de la carte. Quitte à passer un mauvais moment, autant le passer avec le ventre plein, non ?
Harry courait dans le passage secret menant à la cave de Honeydukes. Il avait fait le chemin de Pré-au-Lard à Poudlard à pied, puis traversé le château en un temps qu'il estimait record. Avec un sourire, il pensa à la dernière fois qu'il avait autant couru pour Jessy. Pour la sauver d'un saule cogneur, exploit qui s'était finalement avéré totalement inutile puisqu'elle avait fini clouée à un lit de l'infirmerie. A l'époque, il ne sortait pas encore avec la jeune tigresse, mais cette expérience avait eu pour conséquence de les rapprocher enfin.
Il espérait juste qu'aujourd'hui, l'issue ne serait pas aussi dramatique que la dernière fois. Il arriva enfin à la trappe du passage secret, et la souleva sans ménagement. Il fut aussitôt accueillit par une lumière qui lui parut aveuglante après le noir dans lequel il avait été plongé en parcourant le long passage. Se protégeant les yeux d'une main, et les plissant intensément, il passa la tête dans la cave de Honeydukes.
Harry : Jess…aaaaaah !
« BOUM ». Il venait de recevoir un sévère coup sur la tête qui l'étourdit encore un peu plus.
Jessy : Oh Harry ! C'est toi !
Jessy, s'apercevant de son erreur, prit le bras de son petit ami et le souleva pour le faire entrer dans la cave. Harry se releva tant bien que mal, se grattant l'arrière de la tête qui l'élancait violemment. Un coup à la Jessy. S'habituant à la lumière de la pièce, il posa alors un regard sur sa chérie et faillit éclater de rire. Celle-ci, les larmes aux yeux, tremblait, la bouche pleine de chocolat, l'air aussi perdue qu'une petite fille de quatre ans dans un grand centre commerciale.
Jessy : Oh, Harry…C'était horrible ! Elo, et Maria, elles m'ont tendu un piège, je suis tombé dans cet endroit, et…j'arrivais plus à sortir et…j'ai fait de la lumière par magie et… (Elle trembla) et oh non, c'est horrible ! J'ai dévoré tout ce que j'ai trouvé…Harry !
Elle se jeta dans les bras de son sauveur et éclata en sanglot sur son épaule. Harry la serra dans ses bras posant un baiser sur les cheveux blonds de la Malefoy.
La cave était dans un état épouvantable. Jessy avait du péter un câble, enfermée dans cet endroit exigu. Des emballages de boites de chocolats avaient été brutalement attaqués et déchirés avant que leur contenu ne disparaisse. Vu le contour de la bouche de Jessy, Harry devinait cependant où il avait pu passer.
Harry : Allez, ça va, c'est fini maintenant, je suis venu te chercher d'accord ?
Il reçut alors un coup sur le torse et la furie lui lança un regard étincelant.
Jessy : Pourquoi t'es pas venu plus tôt ?
Harry : Parce que je n'ai apprit que tu étais là qu'il n'y a qu'une petite demi-heure…il a fallut que je retourne au château, puis au passage secret pour venir te chercher…
Jessy : Un passage secret ? Il y avait un passage secret et j'étais coincée comme une conne à bouffer tout le chocolat que j'ai pu trouver ?
Harry (souriant) : Oui…allez, viens maintenant, on rentre…
Jessy : On rentre ?
Harry : Oui…(devant le regard étincelant de Jessy) et non ne compte pas retourner à Pré-au-Lard pour espionner ta sœur !
Jessy : C'est bon, j'avais compris que personne n'était d'accord avec ça, et ce n'était pas mon intention…
Elle jeta un regard aux alentours, l'air soudain moins claustrophobe maintenant qu'elle savait qu'elle n'était plus vraiment coincée.
Jessy : Maintenant que j'ai avalée tout ce chocolat, un de plus ou un de moins…
Harry : Qu'est ce que… ?
Mais Jessy l'arrêta d'un baiser passionnée. Le plaquant contre la paroi de la cave, elle passa une main sous son pull, le faisant frissonner, et lui jeta un regard coquin.
Jessy : Ca te dit une soirée chocolat, câlins ?
Harry regarda sa toujours plus surprenante petite copine, à la bouche au goût de chocolat. Comment dans un tel état pathétique réussissait-elle à rester aussi désirable ? Il n'en avait aucune idée, ou plutôt si. C'était Jessy Malefoy.
Harry (s'approchant de son oreille dans un souffle) : Ca me dit…
Au restaurant, l'ambiance ne pouvait être plus différente. Les plats étaient en préparation, et tout le monde regardait Lena d'un œil vitreux, tandis que celle-ci, entamait un petit discours.
Lena : Je ne me prends pas pour le directeur, mais pour l'émissaire du ministère, c'est-à-dire, un œil extérieur à Poudlard, une présence bienveillante…
Lucius : Bienveillante, voyez vous ça…
James (passionnée) : Chuut ! Ecoute la présence bienveillante…
Lena : Vous vous moquez de moi, Mr Potter ?
James : Mais non pas du tout, et appelez moi James, je vous appellerais Lena…
Lindsay pouffa.
Sirius : T'as un problème ?
Lindsay (reprenant son sérieux) : Oui.
Sirius : Ah oui ?
Lindsay : Toi et…(elle passa sa main sous la table) ta main.
Elle la retira de sa cuisse avec dédain, et ils se fusillèrent du regard tandis que les conversations reprenaient de plus belle.
Trelawney : J'aimerais savoir pourquoi on m'a dérangé dans ma contemplation du troisième œil…
Rogue (agacé) : Oui, pourquoi a-t-on interrompu Sybille dans ses petites affaires ? Et pourquoi a-t-on exigé la présence du directeur de Poudlard dans ce restaurant ?
James : Tu parles de toi à la troisième personne, maintenant ?
Sirius : Ah mais tu ne connais pas le nouveau Severurus James, maintenant c'est un grand, il se prend pour César !
Rogue : La ferme…
James : Oh mais oui, tu as raison, il contre attaque !
Lindsay : Oh, la ferme vous trois, on est venu pour plus important que vos chamailleries de gosses !
Sirius : Ah c'est vrai, tu défens monsieur le directeur toi, j'avais oublié combien tu étais proche de…aïe, mais ça va pas ?
Narcissa : Bon, tout le monde…
Lena : J'aimerais continuer si vous…
Lindsay (à Sirius) : Ca t'amuse, hein ? De débarquer à nouveau à Poudlard ? Tu crois que tu vas pouvoir redevenir un gamin de 17 ans, c'est ça ? Mais t'es plus qu'un vieux maintenant, il serait temps de…
James : T'as notre âge Lindsay…
Lindsay (montant d'un ton) : Oh toi, si tu pouvais…
Remus : Calme toi Lindsay, et si on…
Lena (le coupant) : J'aimerais…
Sirius (le coupant): Non mais pour qui…
Lucius (commençant à se lever) : J'en ai marre de cette mascarade…
Rogue : Tu ne bouges pas Lucius.
Il sortit sa baguette et la brandit sur tous les perturbateurs qui se retrouvèrent instantanément muet et encore plus indigné.
Rogue : J'aimerais que vous vous calmiez tous.
Mais aucunes de ces fortes personnalités n'étaient disposés à se taire et sortant eux aussi leurs baguettes, ne tardèrent pas à hurler leurs indignations au directeur tout aussi énervé.
Dans leur coin, les septièmes années pour une fois, ne parlaient pas. Elodie affichait un air presque admiratif, et se tournant enfin vers ses amies semblait au bord de l'extase.
Elo : Ces vieux ne sont pas si ennuyant en fin de compte…je dirais même qu'ils sont vraiment amusant…vive l'ambiance dans la salle des profs (elle sourit, l'air rêveuse)
Maria : On apprend des choses en tout cas, on n'est pas venu pour rien…
Le serveur disposa alors son entrée sur la table, et le sourire des deux jeunes filles s'élargit tandis que le jeune homme lançait un regard appréciateur aux trois belles filles.
Drago, qui n'avait pas perdu une miette de tout le spectacle, lui lança un regard noir quand son regard, insistant, se posa sur sa belle.
Dray : Hum, hum…
Le serveur lui disposa son plat sous son nez avant de s'envoler vers une autre table, le regard toujours sur Hermione.
Celle-ci ne s'en était pas rendu compte, trop occuper à ruminer ses pensées. Soudain, elle se tourna vers Drago, le regard étincelant.
Mione : Alors ?
Dray : Alors ?
Mione : Tu n'as rien à dire ?
Dray : Non.
Elle empoigna sa fourchette et piqua férocement une feuille de laitue qu'elle tenta tant bien que mal d'attraper. Au comble de l'énervement, après quelques tentatives ratées sous le regard amusé de Drago, elle reposa la fourchette en poussant un petit cri de rage.
Mione : Tu trouves ça drôle ?
Soudain, la dispute à l'autre bout de la table sembla redoubler au niveau sonore et l'attention de la jeune brune se trouva momentanément occupé par sa mère et l'aurore Sirius.
Sirius : Moi ? Moi ?
Lindsay : Tu m'as très bien entendu Sirius, pas la peine d'hurler !
Sirius (estomaqué) : Moi, je te cours après ? Moi ? Tu crois que j'ai toujours envie de toi après 17 ans, c'est ça ? Tu crois qu'après avoir couché avec monsieur le directeur et mis un gosse qui n'est pas de moi au monde, j'aurai encore envie de toi ?
Lindsay : Ta main sur ma cuisse je ne l'ai pas inventé, crétin !
Drago jeta un regard en biais à Hermione et s'aperçut que celle-ci suivait la conversation, l'air extrêmement mal à l'aise, un œil sur Lindsay, l'autre sur Rogue, qui lui non plus ne semblait plus avoir très faim face à cette dispute.
Elo : Je crois qu'il est temps de se boucher les oreilles Hermione…
Maria posa une main sur l'épaule de la lionne, mais celle-ci, se sentait de moins en moins à sa place dans ce restaurant aux lumières soudain trop tamisées pour la situation, à côté d'un copain qui ne la rassurait en rien, et devant une dispute presque conjugale de sa mère et d'un homme qui, elle le savait, n'était pas avec elle à cause d'Hermione. Elle se leva, et sans rien dire, quitta la table avant de parcourir presque en courant le restaurant et de claquer la porte derrière elle.
Un silence s'installa alors sur la tablée.
Elo : Bande de crétins ! Vous avez vu ce que vous avez fait ?
Lindsay (montrant Sirius du doigt) : C'est de SA faute !
Rogue : Non, c'est de la votre à tous les deux, vous ne savez pas vous taire…
Drago se leva à son tour, les fusillant un à un du regard.
Dray (inspirant) : La Ferme, TOUS !
Les bouches s'ouvrirent mais aucun son ne sortit devant le regard impérial du jeune blond.
Dray : Vous êtes là pour discuter de l'avenir de l'Ecole, et pour l'instant le sujet n'a pas été une seule fois évoqué. C'est un rendez vous professionnel, alors évitez de ramener votre vie privée sur le tapis et discutez de ce qui importe vraiment à tous ici. (Silence) Bien, si vous voulez bien m'excusez, je vais chercher Hermione…
Et il quitta à son tour le restaurant, dans le silence le plus complet.
Lena : Ce jeune homme…a une grande présence. Il ira loin.
Et pour la première fois de la soirée, tous semblèrent d'accord sur un sujet.
Il faisait froid dehors, et il commençait tout juste à pleuvoir. En levant la tête, Drago s'aperçut que de gros nuages cachaient la lune, et les étoiles. Un orage semblait se préparer, mais ce n'était pas sa préoccupation principale. Au loin, il aperçut Hermione, qui marchait de ce pas rapide et énervé, faisant claquer bruyamment ces talons sur les dalles de la rue.
Dray : Hermione…
Elle ne se retourna pas. Ne se stoppa pas. Il commença à courir, tandis que la pluie devenait de plus en plus forte, et arrivant à sa hauteur, l'obligea à se retourner. Elle pivota sur elle-même et lui lança alors un regard meurtrier, qui le fit sourire.
Dray : Hé !
Mione : Quoi ?
Dray : T'es encore fâché contre moi pour ce que je t'ai dit tout à l'heure ?
Mione (trépignant) : Je suis fâchée, et…lassée d'être en colère encore et toujours contre ma mère…j'aimerais tout effacer, mais le passé ressurgit sans cesse, me rappelant que je n'ai jamais été désiré…
Dray : Arrête, bien sûr que tu as été désiré sinon, tu ne serais pas là…
Mione : Ouais, dis ce que tu veux, ça ne changera rien…
Il posa sur elle son regard bleu d'acier et avant qu'elle n'ait pu ajouter quoi que ce soit, ni envisager de se débattre, l'embrassa tendrement sur les lèvres.
Dray : Moi, je te désire…malgré ce que je t'ai dit tout à l'heure. Tu es et resteras toujours beaucoup plus intéressante que Serena ou Helena à mes yeux. Rien que ton entrée au restaurant vaut le coup de t'avoir à mes côtés (il sourit en y repensant) mais si je te disais qu'il ne fallait pas tout de suite envisager l'année prochaine, c'est que je ne veux pas que tu fasses tes choix à cause des miens…
Un éclair zébra le ciel et il s'interrompit. Il sentait ses vêtements lui coller à la peau tandis que la pluie ruisselait autour d'eux.
Dray : Même si on n'est pas ensemble, dans la même fac l'année prochaine, ça ne veut pas dire que l'on sera séparé pour autant, Hermione…
Mione : Mais, ça serait tellement bien, si…si on était tous ensemble, comme maintenant…
Dray (avec un sourire) : Oui…oui, ça serait vraiment géniale.
Et alors qu'un deuxième éclair apparaissait dans le ciel, leurs deux corps se rapprochèrent l'un de l'autre, centimètre par centimètre, pour bientôt ne faire plus qu'un.
FIN DE L'EPISODE
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