La rumeur...
LISTE DES SELECTIONNES
Par Elodie Johnson
Serpentard :
_Marc Davies
_Emmanuel Desportes
_Sandy Dames
_Peter Cravy (quoique le nom craigne un peu)
Gryffondor :
_Dean Thomas
_Le brun aux yeux bleus et aux dents ultras blanches
Serdaigle :
_Le seul qui fait pas trop intello : Dan McKilley
Poufsouffle
Elo : Alors, tu crois que pour commencer, ça suffit ?
La jeune fille leva la tête de sa feuille rose bonbon, suçotant avec satisfaction sa plume à papote. Son interlocuteur semblait plutôt amusé. Lui tapant l'épaule, elle l'obligea à détourner le regard de sa feuille pour la regarder, elle.
Harry : Ecoute Elo…euh, c'est pas un truc de fille, ça ?
Elo : T'es le seul que j'avais sous la main. Et comme tu connais tout le monde ici…Alors, qu'est ce que tu en penses ?
Harry (amusé) : Eh bien…pour commencer, tu ne t'es basé que sur des critères physiques…
Elo : Evidemment ! A quoi bon perdre son temps à trouver quelqu'un qui réunirait et la beauté extérieure, et la beauté intérieure ? Et puis, ça restreindrait ostensiblement le nombre de candidats…
Harry : Mais…tu…enfin tu cherches quoi exactement ? Un copain ? (il sourit) La grande Elodie Johnson en a marre d'être seule ?
Elo (outrée) : Certainement pas, merci !
Harry : Bon alors…c'est quoi ?
Elo : Tu ne peux pas comprendre…
Harry : Je ne peux pas t'aider, si je ne comprends pas Elo…et si tu permets, je dois rejoindre Jess' là…
Il esquissa un geste pour se lever, mais la jeune fille fut plus rapide. Lui enfonçant ses ongles dans l'épaule, elle le força à se rassoir, et lui retendit la feuille sous le nez.
Ils étaient dans la salle commune au quatre maison, comme d'habitude vide. L'idée de créer cette salle pour raffermir les liens entre maisons avait toujours été prise à la rigolade, et les gens y mettaient rarement les pieds. Mais aujourd'hui, les choses avaient changé. Elodie Johnson était arrivée, et loin de trouver cette salle inutile, elle avait décidé d'en faire son quartier général de réflexion à ces plans machiavéliques. Et en cet instant, Harry était pris entre ses griffes.
Elo : Bien, je t'explique en deux mots, et je t'interdis de faire le moindre commentaire !
Harry (avec un sourire) : Tu me connais…
Elo : Oui, justement… (elle prit une inspiration) avec Maria, on a parié sur celle qui enchaînerait le plus de conquêtes avant la fin de l'année.
Silence.
Elo : Et bien quoi ?
Harry n'était pas Blaise. Mais il savait très bien que s'il s'était trouvé dans la pièce en ce moment même, il n'aurait pu s'empêcher de se moquer d'elle. Son sourire s'élargit. Lui-même, résisterait il ?
Harry : Le plus de conquête ? Et depuis votre arrivé au château…le compteur n'affiche pas un « zéro pointé » ?
Elo : Aha, très drôle ! (lui brandissant la liste) Voilà pourquoi, j'ai pris soin de faire un max de repérage ces derniers temps ! C'est fou le nombre de mec que je n'avais jamais vu avant…
Harry (regardant la liste) : Ouais, enfin, c'est les seuls que t'a retenu ?
Elo : Pour l'instant, je pense que ça suffira, pourquoi ?
Harry : Et je vois qu'il n'y a pas de Poufsouffle…tu sais qu'ils sont fréquentables ?
Elo (balayant la remarque d'un geste) : Tu ne verras jamais Elodie Johnson avec « ça ».
Harry : Bon…et tu veux que je te dise quoi ?
Elo : Je veux que tu me donnes le plus d'info sur chacun d'eux.
Dans la salle des professeurs, Sirius, un café dans la main, essayait de se réveiller tant bien que mal. Avec James et Remus, la veille au soir, ils étaient allés faire un petit tour à Pré-au-Lard, qui s'était finalement avéré plus long que prévu.
La porte de la salle s'ouvrit, et une belle jeune fille fit son entrée. Sirius fronça les sourcils, lâchant son journal et la regarda plus attentivement, essayant de se remémorer qui pouvait bien être la superbe créature.
Sirius : Euh…c'est la salle des profs ici…
Fille : Et je suis prof…enfin assistante pour être plus exacte.
Soudain, cela lui revint. C'était Haley, la sœur de la petite Johnson et la nouvelle assistante de la très chère Lyndsay.
Sirius : Oh oui, désolée…
Haley : On va mettre cet oubli sur le compte de la gueule de bois…
Elle sourit et s'assit à la table à ses côtés. Sirius la regarda plus attentivement. Jolie la petite assistante.
Sirius (essayant de trouver une conversation) : Alors, ça va pas te faire bizarre de faire cours à ta petite sœur ?
La porte s'ouvrit à nouveau à la volée.
Lindsay : Je cherche…ah.
Elle s'arrêta net devant l'aurore et l'assistante. Cette dernière leva le regard et se leva.
Haley : Tu me cherchais ?
Lindsay ne répondit pas tout de suite, regardant d'un œil méfiant Sirius, qui semblait à nouveau le regard plongé dans sa tasse sur le point de s'endormir.
Lindsay : Euh oui, oui, je te cherchais…le cours commence dans une demi-heure, mais j'avais besoin de voir certains points avec toi avant…viens.
La jeune fille passa devant elle, et Lindsay, jetant un dernier regard en arrière, referma la porte. Elle connaissait ce regard calculateur que Sirius avait posé sur la Johnson pour l'avoir reçut un nombre innombrable de fois dans le passé. Se sentant étrangement maussade, elle passa à nouveau devant l'assistante pour la mener à sa salle, sans un mot.
Jessy (hurlant) : Jenny !
Sa sœur sursauta et se tourna vers l'hystérique, qui devant son armoire en désordre semblait totalement désespérée. Pour changer…
Jenny : Qu'est ce qui se passe encore ?
Il était 8 heures 10. Les cours allaient commencer dans une vingtaine de minutes, et les jumelles, n'étaient pas en avance. Elodie était déjà sortie depuis bien longtemps, et Pansy venait de claquer la porte derrière elle.
Jessy : Je…je ne sais pas quoi mettre !
Jenny resta interdite quelques secondes.
Jenny : Mais Jess'…(elle sourit) On a un uniforme je te rappelle…
Sa jumelle lui lança un regard noir.
Jessy : Je le sais bien ! C'est le sac qui me pose problème…je l'accorde avec mes ongles, ou mes yeux ?
Jenny la rejoignit devant son armoire, prenant l'air faussement sérieux qu'elle prenait à chaque fois que sa sœur avait ce genre de problème existentiel.
Jenny : Hum…celui là, tu ne le mets jamais…
Jessy : Harry ne l'aime pas.
Jenny (souriant) : Oho ! Et depuis quand tu te préoccupes de l'avis de quelqu'un d'autre que moi ?
Jessy : Depuis qu'il a dit que ça lui faisait penser au sac de la grand-mère de Neville.
Jenny (riant) : Ouille !
Elle regarda sa sœur, son sourire s'agrandissant. Le sac ne lui faisait nullement pensé à un sac de grand-mère, et elle savait que c'était un des préférés de sa sœur. Que l'avis d'Harry l'influence autant sur le choix de ces sacs prouvait bien des choses…
Jessy : Arrête de me regarder comme ça, je sais ce que tu penses, sorcière !
Jenny (lui tirant la langue) : Non, tu sais pas !
Jessy : Bien sûr que si ! (imitant sa sœur et prenant un air angélique) Comme c'est mignooooon !
Jenny éclata de rire.
Jenny : C'est vrai que…c'est mignoooon !
En guise de répartie, elle reçut un coussin sur la tête.
Jenny (continuant) : C'est mignooon !
Elle sauta sur sa sœur, et les deux jeunes filles tombèrent joyeusement sur l'amas de sac au sol, se débattant comme des furies.
Jessy : Tu vas te taire…hey, non, pas les chatouilles !
Jenny : Si, si, si, c'est mignoooon !
Soudain, la porte de la chambre s'ouvrit, et une tête blonde passa l'embrasure, l'air passablement amusé.
Elo : Et les gamines, dépêchez vous, on va être en retard !
Harry : Alors ? Oh, je te parle !
Mione : Hum ? Hein, quoi ?
Il faisait chaud dans la salle de potion et Hermione partageait ce jour son chaudron avec Blaise et Harry. Lucius avait clairement signifié qu'il espérait voir dans ce changement de groupe, une amélioration de la qualité des potions des deux jeunes. Harry trouvait qu'il exagérait. A vrai dire, il s'était véritablement amélioré dans cette matière depuis que ce n'était plus Rogue le prof, mais Lucius semblait toujours attendre plus de ses élèves et particulièrement, lui semblait il, de ses amis et lui.
Qui l'aurait cru ? Devenir le meilleur ami de son fils ne l'avait pas privilégié bien au contraire…
Mais aujourd'hui, ce n'était pas le contenu de son chaudron qui l'intéressait, mais sa meilleure amie, qui la tête ailleurs, ne semblait pas tellement disposé à les aider.
Blaise (amusé) : Popo disait que ça devait te faire bizarre que Krum soit revenu…
Harry (arquant un sourcil) : Popo ?
Blaise : Popo, mec fais-y toi, je te rebaptise…
Lucius (par derrière) : Popo ? Ces échanges sont touchant à souhait, mais votre potion fume, messieurs…
Des rires accompagnèrent cette dernière remarque et Hermione sembla revenir à la réalité. Elle secoua la tête, cligna des yeux et regarda autour d'elle.
Harry (chuchotant) : Alors, Mione ?
Mione : Est-ce que…euh, est ce que tu peux répéter ?
Blaise : Oula, la demoiselle a du mal ce matin…serait ce la vision du derrière de ton « Dragochinou » ou le retour de Krum ?
Mione : Aha, très drôle…et d'où tu mates les fesses de Drago ?
Harry : Ne détourne pas le sujet ! Je te connais…
Elle évita le regard de son meilleur ami et jeta quelques herbes dans la potion qui bouillonnait paresseusement. Elle ne voyait pas du tout de quoi il voulait parler. Elle allait très bien ce matin, tout allait…
« SPLASH ».
Le contenu du chaudron explosa, giclant sur les trois compères. Une sensation glacée l'envahit alors, et suffocant, elle se frotta les yeux. La matière visqueuse lui collant au doigt, elle entendit quelqu'un arrivé par derrière, et sentit le sarcasme avant même qu'il n'eut à ouvrir la bouche.
Lucius : Voilà ce qui arrive quand on a la tête ailleurs Miss Rogue… Manifestement, vous avez versé deux fois la même herbe…la négligence de vos compagnons déteint sur vous (il sourit) Mr Zambini, Mr Potter, ce n'est pas parce que je vous tourne le dos que je ne vois pas vos grimaces.
Il sortit sa baguette et d'un geste désinvolte fit disparaître la matière visqueuse.
Lucius : Ca fera…cinq points chacun en moins pour vos maisons.
Blaise : Mais…
Harry secoua la tête, posant la main sur l'épaule de son ami, résigné. Non, décidément, aucun traitement de faveur ne leur était accordé…
Le front de Pansy était plissé par la concentration. S'appliquant, la langue entre les dents, elle semblait absorbée par sa tâche. Tellement, d'ailleurs, qu'elle ne remarqua pas l'ombre, la menace qui s'approchait dangereusement. Et soudain…
Pansy : Aaah !
Deux mains l'agrippèrent par les épaules, la faisant sursauter violemment et renversant…le flacon de vernis.
Pansy : Serena ! Je…tu…(elle inspira) Tu m'as fait raté ma manucure, j'en étais au petit doigt !
Helena (sarcastique) : Oh dur, pauvre chérie, tu vas pas t'en remettre…
Elle s'affala sur le canapé à côté de la Parkinson, et pris négligemment le flacon sur la table basse.
Serena : Alors, quoi de neuf ? On s'ennui à mourir ici…
Amanda : J'ai entendu des choses intéressantes…
Elle s'assit sur le bord de la table basse, faisant face à ses copines. Debbie, sur l'accoudoir sourit.
Debbie : Moi aussi…
Serena (se redressant) : Ah ouais ?
Amanda (avec un sourire) : Oh oui…à ce qui paraît, la Johnson, et la Hardisson se sont lancées dans un genre de défi bizarre…
Pansy : Comment ça ?
Elle essayait tant bien que mal de réparer les dégâts avec sa baguette magique, la tapotant frénétiquement sur son ongle raté, de façon tout à fait inutile. Helena la regardait faire, un sourcil levé.
Helena : Qu'est ce que ces pétasses ont encore comme plan foireux ?
Amanda : A ce que j'ai compris, elles font un concours : celle qui a le plus de mecs avant la fin de l'année a gagné…
Serena : Oh chouette, tu crois qu'on peut participer ?
Amanda éclata de rire.
Amanda : Certainement pas, tu les recalerais, les pauvres…depuis qu'elles ont débarqués de nulle part, elles ont eu genre…aucune relation ?
Helena : Dur…mais quand on sait que Elodie était à Beaux bâtons avant, on peut penser que se retrouver devant autant de mecs la déstabilise peut être…
Debbie : J'ai jamais vraiment trouvé Johnson déstabilisée par quoi que ce soit…
Serena : Ouais, ouais…et toi, Debbie, c'était quoi ton info ?
Debbie (les yeux pétillants) : Ben, il y a des murmures de couloirs… peut être que vous savez déjà ce qu'on se raconte…
Elle sourit devant l'air interrogatif des jeunes filles. C'était plutôt rare de les voir ignorer les derniers ragots.
Debbie : A ce qui paraît, Blaise et Harry sortiraient ensemble…ils se donnent des petits noms trop choux et tout, et…(elle baissa la voix mystérieuse) Apparemment, ils entretiendraient un genre de relation à quatre avec les jumelles Malefoy…vous voyez quoi…
Elle haussa un sourcil, suggestive. Les quatre autres la regardaient avec des yeux ronds. Ca pour une info…leurs sourires s'agrandirent. Avec elles, on pouvait être sûr que fausse ou pas, l'information allait faire le tour du bahut.
Et puis de toute façon, le plus important n'était pas de savoir si c'était vrai, mais simplement de pouvoir s'en donner à cœur joie…
Le cœur de Maria battait à toute allure. Essoufflée, elle parcourait les couloirs de Poudlard d'un pas pressé, jetant des coups d'œil à chaque intersection. Enfin, apercevant son coin isolé favori, elle se lova sur le recoin d'une fenêtre, et tira le lourd rideau de velours sur elle.
Maria (chuchotant) : Lumos…
Enfin. Elle s'en voulait un peu. Son aptitude ressemblait plus à celle de sa meilleure amie, mais qu'importe. C'était le jeu après tout. Elle leva devant ses yeux la liste d'Elodie et sourit. Autant pousser la compétition jusqu'au bout.
Elodie : Où est passé cette fichue liste !
Les cheveux emmêlés, le visage crispé, la jeune blonde venait de retourner la quasi-totalité du contenu de la salle commune des Serpentard en vain. Oups. Ce genre de liste n'était pas censée tomber entre n'importe quelles mains.
Quelqu'un : Tu cherches quelque chose ?
Elo (ironisant) : Tu cherches quelque chose ? Non, je fais le ménage, crétin !
Elle jeta un regard furieux au brun qui la regardait amusé et soudain un poids sembla tomber dans sa poitrine. Elle avait encore parlé trop vite. Devant elle se tenait un des listés.
Listé : Tu sais qu'il existe un sortilège très simple qui te permet d'amener à toi ce que tu cherches ?
Ravalant la réplique cinglante qui lui brulait les lèvres, elle se força à sourire.
Elo : C'est vrai…
Listé : Qu'est ce que tu cherches ?
Elo : Euh…
Soudain, l'idée de retrouver cette liste sous les yeux d'un listé lui apparut comme très risqué. Elle se releva de sa position assise, mal à l'aise.
Elo : Et bien je…
Mais la porte s'ouvrit dans un grand fracas et Crabbe et Goyle firent leur entrée, imposante, écrasante et surtout bruyante. L'air beaucoup plus agité qu'en temps normal, ils se dirigèrent vers la Johnson qui eut du mal à ne pas reculer et se cacher derrière le très mignon listé. Mais Elodie n'était pas comme ça. Elodie était courageuse, téméraire même, et la corpulence des deux gorilles n'y changerait rien (non mais !).
Goyle : Alors c'est vrai ?
Et il partit d'un grand éclat de rire, une sorte de grognement d'ours, qui fut suivit par le couinement de cochon de Crabbe.
Elo (fronçant les sourcils) : Qu'est ce qui est vrai ?
Aussitôt, la liste apparut dans ses pensées.
Crabbe : Ben, Potter, Zambini, et les deux sœurs Malefoy ?
Elo (agacée) : Ben quoi, Harry, Blaise, Jen et Jess ? Ils sortent ensemble c'est ça ? C'est que maintenant que vous vous en rendez compte bande de…
Mais la fin de sa phrase fut noyée par les hurlements des deux Serpentard et elle fronça à nouveau les sourcils. Etait ce si drôle ?
Listé (les yeux étincelants) : Quoi ? C'est vrai ? Putain… c'est dégueulasse…
Et un sourire narquois apparut sur son beau visage, révélant le vrai Serpentard.
Elo : Comment ça c'est dégueulasse ? Ils font ce qu'ils veulent, je…
Listé : Ouais, ouais, c'est ça…(son sourire s'agrandit) Attends, t'y participe aussi ?
Elo : Je…quoi ?
La pression montait en elle à mesure que la situation commençait de plus en plus à la dépasser.
Elo : Mais qu'est ce qu'y se passe ?
Serena était totalement excitée. Elle n'en revenait pas de sa chance. Elle qui d'ordinaire ne m'était jamais, au grand jamais, les pieds dans la bibliothèque, n'arrivait pas à croire ce qu'elle avait devant ses beaux yeux pâles. Victor Krum. Le grand Victor Krum. Sans l'once d'une hésitation, elle parcourut les quelques mètres la séparant de l'ultime convoitise et tira la chaise à ces côtés.
Serena : Bonjour, professeur.
Ce mot lui arracha un sourire narquois. Quelle chance avait les premières années ! Le célèbre attrapeur de Quidditch qui se cantonnait à leur offrir des cours ! Pour un misérable salaire, qui plus est !
Krum : Oh euh…(il réfléchit)Miss Van der hum…
Serena (souriant toujours) : Serena Van der Woodsen…vous vous souvenez ?
Krum la regarda, se renfrognant. Il ne pourrait pas l'oublier. Pendant son séjour à Poudlard, lors du tournoi de la Coupe du Feu, il y avait trois ans de cela, elle avait été une de ses plus ferventes et harcelantes admiratrices. Une des plus jolies aussi, il fallait l'admettre.
Krum : Oui, oui…
Serena : Alors, on s'ennuyait de Poudlard ? Qu'est ce qui peut bien expliquer qu'un champion comme toi (se reprenant), je veux dire… vous se retrouve à donner des cours dans une école ?
Victor haussa les épaules, l'air ennuyé. Ce qui ne découragea pas la jeune blonde.
Serena : L'envie de partager son savoir peut être ?
Cette remarque amusa le champion, qui haussa une nouvelle fois les épaules. Non, ce n'était pas pour cela, loin de là. Bien au contraire, l'idée de former des jeunes à exercer son art le révulsait presque. Qui avait envie d'enseigner son expérience à des petits premières années qui seraient susceptibles d'un jour surpasser leur maître ? Non, il n'était pas là pour ça. Il était là pour…
Soudain, son regard se tourna vers l'entrée de la bibliothèque comme attiré par un subtil changement, et l'objet de sa venue se matérialisa devant ses yeux. Son corps se réchauffa et son caractère bougon le quitta d'un coup. Hermione Granger venait de faire son entrée.
Au même moment, Maria faisait irruption dans la salle commune des Gryffondor, la liste d'Elodie soigneusement rangée dans sa poche. Elle avait jugé plus futé de commencer par les Gryffondor de la liste. Ce serait plus simple pour un début. Plissant les yeux, elle scruta la pièce du regard avant de se rendre compte de sa bêtise. Elle ne savait même pas qui était Dean Thomas.
Ginny : Tu cherches quelque chose ?
La belle rousse sursauta devant la plus jeune des Weasley, qui la regardait avec curiosité.
Maria : Hum…c'est-à-dire que…
Qu'aurait fait Elodie en cet instant ? Elle l'aurait surement envoyé baladé, ce qui aurait été une totale perte de temps. Maria, elle, n'était pas Elodie. Ni Jessy d'ailleurs. Elle ne détestait pas la jeune fille et le très peu de conversation qu'elle avait pu avoir avec elle n'avait pas été désagréable. De plus, elle savait déjà à quoi pourrait bien lui servir Ginny.
Maria : Le professeur…Binns m'a prié de rendre son devoir à Dean Thomas…et (elle afficha un sourire hésitant) Je ne sais pas qui c'est…
Ginny sourit.
Ginny : Tu ne connais pas Dean Thomas ? (elle rit) Tu es tellement enfermé dans ton petit cercle que je parie que tu ne connais pas un seul nom de Gryffondor…
Maria (vexée) : Bien sûr que si ! Hum…Ginny…enfin, toi !
Ginny : Qu'est ce que je disais…viens, il est par là…
Maria la suivit vers un des fauteuils les plus proches du feu de cheminée et découvrit pour la première fois le jeune homme qu'elle avait pourtant du croiser une bonne centaine de fois depuis son arrivé au château. Elle sourit.
Ginny : Dean…Maria doit te rendre un devoir d'histoire…
La jeune rousse se pencha et déposa un délicat baiser sur la joue du Gryffondor avant de disparaître dans le dortoir des filles en sautillant. Maria se sentit soudain mal à l'aise. Le jeune homme la fixait, perdu, accroissant la honte de la Hardisson.
Dean (après murs réflexions) : Mais de quel devoir elle parle ?
Krum (s'éclaircissant la gorge) : Alors…
Mione (de même) : Alors…
Ils se regardèrent, puis détournèrent la tête gênée. A l'arrivé de la lionne dans la bibliothèque avait suivi des retrouvailles plutôt froides et maladroites. Tout ça sous le regard perçant de la belle et parfaite Serena. Mione avait envie de hurler.
Elle ne s'expliquait pas ce soudain mutisme devant le champion de Quidditch. Ni ses gestes gauches, ne sachant s'il fallait le serrer dans ses bras comme un ami, ou simplement lui taper la bise. Leurs échanges avaient fini par se solder par un bref serrement de main. Pitoyable.
Puis, pour couper court à ce face à face des plus oppressants, elle s'était assise à la table où la jeune blonde les observait toujours, Krum l'imitant aussitôt.
Serena sembla tout d'abord irriter par la joie du jeune homme à la vue de la sang de bourbe. Pourquoi fallait il toujours que cette moins que rien attirent les plus beaux partis ? Mais soudain, en apercevant la gêne de la jeune fille, une idée avait fait son chemin en elle. Une idée des plus intéressantes. Une idée qui allait peut être enfin récompensée leurs efforts, à elle, et les filles de Serpentard. Elle adressa un sourire radieux à Hermione et Krum et se leva.
Du coin de l'œil, elle vit la brune esquisser un geste comme pour la retenir. Le sourire de Serena s'agrandit. Il fallait vraiment que la gêne de la lionne soit grande pour que celle-ci veuille la présence de la belle blonde à sa table.
Serena : Je vais vous laisser… discuter. Vous devez avoir plein de choses à vous racontez… (se tournant vers Krum) Ca a été un plaisir de vous revoir, professeur…
Et elle quitta la bibliothèque, évitant de paraître trop pressée.
Hermione : Alors, professeur ? Tu m'expliques ?
Les yeux du jeune homme brillèrent.
Krum : Tu sais comme j'aime Poudlard… et, encore plus une certaine jolie fille…
Jessy : Quoi ?
Elo : Et le pire dans tout ça, c'est qu'ils m'ont soupçonné d'en faire partie aussi…
Elle regarda les jumelles Malefoy échanger un long regard, estomaquées. Jessy, de son lit défait Jenny, du sien, impeccable. C'est sûr que ça devait faire un choc, pensait la jeune blonde. Etre accusé de coucher avec sa propre sœur et son copain.
Jessy grimaça ostensiblement, déformant les jolies traies de son visage parfait. Elodie avait envie de lui demander d'arrêter le massacre (l'apparition des rides inquiétait déjà la Johnson), mais se contint devant l'explosion imminente de la Malefoy.
Jessy : Ils pensent que je serais capable de… avec Zambini ? (elle se leva d'un bond) Qui ? Qui a lancé cette puta*n de rumeur ? Je veux des noms, Elo !
Elo (haussant les épaules) : Aucune idée, ma jolie, mais une chose est sûr j'ai bien mis les points sur les « i » à ces deux abrutis de Goyle et de Crabbe, et ils n'oseront plus jamais m'accusé de quoique ce soit… Et ce listé peut dire adieu à sa promotion, il ne partagera pas mon lit de si tôt !
Jessy : Ce sont ces deux abrutis qui ont lancés ça ?
Elo : Bien sûr que non ! Réfléchis, ces mecs ne sont capable de trouver qu'un chemin, celui de la cuisine.
Jessy : Alors, qui ?
Elo (soupirant) : Qu'est ce que ça peut t'apporter Jessy ?
Jessy (hurlant) : Ce que ça va m'apporter c'est que je vais leur foutre un procès au c*l !
Et sur ces belles et poétiques paroles, Jessy quitta la chambre dans un claquement de porte magistrale. Le silence régna pendant quelques secondes, comme chaque fois qu'une crise Jessy ravageait tout sur son passage.
Enfin, Jenny parla, sur un ton accusateur qui fit sortir Elodie de sa douce rêverie.
Jenny : Tu n'as même pas cherché à savoir qui avait dit ça ?
Elo : A quoi bon ? Ce n'est pas si grave…
Jenny se redressa de toute sa hauteur, et l'espace d'une seconde la Johnson cru s'être trompé de jumelle. La menace qui planait dans sa voix avait ampli l'atmosphère d'une tension palpable, mais la blonde ne voyait pas où elle voulait en venir. Ses yeux noisette marquèrent un soudain intérêt pour la discussion.
Jenny (secouant la tête) : J'arrive pas à y croire…tu t'en fous, tu t'en fous complètement…
Elo : De quoi ?
Jenny (hurlant) : De nous ! On te dit que l'on fait un ménage à quatre, et toi, tout ce qui t'intéresse, c'est te couvrir, pour ne rien avoir là-dedans ! Tu t'en fous du reste, tant que madame n'a rien à se reproché !
Elo : Ce n'est pas…
Jenny : Ca te fait même rire ! Avoue-le.
Des larmes commencèrent à perler au coin des yeux saphir de la jeune Malefoy.
Elo : Jenny, tu te trompes…
Jenny : Ouais, c'est ça, au fond t'es toujours la même, la même petite sal*pe de Beauxbattons, qui essaye juste d'avoir l'air d'une petite sainte nitouche !
Et, tout comme sa sœur à peine deux minutes plus tôt, la Malefoy quitta la pièce en claquant violemment la porte, laissant Elodie seule, et pour une fois, muette.
Harry : Et alors, Jessy a encore piqué une crise…
Blaise : Mec, si y a bien un truc qui cloche chez toi, c'est elle !
Harry : Comment ça ?
Blaise (soupirant) : Comment tu peux la supporter ?
Les deux jeunes hommes se baladaient tranquillement dans les couloirs après une séance de Quidditch plutôt rude. Couvert de boue, suant, mais plutôt fier, ils marchaient côte à côte. Cela faisait quelques minutes qu'Harry remarquait quelque chose de bizarre dans l'attitude des gens qu'ils croisaient tous deux. Peut être était-ce du à l'approche des matchs imminents et l'incompréhension de l'amitié Gryffondor-Serpentard qui les unissaient ? [Il est proche, il est proche…ou pas ]
Soudain, il crut entendre une petite rousse qui passait tout près de lui, glisser à sa copine dans un gloussement : t'as vu ? Ils s'affichent même ensemble…
Le bras d'Harry sur les épaules de son ami, lui sembla soudain peser plus lourd. Pardon ?
Drago : Hey, les mecs ! Attendez !
Les deux amis s'arrêtèrent et se retournèrent pour voir arriver à vive allure à leur suite le jeune blond. L'éclat amusé et ironique du regard du jeune homme finit d'inquiéter Harry. Il se passait quelque chose. Et ce quelque chose ne semblait pas très bon pour lui.
Blaise, sourit à la vue de son meilleur ami, et avança à sa rencontre.
Blaise : On a fait un super un-un, t'aurais du venir... (Remarquant le sourire de Dray) Qu'est ce que t'as ?
Dray : J'ai que dans toute l'école, on dit pas mal de choses sur vous, et que depuis ce matin, ça toque pas mal à ma porte…le directeur en personne a fait le déplacement…
Il n'eut pas le temps d'en dire plus, malgré la peur soudaine qu'il avait creusé dans l'estomac de ses deux amis. En effet, un éclat de voix se fit soudain entendre, et brutalement, Hermione déboula dans le couloir, le célèbre attrapeur comme accroché à elle.
Krum : J'ai bien vu que toi aussi, tu étais contente de me voir, tu rougissais de plaisir…(ajoutant d'un ton bourru) c'était très mignon…
Mione : Ce n'est pas du tout ce que tu crois, Victor ! J'ai…je…ce n'est pas ce que tu…
Les mots suivant restèrent coincés dans sa gorge et Victor faillit la percuter de plein fouet quand elle freina brutalement, ses yeux rivés à ceux de son actuel petit ami. Oh oh.
Krum (apercevant les trois garçons) : Oh, Potter !
Il se détacha de la lionne et s'approcha du jeune homme qui lui rendit sa poignée de main avec ferveur.
Harry : Krum ! C'est un plaisir. Ton expérience va énormément profiter aux premières années…
Krum : Oui (son regard jaugeant les deux Serpentard) Il y a un problème Potter ?
Harry : A vrai dire, oui !
Il se tourna vers Drago, inquiet.
Dray : Je t'expliquerai plus tard, Harry. Ou plutôt va voir ma sœur, je suis sûr qu'elle est déjà au courant. Blaise, idem.
Tout ses mots sortaient de sa bouche, mais ses yeux, froids, calculateurs, restaient fixé sur son rival, Krum, qui semblait abasourdi par la soudaine amitié de ses trois-là.
Krum (fixant Drago ) : Malefoy.
Dray : Krum.
Il s'approcha d'Hermione, et la prit par le coude.
Dray : Je peux savoir ce que vous vous disiez…
Mione : On…
Krum : Je demandais à Hermione de ressortir avec moi. Et ce ne sont pas tes affaires, Malefoy.
Dray (sarcastique) : Ah oui ? Vraiment ? Ce ne sont pas mes affaires (se tournant vers Hermione) Dans sa cour, tu n'as pas eu le temps de le lui dire, je suppose ?
Mione (inquiète) : Dray…
Les yeux de glace du jeune homme sondèrent les bruns ternes de Krum. Il se posta devant lui, près à faire passer de façon claire et précise son message.
Dray : Je sors avec elle, elle est à moi. Tu n'y touches pas.
Le silence qui s'en suivit fut aussi glacial que le ton mordant du jeune homme. La stupeur fit place à la compréhension sur le visage du champion, puis à une fureur difficilement contenue.
Krum (après quelques minutes) : Tu me dois du respect, Malefoy, je suis maintenant ton professeur. Ce sera « vous » à partir de maintenant, et ça fera cinq point de moins à ta maison.
Drago faillit lâcher un petit rire ironique, mais ses yeux le trahirent, brillant victorieusement.
Dray : Bien, professeur. N'oubliez pas vos engagements. Ne commettez pas de fautes qui provoqueraient votre renvoi, comme harceler la fille du directeur. Ce serait dommage de ne plus vous comptez dans le corps professorale de Poudlard.
Et toc. Krum fit un pas en avant, menaçant. Mais devant l'absence total de réaction du beau blond, il recula, jeta un dernier regard à Hermione et fit demi-tour.
Mione : Et bien…
Dray se tourna enfin vers elle. Elle semblait perdue.
Dray : Retournons dans notre appart'…
Lindsay et Haley rangeaient la salle de classe, après un cours de défense très intensif. Lindsay était obligé de reconnaître que son assistante faisait un boulot admirable, et qu'elle avait été plutôt contente de l'avoir quand un élève avait changé la jambe d'un de ses camarades en énorme pince incontrôlable. La terreur du troisième année avait été si vive qu'il avait fallu s'y mettre à plusieurs pour l'arrêter avant qu'il ne dévaste la classe.
Lindsay (avec un sourire forcé) : Très beau sortilège de métamorphose Haley…vous n'avez jamais pensé à vous orienter vers cette branche de la magie ?
Haley : Si, bien sûr, mais l'action est mon domaine de prédilection …j'aime la compétition, le combat, par-dessus tout, vous voyez ?
Lindsay le voyait bien, oui. Elle ne connaissait son assistante que depuis seulement quelques jours, mais déjà elle commençait à cerner sa personnalité. Une sorte d'Elodie Johnson. En pire, si c'était imaginable. Elle, elle n'aimait personne, contrairement à sa jeune sœur.
Néanmoins, Haley respectait sa supérieure, et jamais ne contredisait ses propos, ce qui étonnamment irritait la professeur. En effet, comment la critiquer, si elle n'avait même pas d'argument valable ?
Haley : Et dites moi, Lindsay, comment se passe le retour à la réalité de Sirius et James ?
Lindsay se sentit bouillonner. La véritable raison de son agacement pour sa jeune assistante se profilait. Sirius. Sirius. Sirius. Il ne se passait pas un cours sans qu'Haley ne fasse une remarque à son sujet. Et Lindsay savait pertinemment que ses réflexions étaient loin d'être innocente…
Lindsay : Oh, on dirait que l'espace temps dans lequel ils étaient figés, à aussi bien conserver leur connerie…
Blaise : Quoi ?
Il faisait presque nuit, mais la bibliothèque était bondée. L'approche de la fin de l'année et des examens commençait à prendre une place plus importante dans les priorités de chacun, qui semblait vouloir désespérément rattraper leur année de glandage.
Cependant, le rugissement du jeune brun ne passa pas inaperçu, et il reçut un regard noir de la mère des jumelles, Narcissa.
Jessy : Chuuut !
Harry se sentait soudain nauséeux. Jetant un regard circulaire à la salle, il se rendit compte que plus de la moitié des regards étaient braqués sur leur table. Il secoua la tête. Comment pouvait-il être encore gêné après toutes ces années ? Il ne s'était pas passé une année sans qu'il soit l'objet de moqueries et de regard étrange…Néanmoins, c'était la première fois qu'une telle rumeur courait sur lui…et ses amis. Jenny, les yeux rouges ne relevait pas la tête de son cahier, Blaise, tapait nerveusement du pied, les poings serrés, prêt à frapper le premier, et enfin, sa petite amie fusillait du regard le vide.
Blaise : Alors, j'arrête de me taper trente six filles, et je suis direct catalogué gay ?
Le regard noir qu'il s'attira des deux blondes, le calma momentanément.
Jessy : Il y a une chose qui me tracasse surtout…
Les trois à sa table, la regardèrent, mais elle fixait Blaise, qui esquissa malgré lui un léger sourire.
Blaise : Oui, c'est ce que je comprends le moins aussi…
Jenny et Harry se regardèrent, les yeux ronds. Rêvaient-ils ou venaient-ils bien de voir Jessy et Blaise échangeaient une blague qu'ils ne comprenaient pas ?
Harry : Euh…de quoi ?
Jessy : Comment peuvent ils croire que je couche avec Zambini ?
Blaise (grimaçant) : Je me sens mal là…
Jenny laissa échapper un gloussement, qui se transforma bientôt en rire hystérique. Les lèvres d'Harry s'étirèrent peu à peu en un sourire incontrôlé.
Jenny (entre deux gloussements) : Comment vous pouvez déconner, alors que tout le monde pense qu'on a une relation malsaine ?
Blaise rit, la dévorant des yeux. Il aimait voir Jenny rire, rougir, se comporter comme un être normal, et non d'une froideur Malfoynienne. Lentement, il leva le bras au dessus de la table, prit son menton entre ses doigts fins, et se penchant déposa un baiser tout doux sur les lèvres de la jeune fille, qui rit, frottant son nez au sien.
Blaise : Tu sais que je t'aime, toi ?
Harry (faisant le vexé) : Mais, tu ne l'aimes pas autant que moi, n'est ce pas ?
Blaise : Mec, tu sais bien que t'es l'homme de ma vie…
Jessy : Arrêtez ça tout de suite !
Elle se leva, pour s'assoir sur les genoux d'Harry, le prenant dans ses bras d'un air possessif.
Jessy : Ne pense même pas le toucher, il est à moi !
Blaise éclata de rire, et reporta son attention sur Jenny.
Blaise : Même dans les pires moments, ta sœur ne peut pas s'empêcher d'être stu…
Les lèvres de Jenny sur les siennes le firent taire avant qu'il ne soit trop tard. Les bras d'Harry s'enroulant autour de sa petite amie, aidèrent surement.
Dans la salle commune des Gryffondor, Maria souriait satisfaite. Lové confortablement sur le canapé juste devant le feud e cheminée qui venait de s'allumer, les nuits étant encore fraiches, elle parlait avec Dean depuis déjà trois bonnes heures. Elle avait fini par jouer le jeu à fond, et carrément lui avouer qu'elle avait inventé cette histoire de devoir pour lui parler, omettant le fait qu'elle ne savait même pas à quoi il ressemblait avant de voir son nom sur cette fameuse liste.
Le jeune homme, complètement charmé, parlait, parlait, parlait.
Dean : Et alors, à la différence du Quidditch en foot, il n'y a qu'un but par équipe et…
Maria, regarda l'heure. Ce n'était pas tout, mais elle avait des devoirs. Néanmoins, elle voulait être sûre d'être en bonne voie pour remporter son pari. Elle se pencha alors, et, tandis qu'il s'interrompait brusquement le souffle court, elle déposa un baiser sur ses lèvres. Le contact était froid, un peu râpeux. Elle se dégagea, déçu. Aucun de ses baisers précédents ne lui avait procuraient aussi peu de sensations.
Cependant, elle fut surprise en apercevant le grand sourire du Gryffondor, qui se pencha à nouveau vers elle. Maria faillit reculer, le repousser, mais soudain, lui apparut en pensée le visage d'Elodie. Plus ferme, elle l'embrassa à nouveau, essayant de donner plus de convictions.
La langue du jeune homme s'engouffra avec peu d'élégance dans sa bouche, et il l'attira plus à lui. Elle grimaça. Décidemment, non, ce n'était pas du tout agréable. Elle compta dix secondes dans sa tête, puis posant ses mains sur le torse du jeune homme, le repoussa doucement.
Dean : Ouah…
Ouah… Maria se força à sourire, résistant à l'envie de passer sa manche sur son visage humide. Beurk.
Mais un pari est un pari. Elle n'avait pas dit que cela serait facile. Son sourire s'élargit. Et de un !
La porte de l'appartement des préfets en chef claqua derrière ces derniers.
Drago fixait Hermione, qui lui tournait ostensiblement le dos.
Dray : Alors ?
Mione : Alors ?
Elle se tourna enfin pour lui faire face et ses yeux s'accrochèrent à ceux, magnifiques de son petit ami. Soudain, il n'y avait plus qu'eux deux dans ses pensées. Elle sentit son corps se détendre et s'approcha.
Dray : De quoi vous discutiez avec Krum ?
Mione (taquine) : Serais tu jaloux ?
Dray : Mione…ce mec, je ne peux pas le blairer. Et je le peux encore moins, maintenant que je sais qu'il est revenu pour toi…
Mione (avec conviction) : Il n'est pas revenu pour moi !
Dray : Ah oui ? Et pourquoi alors ?
Mione : Parce que…parce qu'il aime Poudlard…
Dray : Mione, ce n'est même pas son école ! Et puis (avec ironie) il trouve « mignon » que tu rougisses quand tu le vois, non ?
Mione : Je…j'ai été surprise…ça m'a fait bizarre…Dray !
Celui-ci, soudain tendu, s'était retourné vers la porte, près à s'élancer dans le couloir, dans l'idée de foutre son poing sur le nez déjà écrasé du champion.
La main d'Hermione sur son avant bras, le stoppa de justesse.
Mione : S'il te plait Dray…ça me faisait bizarre c'est vrai, parce que j'ai vécu quelque chose avec lui, mais…écoute ! Qu'est ce que tu peux être hypocrite !
Dray (se retournant d'un coup et la fusillant du regard) : Moi ? Hypocrite ?
Mione : T'es sorti avec des dizaines de filles, et moi, je n'ai pas le droit d'être jalouse, mais par contre…
Dray : Pour moi, aucune de ses filles ne comptaient.
Un silence s'installa entre les deux jeunes. La belle se racla la gorge.
Mione : Et bien, c'est vrai, j'ai aimé Krum…mais c'était il y a longtemps. Ca m'a gêné de le revoir, mais…
Elle s'approcha du jeune blond, recherchant la chaleur de ses bras. Il l'enlaça doucement.
Mione (avec un sourire) : Je ne t'échangerai pour rien au monde.
Et leurs lèvres se soudèrent, alors que les bras du jeune homme la pressèrent un peu plus contre lui. La plaquant au mur, il se colla un peu plus à son corps. La jeune fille laissa échapper un gémissement de plaisir, faisant courir ses doigts sur toutes les parties du corps qu'elle pouvait atteindre. Les cheveux, les épaules fortes, le torse…
Bientôt, ils roulèrent sur le canapé…
Elodie se tenait adossée au seuil de la bibliothèque. Elle observait une table, au milieu de tous. Elle les avait remarqués aux regards braqués sur eux. Jenny, Jessy, Harry et Blaise, sourire aux lèvres, faisaient comme s'ils étaient seuls au monde. La jeune fille sourit malgré elle. Ce qui unissait ces couples là était un sentiment beaucoup plus fort que ce que la blonde avait imaginé au début. C'était ce sentiment qui leur permettait de surmonter n'importe quel problème, de l'héritier de Voldemort, aux rumeurs sur la nature de leur relation.
Elle laissa échapper un soupir, presque envieuse. Jenny la remarqua alors. Leurs regards se rencontrèrent et Elodie lui fit signe de la rejoindre. Jenny hésita, puis, chuchotant quelque chose à l'oreille de Blaise, elle se leva de table et la rejoint. Le regard qu'elle lui jeta fit lâcher un énième soupir à la Johnson.
Jenny : Quoi ?
Elo : T'es ridicule, Jenny.
Jenny, interloqué, ne dit rien.
Elo (continuant) : Regarde, toi aussi tu t'en fous de ce que les autres pensent. T'es au milieu d'eux, tout le monde te regarde, mais tu t'en fous. Pourquoi est ce que je m'en soucierai plus que toi ?
Jenny : Ce n'est pas ça que je te reproche, Elo…
Elo : Oui, que je ne te défende pas. (elle rit) Si j'ai bien appris un truc pendant mes années de garce-attitude à Beauxbattons, c'est que plus tu démens, moins l'on te croit. Jen, tu ne peux rien faire pour les empêcher de parler, juste attendre qu'ils oublient.
Jenny regarda son amie, et esquissa enfin un sourire. Les yeux chocolat de la Johnson étaient sérieux. C'était si rare, que la jeune fille en était presque gênée.
Elo : Ca te va comme explication ?
Jenny : Oui.
Elle s'approcha de la blonde, la prit dans ses bras, avant de s'écarter pour rejoindre sa sœur et son copain.
Elo (la regardant s'éloigner) : géniale, maintenant, c'est sûr, on va m'associer à eux pour la partouze…
Et encore malgré elle, un léger rire s'échappa de ses lèvres. Une main glacée se posa sur son épaule, la faisant s'étrangler et sursauter violemment. Elle se retourna prête à tuer d'un seul regard foudroyant la personne qui avait failli lui provoquer une crise cardiaque.
Elo (dans un souffle) : Haley !
Haley : Hé sœurette !
Elodie devint brusquement suspicieuse. Elle connaissait ce regard… sa sœur était en chasse.
Elo : Qu'est ce que tu as encore en tête ?
Haley : Allons, fais pas cette tête Elodie, la vie serait trop ennuyante, si je ne provoquais pas moi-même les événements…
Elo (répétant) : Et qu'est ce que tu as encore en tête ?
Haley s'approcha de l'oreille de sa sœur. Elo se préparait au pire, ne pouvant s'empêcher d'être excité. C'est-à-dire qu'elle aussi adorait les problèmes, c'était connu.
Haley (chuchotant) : Lindsay est folle de Sirius. Je pense que c'est réciproque. Ca serait dommage n'est ce pas, qu'une tiers personne s'immisce entre eux ?
Elo : Oui…ça serait bête.
Haley, la regarda, un sourire malicieux aux lèvres. Elodie le lui rendit, mais son cœur se serra. C'était ça avoir des amis, ce sentiment de culpabilité qui ne vous quittez pas, et vous empêcher d'accomplir vos plans machiavélique en toute sérénité. L'amitié est un frein à la créativité du mal.
Harry, tracassé, se grattait la tête devant la salle commune de Gryffondor. Il ne pouvait entrer. Le mot de passe avait changé à minuit, et bien sûr, il n'avait pas été mis au courant. Il regarda d'un air suppliant la Grosse Dame, qui lui refusait l'entrée.
Harry : Puisque je vous dit que je suis un Gryffondor ! Ca fait 7 ans, que vous me voyez passer devant vous !
Grosse Dame : Il fait nuit, je ne vois pas très bien. Et puis vous pourriez être un usurpateur, Mr Potter. Vous n'aviez qu'à être à l'heure comme tout le monde. Votre présence dans ce couloir à cette heure est illicite.
Harry : Tout à fait, et mon père fait sa ronde près d'ici, s'il me trouve, il va encore me charrier, et me poser des questions sur ce que je faisais avec ma copine jusqu'à cette heure, et je n'ai aucune envie de lui parler de ma sexualité et…
Soudain, le battant de la porte s'ouvrit et Harry se tu. La Grosse Dame avait elle craqué ?
Maria : Harry ? C'est toi qui hurle comme ça ?
Maria, ayant entendu du bruit avait simplement ouvert la porte. Elle était seule dans la salle commune, n'arrivant toujours pas à dormir. Harry la regarda. Quelque chose semblait clocher.
Harry : Qu'est ce qui se passe ?
Maria s'affala sur un des canapés. Un détail dans sa journée, sembla revenir dans la mémoire du jeune homme.
Harry (avec un sourire) : C'est le pari qui se passe mal ?
Maria : Comment tu sais ?
Harry : Elo…elle m'a carrément menacé avec sa fichue liste…
Maria éclata de rire.
Maria : Oui, c'est ça…Je…ça t'es déjà arrivé de ne rien ressentir en embrassant quelqu'un…quelqu'un de mignon ?
Harry : Déjà ? Tu vas vite !
Maria : Alors ?
Harry sourit, et la rejoint sur le canapé, poussant ses jambes, avant des les mettre doucement sur lui.
Harry : Qui est ce que tu as embrassé ?
Maria, gêné, regarda le jeune homme. Des rumeurs couraient sur lui, mais il semblait toujours aussi heureux. Elle savait qu'à l'heure qu'il était, Jessy se couchait tout juste avec une dernière pensée pour son amoureux. De même, pour Blaise et Jenny. Et Hermione et Dray devaient être enlacés, l'image même du couple parfait. C'était beau l'amour. Et Maria et Elodie ne faisaient qu'essayer d'y jouer…
FIN DE L'EPISODE
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