Episode 6
Ce soir, on sort !
Les premières lueurs de l'aube filtraient à travers les rideaux tirés de la confortable chambre de Miss Van de Camp. Celle-ci, un bandeau rose sur la tête, ses cheveux d'ordinaire plaqués, auréolant son oreiller, dormait à poings fermés. Enfin, jusqu'à cet instant.
« Toc, toc ».
Des coups de becs caractéristiques, que la belle femme reconnaissait entre milles la tirèrent soudainement du sommeil.
Otant son bandeau à la hâte, et le jetant sur sa table de nuit, elle glissa du lit et ouvrit la fenêtre dans un grand coup. Un magnifique aigle lui rendit son regard perçant.
Lena : Sillas.
Elle tendit la main pour détacher sa lettre. Une lettre du ministère, lui communiquant certainement sa prochaine mission. Excitée, elle prit soin de décacheter l'enveloppe, pour en sortir le magnifique papier si pompeux du Ministère de la Magie.
Ses traits se figèrent. Ses yeux continuant à lire la lettre brusquement sérieux et froids, son cœur soudain arrêté.
Lena remit doucement la lettre dans son enveloppe, et sans un regard, prit ses affaires préparées la veille et soigneusement pliées sur sa chaise et sortit de sa chambre.
Drago tranchait son pain avec férocité sous les yeux perçants d'une jeune blonde déjà bien éveillée.
Elodie : Ce pain ne t'a rien fait, Dray. (elle balaya la salle du regard et sourit) Qu'est ce qui se passe entre toi et Hermione ?
Drago lâcha son couteau et jeta un regard noir à sa meilleure amie. Le genre de regard qui ne laissait pas indemne la personne visée. Mais la Johnson eut tout juste un sourire.
Dray (reprenant une cuillère) : Mêle toi de ce qui te regarde.
La bouche de la jeune fille s'ouvrit, indignée, mais aucun son n'en sortit. Elle se contenta d'un regard noir, et prit le pot de confiture que Drago convoitait en signe de révolte. Néanmoins, le sentiment d'irritation fit bientôt place à un vif intérêt. Si son meilleur ami ne voulait rien lui dire, c'est qu'il se passait quelque chose de vraiment grave, non ? Et s'il la rembarrait comme ça, c'est qu'il ne voulait surtout pas qu'elle soit au courant. Conclusion ? Ce quelque chose était certainement très embarrassant.
La jeune fille sourit. Drago avait de quoi s'inquiéter. La grande Elodie Johnson n'allait pas renoncer si facilement.
Après tout, elle avait ça dans la peau, et voulait en faire son métier, non ?
Fouineuse professionnelle, ça promet…
A la table des Gryffondor, Harry posait le même regard interrogatif sur sa meilleure amie.
Hermione (agacée) : C'est pourtant pas compliqué non ? Mais quel abrutit ! Je ne lui plais plus c'est ça ? Je ne suis pas assez géniale pour monsieur ?!
Harry : Mione, calme toi, je ne sais même pas de quoi tu parles !
Maria : Ben de Drago, c'est évident…
Harry : Oui, bon d'accord, mais pourquoi est ce qu'elle dit ça ?
Maria haussa les épaules, et replongea la tête dans son bol. Elle avait d'autres pensées en tête d'autant plus importantes. Un nouveau rendez vous avec un élève de Poufsouffle avait lieu cette après midi, et elle était légèrement angoissée. Elle avait été surprise de voir ce nom sur la liste d'Elodie, étant donné la répulsion que la jeune blonde avait pour cette maison, mais entre parenthèse, la jeune fille se justifiait par le physique absolument divin du jeune homme.
Et Maria n'avait aucun doute sur les goûts de sa meilleure amie.
Elle leva les yeux et sourit. Derrière Harry, Jessy lui intimait de garder le silence par son index posé sur sa bouche. Cette dernière posa alors les mains sur les yeux de son petit ami et avec un rire de gamine, se pencha.
Jessy (avec une voix de gamine) : C'est qui ?
Harry (souriant) : Euh…voyons voir…Jenny ?
Jessy le tapa sur la tête et s'installa à ses côtés, poussant Hermione, qui n'en finissait pas de décolérer.
Hermione (continuant à parler seule) : Non mais vraiment, et ce matin, un incapable encore une fois ! Alors, je veux bien, une fois, deux fois, pourquoi pas…mais là, c'est un véritable raz de marée…
Jessy (à Harry) : De quoi est ce qu'elle parle ?
Harry (haussant les épaules) : Aucune idée, mon cœur…tu ne m'embrasses pas ?
Le « cœur » en question sourit et, oubliant son amie visiblement préoccupée, se consacra à son petit ami.
Maria (riant) : Bon, Mione, écoute…sois tu nous dis ce qui se passe, sois tu te tais, car, personne ne t'écoute tu sais ?
Mione (soupirant) : Il ne manquait plus que ça, d'abord lui, ensuite vous…
Maria fronça les sourcils, s'intéressant enfin un peu plus à la jeune fille. Elle semblait vraiment mal.
Maria : Mais enfin, qu'est c e…
Elle fut interrompue par un tapotement sur son épaule. Elle se retourna pour voir une petite rousse s'installer à ses côtés.
Ginny : Salut Maria, Mione, Har…(voyant le manège du couple) euh, enfin, je lui dirais bonjour plus tard, quand il se sera décollé de la Malefoy…(elle força un sourire) Je viens pour…
Elle farfouilla dans son sac quelques instants avant d'en sortir quelques petits parchemins, et en tendit un à Maria.
Ginny : Voilà, tout le monde est convié, ça se passe ce soir…
Elle se leva, adressant un dernier signe de tête à Hermione, et rejoignit un autre petit groupe, plus loin.
Mione : Qu'est ce que c'est ? Passe.
Elle attrapa le parchemin, et l'ouvrit. Jessy se pencha sur son épaule.
« A l'approche des examens, et face à la perspective des séparations de plus en plus imminentes,
nous, les Serdaigles, avons décidé d'ouvrir les portes de notre belle tour à tous septième année
prêt à passer une soirée de folie…
Ce soir, à 22 heures, commencent les festivités. Portes ouvertes exclusivement aux sixièmes et septièmes année. Aucune participation n'est demandée. Votre présence suffira.
Afin de ne pas alerter les professeurs, aurores, et autres employés du ministère, nous vous demandons de bien vous référer au parchemin suivant, qui vous expliquera toutes les démarches à suivre.
Pour une nuit que vous n'oublierez pas. A ce soir -) »
Hermione jeta un coup d'œil à Jessy. Si celle-ci n'était pas dérangée à l'idée de trainer dans la salle commune des Gryffondor, qu'en était-il de celle de Serdaigle ?
Jessy : Fait voire l'autre parchemin !
Hermione sourit. Cette soirée tombait pile poile. Non seulement, elle était la bienvenue pour oublier tous ses soucis personnelles, mais elle lui permettrait de sortir un peu de sa petite bulle d'amis.
A la table des professeurs, Narcissa observait les élèves, le front plissé.
James : Salut, toi ! Tu es magnifique ce matin, comme toujours…
Narcissa (l'esprit ailleurs) : Hum…
James : Qu'est ce qu'il y a ?
Narcissa : Tu ne trouves pas les élèves bizarres aujourd'hui ?
James détacha son regard de la Malefoy et jeta un œil sur les tables devant lui. C'est vrai qu'une atmosphère plutôt excitée semblait régner parmi les élèves. Plutôt bizarre si tôt le matin, et de plus un jour de cours. Cela ne pouvait vouloir dire qu'une seule chose. Il sourit. Il se garderait bien cependant, de le dire à la bibliothécaire stricte que semblait être devenu la jeune femme.
James : Pas plus que d'habitude…
Il sentit le coup de coude de son meilleur ami à sa droite et se retourna pour lui sourire.
Sirius (chuchotant) : Ca sent la soirée à plein nez…
Les deux aurores hochèrent la tête. Lupin, ayant vu leur petit manège, ouvrit la bouche, le regard sérieux, mais Sirius l'arrêta d'un geste désinvolte de la main.
Sirius : Laisse les vivres Remus. Ce n'est pas parce qu'on est plus perspicace que les adultes nous surveillant à notre époque, qu'on doit les empêcher de vivre ce que l'on a vécut…
Il se stoppa en sentant le regard intrigué de sa cousine, qui tendait l'oreille dans l'espoir de capter leur conversation.
Sirius : Narcissa, c'est très mal d'écouter aux portes. En fait, ton mari n'est pas là ? Pas si lève tôt que ça le petit Lu…
Lucius (par derrière) : Je t'entends encore prononcer ce nom une seule fois…
Le mari pas si lève tôt en question avait fini par se lever, en retard. En retard et déjà de mauvaise humeur. Il fusilla du regard sa femme qui l'ignorait ostensiblement. D'habitude, c'était elle qui le réveillait. Enfin, depuis son arrivée à Poudlard, il avait cessé de se servir d'un réveil, préférant les réveils plus doux de Narcissa. Mais aujourd'hui, il était clair qu'elle l'avait fait exprès.
Lucius (s'asseyant à ses côtés) : Je peux savoir pourquoi tu ne m'as pas réveillé ?
Narcissa (montrant son front) : Il n'y a pas marqué réveil intégré.
James éclata de rire sous le regard noir du Malefoy.
L'heure d'histoire de la magie était la plus ennuyante de toutes. Même Elodie, passionnée par les histoires, et notamment en totale admiration devant son beau gosse de prof de Beauxbattons le pensait sans mal. Elle s'apprêtait déjà à piquer un petit somme réparateur quand la place à côté d'elle ne fut soudain plus libre. Jetant un regard de côté, elle manqua de tomber de son tabouret en reconnaissant le sombre et séduisant Theodore Nott.
Tiens, tiens. La dernière fois qu'elle l'avait vu, s'était pour le voir l'abandonner à son triste sort dans la salle commune des Serpentard après, malgré tout, avoir passer un assez bon moment. Que racontait-elle ? Un très excitant moment.
Elodie l'observa, son côté revêche et vengeur reprenant déjà le dessus sur son moment d'égarement.
Elo : Qu'est ce que tu fous ?
Après tout, elle en avait soupé du petit Nott. Elle avait un pari à tenir, avait réussi à coucher avec lui, et devait maintenant passer à un autre. Elle avait gagné, merd* !
Alors pourquoi ce sentiment tenace de s'être tout simplement fait avoir lui serrait il la gorge aussi fort ?
Theodore : Je m'assois.
Elo (l'imitant avec agacement) : Je m'assois. Et bien, va t'assoir ailleurs, cette table ne veut pas de toi !
Theodore : Ouuh, mais c'est qu'on dirait qu'elle en a gros sur le cœur la belle Elodie…
Elo (se levant de son tabouret) : Dé-gage.
Theodore : Non.
Le rouge monta aux joues de la Johnson alors qu'elle le fusillait de son regard étincelant, presque noir. Aussitôt, elle s'en voulu de s'emporter à ce point. Ce n'était qu'un mec. Un mec, un mec, un mec. Beau, peut être. Séduisant, peut être. Ravageur, surement. Mais elle ne devait pas se montrer si vulnérable.
Les secondes s'égrenaient, et elle sentait le regard de Drago, plus qu'elle ne le voyait à sa gauche. Pitié, faite qu'il ne lui vienne pas en aide. La grande Elodie Johnson ne s'en remettrait pas.
Reprenant peu à peu contrôle et lucidité, et s'adjugeant fermement de ne plus trembler de rage face au jeune homme, elle se rassit.
Theodore (avec un sourire) : C'était pas la peine d'en faire tout un drame.
Instantanément, tout son corps qu'elle avait réussit à détendre nerfs après nerfs se crispa à nouveau et elle dut se mordre la langue pour ne pas hurler. Mal lui en pris…
Elo : Aïeuh !
Théodore détacha son regard de son parchemin, pour scruter la Johnson avec curiosité.
Elo (s'expliquant) : Je me suis mordu la langue.
Et pour la première fois, un vrai sourire, ni ironique, ni franchement moqueur, mais un beau et authentique sourire traversa le visage du jeune homme. Et Elodie se détendit enfin.
A l'autre bout de la salle, Jenny et Jessy, comme à leur habitude, bavassaient comme des oies.
Jenny (dessinant sur son parchemin) : Et tu crois que ça les dérangera si des Serpentards viennent ?
Jessy : Tu plaisantes ? Il devrait considérer comme un honneur qu'on daigne s'inviter !
Jenny : Ok, ok, mais Blaise…
Jessy (roulant des yeux) : Blaise…qu'est ce qu'il a encore cet abrutit ?
Jenny : Vous commencez à devenir ridicule tous les deux…
Jessy : Je t'arrête tout de suite. Sache qu'aujourd'hui, il a atteint le sommet de mon détestage !
Jenny (soupirant) : Qu'est ce qu'il a encore fait ?
Jessy : Lui, rien !
Jenny fronça les sourcils, et posant sa plume se tourna vers sa jumelle, perplexe.
Jenny : Je ne comprends…
Jessy (la coupant) : Harry !
Jenny (souriant) : Alors là, tu m'épates ! T'arrives même maintenant à reprocher à mon petit ami les conneries du tien ?
Jessy : J'ai pas eu de mal… tous les deux, ils ont inventé un nouveau sort, ou plutôt découvert un truc totalement débile, genre qui sert strictement à rien…
Jenny, soudain vraiment intéressée, se rapprocha du tabouret de sa sœur pour mieux capter ses révélations.
Jessy : Dès qu'ils se croisent…ce qui arrive souvent, ils mettent leurs baguettes sur leur gorge comme ça (elle brandit sa propre baguette sur son cou) et disent « Animenti » et…
Un grognement de cochon s'échappa de la gorge de la jeune fille, retentissant sur les murs de la salle endormi. Les élèves, affalés et vautrés sur leurs pupitres dans un semi sommeil, sursautèrent avant de se retourner dans un même mouvement. Jenny éclata de rire tandis que sa jumelle se retourner elle aussi d'un air réprobateur dans l'espoir de faire croire à son innocence. Malheureusement, derrière, il n'y avait qu'un mur. Dans une dernière tentative, elle regarda avec étonnement sa sœur et la pointa du doigt comme pour dire « Toi ? Pas possible ? ».
Jenny secoua la tête et reporta son attention sur son parchemin, alors que le professeur, Mr Binns, réduisait les espoirs de sa sœur à néant en hurlant presque indigné : « Melle la blonde au fond à droite ! Je vous prie de cesser ces pitreries ! »
Jessy (chuchotant, agacé) : Voilà, leur nouveau jeu à la c*n, tiens regarde ton charmant petit ami, comme il est heureux !
Jenny leva les yeux et sourit à Blaise, qui mort de rire, se retenait à la robe de son meilleur ami, pour ne pas s'écrouler.
Jenny (avec un petit rire) : Il y avait de quoi…qui t'aurais cru capable d'un bruit pareille ?
Jessy : Aha ! Bref, ce n'est pas encore ça qui me rend dingue…
Jenny (amusée) : Ah ! Et qu'est ce que c'est alors ?
Jessy (chuchotant encore plus bas) : Des fois, je me demande si ces rumeurs ne sont pas vrai, tu sais ? (devant le regard interloqué de sa sœur) Non, pas de nous deux ! Mais sur Harry et cet abruti ! Des fois…j'ai l'impression qu'il m'aime moins que lui…
Sa jumelle esquissa un sourire moqueur avant d'elle-même ravaler sa salive. C'était vrai, qu'en ce moment, il n'y en avait que pour Harry…
Jenny (après un temps) : Tu…tu exagères…
En cours de Sortilèges, les Gryffondor tentaient tous tant bien que mal de réussir un nouveau sort. Tous ? Non, une irréductible lionne réussissait encore et toujours tout ce qu'elle entreprenait. De ce fait, elle s'ennuyait, observant vaguement son coéquipier, la langue entre les lèvres, l'air extrêmement concentré, toute son attention rivée sur un verre d'eau.
Hermione : Harry…
Harry : Chuuut…tu vas l'effayer…
Mione : Qui ça ?
Harry : Le verre.
La jeune fille soupira et replongea dans ses mornes pensées. Soudain, elle entendit un grognement et sentit Harry s'affaler sur sa chaise.
Harry : Bon, qu'est ce que tu as, qu'on en finisse ? Tu penses tellement que tu m'empêches de me concentrer !
Mione : C'est Drago…mais…je ne peux pas te le dire.
Harry : Et pourquoi ?
Mione (gênée) : C'est…embarrassant…
Maria (se tournant vers leur table) : Vous pensez que je peux amener Steven sans risque à la soirée ce soir ?
Mione (intriguée) : Oui, pourquoi…c'est qui Steven ?
Maria : Oh, je sais pas trop…
Harry sourit, amusé. Apparemment, le jeu stupide des deux meilleures amies était encore d'actualité. Enfin, il y avait quelque chose de plus important sur le feu…
Harry : Maria, tu peux te retourner ? J'essayais d'avoir une conversation sérieuse avec Mione sur ses problèmes de couples…
Maria (ne faisant pas attention à sa remarque): Ses problèmes de couples ?
Mione (soupirant) : Laissez tomber, il me tuerait si je vous disais quoique ce soit…
Maria l'observa pour se faire la même réflexion qu'au petit déjeuner. La lionne avait quelque chose sur le cœur. Elle posa une main sur la sienne.
Maria : Qu'est ce qui ne va pas ?
La cloche venait de retentir, libérant enfin les Serpentard de leur premier cours. Elodie, déjà prête, avait déjà franchit la porte et s'éloignait d'un pas pressé, le plus loin, loin possible de cette heure infernale. Une pression sur son bras, l'arrêta cependant et se retournant, elle découvrit Theodore, et son petit sourire en coin. Aussitôt, le bras retenu par sa main sembla en feu, et elle se dégagea d'un geste vif.
Elo (avec un sourire) : C'est moi, ou depuis ce matin, tu ne fais que me chercher ?
Theodore (lui rendant son sourire) : C'est toi. Viens…
Lui prenant la main, il l'entraîna dans les couloirs. La jeune blonde voulut protester, mais se fut à peine si elle put rester debout. Elle eut juste la force de crier : « Lâche-moi tout de suite !», avant qu'il ne l'entraine dans une pièce du quatrième étage, où elle n'avait encore jamais mis les pieds.
Elo : Je peux savoir ce que tu fais ?
La salle était belle, une grande baie vitrée donnant directement sur le terrain de Quidditch. A vrai dire, elle ressemblait un peu aux salles communes avec des canapés un peu partout, des bibliothèques et un feu de cheminée éteint. En bien plus propre et élégant, cependant.
Elo : On est où la ?
Theodore : Dans la salle des profs du quatrième étage. Ils n'y vont jamais, c'est trop haut, pour certain.
Elo : Et le mot de passe ?
Theodore (simplement) : Tu caresses la porte et elle s'ouvre.
Elodie resta quelques secondes silencieuse, la bouche entrouverte.
Elodie (haussant un sourcil) : Et ça t'arrives souvent à toi, de caresser des portes ?
Pour toute réponse, elle reçut un clin d'œil. Elle réprima un soupir d'agacement et se tourna vers la porte.
Elo : Bon, c'est bien gentil de m'avoir montré ton petit jardin secret, mais maintenant, je me casse !
Elle entendit un petit rire derrière elle, et sentit presque aussitôt le souffle du jeune homme dans son cou.
Theodore : Melle Johnson…
Les yeux de la Johnson se plissèrent, refusant de laisser place à un quelconque sentiment d'excitation, ou pire de désir, elle se retourna pour le fixer.
Elo : Arrête de jouer ce petit jeu avec moi ! La dernière fois, tout le monde a eu ce qu'il voulait : fin de l'histoire. Ne t'attends pas à avoir plus.
Theodore : D'accord…je ne pensais pas qu'un petit coup vite fait était ce que tu voulais, c'est tout…
Elo : Comment ça ?
Le jeune homme sourit, mais recula. Trop, au goût de la petite blonde.
Theodore : J'ai menti. Elodie Johnson, la peste dont tout le monde parle, m'intéresse…
Il était urgent qu'elle quitte cette pièce avant qu'elle ne perde à nouveau tout son contrôle. Elle était la grande Elodie Johnson, elle était…
Theodore (continuant) : Et je pensais que je t'intéressais aussi…
Elo (triomphante) : Et bien tu t'es trompé !
Theodore (haussant un sourcil) : Vraiment ?
Elo : Vraiment ! Tu ne…
Le beau brun se rapprocha. Trop au gout de la jeune fille. Oh, mais enfin, elle ne savait vraiment plus ce qu'elle voulait !
Theodore : Tu mens.
Elo (le fusillant du regard) : Je ne mens pas, tu n'es qu'un…
Theodore (la coupant) : Tu mens. Tu sais pourquoi ?
Elodie ne savait pas pourquoi et n'avait aucune envie de le savoir. Cette situation, que pas une fois elle n'avait réussi à contrôler commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs. De plus, elle reculait. Elle reculait ! Elle se stoppa net, le regard étincelant de rage. Cela ne parut pas ébranler plus que ça Theodore, qui, d'une main, prit le visage de la Johnson avec douceur.
Theodore : Parce que je vais t'embrasser, et que tu ne vas pas m'en empêcher.
Alors là ! La jeune fille allait se dégager pour lui décocher un bon coup de genou dans les partis quand soudain, ses lèvres furent plaquées sur celle du Serpentard. Et ses plans s'envolèrent en un instant. Presque automatiquement, elle enlaça dans une sorte de fièvre haineuse le cou du brun, lui rendant avec presque rage la fougue de son baiser. Mais le jeune homme se détacha. Lui prenant les bras, il la força à reculer et la regarda, secouant brièvement la tête. Puis, plus lentement, approcha son visage du sien, pour un baiser plus doux, plus léger, qui fit battre le cœur de la Johnson encore plus fort qu'elle ne crut possible. Alors, lâchant ses bras, il la laissa se blottir contre son corps.
Et Elodie sut qu'elle s'était une nouvelle fois fait avoir. Mais…c'était si bon…comment refuser ?
James et Sirius, pendant ce temps, se baladaient tranquillement dans les couloirs, pour une ronde habituelle, qui n'en finissait plus.
James : J'ai pensé à un truc…
Sirius : Ouais ?
James : Et si j'amenais Lena à la soirée ?
Sirius se stoppa net, obligeant son meilleur ami à s'arrêter pour le dévisager.
Sirius : C'est…la harpie de Poudlard ! Tu veux que tout le monde se fasse renvoyer ?
James (soupirant) : Ouais t'as raison…je voulais juste…
Sirius : Quoi ?
James : Ben en fait…je suis un peu nostalgique de toutes ces soirées tu vois ? C'était …comment disent les vieux déjà ? Ouais…c'était le bon temps.
Sirius : Et alors quoi ? Tu veux t'incruster?
Les deux amis se regardèrent, la même étincelle dans le regard. C'était génial qu'ils se connaissent si bien. Pas un mot, mais tout compris.
James (tapant sur l'épaule de Sirius) : Faut qu'on aille faire le plein de whisky pur feu !
Maria : Sérieux ?
En réponse, Hermione se prit la tête entre les deux mains, grimaçant.
Mione : Je n'aurai pas du le dire, il va forcément l'apprendre et me tuer…
Maria (souriant) : C'est bon, je suis pas Elodie, ça fera pas le tour de Poudlard ! C'est…c'est juste surprenant venant du dieu du sexe en personne...
Mione : Oui…la première fois, je pensais que ce n'était pas si grave mais…ça fait plusieurs jours maintenant et…
La jeune lionne se leva du lit de son amie où elle s'était réfugiée après le cours de Sortilège, dans la Grande tour des Gryffondor. Ce dortoir lui manquait parfois. Ces lits en piteux états, les armoires retournées, le fouillis joyeux de toutes les filles, mais surtout, les soirées potins entre deux batailles de polochons…
Mione : J'ai l'impression de ne plus lui plaire…
Maria : Hermione, t'exagères (devant le regard noir de la brune) Ou peut être pas…ce que je veux dire c'est que peut être que Drago, n'ayant pas réussit une fois, a perdu toute sa confiance et…
Mione (avec véhémence): Drago perdre sa confiance ?
Maria : Oui, bon d'accord mais disons qu'il a peut être eu une sorte de blocage. Ca n'a certainement rien avoir avec toi…
Mione soupira et s'affala à nouveau sur son lit, posant la tête sur les genoux de la jeune fille.
Maria : Ce soir, vous serez certainement plus détendu, tu verras…
Rogue : Bien !
Il tapa sur son bureau, faisant voltiger ses derniers parchemins officiels.
Rogue : Expliquez-moi quelle est le problème ?
Lena : Est-ce que je vous ai dit qu'il y avait un problème ?
Rogue : Non ! Mais depuis ce matin, vous…vous vous taisez… sans que je ne vous le demande ! J'exige une explication !
Lena (soupirant) : Vous devriez vous ménager, Mr le directeur. A sans cesse être sur le qui-vive, vous allez finir par faire un arrêt cardiaque…
Rogue : Miss Van de Camp, vous n'avez même pas protesté quand j'ai fermé les rideaux.
Lena Van de Camp daigna enfin lever la tête de son bureau pour regarder le directeur, qui irrité par son silence, et certainement encore plus irrité d'être irrité par quelque chose qui devrait le ravir, la fusillait du regard. Il la détestait, c'était un fait. Et à vrai dire, elle ne l'appréciait pas particulièrement non plus.
Lena (posant ses lunettes sur son bureau) : Et bien…j'ai une nouvelle importante à vous annoncer à tous. Il faudrait…il faudrait une réunion urgente, ce soir.
Rogue fronça les sourcils.
Rogue (après un temps) : Et ce n'est que maintenant que vous me le dites ?
Satisfait, Sirius franchit la porte de la salle des professeurs d'un pas de conquérant. Il ne savait pas encore quel accueil il allait recevoir en s'invitant à la petite soirée des élèves, mais à vrai dire ne s'en inquiétait pas. Il pensait juste aux moments qu'il allait passer avec son meilleur ami, et son neveu. Il était grand temps de vérifier si la relève était assurée au niveau des fêtards de l'école. Soudain, il aperçut la petite assistante toute jolie de sa peste d'ex copine. Sans réfléchir, il s'assit à ses côtés, inspirant son parfum frais.
Sirius : Haley. Quel plaisir de te voir, aujourd'hui !
Elle lâcha son magazine sur la table et soupira.
Sirius : Tu vas bien ?
Haley : Oh oui…enfin…
Elle se tourna vers lui, le transperçant de son regard étincelant.
Haley : C'est un grand château…où il ne se passe pas grand-chose.
Sirius faillit s'étrangler.
Sirius : Ou il ne se passe pas grand-chose ? Il s'est toujours passé plein de choses ici ! Y a pas une journée où…
Haley : En ce moment si.
Sirius (riant) : T'inquiètes, ces moments de répits, on apprend à les apprécier à leur juste valeur.
Haley (souriant) : Je ne dois pas être encore assez âgée pour les apprécier pleinement…
Sirius : Ca c'était… vache !
Haley (tirant la langue) : Je sais.
Sirius lui rendit son sourire, le regard ailleurs. Une idée commençait à faire son chemin. Une idée qui rendait sa petite soirée encore bien plus intéressante.
Sirius (se penchant vers elle) : Et si je te disais que ce soir, il va se passer quelque chose d'intéressant ?
Haley leva un sourcil. Ce Sirius était décidemment une bonne idée. En plus de faire enrager sa « patronne », il dégageait une véritable aura de mystère. C'était le parfait sujet pour engrener quelques problèmes bien croustillants.
La porte du dortoir des filles de Serpentard claqua, faisant sursauter les occupantes de la chambre. Jenny et Jessy se tournèrent vivement vers l'intruse qui n'était autre qu'Elodie. Celle-ci, hors d'haleine, les cheveux en batailles et le t-shirt à l'envers ne leur prêta aucune attention, préférant plonger sur son lit pour enfouir la tête dans son oreiller. Les jumelles se regardèrent, perplexes. Enfin, Jessy, se détourna du placard où toutes deux étaient en train de fouiller, pour se rapprocher du lit de la Johnson.
Jessy : Elo…ça va ?
La tête d'Elodie émergea des draps.
Elo : Ca va…génialement bien et atrocement mal à la fois.
Jessy : Ok…(elle s'assit) qu'est ce qui se passe ?
Elo : J'ai un copain…
Jessy faillit choper un torticolis en se tournant vers sa sœur pour partager sa surprise. Cette dernière la rejoint près d'Elodie d'un pas précipité.
Jenny : Mais, Elo, c'est géniale ! C'est qui ? Il est comment ? Est-ce que vous… ?
Elle fut interrompue par le regard de sa sœur.
Jessy : Si ca va atrocement mal … c'est peut être qu'il n'assure pas au pieu ?
Elo : Tu crois vraiment que je sortirais avec un mec qui n'assure pas ?
Jessy : C'est quoi le problème alors ?
Elo : Et bien…justement, il assure trop…
Les deux sœurs échangèrent un nouveau regard perplexe.
Elo : Il…je…je n'arrive pas à…ça m'énerve vous voyez ?
Jenny : Euh…
Elo : Et puis, en plus, c'était pas prévu tout ça ! Je devais pas sortir avec lui ! J'ai un pari à tenir moi ! Mais ce…ce mec a réussi à tourner ça d'une telle manière que c'est à peine s'il eut fallu que je me mette a genou pour le convaincre… (Apercevant les regards des Malefoy) Oh vous deux, ne vous imaginez rien ! Je ne l'ai pas supplié !
Jessy (avec un sourire) : Oui, on a compris Elo. Mais c'est qui ce mec ?
Elo : Tu le verras à la soirée, on s'y rejoint. Il s'appelle Theodore Nott.
Jessy (se tournant vers sa sœur) : Theodore ? Ouuuh, c'est qu'elle chope des gros poissons la Johnson…
Jenny (avec un sourire) : T'as pas choisi le plus facile…
Elo (avec un soupir à s'en fendre l'âme) : Je sais…
Jenny lui tapota l'épaule, amusée. Elle avait entendu pas mal de truc sur ce Nott. Volage, mystérieux, rusé, traître, salop, bon coup, incompréhensible…en somme toutes les qualités d'un Serpentard. Mais elle n'avait pas peur pour Elodie, bien au contraire. Pour cette fille, il ne fallait pas un gentil, qu'elle aurait tôt fait de dominer et de détruire. Elle jeta un coup d'œil à Jessy qui pour l'heure, était revenu devant l'armoire à fringues, et semblait plutôt contrarié.
Jessy : J'ai plus rien ! C'est une catastrophe ! Et il est trop tard pour espérer aller faire un tour à Pré-au-Lard ! (elle se tourna vers sa sœur) Jenny !
Cette dernière se leva et s'approcha de l'armoire, prête à essuyer avec son habituelle efficacité la crise d'angoisse qui menaçait chez sa jumelle. Alala, que ferait-elle sans elle, hum ?
Jenny : Ne t'inquiètes pas, je suis sûr qu'on va se trouver quelque chose… (elle réfléchit) tu te rappelles ma robe que tu m'avais supplié de te donner y a quelques semaines ? Ou est ce que j'ai bien pu…
Une lueur brilla dans le regard de Jessy, tandis que l'image de la robe planait dans son esprit.
Jessy (serrant sa sœur) : Jen, t'es géniale, c'est exactement ce qui me faut !
Elo (de son lit, geignarde) : Et moi, alors, personne ne pense à m'habiller ?
Jenny se retourna pour lui tirer la langue.
Jen : Bouge d'abord de ton lit, feignante !
Jessy (mesquine) : T'as du boulot si tu veux garder Theodore dans ton lit…
Il n'en fallut pas plus pour motiver la Johnson.
Drago se donnait l'impression d'être un voyeur. Pourtant, il ne faisait que regarder par la baie vitrée de sa salle commune. A première vue, on aurait pu penser qu'il regardait le terrain de Quidditch situé avantageusement, presque à leur fenêtre. La vérité, c'est qu'il matait deux jolies filles au centre de ce terrain, rendue boueux par les pluies torrentielles qui s'étaient abattus cette après midi là, et qui continuait à tomber en petites gouttes fines, trempant les nouveaux uniformes sportifs que les deux poursuiveuses de Serdaigles portaient à cet instant. L'une d'elle, le balai entre les cuisses, attrapaient le bas de son t-shirt, et l'essorait, dévoilant un ventre plat et musclé. L'autre, encore au vol, l'a rejoint au sol, les cheveux trempés. Ces nouveaux uniformes, censés être plus confortables pour le vol, n'avait pas du être le fruit d'une mure réflexion. Blanc, ils étaient maintenant transparents, et Drago ne perdait pas grand-chose du spectacle. Il avait déjà vu ces filles au match, et se rappelait les yeux coquins de l'une, la bouche moqueuse de l'autre…
Mione : Dray ?
Drago sursauta et se détourna bien vite de la fenêtre, comme pris sur le fait. Hermione, en robe noir au décolleté plongeant tenait deux paires de chaussures dans chacune de ses mains manucurés. Elle avait attaché ses cheveux en chignons lâches et resplendissait. Elle était magnifique. C'était sa petite amie. Mais l'image des deux filles sur le terrain de Quidditch était encore imprimée sur sa rétine. Qu'est ce qui n'allait pas bordel ?
Dray (perplexe) : J'ai loupé quelque chose ?
Mione (avec un sourire) : Pourquoi ?
Dray : Parce que tu es magnifique, et que tu me sors tes paires de plus hauts talons…tu vas où comme ça ?
Mione : La soirée des Serdaigles peut être ?
Dray : La…(il se tourna brièvement vers le terrain de Quidditch) Ah oui, c'est vrai…
Du coin de l'œil, il vit la plus brune des deux poursuiveuses, regardait sa montre, prendre un air affolé et se mettre à courir. Il sourit. Ah les filles…
Mione : Dray ? Ouhou, je te parle ?
Dray (revenant à Hermione) : Oui ?
La jeune lionne pencha la tête, et lui fit son plus beau sourire.
Mione (montrant ses chaussures) : Laquelle ?
Drago se désintéressa alors du terrain, et avança vers la belle brune. La prenant par la taille il la souleva pour s'installer sur le lit, elle, sur ses genoux.
Drago : Alors…
20 heures venait de sonner dans la salle de réunion des professeurs. Autour de la grande table ronde, l'ensemble du corps professoral, l'air légèrement agacé étaient assis, dans l'attente. L'ensemble ? Trois chaises vides côte à côté semblaient sous les regards noirs des autres professeurs être aussi coupables que les absents.
Remus, à côté d'une chaise vide, mal à l'aise, tapotait de l'index sur la table, et tentait d'avoir 'lair le plus ignorant possible.
Lindsay (explosant) : Remus ! Tu sais où ils sont, ne mens pas !
Rogue : Du calme Lindsay. Je suis le directeur, c'est à moi de régler ça. (Se tournant vers Remus) Où sont-ils ?
Remus lui jeta un regard d'excuse et haussa les épaules. Il était peut être contre que James et Sirius s'incruste à une soirée de jeunes, mais il n'allait pas pour autant trahir ses plus vieux amis.
Remus : Aucune idée…Certainement quelques part dans le château à faire une énième bêti…euh ronde. Ils ont du simplement ignoré le mot intimant le rendez vous…
Lena fronça les sourcils. James Potter, son soupirant, avait ignoré son mot ?
« Toc, toc ».
Lena (se levant) : Ce doit être eux !
Elle alla ouvrir la porte d'un pas pressé et tomba nez à nez avec…un fantôme. Nick Quasi-Sans-Tête voulut la saluer d'un hochement de tête, et rattrapa juste à temps sa tête qui menacé de rouler de côté. Lena grimaça.
Lena : Oui ?
Nick : J'aurais pu passez à travers la porte il est vrai, mais cela me semblait quelque peu…discourtois.
Nick : J'ai un message de la part de ce cher M. Potter pour Mme Malefoy. Il m'a demandé de l'appelé la belle Narcissa mais (le fantôme rougit) cela me semblait un peu…discourtois.
Il vola à travers la pièce pour tendre une enveloppe à la femme de Lucius, qui, d'un air soupçonneux regardait la lettre. Au moment où Nick la tendait à Narcissa, Il fit un mouvement pour la lui prendre. Nick fut cependant plus rapide, et regardant de haut Lucius, il le contourna.
Nick : Monsieur Malefoy, vous n'avez pas beaucoup changé depuis votre scolarité à Poudlard. Vous me semblez un peu…
Lucius : Oui, oui, discourtois, passez moi cette fichue lettre !
Mais avant qu'il ne puisse faire un geste, Narcissa la prenait et la rangeait dans son sac.
Narcissa : Ca suffit Lucius. On est en réunion.
Lucius (explosant) : On est en réunion, où ce crétin de Potter n'a pas la courtoisie de se montrer, et en plus de ça, il envoie des lettres à ma femme !
Narcissa (satisfaite) : Et bien, il faut croire qu'il n'a pas oublié le sens du romantisme, lui…
Lucius ricana.
Lena : Bon, ça suffit ! Visiblement M. Potter et M. Black ne nous feront pas l'honneur de leur présence.
Lindsay (entre ses dents) : Ni ma chère assistante…
Lindsay voyait très bien le tableau. Black et Johnson, au petit restaurant très charmant de Pré-au-Lard. Seulement, Potter avait du insister pour les suivre. Elle espérait qu'il gâcherait toute l'ambiance de la soirée et la suite. Parce qu'en attendant les autres adultes, plus matures et responsables (et qui n'avaient rien d'autres à faire) assistaient à une énième réunion de Miss Van de Camp. Miss Van de Camp, qui d'ailleurs avait l'air plutôt frustré de l'absence des deux aurores.
Lena : Bien, commençons alors…
21 heures. Hermione et Drago faisait leur entrée dans la salle commune des Serdaigles, qui pour l'occasion était gardé par une petite cinquième année qui avait pour mission de résoudre les énigmes qui permettaient l'entrée à la salle à la place des invités. Hermione jeta un regard circulaire sur la pièce, évaluant l'ambiance de la soirée. Elle commençait bien. Elle du lutter contre son instinct de préfet en chef en découvrant le buffet aménagé près de la cheminée, où s'aligner plusieurs bouteilles de whisky-pur-feu, et d'autres substances hautement alcoolisés.
Drago : C'est rempli de Serdaigles, ici…
Mione : Quelle perspicacité…
Drago : Heureusement, il n'a pas l'air d'y avoir de Poufsouffle…
Mione réprima un soupir. Ce soir, Maria l'avait dit, c'était l'occasion parfaite pour séduire à nouveau son homme. Et une dispute futile sur les mérites de la maison Poufsouffle n'arrangerait pas ces affaires.
21 h30. Harry et Blaise se rejoignirent comme convenu à l'angle du couloir qui menait à la tour des Serdaigles.
Blaise : Hey, ça faisait longtemps, hein, une soirée comme ça ?
Harry : En fait, une soirée avec toutes les maisons réunis, dont Serpentard, je crois que c'est une première dans l'histoire de Poudlard…
Blaise : Ouais, c'est vrai qu'on n'a pas l'habitude de se mélanger à ca…
Harry : Et pas de critiques !
Blaise : Ouais, allons comparer les soirées intellos des Serdaigles aux nôtres !
Il tapa dans la main de son ami et s'avança vers l'escalier. Harry marqua un arrêt puis lui emboita le pas, une bizarre impression lui nouant le ventre. Il avait croisé son père quelques heures plus tôt. Son regard trop pétillant à son goût l'avait alerté. Faites que pour une fois, son instinct se révèle totalement faux…ou il courrait à la catastrophe.
21h45. Trois blondes faisaient leur entrée dans la salle sur-bondée. Apparemment, le message était bien passé, et la quasi-totalité des élèves de 7ème année, et une bonne partie des sixièmes années se mouvaient dans la pièce certes, spacieuse. Elodie cherchait Theodore, Jenny et Jessy leur deux compagnons, sans succès jusqu'alors.
Elo : Bon, j'ai repéré les bouteilles. Je vais me servir, les filles.
Et elle plongea dans la foule, qui non contente de faire un brouhaha monstre à elle-seule, avait exigé un fond sonore. Bizarr's sisters tournait donc pour les quelques danseurs. Jenny tapota alors le bras de sa sœur, et lui désigna un coin aménagé où quelques canapés étaient occupé par les plus jolies filles de l'école (excepté elles, bien entendu )). Perché sur un accoudoir, Harry leur mimait quelque chose d'apparemment désopilant, un verre à la main. Blaise, installé sur un des rares fauteuils explosa de rire avant de trinquer avec son ami et de lui-même commencer une histoire.
Jessy plissa les yeux. Il fallait toujours qu'elle soit derrière eux. Elle prit sa sœur par le bras et l'entraîna vers leur copain, bousculant ceux qui osaient leur barrer la route.
Harry : Et c'est alors que Ron a… (Apercevant les Malefoy) euh … chérie !
Il se leva aussitôt pour enlacer sa furie.
Harry : C'est une nouvelle robe ?
Blaise : Certainement pas, elle l'a piquée à sa sœur ! (à Jenny) Je t'avais dit de ne jamais lui donner celle là !
Jessy (sentant l'irritation monter): Et pourquoi ça ?
Jenny (roulant des yeux) : Parce qu'il l'adore et que c'est en contradiction avec ce qu'il pense de toi…
Blaise (l'attirant sur ses genoux) : Exactement !
A cet instant, un jeune homme brun se planta devant les quatre amis, l'air préoccupé.
Dean Thomas : Dites, vous n'auriez pas vu votre copine Maria ?
Harry : Euh, non, désolée… (tournant la tête vers Jessy) Elle n'était pas avec vous ?
Mais Jessy ne l'écoutait plus, trop occupée à regarder la dénommée et recherchée Maria Hardisson, cachée derrière le canapé bleu marine de Blaise et Jenny. Elle lui faisait de grands signes, paniquée, et Jessy plissa les yeux. A quoi jouait-elle ?
Jessy (après quelques secondes) : Non. Désolée.
Le garçon les remercia, déçus, avant de subitement croire apercevoir une chevelure de feu plus loin et de foncer en direction de sa présumée dulcinée. Maria se releva, et, comme épuisée, s'affala aux côtés de Blaise, l'air désespérée.
Maria : Je suis dans la me*de jusqu'au cou…
Jenny : Et pourquoi ça ?
Maria (désignant Dean du menton) : Parce qu'il y en a trois autres qui, comme lui, me cherche en pensant être mon petit ami.
Les quatre compères échangèrent un regard complice et amusé. La tournure que prenait le pari de leur deux amies était pour le moins surprenante. Maria, la réservée, battait à plates coutures Elodie, l'exubérante. Soudain, la Gryffondor se crispa et elle glissa littéralement du canapé pour se terrer sous la table basse, poussant pieds et verres obstruant son chemin.
Maria (glapissant) : Ennemi en vue !
Jenny pouffa et se penchant à l'oreille de Blaise pour partager sa pensée.
Jenny (murmurant) : Et après, tu oses critiquer ma sœur ?
Blaise : …La vérité, c'est qu'elles sont toutes tarées…(se rattrapant) à par toi, ma chérie !
Jenny : Ah oui ?
Pressant son corps contre le sien, elle attira son visage au sien pour lui déposer un doux baiser, qui sentait vaguement un mélange de chewing-gum à la fraise et de baume à lèvre aux beurre de karité, une odeur familière que le fit sourire.
Plus loin, Sirius, Haley et James faisaient leur entrée. Remarquées. Très remarquées. A l'approche des deux aurores, les élèves poussaient des cris, des jurons étouffés, des couinements plaintifs, leurs regards soudain affolés. Ils renversaient leurs verres, les jetaient en essayant d'afficher des airs de plus innocents qui semblaient clamer « Je n'ai rien à voir avec ce qui se passe autour de moi ». Mais bien vite, poussaient des soupirs rassurés en apercevant les bouteilles de Whisky Pur Feu dans leurs mains, et les grands sourires des maraudeurs. Certains, même, les plus courageux, allèrent jusqu'à les saluer. Tout le monde repris bien vite ses activités. Tout le monde sauf…
Harry (s'étranglant) : Papa !
James aperçut son fils presque au même moment. En équilibre sur un accoudoir, serrant une magnifique jeune fille sur ces genoux d'un bras et un verre de ce qui devait être du punch dans l'autre main, ses yeux lui lançaient des éclairs.
Harry (marmonnant) : Il a vraiment osé…
Jessy : Tu savais qu'il allait venir ?
Harry : Un mauvais pressentiment…
Mauvais pressentiment qui s 'accentua quand James, tout sourire, s'avança vers eux.
James : Super te voilà !
Jessy fronça les sourcils. Se levant, elle se plaça entre James et son fiston tout en croisant les n'allait pas se passer comme ça.
Jessy (menaçante) : Qu'est ce que vous voulez ?
James (regardant Harry par-dessus son épaule) : A toi, rien, ma jolie ! Mais j'ai décidé de passer la soirée avec mon fils !
Jessy (le regard noir) : Trop tard ! Il a déjà un autre rancard !
James regarda, amusé, la copine de son fils, campée sur ses positions. Ah les femmes…Harry avait l'air de partage le même penchant que lui pour celles à fortes têtes !
James (avec un sourire) : Toi, t'as toutes les autres soirées avec lui, pas moi ! Alors tu peux bien me le laisser quelques heures ?
Jessy (catégorique) : Certainement pas !
Harry : Jess…
Jessy (têtue) : Il reste avec moi !
Harry tendit le bras pour attraper la main de Jessy. La serrant, il la fit pivoter et posa l'autre main sur sa hanche. Les yeux bleus de sa petite amie le foudroyaient, ce qu'il accueillit d'un sourire attendrit.
Harry : Chérie…
Son front toucha le sien et le regard de Jessy s'adoucit. Imperceptiblement. Mais c'était toujours mieux que rien.
Harry (chuchotant) : Je lui donne une petite heure, je trouve un moyen de lui échapper, et je suis tout à toi, d'accord ?
Jessy : Humpf…
Harry lui releva le menton pour l'embrasser tendrement.
Harry : J'ai une surprise pour toi…
Il se leva, entourant Jessy de ses bras, celle-ci lui rendant passionnément son baiser, comme pour tenter une dernière fois de le retenir. Elle glissa une main dans l'encolure de sa chemise et l'autre dans le creux de sa nuque, effleurant ses cheveux déjà ébouriffés tandis que…
James : Hum hum…
Ils poussèrent à l'unisson un grognement de frustration mais James ne semblait pas vouloir en démordre. Puis, Harry se décolla doucement du corps de sa belle. Qui l'était encore plus ce soir-là.
Harry : A tout de suite.
Jessy (déposant un dernier baiser sur ses lèvres) : Je t'aime.
James, impatient, prenait déjà son fils par l'épaule et l'entrainait jusqu'au bar. Ce dernier, se retournant, lui chuchota un « Je t'aime aussi », inaudible, avant de disparaître derrière, un groupe de 6ème année hystérique.
Jessy (s'affalant sur le canapé) : Il me faut du whisky ! Tout de suite !
Bien loin de l'ambiance festive de la fête des Serdaigles, dans la salle des réunions des professeurs, il régnait au contraire un silence de mort. Un silence pesant, qui devint insupportables quand Lena tapa nerveusement de ses doigts fins et crémeux sur le rebord de la grande table en chêne. Lindsay sentit une bouffée de colère glacé lui serrer le cœur et lui remonter jusqu'aux joues. Enfin, elle explosa.
Lindsay (criant presque) : C'est un puta*n de blague ?!
Rogue : Calme toi, Lindsay…Assis toi.
Lindsay (outrée) : Me calmer ? On nous fout pratiquement à la porte et il faudrait que je me calme ?!
Lucius : Je pourrais avoir les véritables raisons de cette mascarade ?
Rogue (se tournant vers Lena) : J'ai du mal à penser que mon équipe professorale ne soit pas au niveau alors que nous sommes en bonne voie cette année d'atteindre un des plus hauts pourcentages de réussite aux ASPICS que l'école ait connu.
Tous les regards convergèrent vers l'envoyé du ministère, synonyme du diable pour les professeurs, une haine chargée d'amertume dans les yeux.
Lena (d'une voix égale) : Vos compétences n'ont pas été jugées…
Lindsay (s'asseyant, frustrée): Oh, allez-vous faire foûtre avec vos rapports à la c* n !
Sybille Trelawney, assise aux côtés de la tumultueuse professeure sursauta violemment et sembla se réveiller. Regardant fixement Miss Vande Camp, elle se leva à son tour et tendit un index rouge et théâtrale sur la belle rousse. Des trémolos dans la voix, elle commença à parler.
Trelawney : Vous ! Vous êtes une Ombrage [Première apparition dans Harry Potter et L'Ordre du Phoenix )], vous apportez le malheur sur notre pauvre château ! Depuis votre arrivée, mes cartes me hurlent, oui, elles me hurlent qu'un malheur va s'abattre sur nous ! (mélancoliquement) Tout comme Ombrage, vous ne savez reconnaître le réel talent, la magnificence de nos dons…
Lindsay (avec véhémence) : Exactement !
Lucius (hochant la tête) : On devrait demander le double de nos salaire, pas être (avec dégoût) viré !
Rogue se massait les tempes, rendues douloureuses. Il était déjà suffisant qu'il y ait, depuis toujours lui semblait il (depuis son arrivé au château en réalité), la présence théâtrale de Sybille Trelawney à Poudlard. Ajoutez Lindsay et Lucius, et vous étiez bon pour une bonne migraine.
Rogue (ferme) : Ca suffit.
Il attendit que le silence revint, fusillant du regard tour à tour ses professeurs, et posa à nouveau son regard inquisiteur sur sa sous directrice. En quelques petits mois passés à la supporter de derrière son bureau, à faire abstraction de toutes ses remarques perfides, ou à ne plus en faire abstraction, à passer ses nerfs à vifs sur elle, et à la maudire en silence ou tout haut, il avait appris à la connaître. A la connaître, pas à la supporter. Et s'il savait bien une chose en cet instant, c'était qu'elle lui mentait, lui mentait honteusement qui plus est.
Rogue : Lena, dites nous la vérité.
Lena soupira, avant de reprendre. Se tenant droite sur son siège, carrant les épaules, elle se lança avec appréhension dans un discours qui, elle le savait par avance, ne serait pas du tout apprécié.
Lena : Cette restructuration du corps professorale n'a pas pour but de virer les professeurs inaptes à travailler. Ainsi (elle regarda froidement Trelawney) Votre place est sauve, professeur…
Cette dernière, ignorant l'insulte ouverte sourit pauvrement, les mains jointes.
Lucius : Alors, quel est le but ?
Lena : Le ministère… (elle hésita) Bien. Le ministère est certain qu'on ne lui a pas tout dit quand à l'histoire de Vous-Savez-Qui et de son surprenant héritier…
Lindsay (fronçant les sourcils) : Quel est le rapport avec nous ?
Lena (la regardant dans les yeux) : Ils pensent que Ron Weasley a été influencé, non seulement par Vous-Savez-Qui, mais aussi par certain professeur…
Lucius : C'est ridicule ! Nous nous y sommes tous mis pour renvoyer Voldemort !
Il eut un sourire ironique devant le frisson de la rousse.
Lena : Je connais votre version des faits…
Lucius (outrée) : Ma ver…ma version des faits ? Vous pensez que j'ai menti ?!
Rogue : Lucius, calme…
Lucius (le coupant) : Ah je vois, je vois très bien. Le ministère, comme à son habitude a peur de Poudlard. Oui, ces crétins présomptueux pensent encore certainement, comme du temps de Dumbledore, que l'on crée une armée visant à les renverser, je me trompe ?
Lena : Eh bien…il faut avouer que les apparences sont suspectes. Rogue, que l'on a longtemps soupçonné sans jamais réussir à le prouver, son implication chez les mangemorts, devient directeur et embauche Lucius Malefoy, présumé lui aussi mangemort. De là, Mme Pince, bibliothécaire depuis plus de 50 ans à Poudlard et renvoyé sans raisons valables, d'après ses dires (elle jeta un regard à Lucius, qui buté, ne cilla même pas) et est remplacé peu après par votre femme…
Narcissa (se justifiant) : Lucius ne m'a jamais demandé de…
Lena (continuant) : Qui se trouve être la nouvelle meilleure amie de Lindsay Halliwell, qui a abandonné mystérieusement ses fonctions d'aurores pour entrer au château… (elle souffla) Avouez que cela peut paraître suspect ?
Rogue détacha son regard de Lena pour balayer des yeux ses nouveaux professeurs. Oui, bizarrement, il comprenait, mais…
Lindsay (éclatant) : C'est absurde ! la guerre est finit ! Nous sommes tous amis, certes, mais n'avons aucune idée de rébellion ou autre ! Voldemort, c'est du passé !
Lena : ca fait déjà quelques mois que je suis ici, et je peux témoigner. Votre comportement proche de la gaminerie et de l'enfantillage est loin d'être celui d'un groupe aux idées obscures de pouvoirs et de renversement…
Lindsay (vexée) : Enfantillages vous-même ! Nous…
Lena (perdue dans ses pensées) : Mais le ministre n'a rien voulut entendre, ne m'a même pas écouté (attristée)…je ne me suis jamais senti aussi ignorée et incompétente…
Lucius : Oh, ç ava, vous ne voulez quand même pas qu'on sorte les mouchoirs et qu'on se mette à pleurer !
Rogue : Ca suffit ! Il est évident que nous ne pourront rien y changer ! Alors à moins de véritablement entrer en guerre, nous devons nous plier à la volonté du ministère…et envisager notre avenir proche…
Un lourd silence tomba sur la petite assemblée. Remus, embêté, les regardait sans rien dire, comme d'autres professeurs à la place conservée et visiblement rassurés. Professeurs de qualités poussés vers un avenir incertain, où le chômage les attendait, leur ouvrant les bras, un sourire carnassier aux lèvres. Il grimaça, regrettant de ne pas avoir suivit ses deux meilleurs amis. Il aurait ainsi pu éviter les sombres regards échangés, et les visages pâles qui l'entouraient. Enfin, Lindsay parla.
Lindsay (doucement) : Ca serait pas plus facile de renverser le ministère ?
Elodie était arrivée à un stade, ou, plus que gaie, elle essayait de faire croire à tout son entourage qu'elle était totalement normal. Tout en s'enfilant cul sec sur cul sec, sans réellement compter. Elle tournait autour du bar depuis près d'une heure avec un garçon qu'elle ne connaissait pas, mais qui devait s'appeler Marc, ou alors Kevin. A moins que ce soit Davis. Peu importe.
Maintenant, affalée sur un canapé, elle le regardait, tentait lamentablement de rouler un joint sorcier sans support, tandis qu'une fille geignait sur son épaule, à propos d'un certain Jim qui l'aurait jeté pour une mystérieuse rousse. La geignarde pensait que c'était cette sal*pe de Ginny, mais Elo n'en était pas si sûr. Enfin, Davis lui brandit tout fier son chef d'œuvre sous le nez pour le lui faire admirer, et, après quelques secondes d'égarement, elle le lui arracha des mains. C'est alors qu'elle l'entendit. Lui. Son rire grave suivie d'un gloussement de gamine des plus déplaisants.
Fille : Oh Théo, arrêteee !
Ca provenait de derrière, du canapé adossé au sien. Soudain beaucoup plus consciente, Elodie jeta le joint à la figure de ce crétin de Kevin, de Jim, de…-enfin, peu importe- et se leva vivement. Mauvaise idée. Tout se mit brusquement à tanguer signe qu'elle avait peut être un peu trop abusée et elle dut s'agripper au canapé pour ne pas perdre l'équilibre. Elle attendit. 1. 2. Ca y est, elle pouvait y aller. D'un pas qu'elle jugea sûr et ferme, elle se planta devant Theodore et sa…ses conquêtes. Le club des pétasses Pansyennes au complet. M*rde.
Elo : Théo !
Celui-ci, la langue dans la bouche d'Hélène, se décolla de son visage. La garde regarda la Johnson d'un air suspicieux. Toutes les 2, elles avaient déjà eu plusieurs altercations mais depuis un certains temps, elles se contentaient d'un regard noir quand elles se croisaient. Pourquoi rouvrir les hostilités maintenant ? Elle commença à comprendre quand Elo arracha un verre à un Serdaigle pour le jeter à la figure de Nott. Tout en ratant sa cible. Le liquide coula sur le canapé de derrière et le long du tissu jusqu'au cou de son bientôt ex petit ami.
Théo : Chérie ! Tu te joins à nous ?
Elo : Je…quoi ?
Déstabilisée, elle chancela. Avait-elle bien entendu ou était-ce un des multiples effets de l'alcool ? Alcool qui par ailleurs commençait à bouillonner dans son estomac.
Elo (fermant les yeux) : Théodore, je peux te parler…maintenant ?
Théo : Bien sûr (à Hélène et Serena) Vous m'excusez les filles ?
Il se leva, prit la Johnson par la hanche et s'éloigna de quelques pas.
Serena (à Hélène) : C'est pas vrai ! Drago, Blaise…et maintenant, lui ? Qui va-t-il nous rester ?
Hélène : Oh, t'inquiètes ! Regardes, ce que tu disais sur Krum et granger se vérifie…
Serena regarda dans la direction que son amie lui indiquait. Debout, près de la cheminée, Victor et Hermione discutaient. Et se souriaient.
Krum : T'es magnifique, ce soir, Mione…
Mione : Merci Victor…
Malgré les yeux rouges de ce dernier, elle ne pouvait s'empêcher d'apprécier la façon qu'il avait de la dévorer du regard comme si elle était la 8ème merveille du monde. Un attitude bien éloignée du regard froid, voir ailleurs, du beau blond. Et surtout, contrairement encore une fois à Drago, il ne semblait souffrir d'aucune panne, lui.
Krum : Depuis mon arrivée au château, je ne pense qu'à toi. J'ai mis ma carrière internationale entre parenthèse pour toi, Mione. Je n'en pouvais plus d'être loin de toi, je…
Il se rapprochait. Il se rapprochait, et hypnotisée, elle ne reculait pas. Il tendit son visage vers le sien et elle resta statique. Elle attendit. Mais, soudain, Krum sembla s'étouffer et disparut de son champ de vision. A la place, Drago, furieux, lui lançait des éclairs. Elle frissonna.
Mione : Je…
Dray (l'attrapant par le bras) : Viens !
Mione (tirant) : Non !
Il se stoppa et se tourna à nouveau vers elle. Contrairement à Krum, ses yeux n'étaient pas injectés de sang. Il avait bu mais semblait parfaitement sous contrôle. Comme toujours. Hermione, qui ne le satisfaisait plus, commençait sérieusement à en avoir par dessus la tête de toutes ces apparences. Elle avait envie d'hurler. Elle inspira. Ne pas craquer.
Mione : Il me disait que j'étais belle…
Drago : N'importe quel abrutit qui a encore des yeux pour voir dans cette salle pourrait faire le même constat. Maintenant, viens !
Mione (se dégageant, têtue) : Il…
Drago (irrité) : Il, quoi ?
Mione le regarda dans les yeux. Il n'était même pas réellement en colère. Il était juste ennuyé, irrité. Comme si elle lui faisait perdre son temps et qu'il préférait aller se mettre bien avec Harry et son père. Oh mais vas-y mon chérie…quel naze !
Mione (doucement) : Il me désirait (plus fort) Il avait envie de moi, là, tout de suite, maintenant. Tu peux en dire autant ?
Drago resta muet. Cela lui suffit. Lui tournant le dos, elle courra plus que ne marcha vers Jenny et Blaise, toujours en équilibre sur leur accoudoir, yeux dans les yeux, parfait exemple du vrai couple parfait. Et pour la première fois, une pointe de jalousie lui pinça le cœur.
Elodie regardait sans comprendre Theodore. Des mots sortaient de sa bouche, mais ils semblaient irréels. Ils ne pouvaient être vrais. C'était forcément un effet de son imagination alcoolisée, une hallucination qui lui donnait la nausée.
Elodie (articulant) : Couple…libre ?
Theodore (avec un sourire) : C'est ça. On est trop impulsif tous les deux pour se jurer fidélité. Et, je crois savoir que tu as un pari à tenir avec ta copine (lui soufflant à l'oreille) ça me plairait beaucoup que ma copine gagne…
C'en était trop, elle allait vomir. Il fallait qu'elle sorte d'ici. Tout de suite.
Theodore : Alors ? Ca marche ?
Elo : Oui, oui… à plus tard !
Il sourit, lui rattrapa une mèche qui glissait sur son visage collant, et la lui glissa derrière l'oreille.
Theodore : A plus tard.
Et il s'en alla. Elodie trébucha sur un liquide non identifié, et, sans même chercher à savoir ce que ça pouvait être, elle se détourna et courut comme elle le put, vers la sortie glissant dans ses talons ridiculement haut, et se sentant soudain à l'étroit dans sa petite robe noir.
Jenny : Elo n'a pas l'air d'aller.
Elle avait observé tout le manège de son amie d'un œil discret depuis la démarche en zig zag vers Theodore Nott, le verre qui avait lamentablement raté sa cible, et son trébuchement pitoyable sur la flaque de vomie avant de la regarder s'enfuir comme elle le pouvait, une main sur la bouche. Oho.
Jenny (se levant) : Elo a besoin d'aide !
Blaise (la retenant) : Mais non !
Jenny (insistant) : Mais si !
Elle tenta de repousser les bras de son homme mais ne réussit qu'à passer pour une crétine qui battait des pieds dans le vide.
Blaise : Maria peut s'en occuper !
Jenny : Maria se terre sous les tables ! Elle ne peut pas s'en occuper (se tournant vers Blaise) laisse moi y aller, je reviens vite, promis.
Blaise (faisant la moue) : Ok.
Desserrant doucement son étreinte, il la lâcha et celle-ci, ne perdant pas de temps fila dans la foule.
Blaise (marmonnant) : Elo a intérêt à aller vraiment mal…
Mione (s'affalant à ses côtés) : Ca te dit quelques culs secs ?
Blaise : Ecoute, c'est pas pour te vexer, mais, étant un mec, et de plus un Serpentard…
Mione : Tu penses que je ne tiens pas la route ? C'est ce qu'on va voir !
Jessy (du canapé opposé) : Hihi ! Mione, va te ratatiner, mec !
La porte de la salle commune claqua derrière Jenny, qui avisa avec horreur la volée de marche qui menait à la salle de la grande tour des Serdaigle. Aux secours. Sa vision se brouilla, et pendant une seconde elle imagina Elodie dévalant sur les fesses l'escalier en colimaçon et retrouvée baignant dans son propre sang.
Jenny : Elo ?
Elle descendit prudemment les marches et déboucha dans un couloir sombre, seulement éclairé par l'éclat de la lune qui transperçait les lourdes fenêtres du château. Ses craintes se confirmèrent quand elle trébucha sur le corps inerte de son amie.
Jenny : Elo !
Elo : Hum…
Jenny ressentit une vague de soulagement en découvrant le visage livide de la blonde. Cette dernière, après avoir réussi par miracle à descendre les escaliers sans dommage, c'était simplement affaissée pour déverser le contenu de son estomac derrière une statue de marbre. Elle sourit pauvrement et tendit les bras.
Elo : Jenny ! Jenny, ma meilleuuure amie ! Si tu savais comme je t'aimmmmeuh !
Jenny (lui tapotant l'épaule) : Oui, oui, moi aussi Elo…
Elo (insistant) : Nan, c'est vrai ! T'es la meilleure ! Toi…et Blaise, vous êtes tellement, tellement…
Elle se traina vers le mur et s'y adossa, serrant la main de Jenny.
Elo : Vous, vous aimez, comme…(avec une illumination) comme des fous ! C'est peut être pas Hermione et Drago mais…vous savez pas, la chance…et tout…
Jenny (dans un murmure) : Je devine…
Elo : Il faut pas gâcher ça…ça non ! Hé !
Elle lança un regard suppliant à la belle et douce Malefoy, qui, soucieuse, ne la lâchait pas des yeux.
Jenny : Oui ?
Elo : Je suis toute seule, moi. J'ai un copain, mais…pas dévoué comme toi. Tu restes avec moi ?
Jenny (avec un sourire) : Bien sûr Elo…
Et elle s'adossa au mur à ses côtés, pensant avec dégoût que ce mystérieux Nott avait déjà du faire une salle crasse à son amie. Et, elle se promit que, dès qu'elle verrait Blaise, elle se blottirait dans ses bras sûrs et réconfortants.
James : Et allez, à ta santé, fils !
Il renversa la tête en arrière pour vider le contenu de sa chope d'un coup. Harry déglutit. La tête lui tournait. Tout tournait. Son père semblait se mouvoir, ses mouvements trop rapides pour sa vision. Avec difficulté, il tourna sa tête, lourde, lourde, lourde, vers sa chope, encore remplie à ras bord. Ce n'était pas une bonne idée, et alors ?
Harry (ratant sa chope d'une main) : Attends 'Pa, j'arrive !
La langue sortit, il se concentra et attrapa la chope. Hop, deux lampées, et le liquide, qui avait perdu toutes saveurs coula dans sa bouche, mais aussi sur son T-Shirt. Bah, il n'en était plus à deux trois tâches…
James : Ah, mon fils, ta mère serait si…enfin, si fière de toi.
Harry (s'esclaffant) : Si fer ? Pourquoi ? Je tiens plus à l'alcool que tu pensais ?
James explosa de rire, suivie par son fils et tapa fort sur la table où il était à moitié affalé.
James (chassant la remarque d'un geste) : Non, non ! Pas pour ça ! Pour tout ce que t'as fait ! T'es un héros, fiston ! T'as tué le meurtrier de ta mère, tu l'as combattue jusqu'au bout ! T'es…Lili serait si fière…
Son regard, si rieur, devint mélancolique et attrapant la bouteille, il en descendit le contenu.
Harry : Oui…
Tout tournait maintenant autour de son père, assis là, comme un malheureux perdu en mer. Tout autour de lui dansait, tandis qu'il serrait sa bouteille. Harry tendit une main vers lui.
Harry : Merci.
Lui-même, il attrapa la dernière de Whisky encore debout sur la table et, renversant la tête, but de longue gorgée. Avant de se ramasser sur son père. Ce dernier brandit le poing en l'air.
James : Les Potter, toujours debout !
Ouais, il fallait le dire vite.
Jessy, heureusement pour son petit ami, lui tournait le dos et ignorait totalement l'état d'ébriété du Potter. S'étant levée pour rejoindre Maria cachée dans un coin, elle essayait de comprendre, sans succès, l'angoisse de cette dernière.
Maria : Dean s'est battu avec Aurélien et Josh m'a aperçue tout à l'heure. Sans compter Bryan qui retourne la salle depuis tout à l'heure ! Je suis fichue ! Je ne parviendrais jamais à quitter cette pièce vivante !
Jessy : Qui, que…quoi ?
Maria (agacée) : Oh rien, laisse tomber, je déteste parler à des gens dans ton état…
Jessy (outrée) : Mais je suis totalement norm…
Maria (un sourire en coin) : Combien ?
Jessy (agacée) : Combien quoi ?
Maria : De verres ?
Jessy : Je suis normal, d'accord ? Deux, trois verres grand max…
Maria : M'ouais…
Luna : Pardon de déranger…
Les deux filles sursautèrent, Maria esquissant déjà un geste de fuite avant de se rendre compte de son erreur.
Luna : Non, je ne suis ni Dean, ni Josh, no les 3 ou 4 autres qui te cherchent Maria.
Maria força ses lèvres à s'étirer en sourire forcé, mal à l'aise, devant le sourire paisible de la jeune fille aux boucles d'oreilles en véritable radis. Comment la connaissait-elle, d'abord ?
Jessy (comprenant enfin) : Aaaah ! Des mecs te cherchent, c'est pour ça que tu te caches (gloussant, trop drôle !
Maria : Aha, je suis morte de rire.
Jessy : Oh, ça va… (à Luna) Bon, qu'est ce que tu veux ?
Luna : Ben, Harry m'a demandé de te réserver mon dortoir. Il m'a dit que ça te ferait plaisir et que tu devais le rejoindre (elle regarda sa montre) dans deux minutes ! (elle sourit) J'espère que vous allez vous amusez mais faîtes attention aux Cacherolles, ce sont de vrais petits fouineurs…
Maria fronça les sourcils. Encore une défoncée…
Jessy (le regard brillant) : Oh, j'arrive ! Bon, à plus Maria, bonne fuite !
Elle gloussa et ravit, se dirigea vers escaliers qui menaient aux dortoirs des filles, suivant les explications de Luna, la dingue. La soirée s'annonçait soudain bien plus palpitante.
Enfin, sachant que son dulcinée était à la même heure, couché ivre mort sous une table, et chantant une hymne à la famille Potter, nous sommes en droit de douter que la suite plaise à la grande Jessy Malefoy. [Oulala… ^^]
Blaise tenait la route. Comme il l'avait d'abord pensé, ce n'était plus vraiment le cas de la petite Miss-je-Sais-Tout. Après tout, elle ne pouvait s'offusquer, on ne pouvait pas être la meilleure partout.
Blaise : On devrait peut être…
Mione : Non ! Je vais encore…je peux encore…
Mais Blaise ne l'écoutait plus. Il venait d'apercevoir Jenny, dans sa magnifique robe qu'il aimait tant (elle épousait ses formes de façons suggestive et diablement sexy), traverser la salle d'un pas rapide. Yes, sa chérie revenait.
Il se leva, manquant de renverser la table basse, et, comme elle ne prenait visiblement pas sa direction, partie à sa rencontre. Elle le recherchait peut être. Mais il s'aperçut bien vite qu'elle avait une idée en tête. Il sourit. Hum, bonne idée. Il la regarda disparaître dans les escaliers qui menaient aux dortoirs des filles et rit. Quelle coquine. Il s'arrêta devant les escaliers, marquant un temps, puis à son tour gravit les marches.
Jessy entendait des pas derrière elle. Un frisson lui traversa l'échine, et elle ouvrit la porte du dortoir. Bleu pastel, il avait était arrangé de tel façon que deux lits formaient maintenant un petit nid d'amour qui n'attendait qu'elle. Il faudrait qu'elle pense à remercier Luna. Enfin, des mains se posèrent sur ses épaules nues et glissèrent le long de ses bras déclenchant un nouveau frisson de plaisir. Elle se retourna. Et eut un choc.
Jessy : Blaise ?!
Blaise (cherchant à l'embrasser) : Hum ?
Jessy le repoussa violemment, lui assenant une gifle, et le souffle court, recula d'un pas. Zambini resta hébété quelques secondes avant qu'un éclair de compréhension ne traverse ses yeux rougis par l'alcool. Une vague de colère le submergea.
Blaise : Jessy ! Qu'est ce que tu fous dans la robe de Jen ?
Jessy : T'as cherché à m'embrasser (hurlant) Jenny !
Elle voulut se ruer vers la sortie mais un bras puissant lui barra la route. Blaise semblait hors de lui.
Blaise : Tu n'iras nulle part, sale ga*ce, avant d'avoir retiré cette robe !
Jessy (offusquée) : Sale quoi ?! Eh ! Qu'est ce que tu fais, mais… mais lâche ça !
Dans un bruit de déchirure, Blaise arracha tout le côté droit de la robe en tirant sur la bretelle.
Jessy : Oh ! Pauvre…
Elle le poussa. Il la poussa. Elle le poussa avec un cri aigue et il la repoussa encore plus fort. Ne se contrôlant plus, à moitié nue, les cheveux défaits et le maquillage coulant de ses yeux fous, elle se rua sur lui, et dans un acte parfaitement débile mais totalement incontrôlable, tenta de lui arracher sa chemise. Les boutons explosèrent et Blaise, tentant de la repousser, lui emprisonna les poignets de ses grandes mains. Un grognement de rage et de douleur passa les lèvres de la jeune fille qui se débattit comme une furie.
C'est à cet instant que sa jambe buta sur le rebord du lit et que, déséquilibrée, elle l'entraina dans sa chute. Elle en profita pour tenter de reprendre le dessus, et roula sur son ennemi qui se refusait à la libérer. Leurs souffles accélérés étaient les seuls sons perturbant le silence qui régnait dans la chambre. Quelques cris et musiques étouffés provenant du bas témoignaient de la belle fête qui se passait désormais des deux Serpentards.
Blaise, dans un ultime effort, réussit enfin à la renverser et son corps paralysant le sien, remonta les poignets de la jeune fille au dessus de sa tête. Allaitant, ils se regardèrent enfin, leurs visages à quelques centimètres l'un de l'autre. Non.
Leurs yeux, chargés de haine et de mépris auraient pu être simplement aussi meurtriers que des canons de fusils. Mais il y avait pire dans ce sombre regard. Il y avait, peut être n'était ce qu'un effet de la boisson, du désir. Un désir, qui brusquement prit le dessus sur tout le reste. La bouche du Serpentard rencontra celle de la Malefoy. Brutal, mais passionné, leurs langues valsèrent dans un baiser fougueux. Les mains de Blaise lâchèrent celles de Jessy qui les fit glisser jusqu'au cou du jeune homme dans une forte étreinte qui ressemblait à un étranglement. D'une main habile, il la déshabille du peu de tissus qui lui restait, et la prenant par le creux de la nuque, rapprocha leurs deux corps.
Et ils firent l'amour. Jessy et Blaise, deux êtres qui ne pouvaient se voir en peinture, se détestaient, se haïssaient. Jessy, la jumelle de Jenny, et Blaise, l'ami de Potter, cette nuit là ne furent que de corps pleins de désir et d'alcools, assouvissant leur passion.
Jenny se réveilla en sentant la tête d'Elodie glissait de son épaule. Elle grimaça en sentant son cou craquer. Il faisait presque jour.
Jenny : Il est quelle heure ?
Doucement, elle se dégagea de l'étreinte endormie d'Elodie et, se relevant péniblement, elle regarda les escaliers. Oups. Elle avait promis à Blaise de le rejoindre très vite. Elle les gravit et sourit à la vue d'un garçon endormi, et dont le pied empêchait la porte de la salle commune des Serdaigles de totalement se refermer. Marraine la Bonne Fée était avec elle ce matin.
A l'intérieur, tout le monde semblait encore dormir. Tout le monde, sauf, en train de ramasser des bouteilles, Luna Lovegood, un grand sac poubelle à la main, qui lui fit un signe en l'apercevant.
Luna : Tu cherches qui ?
Jenny : Euh Blaise, je…
Luna : Oh je 'lai vu monter après ta sœur dans les dortoirs (elle secoua la tête tristement) elle pensait passer une soirée avec Harry…mais celui-ci n'était pas en état.
Jenny fronça les sourcils.
Jenny : Et il n'est pas redescendu après ?
Luna (revenant à ses ordures) : Non.
C'est à cet instant que, inexplicablement, Jenny sentit un premier pincement désagréable au cœur.
Jenny : Bon…je vais aller voir…
Luna : Hum, hum…1ère porte à droite.
Jenny monta doucement les escaliers qui grinçaient sous son poids. Prise d'un mauvais pressentiment, elle leva une main hésitante devant la porte indiquée, puis secouant la tête, poussa fermement ladite porte. Après tout, ce n'était pas comme si elle devait s'attendre à un meurtre sanglant, non ?
A l'intérieur, les premiers rayons du soleil éclairait la scène. Un bout de tissu noir qui ressemblait fortement à la robe que Jenny avait prêté à sa sœur, jonchait le parquet. Puis, elle aperçut une chemise, un jean, une…
Elle leva les yeux et son cœur rata un battement. Tout s'effondra en une fraction de seconde. Son amour, sa vie, ses projets. Une vague glacée parcourut son corps alors qu'elle fermait les yeux, chancelante sur ses talons qui la faisait souffrir.
Jessy, sa sœur, dans les bras de Blaise, son homme. C'en était trop. Elle recula. Beaucoup trop.
Brusquement, elle pivota sur ses talons, quitta la pièce et dévala les escaliers au pas de course, le cœur battant frénétiquement à ses tympans. C'est là qu'elle se rendit compte qu'elle hurlait. Elle hurlait hystériquement, de grosses larmes de crocodiles ridicules, lui coulant sur les joues. Beaucoup de 7ème années, réveillés par le vacarme, la regardaient de travers. Elle s'en foutait. Ils ne comprenaient pas.
Enfin, un visage familier traversa sa vision. Hermione. Mione : Jen ! Jen, calme-toi ! Jen, qu'est ce qui…
Jenny : Pas ça ! Pas ça ! Pas ça !
Harry émergeait d'un rêve embrouillé, aussitôt accueillit par une belle migraine qui s'accentua quand les cris de la Malefoy lui percèrent les tympans. Difficilement, il souleva le bras de son père, la table sous laquelle il s'était visiblement écroulé et regarda la scène. Jenny semblait sous le choc. Le visage pâle, les yeux ruisselants, des hoquets transformaient sa voix en un gargouillis incompréhensible. Il se leva, déclenchant un cou dans son crâne et s'avança vers elle. Elle l'apercevant, celle-ci repoussa Hermione avec presque violence, et l'agrippant par les épaules, le regarda comme une démente. Le mauvais pressentiment de la veille refit surface. Qu'est ce qui se passait ?
Jenny : Blaise…Jessy…
Harry écarquilla les yeux. Qu'est ce qui se passait bordel de… ?!
Harry : Quoi, Blaise, quoi, Jessy ? Et où sont-ils ces deux là ?
Il les chercha des yeux, tournant la tête dans tous les sens, en vain. Enfin, il y eut un bruit de pas précipité dans les escaliers et Blaise apparut à moitié vêtu. Comme tout le monde, les hurlements de Jenny semblait l'avoir tiré de son sommeil. Il avait l'air décomposé. Le visage défait, il se passait une main dans ses cheveux ébouriffés les agrippant, comme pour se tirer d'un cauchemar. Inutilement.
Blaise : Que…Jenny…
Celle-ci se raidit, mais eut la force de se retourner. Les yeux pleins de rage et de tristesses silencieuses elle le cloua au sol d'un regard, avant de pivoter et de s'enfuir le plus loin, loin, possible.
Harry ne comprenait toujours pas. Blaise hésita, le regarda, la gorge noué, fit un pas, et…
Harry aperçut, derrière son ami, Jessy Malefoy, tentait de cacher son corps d'un simple drap bleu rayé, sa robe réduite en loque et laissé pour compte dans le dortoir. Brusquement, et douloureusement, ça fit tilt dans l'esprit du jeune Potter.
Harry (son regard alternant de Jessy à Blaise) Tu…vous…
Blaise : Harry…
Harry ignora l'expression perdu du jeune homme. Ou plutôt, c'est ce qui le poussa à avancer vers lui et à abattre violemment et sans même se laisser le temps de réfléchir son poing dans la figure du Zambini. Celui-ci trébucha mais ne tomba pas. Il s'apprêtait à dire quelque chose, mais, comme surgissant de nulle part, Drago lui barra le chemin et empêcha Harry de se ruer une nouvelle fois sur Blaise.
Harry (explosant) : Espèce d'enfoiré !
Jessy (suppliante) : Harry, c'était un…
Harry : Toi, la ferme ! Sale p*te !
Jessy se la ferma. Les yeux brillant, elle serrait le drap, témoin pitoyablement cliché de sa nuit tumultueuse, contre sa poitrine, se mordant l'intérieur des joues pour ne pas pleurer. Ca ne pouvait être arrivé. Ca ne pouvait pas finir comme ça.
Il y eut un silence. Plus personne ne dormait à présent. Chacun, choqué, assistait avec avidité à la scène d'infidélité des Serpents. Enfin, Drago prit la parole.
Drago : Maria, ramène Jessy dans son dortoir. Hermione va voir où est Jenny. Harry, tu me suis.
Harry (ne lâchant Blaise des yeux) : Je vais d'abord lui péter la gue*le !
Drago (s'interposant) : C'est déjà fait. Viens.
Il posa une main sur l'épaule du jeune homme, qui ne semblait pas l'entendre. Dans sa tpete, les mêmes mots tournaient en boucle comme sur un vieux disque rayé. Jenny, Jessy, Blaise. Jenny, Jessy, Blaise. Put*ins d'enfoirés.
Drago (sans se retourner) : Blaise, file à l'infirmerie.
Et, sans un mot de plus, chacun se sépara, le regard noir d'Harry transperçant le dos de son ami, quand celui-ci disparut peu à peu dans les escaliers, les épaules lourdes et la tête baissée. Alors, Harry sentit la main de Drago et se tourna vers le blond. Dans ses yeux, ni pitié, ni compassion, mais une réelle inquiétude. Il se laissa alors guider vers la sortie.
C'était un dimanche matin qui promettait une journée ensoleillée. Une journée paresseuse destinée à se remettre paisiblement, allongée à l'ombre d'un arbre du lac, des excès de la veille. Mais ce ne fut pas le cas. Ce jour-là, nos amis, le cœur brisé, pleurèrent beaucoup. Et dans toute l'école, on ne fit que parler des quatuors, des couples parfaits brisés lors d'une grande soirée chez les Serdaigles.
Nous attendons vos réactions positives (ou pas...je sens les tentatives de meurtres...^^)
Notre Livre d'Or est tout neuf, il n'attend que vous, ne le décevez pas ;)
