La guerre des clans

Une légère brise du matin soufflait sur le visage meurtri du jeune Potter tandis que ce dernier traversait le parc de l'école suivant de près le préfet en chef. Il ne savait pas où son ami l'emmenait mais il ne n'en s'inquiétait pas vraiment. Les seules images qu'il se passait et repassait dans la tête c'était ce fin drap blanc recouvrant le corps nul de Jessy et son poing s'étalant sans hésitation dans la figure de son meilleur ami, qui vu la situation était bien parti pour redevenir son pire ennemis. Pourtant la soirée de la veille promettait d'être fantastique. Une fête comme il n'y avait jamais eu à Poudlard. Une fête réunissant les quatre ancestrales maisons de l'école. Une fête montrant l'union nouvelle entre des personnes qui s'étaient toujours détesté mais qui avait réussi à s'aimer. Dumbledore aurait été bien fier du chemin parcourut par ses élèves ce soir là. Mais maintenant tout était finis, il détestait Blaise, il détestait Jessy, il détestait de nouveau les Serpentards. Voilà, l'hostilité des maisons était de retour.

Pourtant quand ces yeux se relevèrent du vague pour se poser sur le blond le devançant tous son monologue intérieur s'annula. Bien sûr qu'on ne pouvait faire un bond en arrière aussi radical. Il y a quelque temps, la personne qu'il maudissait le plus, c'était cet odieux petit péteux de fils à papa de Serpentards, aujourd'hui c'était un de ses meilleurs amis qui le soutenait pendant une période difficile. De plus, il ne détestait pas Blaise et Jessy, il les aimait, et c'était surement pour cela qu'une boule immense pesant dans son estomac venait s'ajouter à son mal de crâne dût aux excès de la veille.

Quand le Malefoy s'arrêta au milieu du terrain de quidditch, le brun su tout de suite que son ami le connaissait parfaitement, peut-être même mieux qu'Hermione de temps en temps. Il l'avait mené à un des endroits où il se sentait le mieux à Poudlard. Là où il devenait quelqu'un de spécial et pas seulement parce qu'à l'âge de un an il avait eu la chance de recevoir la protection de sa mère. Sur ce terrain, il était Harry Potter, un élève au talent certain sur un balais et non le survivant ou l'élu.

Drago : J'aime aussi venir ici quand j'ai besoin de réfléchir.

Harry releva les yeux vers le préfet avant d'enfouir sa tête dans ses mains et de se laisser s'écrouler sur l'herbe encore humide de la rosée du matin.

Harry : Ce n'était pas un rêve hein ? C'est bien arrivé ?

Drago : Je pense que ta douleur au poignet te suffit comme preuve du fait que tu as bien cassé le nez de Blaise.

Un hochement de tête confirma les dires du jeune homme puis un silence s'installa mais ce n'était pas ce genre de silence pesant comme il peut en y avoir quand on se sent gêner par la situation et qu'on ne trouve pas ses mots. Non, c'était un silence réconfortant prouvant que les paroles n'étaient pas nécessaire et que tout deux se comprenaient.

Après un petit instant, Drago se retourna prêt à regagner le château pour laisser au Gryffondor plus de tranquillité mais ce dernier le retint.

Harry : Dray ?

Drago : Oui ?

Harry : Est-ce que tu peux rester s'il te plait ?

Le blond opina puis sans rajouter une seule parole inutile, s'assit sur la pelouse fraîche au côté de son ami.

Après avoir fouillé la bibliothèque, la salle commune des quatre maisons et le parc de l'école, Hermione devait bien admettre que Jenny avait trouvé refuge dans sa chambre, théorie qui il fallait l'avouer était la plus logique, mais théorie aussi qui arrangeait le moins la rouge et or pour la simple et bonne raison qu'elle n'avait pas accès aux dortoirs des Serpentards. Elle se trouvait donc depuis maintenant une bonne demi-heure devant un tableau qui ne comptait pas céder à la menace.

Elle venait de tourner sur elle-même pour la dixième fois, se passant les mains dans les cheveux prête à se les arracher quand un pauvre petit Serpentard de première année s'avança vers elle. La jeune femme s'apprêta à faire un pas vers le pauvre innocent mais se raviva. Elle n'allait quand même pas attaquer un pauvre gamin pour un mot de passe, elle était au dessus de tout cela. Non ? Oh et puis au diable tous les beaux principes, Jenny avait besoin d'elle. C'était une question d'amitié, et jusqu'où serait-elle prête à aller pour l'amitié ?

Elle s'avança d'un pas décidé vers la petit blond aux airs hautain qui ne s'embla même impressionné par la 7ème année au visage menaçant.

Hermione : J'ai besoin du mot de passe !

Gamin : Débrouille-toi ! Je ne te le donnerais pas. Tu n'es pas à Serpentard.

Hermione : Oui, mais tu vois j'ai une amie qui est à Serpentard et je dois lui parler et puis je suis préfète en chef.

Gamin : Même. Tu ne l'auras pas.

La brune se mordit la langue pour ne pas claquer ce petit c*n. La jeune femme n'était pas habitué à l'échec et curieusement ce gosse lui rappelé un fameux blond qui était à l'heure actuelle dans son collimateur. Pas de bol gamin, tu tombais le mauvais jour, l'abstinence rendait agressif.

Elle saisit le jeune garçon par la cravate de son uniforme et le plaqua contre le mur. Mais au lieu de se décomposer, se mettre à pleurer, lui donner le mot de passe et lui implorer son pardon, le petit insolent lui lança un sourire arrogant. Cette fois sa patience avait atteint sa limite, elle attrapa fermement la cravate du blondinet et tira de toute sa force étranglant et insultant le pauvre enfant qui commençait sérieusement à changer de couleur.

Personne de su jamais si la douce et gentille préfète se serait transformé en meurtrière car une main se posa sur son épaule puis la tira vers son propriétaire l'empêchant d'accomplir son méfait.

Propriétaire de la main : Hermione, lâche-le !

C'est en entendant la voix rassurante d'une personne qu'elle aimait qu'elle réalisa l'impacte qu'aurait pu avoir son geste. Elle relâcha précipitamment le petit c*n dont le visage avait sérieusement tourné au violet et se tourna vers les yeux bleus accusateurs qui se posaient sur elle. Le jeune première année ne se fit pas prier et dévala les escaliers allant certainement chercher Lucius, le directeur de sa maison.

Blaise : Mais t'es devenue complètement malade ? Qu'est ce qui t'avait fait ce pauvre gosse pour que tu l'étrangles ?

Hermione : Il m'avait provoqué !

Blaise : T'as quel âge au juste ?

Hermione : Oh c'est bon, je n'ai pas leçon à recevoir de toi. Surtout aujourd'hui.

Aux propos de la jeune femme, Blaise lui lâcha l'épaule, acquiesça d'un léger hochement de tête et s'apprêta à repartir. Mais la lionne le rattrapa par la main, elle avait compris qu'elle l'avait blessé et s'était tout sauf ce qu'elle voulait. Dans cette histoire, elle ne savait pas vraiment qui étaient les fautifs, même si elle avait une petite idée des tords de Blaise et Jessy, et elle ne comptait pas prendre partie. Quelque soit les erreurs de Harry, Blaise, Jenny ou Jessy, elles les aimaient et elle comptait rester neutre.

Hermione : Blaise, je suis désolé. Je ne voulais pas mais je crois qu'en ce moment on a un peu tous les nerfs à vif.

Blaise : Ouais certainement. Bon aller, viens, on dégage de là avant que ton beau-père arrive et te colle pour avoir essayé d'étranger un de ses protégés. Je ne voudrais pas être témoin de l'éclatement de votre belle famille.

Et sans laisser le temps à la Gryffondor de répondre, Blaise l'attrapa par la taille et se dirigea vers le tableau du dortoir des Serpentards.

Blaise : Sang pur.

Hermione : Quoi ? C'est ça votre mot de passe ? J'aurais quand même pu le trouver moi-même, non mais quelle godiche franchement.

Blaise (ne relevant pas les marmonnements de la jeune femme) : Il faut que je parle à Jenny, tu m'accompagnes ? Elle aura certainement besoin de toi… et moi aussi d'ailleurs.

Hermione sourit légèrement au jeune homme avant de poser sa tête sur son épaule et d'elle aussi passer son bras autour de sa taille. Ce n'était pas seulement le cœur de Drago Malefoy qu'elle avait gagné cette année, c'était aussi des amitiés profondes avec des personnes dont elle n'aurait jamais pu imaginer.

Elodie releva doucement sa tête douloureuse dans un petit cri plaintif. Une chose était sûre s'affaler et s'endormir en bas des marches dures et froides menant aux dortoirs des Serdaigles n'était pas la meilleure idée qu'elle ait eue. Elle passa lentement sa main dans ses cheveux gras et emmêlés, une grimace d'horreur s'afficha sur son visage. Oh non, elle ne voulait même pas imaginer l'état de son maquillage !

Elle entreprit maladroitement de se relever mais retomba de façon peu gracieuse sur ses fesses. Bon, ok, elle devait-être pitoyable mais bon le plus important c'est qu'elle était seule et que personne ne la verrait jamais dans cette situation. Enfin, c'est ce qu'elle pensait puisque quand elle crût pouvoir se lever sans que son postérieur retombe lourdement dans son vomi, une porte s'ouvrit laissant apparaître son cher et tendre accompagné de deux groupies pimbêche pendues à chacun de ses bras.

Face à cet inattendu événement, la parcelle d'espoir de se remettre sur ses deux jambes fut anéantie et la habituellement jolie blonde s'écroula une fois de plus attirant les regards des trois fêtards.

Théodore : Elodie ? Mais qu'est ce que tu fais dans cet état ?

La jeune femme s'épousseta légèrement ses habits pour se donner un peu plus de prestance mais face aux sourires narquois des deux garces et à l'air interloqué du jeune homme, elle comprit bien vite que cela ne servait à rien.

Elodie : Et bien… je… je…

Fille 1 : Ca se voit bien ! Elle cuve son vin de la veille. Moi je refuse de boire de l'alcool, c'est fou comme ça peut faire grossir et puis on connait tous le dicton « sans alcool la fête est plus folle ! ».

Théo (se détournant de l'autre fille) : Un peu trop d'excès hier soir ?

Elodie (ne pouvant que s'y résoudre) : Je crois bien.

Théo : Bon, tu veux peut-être de l'aide ? (se dégageant des deux sangsues ayant entouré leurs tentacules à ses bras) Vous m'excusez mesdemoiselles mais mes devoirs de petit- ami m'attendent. Mais c'était très sympa ce petit jeu à trois, il faudra qu'on renouvelle l'expérience (clin d'œil) et qui sais ? Cette fois ma chère petite amie se joindra peut être à nous.

Dans son fond intérieur, Elodie souhaita de tout son cœur qu'il parlait d'une partie d'échec sorcier mais la Serpentarde devait bien se l'admettre, ce n'était pas le cas. Elle se laissa tirée machinalement vers la salle commune des Serpentards sans n'oser ouvrir une seule fois la bouche. Pourtant elle avait des choses à dire même énormément de choses mais ce mec avait le pouvoir inexpliqué de fermer le clapé de cette commère (quel homme !).

C'est arrivé dans la salle commune alors que le jeune homme se dirigeait vers son dortoir entrainant la blonde, qu'Elodie retrouva enfin l'usage de la parole. D'un geste qui se voulait assuré mais qui était imprégné par l'alcool elle se dégagea de l'étreinte de son petit ami pour tout de suite trouver appuis sur le premier mur se trouvant sur son chemin. Non, décidément sa gueule de bois était encore bien présente.

Elodie : Il faut qu'on parle.

Théo : Oh c'est bizarre mais je ne la sens pas cette conversation. Tu ne veux pas plutôt qu'on se pose dans ma chambre pour cette discussion ?

Elodie : Non certainement pas. Ce n'est pas le genre de conversation que je veux avoir près d'un lit, ni même à une distance trop restreinte de tes mains !

Théo : Pourquoi ? Qu'est ce qu'elles t'ont fait mes mains ?

Elodie : Elles sont un élément de torture pour me faire céder à tous tes caprices.

Théo : Mumm bon à savoir !

Elodie : Bon revenons-en aux choses sérieuses. Il faut qu'on parle de quelque chose dans notre couple qui ne me convient pas du tout. J'y ai beaucoup réfléchis hier et…

Théo : Ok, écoute, Elo, je te coupe parce que si c'est le truc du couple libre que tu remets en cause et bien je suis désolé mais c'est ça ou rien du tout. Je ne suis pas prêt à me caser comme tous tes potes. Si ça ne te conviens pas et bien nous deux c'est fini.

La Serpentarde eut quelques minutes d'arrêt. Etait ce l'alcool ou Théodore lui avait réellement posé cet ultimatum ? Finalement c'est le cœur lourd qu'elle dût se résoudre à l'évidence, elle devait faire un choix, s'aplatir face à cet objet de désir qui lui faisait perdre tous ses moyens ou se casser et garder sa fierté intacte ainsi que son honneur. C'est elle qui manipulé, pas les autres qui la manipulé ! Pourtant…

Elodie : En faites, c'est que non, je ne voulais pas te parler de ça. Le problème c'est… ta chemise !

Théo : Ma chemise ?

Elodie : Oui, ta chemise. Elle est horrible elle ne te va pas du tout. Pour le bien de notre couple, il ne faut plus jamais que tu mettes cette chemise.

Et tandis que Théodore se lançait dans l'admiration de sa chemise de soie blanche impeccablement repassé et totalement normal, Elodie prit la fuite vers son propre dortoir avalant difficilement sa salive au goût de l'amertume.

Pourquoi la nature ne lui avait-elle pas accordé quelques centimètres de plus. C'était ce que pensait à cette instant Lindsay se trouvant dans le placard à fourniture des professeurs et sautillant sur place afin d'attraper le carton à plume. Mais rien à faire même ses trente centimètres de talons ne lui permettraient pas d'atteindre le fruit de son désir. Pestant contre elle-même et contre le crétin qui avait eu le malheur de mettre cette boite si haut, elle tenta un dernier saut désespéré qu'elle rata pitoyablement en s'écrasant sur le sol de l'espace restreint du placard et en cassant par la même occasion le talon de la chaussure gauche de ses magnifique Jimmy Cho.

Lindsay : Mes chaussures !

Un petit rire sarcastique la stoppa nettement dans sa lamentation, et quand elle aperçut la personne derrière elle son regard plein de tristesse se transforma en un regard de colère.

Sirius (continuant à ricaner) : C'était mais alors pi-to-y-able !

Lindsay : Qu'est ce que tu fou là, Black ?

Sirius : Lindsay, Lindsay, Lindsay… Pourquoi tant d'agressivité ? Pourtant tu semble avoir besoin d'un homme, un vrai pour attraper ce carton trop haut pour ta frêle personne.

Lindsay : Oh oui, c'est exacte, un vrai homme me serait bien utile. Je vais chercher Lucius.

La jeune femme fit un pas vers la porte mais fut retenu par la main du brun se posant sur son épaule et la repoussant légèrement vers le fond du placard.

Sirius : Bon, ok, trêve des hostilités. En faites, je te chercher, j'ai à te parler de quelque chose.

Lindsay (s'adossant au mur et croisant les bras d'un air hautain) : Je t'écoute.

Sirius : Ok. Pourquoi tu m'évites ?

Lindsay : Comment ça je t'évite ? Je ne t'évite pas du tout.

Sirius : Ah bon ? Tu ne m'évites pas ? C'était donc un hasard quand tu as voulu entrer dans la salle des profs mais que tu as fait demi-tour quand tu m'as vu ?

Lindsay : Tout à fait. Je me suis souvenue que j'avais oublié des papiers très important dans ma salle de classe.

Sirius : Ah oui ? Et la fois où je t'appelais et tu t'es jetée derrière à la haie du jardin botanique c'était un hasard ? Ou la fois où tu t'es cachée sous la table pour m'éviter ? Ou encore quand tu as semblé avoir un intérêt nouveau pour les dires de Van de Camp plutôt que de me faire face. Tout ça c'était des hasards ?

Lindsay : Tout à fait !

Sirius : Et bien dis donc ! Que la vie est elle faite de coïncidences ! Enfin Lindsay, avoue-le ! Tu es jalouse du fait que je sorte avec Haley.

Lindsay : Moi ? Jalouse ? De cette… cette… petite… enfin bref, je n'ais rien à lui envier. J'ai tous de plus qu'elle.

Sirius : Ouais, surtout 15 ans de plus qu'elle.

Lindsay : Oh ! C'était bas ça ! Très bas !

Sirius : Et puis, elle m'a moi ?

Lindsay : Pff ! Alors là crois moi elle peut te garder. Sans te vexer, tu n'as jamais vraiment été le petit-ami parfait.

Sirius (rire nerveux) : Comment ça ? Approfondis.

Lindsay : Oh arrête ! Laisse tomber c'était il y a longtemps.

Elle s'approchait de la sortie pour mettre fin à cette conversation qui selon son opinion commençait sérieusement à mal tourner quand elle se stoppa net, les sourcils froncés et ses dents mordant l'intérieur de ses joues.

Lindsay : Ne me dis pas que tu as fermé la porte ?

Sirius : Bah si, pourquoi ?

Lindsay : Parce que ce placard n'a pas de poignée intérieure !

Hermione, assise sur un lit, une couverture en boule contre sa poitrine, ne cessait de tourner la tête de gauche à droite en fonction de qui prenait la parole entre Blaise et Jenny. La situation était des plus embarrassante, depuis une bonne demi-heure, le couple s'envoyait reproches et insultes des plus personnels et la pauvre lionne entre les deux Serpents avait sérieusement tourné au rouge tomate. Non, décidément elle n'avait nullement besoin de connaitre les fantasmes sexuels de Blaise et les défauts des petites culottes de Jen. Un petit toussotement discret tenta de rappeler sa présence mais rien à faire les deux autres étaient bien trop occupés par leur hurlement pour se souvenir qu'une personne extérieure à leur vie très intime se trouvait aussi dans la chambre des filles de Serpentards.

Soudain dans un excès de colère, après avoir braillé, tapé du pied et s'être arraché les cheveux, Jen se dirigea vers la porte et sortit de sa chambre laissant Hermione et Blaise totalement dépourvu des mots face à l'inattendue réaction de la Malefoy. Mais le jeune homme se ressaisit vite et lui aussi quitta la pièce courant après la jeune femme. Hermione regarda une dernière fois la chambre avant de se résoudre à les suivre. Après tout, elle devait bien les empêcher de s'entre-tuer et maintenant elle ne pouvait rien entendre de pire que ce qu'elle avait déjà entendu, enfin c'est ce qu'elle pensait…

Maria : Non, non, non ! C'est une mauvaise idée.

Jessy : Je dois parler à Harry donc soit tu m'aides à le trouver soit tu pars mais évites de te mettre dans mes jambes, j'ai déjà assez de problèmes aujourd'hui sans qu'on m'en ajoute.

Jessy, habillée d'un jean et d'un petit top prêté par Maria, cavalerait les couloirs de l'école suivit par son amie à la recherche du jeune Potter. Après avoir remplacé son drap blanc par des vêtements pour couvrir son corps salit, la Serpentarde avait comme toujours reprit du poil de la bête et avait décidé d'agir comme une digne Malefoy : foncer dans le tas. Elle devait trouver Harry et tout lui expliquer : l'alcool, la fatigue, la situation… Elle n'avait pas voulu faire ça mais elle n'était plus en état pour avoir conscience de ses actes.

Maria : Je crois qu'il faut que tu lui laisses un peu plus de temps, Jess. Le prendre à chaud comme ça va juste aboutir à une énorme empirassions des choses !

Jessy : Maria, je t'ai dis de me laisser. Je dois parler à mon petit ami.

Maria : Ok, je ne dis plus rien mais tu vas droit à la catastrophe !

Mais la jeune Malefoy n'en avait que faire, après tout les choses ne pouvaient pas être pire : Harry allait la larguer et Jenny, sa Jenny, sa sœur, ne lui adresserait plus jamais la parole. Oui, elle n'avait plus rien à perdre, deux des personnes, qui comptait le plus au monde pour elle, étaient en train de la haïr pour un geste qu'elle regrettait au plus profond d'elle-même. Elle n'avait plus qu'une solution, dire la vérité, avouer son acte et prier pour qu'il lui soit pardonné.

Et oui, à l'heure actuelle, alors qu'elle courrait devant armures et tableaux, Jessy Malefoy croyait encore au père Noel. [Note de l'auteur : pour les deux ou trois crétins qui lisent cette websérie (oui, on a des lecteurs masculins parmi toute cette masse de nana) cette phrase est au sens figuré bien sûr ! Oh allez ! J'arrête, désolé messieurs]

Ses pas la menèrent bientôt vers le parc de Poudlard, une belle journée se préparait mais la blonde n'avait pas comme principal préoccupation de faire bronzette. Elle était tellement tourmentée qu'elle ne s'apercevait même pas de tous les regards qui se retournaient sur son passage et des murmures de ses camarades avides de ragot.

Son cœur battait de plus en plus vite, ses mains se crispaient sur les manches du haut de Maria trop long pour elle, ses pas rapides étaient remplacés par une course. La panique l'envahissait à une vitesse inconsidérée. Quand elle arriva vers le terrain de quidditch et qu'elle vit là assit par terre l'homme qu'elle aimait, près de son frère, tous les nerfs de son corps relâchèrent. Elle se stoppa impérativement et resta là quelque seconde, debout à regarder le brun et le blond au milieu du terrain herbeux jusqu'à que Maria, qui avait prit du retard derrière elle, la rejoigne.

Maria : Qu'est ce que tu vas faire maintenant ?

Jessy : Aller jusqu'au bout.

Et sans plus attendre, elle se dirigea vers Harry. Arrivée à sa hauteur, elle posa délicatement une main sur son épaule. Pourtant cette main qui s'était si souvent posé sur son corps le fit sursauter violemment. Subitement le Potter se leva en bond faisant face à la blonde aux yeux aciers.

Jessy: Harry, je…

Harry: Degage!

Jessy : Non, écoute, je…

Harry : Je n'ai plus envi de t'entendre Jess. Je ne veux pas écouter tes excuses bidon.

Jessy : Si tu me laissais en placer une, peut-être que je pourrais t'en donner au moins une d'excuse pour que tu puisses juger si elle est bidon ou pas.

Harry : Alors vas y ! C'est quoi tes arguments ? Tu t'es trompé de copain. Blaise encore admettons aurait pu utiliser cette excuses. Mais toi ! Elle est où la ressemblance ?

Jessy : J'avais bu et je t'attendais …

Harry : Donc a chaque fois que tu boiras un coup, je serais cocu ?

Drago, derrière Harry, et Maria, derrière Jessy, se regardaient depuis le début de l'affrontement. Décidemment, une chose était sûre, ils auraient tout les deux préféré être ailleurs. Drago esquissa même un petit geste sur la droite comme pour prendre la fuite et éviter de voir sa sœur se rendre complètement ridicule mais le regard menaçant de la rousse en fasse de lui le fait se rétracter. Ce n'est pas que la Hardisson lui faisait peur cependant il n'avait aucune envi de se mettre à dos une autre furie de Poudlard. Hermione lui suffisait largement…

Soudainement, la réflexion de Drago et les cris de Jessy et Harry furent interrompu par des pleure encore plus bruyant. Jenny, une grimace de douleur déchirant son visage angélique, venait de faire son entré sur le terrain de sport suivit de près de Blaise et de très loin d'Hermione.

En voyant sa sœur dans une telle détresse, Jessy tenta une approche qui fût vain car s'apercevant prise en sandwich entre son menteur d'ex petit ami et son faux jeton de frangine, Jenny se mit à hurler sans ménagement, ses sanglots doublant d'intensités.

Jessy : Jen, je…

Jenny : Non ! Dégage ! Tu n'es plus ma sœur, tu as compris. Je te déteste.

Blaise : Jen …

Jenny : Oh et puis toi, tu ne la ramène pas. Tu n'es pas mieux. Tu n'as pas changé en faite, tu es toujours l'abruti qui ne pense qu'à enchainer les conquêtes. Tu es incapable de rester fidèle, j'aurais dû m'en douter de toute façon…

Jessy : Alors là, je suis totalement d'accord avec toi ! Depuis le temps que je te le dis que c'est un…

Jenny : La ferme ! Tu crois réellement que tu es en bonne position pour donner ton avis ? Tu es encore pire que lui. Tu étais ma sœur, ma meilleure amie. Je savais que tu étais une vrai garce mais comment j'aurais pu penser que tu le serais aussi avec moi. Tu es égocentrique, tu ne penses qu'à toi ! Vous savez quel est votre problème à tous les deux ? Vous êtes pareils, vous n'aimez personne à part vous-même.

Jessy : Tu ne penses pas ce que tu es en train de dire, c'est …

Jenny : Oh que si je le pense ! Sortir avec Harry ne t'a pas changé Jess, tu es toujours autant une sal*pe qui ne supporte pas que tous les mecs ne lui tourne pas autour. Ca toujours été comme ça dès qu'un mec ne s'intéressait pas à toi parce qu'il avait une petite-amie, il fallait que tu fasses tous pour le charmer. Et bien sûr, comme ce couillon qui je pensais m'aimais, est incapable de maitriser ses pulsions de mâle primitif, cela a dû être très facile pour toi. Bravo Jess, belle victoire ! Même moi tu es capable de me faire te détester.

Jessy : (dont les larmes avaient commencé à envahir le visage) Je ne suis pas comme ça !

Harry : Si, tu es comme ça, Jess. Mais regarde-toi ! Je n'arrive même plus à ressentir de la colère envers toi (mensonge !), je ressens juste de la pitié, oui de la pitié. Quant à toi Blaise, je te pensais plus sincère….

Blaise : Mais je suis sincère !

Jenny : Oh oui, quels model de sincérité vous faites Jess et toi. Vous formez une belle paire d'égoïstes.

Blaise : En faites non ! Vous vous trompez. Jess et moi, ne sommes pas des égoïstes et nous n'aimons pas que nous même parce que … parce que en faite, Jess et moi on s'aime mais on ne voulait pas l'avouer pour ne pas vous faire souffrir tous les deux et hier… et bien hier on a craqué ! Voilà tout !

Jenny, Harry, Hermione, Maria et meme Jessy: Quoi?!

Blaise: (lançant un regard à Jess signifiant suit-moi sans poser de questions) Oui, Jess, il est temps d'avouer maintenant…

Et tandis que tous semblaient interloqués, seul Drago hocha la tête d'un air abattu, ne pouvant tout de même s'empêcher d'esquisser un sourire face à l'énormité mensongère dans laquelle venait de se jeter Blaise emportant avec lui Jess mais qui pour le moment semblait fonctionner avec tout le monde (sauf lui).

Assis depuis plus d'une heure dans un 2m2, les jambes pliées en quatre pour éviter au maximum de se toucher, l'aurore et le professeur de défense contre les forces du mal commençaient vraiment à perdre patience. Sirius avait le visage fermé depuis que la conversation avait dégénéré et Lindsay semblait au comble de l'énervement.

Au bout de quelques temps, le Black sembla sortir de ses gonds, il sauta avec agilité sur ses deux jambes pour faire face à la brune qui le regardait perplexe.

Sirius : Comment ça je n'ai jamais vraiment été le petit- ami parfait ?

Lindsay : Oh ! Sirius tu ne vas pas repartir sur cette conversation.

Sirius : Tu peux au moins me dire ce qui n'allait pas avec moi ?!

Lindsay : Tu n'as jamais été un modèle de romantisme, pas très attentionné, pas non plus un modèle de fidélité et puis au lit tu…

Sirius : Stop ! Excuse moi je te coupe, mais là tu divagues, tu dois me confondre avec un autre de tes ex.

Lindsay : Ah non, non. Je confirme c'est bien toi.

Sirius : Dis la fille frigide d'une bonne trentaine d'année. Ote moi un doute, chérie, tu t'es envoyé en l'air avec combien de mec depuis moi ?

Lindsay : En tout cas certainement plus que toi depuis moi.

Sirius : Oui, mais moi j'étais à Azkaban et puis mort. Toi c'est quoi ton excuse ?

Lindsay : Ok, j'avoue. Je ne me suis pas tapé la moitié de l'Angleterre contrairement à toi à l'époque de Poudlard mais je m'en suis tapé assez pour avoir des meilleurs coups que toi.

Sirius : Et c'est qui cet apollon ? Severus Rogue ?

Lindsay : Peut-être.

Sirius : Oh ! Allez arrête Lindsay !

Lindsay : Arrêter quoi ? Je suis très sérieuse, tu n'as pas été mon meilleur coup. Mais ce n'est pas un reproche, ça se voyais que tu faisais tous ce que tu pouvais. T'y mettais vraiment de la bonne volonté mais… qu'est ce que tu fais ?

Sirius (ouvrant sa braguette de pantalon) : Je te rafraîchis la mémoire.

La porte du cagibi à balais au fond du terrain de quidditch se referma d'un coup sec. Jessy, la tête baissée, une main dans les cheveux et l'autre encore sur la porte, soupira avant de tourner son regard noir vers Blaise Zambini. Ce dernier, assit au fond de la cabane sur un tonneau entre deux vieux balais remplis de toiles d'araignée, tenta un petit sourire du coin de la lèvre pour la calmer mais non cela ne marcherais pas. Il fallait s'y faire, il était face à la furie, pas devant sa douce et adorable Jenny.

Jessy : Mais qu'est ce qui t'a prit au bon Dieu de raconter une telle histoire ?

Blaise : C'est la première chose qui m'ais venu ! Et puis ce n'était pas pire que de tomber en larme ?

Jessy : Comment ça ce n'était pas pire ? Mais c'est atrocement pire ! Espèce de crétin, tu as été raconté à tout le monde qu'on sortait ensemble ? Mais qu'est ce qui t'es tombé sur la tête ? Pourquoi raconter un tel mensonge ?

Blaise : Tu aurais préféré qu'Harry te prenne pour une fille aux mœurs légère et que moi Jen me prenne pour un incorrigible dragueur ? Je viens de sauver notre image auprès des personnes que nous aimons.

Jessy : Ah parce que c'est mieux qu'il nous croit ensemble ? Je ne vois pas ou tu veux en venir de raconter une telle absurdité !

Blaise : Calme toi un peu et écoute moi cinq minutes. Jenny et Harry étaient en train de nous faire porter tout les défauts qu'il soit possible d'exister. Alors plutôt que de passer pour des personnes infidèle, méprisante et égoïste, nous allons passer pour deux personnes dont le seul tort à été de tomber amoureux.

Jessy : (sarcastique) C'est sûr c'est beaucoup mieux !

Blaise : Mais écoute moi ! Je n'ai pas fini. Peu à peu, Jenny et Harry vont se calmer, comprendre que l'amour ne se commande pas, ils nous pardonneront et là on aura juste à leur faire croire que nous deux c'était une grosse erreur et là à chacun de faire tout en sorte pour récupérer sa copine … ou son mec en l'occurrence pour toi.

Jessy : Alors si j'ai bien compris ton plan, tu veux qu'on fasse semblant d'être ensemble jusqu'à qu'il nous pardonne ? (hurlant) Mais tu veux qu'on passe notre vie ensemble ou quoi ?

Blaise : Si on suit le plan, on aura juste à faire semblant d'être ensemble quelques mois.

Jessy : Et tu veux que pendant quelque mois on joue au petit couple parfait. Mais vois la vérité en face Blaise ! Personne de sensé ne peut réellement croire que toi et moi on a des sentiments l'un pour l'autre. On ne peut pas se piffrer.

Blaise : Pour l'instant, ils le croient tous ? Mais bon, si tu ne veux pas, tu ne veux pas. Ce n'est pas grave. Vas dire à ta sœur que tu es réellement un garce qui pique les mecs de tout le monde … Ah et puis n'oublis pas de le dire à Harry aussi au passage.

Le blond se releva de son tonneau et commença à se diriger vers la sortie. Il n'avait pas touché la poignée que Jessy s'adossait brutalement à la porte, lui bloquant le passage.

Jessy : Bon, ok, je marche. Mais comment on fait pour passer pour un couple ?...

La porte de la salle commune des préfets en chef claqua légèrement après le passage des deux occupants des lieux. Après la véritable scène qui s'était déroulé devant leurs yeux, tout le petit groupe s'était séparé et, maintenant, les deux « ex » tourtereau, qui depuis quelques temps s'évitaient au maximum, se retrouvaient réunis chez eux.

Hermione se précipita vers la bibliothèque afin de vite trouver une occupation et ainsi éviter le long silence gênant qui meublé actuellement leurs conversations, mais il faut croire que le blond en avait décidait autrement.

Drago : Et bien il faut croire qu'il y a plus mal barré que nous comme couple.

Cette phrase avait été dites sur le ton de l'humour, peut-être pour détendre une atmosphère bien tendu mais il faut croire de la lionne ne le prit pas de cette manière car déjà ses joues changeaient de couleur. D'un geste énergique, elle referma le bouquin qu'elle tenait dans ses mains et se tourna rageuse vers le Serpentard.

Hermione : A parce que ça te fait rire ?

Drago : (changeant de ton) Tu aurais préféré que j'en pleure ?

Mione : Que Jess, Blaise, Jen et Harry aient des problèmes ça t'amuse ? Au mais oui bien sûr, tu n'en a rien à faire puisque toi tu n'es pas concerné ! J'avais presque oublié que tu es toujours cet odieux Serpentard que seule sa petite personne préoccupe. Et je te ferais remarquais au passage, que notre couple n'est pas beaucoup mieux que les leurs !

Drago : Bon Hermione, tu vas te calmer et retourner ta langue trois fois dans ta bouche avant de parler pour éviter de dire des choses que tu regretterais ensuite. Je te rappelle que je ne t'ais pas encore trompé moi !

Mione : Oh mais parce que tu avais l'intention de le faire ! N'inverse pas les rôles Drago, c'est moi qui pourrais te tromper. C'est toi qui es incapable de bander !

Drago : Arrêtes ce petit jeu, Hermione.

Le blond avait quitté le confond du canapé, maintenant il se trouvait debout bien droit à quelques centimètres d'Hermione, les yeux lançant les éclairs et les poings crispés par la rage.

Mione : Et bien quoi Drago ? Reconnait le que tu es devenu impuissant !

Tout se passa en à peine une seconde, Hermione n'avait pas eu le temps de relâcher son souffle que la main de son petit ami avait percuté sa joue sans ménagement la projetant à plus de deux mètre sur le fauteuil se trouvant derrière. Sa main se posa sur la marque rouge qui déjà se formé mais cela n'atténua pas la douleur et le choc.

Drago : Hermione, je suis désolé.

Le coup était parti tout seul, la colère était monté comme jamais elle ne l'avait faite jusque là mais curieusement le fait d'agir ne l'avait pas fait descendre. Non, elle était toujours là, lui brulant la poitrine et en quelques secondes Drago Malefoy se dégouta lui-même. Non, pas d'avoir tapé sa petite amie mais plutôt d'être devenu depuis un certain temps un petit toutou si docile ! Que lui était-il arrivé ? Ce n'était pas dans sa nature de se laisser emmerder par une sang de bourbe sous prétexte qu'il couchait avec …

Sans attendre qu'Hermione ne se relève ou ne dise ne serais ce qu'un mot, il quitta la pièce avec un seul but en tête : redevenir lui-même.

Lena Van de Camp, toute haletante et le visage rouge de sueur, vint s'adosser contre un des murs du couloir de l'école. Bande de petits morveux de première année qui s'amusaient à semer le trouble dans l'école, ils avaient vraiment de la chance qu'elle ne les avaient pas rattrapé. Mais heureusement pour beaucoup, les capacités sportives de la rousse étaient très limitées. A l'école, elle avait plus été du côté rat de bibliothèque plutôt que grande athlète.

Mais soudain lorsque son souffle fût moins bruyant, les sons émanant du placard à fourniture lui vinrent aux oreilles. Alors, là, ces petits monstres étaient faits comme des rats. Elle n'allait pas les rater.

Lentement elle se dirigea vers la porte, évitant de faire claquer ses talons sur le plancher du vieux château. Sa main se posa sur la poignée et d'un coup sec et déterminé, elle ouvrit grand la porte. Ses yeux s'écarquillèrent devant la scène qui se déroulait.

Non, Lena Van de Camp ne venait pas d'attraper une bande de première année, elle venait de surprendre Sirius Black et Lindsay Halliwell en plein ébat amoureux.

Flottant au dessus d'un robinet, un petit sourire sadique animant son visage, Mimi Geignarde avait rarement été aussi heureuse qu'à cet instant. En effet, comme toute élève persécutée par ses camarades, le jeune fantôme se réjouissait plus que tout du malheur des « populaires » du château. Que fût donc sa joie quand Jenny Malefoy choisit les toilettes des filles pour verser toutes les larmes de son corps qui pouvaient lui rester.

A cet instant, Jenny, recroquevillée sur elle-même, ressemblait de très loin à une Malefoy. Toute dignité était perdue, le regard brouillé par les larmes, elle ne s'aperçut même pas qu'il n'y avait plus que la présence d'un fantôme pour nuire à sa solitude.

En effet, ayant entendu les sanglots, le jeune Potter avait lui aussi rejoint le repère du fantôme le plus insupportable de Poudlard (après Peave ? Non même lui n'était pas à ce stade là).

Harry : Jen, ça va ?

La blonde leva légèrement la tête avant de replonger sa tête dans ses genoux et que ses pleurs s'intensifies encore plus.

Harry : Non, Jen ! C'est moi. Chut.

Lentement, il s'approcha de la jeune fille pour se glisser à côté d'elle et l'entouré de ses bras.

Harry : Je sais ce que tu ressens.

Jen : Comment ils ont pu nous faire ça ? Comment ça a pu arriver ? Comment ils ont pu se découvrir des sentiments l'un pour l'autre ?

Harry : Je ne sais pas… Peut-être à force de… ou de…

Soudain une évidence vint frapper le survivant. Mais oui ! Comment Blaise et Jessy avaient bien t-il pu se découvrir des sentiments l'un envers l'autre. Ils se détestaient depuis presque le premier jour, ils ne pouvaient pas rester plus de dix secondes dans la même pièce sans s'insulter. C'était tout simplement impossible que deux personnes avec si peu d'affection l'un pour l'autre se découvrent un amour passionnel comme ça du jour au lendemain. Mais alors pourquoi raconter une telle histoire ? C'est yeux s'illuminèrent à peine quelques instants après. Mais oui, bien sûr, c'était tout du Jess ce genre d'histoire ! (Et voilà, comme d'hab' c'est les mecs qui font les conneries et c'est sur les femmes que ça retombe !)

Délicatement, il passa sa main dans les cheveux blonds de la jeune femme tout en souriant malgré lui.

Harry : Ne t'en fait pas Jen, se seront les premiers punis !

Où étaient-ils donc tous passé ? Après une bonne demi-heure de marche, Elodie devait bien s'y résoudre tous ses amis avaient déserté Poudlard. Il se passait quelque chose d'étrange et pourquoi tout le monde la regardaient si bizarrement ? Ils étaient déjà tous au courant pour son couple libre ?

Soudain, au détour d'un couloir, la Johnson faillit percuter une autre Johnson. En effet, Haley débarqué comme une furie renversant tout sur son passage, y compris sa sœur.

Elo : Et tu ne peux pas faire attention, pét… Oh c'est toi Haley ! Qu'est ce qui ce passe ? Pourquoi tu es si pressé ? Il y a le feu ?

C e qui expliquerai la disparition soudaine de tous son groupe, ils avaient déjà tous évacué et là ils devaient se faire un sang d'encre parce que, elle, elle n'était pas là. Et Haley, en sœur héroïque avait foncé dans le château, sauver sa petite sœur. Non, il y avait un problème. Haley n'était pas le genre de personne à risque sa propre vie pour quoi que ce soit !

Haley : Oh je cherche juste mon petit ami.

Voilà une réaction plus digne de l'ainé Johnson.

Haley : Tu ne l'as pas vu par hasard ?

Elo : Non ! (après réflexion) Quoi ? Attend ! Tu viens de dire petit-ami ? A Poudlard ? Ils ne sont pas un peu trop jeune pour toi les élèves ?!

Haley : Oh mais ce n'est pas un élève ! Un grand brun plutôt charmeur, avec un corps à se damner, il est aurore ici.

Elo : Sirius ? Tu sors avec Sirius Black ?

Haley : Ouais, tu le connais ?

Elo : Bien sûr que je le connais c'est le parrain d'Harry.

Haley : Et bien je le cherche.

Elo : Tu devrais aller voir du côté de ta patronne, Lindsay Halliwell, ils trainent pas mal ensemble. Et tu n'aurais pas vu par hasard Harry, Drago, Blaise, Jenny, Jessy, Hermione ou Maria ?

Haley : Non, mais quoi ? Tu n'es pas au courant de l'histoire ? Tout le monde ne parle que de ça depuis ce matin. Blaise, le blond là, et Jessy, la plus taré des sœurs Malefoy, avaient une aventure secrète ! Et Potter et l'autre Malefoy les ont découverts au lit ensemble ce matin.

Pendant une demi-seconde Elodie éprouva un vif soulagement. C'était donc pour cela que tout le monde la regardé, pas pour son histoire avec Théo ! Mais après ce cours instant, elle pensa à la pauvre Jenny et au pauvre Harry. Elle devait rejoindre ses amis et sans attendre, elle courut dans les couloirs laissant hurler Haley derrière elle.

Haley : Hé ! Moi je t'ais aidé, tu pourrais faire de même !

Allongé dans un lit simple d'un dortoir de fille, dans des draps vert à la couleur de Serpentard, un jeune homme blond regardait la magnifique créature se trouvant à ses côté. Se sentant contemplé, Serena Van der Woodsen lança un sourire des plus charmeurs à son amant retrouvé. Enfin Drago Malefoy lui été revenu !

Après l'altercation avec Hermione, le prince des Serpentards avait pris la décision de reprendre son règne et quoi de mieux pour marquer son grand retour que de récupérer les faveurs de sa « favorite ». Parce que l'ancien Drago aujourd'hui de retour ne se contenté pas d'une seule femme et certainement d'une personne comme Hermione… Après tout qu'avait-elle de si particulier ? Elle était bien comme toutes les autres, avec le côté moralisateur en plus.

Serena : Je suis pressé de voir la tête de Granger quand elle va nous voir.

Drago : Nous voir ?

Le Serpent fit un bon sur le côté et lança un regard menaçant à jeune femme trop enthousiaste.

Drago : Comment ça nous voir ? Il est hors de question qu'Hermione soit au courant de quoi que se soit ? Tu m'as bien comprise ?

Serena : Mais enfin Drago, pourquoi t'embêter avec cette godiche sans aucune classe alors que tu m'as moi ?

Drago : Parce que cette godiche sans aucune classe en a beaucoup plus que tu n'en aura jamais.

Serena : Dray…

Drago : La ferme Serena. J'ai dis que tu la fermé donc tu la ferme. Et si Hermione ne reçoit ne serais ce qu'un écho de cette histoire, je te jure que tu auras à faire à moi personnellement !

Serena : T'es en train de me menacer là ?

Drago : Tout à fait ! Et n'oublis pas la passé de ma famille, si tu deviens un peu trop envahissante et que tu nuis à mon couple avec Hermione, tu pourrais disparaitre dans de tragiques circonstances.

Serena : Tu ne pense pas ce que tu dis ?

Drago (se relevant et commençant à se rhabiller) Oh que si je le pense. Hermione est chiante quand elle est contrariée donc je ferais en sorte qu'elle ne le soit pas. Tu me comprends bien ? Bon j'y vais. On se refait ça bientôt et (clin d'œil) silence !

Et sans même un geste ou un mot amical, le prince des Serpentard quitta la pièce pour rejoindre la salle commune des préfets en chef. Oui, il était de retour, la manipulation c'est comme le vélo, ça ne s'oublie pas.

Après un dixième tour sur lui-même, Sirius Black, prit son courage à deux mains et se décida à frapper à la porte de la salle de classe de Lindsay. Quand la Van de Camp les avait surpris en pleine action, l'ancienne aurore avait vite pris la fuite sans plus d'explication envers son amant retrouvé.

Bon, c'est vrai qu'un homme courant après les explications du genre « alors on est un couple ou pas ? » n'était pas vraiment viril, en même temps, i peine quelques jours, le jeune homme avait officialisé sa relation avec la petite Johnson et question d'expérience, l'ancien prisonnier savait que cumuler deux relations n'étaient jamais bon à la longue.

La porte s'entrouvrit légèrement laissant apparaitre un magnifique œil gris/vert avant de se refermer violemment.

Sirius : Lindsay, je sais que c'est toi ! Ouvre-moi.

La porte s'entrouvrit de nouveau à peine laissant apparaitre la moitié gauche du professeur de défense contre les forces du mal.

Lindsay : Je… j'ai pleins de copies à corriger. Je ne peux vraiment pas parler ou… faire quoi que ce soit d'autre là…

Sirius : (sourire coquin) Quoi que ce soit d'autre ? Tu penses à quoi ? (rattrapant la porte que la jeune femme lui claquait au nez) Attend ! Sérieusement, il faut qu'on parle !

Lindsay : Je n'ai vraiment pas le temps là, Sirius.

Sirius : (forçant le passage pour entrer) Je n'en ais pas pour longtemps. Juste une simple régulation de la situation.

Lentement mais d'une démarche plus que assuré, le jeune homme se dirigea vers le bureau derrière lequel la brune s'assit.

Sirius : Alors ! Toi…. Moi…

Le Gryffondor fût stoppé dans son élan par un rire des plus sarcastiques.

Lindsay : Oh allez ! Arrête ! Pas de ça avec moi. On a passé l'âge de tourner autour du pot tout les deux !

Sirius : (surpris) Vraiment ? Je ne pensais pas que tu le prendrais de cette façon…

C'était donc dans la poche ? Comme ça ? Sans plus d'explication ? Après plus de 18 ans de quiproquo, Lindsay Halliwell et Sirius Black allait enfin se retrouver et vivre l'histoire qu'ils auraient dû vivre depuis si longtemps. Pourtant une chose le dérangé encore ! Ce n'était pas le genre de Lindsay de simplifier la situation.

Lindsay : Bien sûr que je le prends bien, on a couché ensemble, s'était pas la première fois, on ne va pas en faire une histoire ?

Voilà où été le problème.

Lindsay : Bon, je me sens rassurer que l'on pense la même chose. J'avais peur que tu crois que nous deux… enfin tu vois. Ouf !

Sirius : Ouais c'est ça ouf ! Bon je vais te laisser avec tes copies.

Lindsay : Oh ! Non ! C'était juste une excuse. On va boire un verre si tu veux ?

Sirius : Non, en faite je n'y tiens pas particulièrement. On se voit plus tard.

Lindsay : Euh…ok.

Glissé dans les draps de soie vert, complètement inerte, Hermione n'avait pas bougé depuis la claque et le départ de son petit ami. Soudain elle sentit deux bras la saisir par la taille et la serrer fort contre un corps qu'elle ne connaissait que trop bien.

Drago : Je suis désolé mon cœur.

Hermione : (se retournant pour faire face à son homme) C'est ma faute aussi. Je suis allé trop loin tout à l'heure. Tu me pardonnes ?

Dray : Je t'ais foutu une claque ! Je crois qu'on est quitte, non ?

Hermione : Ouais. Tu crois qu'on va s'en sortir un jour de cette crise.

Dray : Je ne me fais aucun soucis là-dessus…

Blaise marchait dans les couloirs de l'école d'un pas rapide. Les regards accusateurs que lui lançaient la gente féminine en disait long sur les rumeurs qui avaient dû courir sur lui au sein de l'école. Alors que le Serpentard allait atteindre son but, c'est-à-dire la salle commune des Serpentard, une voix qu'il ne pensait plus jamais entendre l'appela.

Voix : Blaise ! Attend !

L e jeune homme se stoppa pour laisser Potter le rattraper. Allait-il encore le frapper ? Après tout il le mérité peut-être ?

Harry : Tu penses vraiment faire croire à quelqu'un que tu es tombé fou de Jess ? Surtout à moi ?

Blaise : C'est que je…

Harry : Ouais, c'est bien ce que je pensais. T'étais complètement pété et tu as essayé de te rattraper avec Jenny avec n'importe quelle connerie.

Blaise : Tu vas encore me foutre ton poing dans la gueule ?

Harry : Non ! Je pense que sortir de force avec Jess est suffisant comme punition. Parce qu'il est évident que tu ne peux plus dire la vérité à Jen maintenant.

Blaise : Et toi et Jess ?

Harry : C'est définitivement fini !

Blaise : Et toi et moi ?

Harry : C'est une déclaration ?

Blaise : Non, enfin pas dans ce sens là… je…

Harry : Oui, j'avais compris Blaise. Nous deux, on verra mais je sais que tu souffre autant que moi de cette situation. C'est Jess le problème dans l'histoire. Je pense pouvoir arrivé à te pardonner plus facilement, mais laisse moi un peu de temps…

Oui, du temps c'est ce qu'ils leur faillaient à tous pour régler leurs nombreux problèmes.

Aller tous dans la même fac était ce vraiment une bonne idée finalement ?