Tous contre la Van de Camp !
Minuit venait de sonner ses douze coups dans l'ancestral château de Poudlard, pourtant la jeune professeur de défense contre les forces du mal penchée sur ses copies mal éclairées ne semblait pas trouver le sommeil.
Il faut avouer que les semaines qui venaient de passer n'avaient pas été de tout repos à Poudlard. Les règles imposaient par la Van de Camp rappelaient de plus en plus le cauchemar qu'avait été la période Ombrage (tome 5) et les brefs moments de répits et d'amusement avec les autres professeurs n'étaient plus ce qu'ils étaient. Pourquoi donc ? Tous simplement suite à l'absence pesante du fameux Sirius Black qui il fallait bien l'avouer avait un don certain pour mettre de l'ambiance. Depuis quelques temps, l'aurore s'isolait avec sa chère assistante, si bien que James faisait beaucoup moins de conneries, Lucius piquait beaucoup moins de crise et elle, elle riait beaucoup moins.
Lindsay secoua vivement la tête et s'enfonça un peu plus dans son fauteuil. Elle devait se ressaisir, sa vie ne tournait pas autour de celle du Black. Monsieur avait décidé de l'éviter et bien qu'il en soit ainsi, et elle s'en porterait tout aussi bien. Enfin…
Mais elle n'eut pas le temps de se replonger dans ses vieux souvenirs avec son ex petit-ami, on venait de frapper à sa porte de la manière la moins discrète possible. Si tout l'étage ne l'avait pas entendu c'était un miracle.
Lindsay : Oui ?
La porte s'ouvrit brusquement manquant d'emporter le porte-manteau se trouvant derrière au passage et apparut la longue chevelure blonde de Narcissa Malefoy, sans plus attendre cette dernière se dirigea vers son amie tel une hystérique en liberté pour la première fois depuis 10 ans.
Narcissa : Tu es au courant pour la nouvelle réforme de la Van de Camp ?
Lindsay : Euh… celle comme quoi on doit s'essuyer les pieds avant de rentrer dans le château ?
Narcissa : Non, ça c'est l'avant-avant-avant dernière ! Celle-ci est bien pire ! Cette garce nous supprime notre salle des profs !
Lindsay : Quoi ?!
Narcissa : Elle juge que cette salle ne sert qu'à nous distraire et à nous permettre de préparer nos mauvais coups. Elle a même dit que la pièce était sale. Elle nous jette hors de notre salle des profs.
Lindsay : Mais elle n'a pas le droit, Severus ne peut pas la laisser faire ça.
Narcissa : Cette fausse rousse a l'accord du ministère. Severus ne peut rien faire.
Lindsay : Alors elle nous ferme notre salle des profs comme on ferme la salle de jeux des enfants pas sages. Si elle croit que nous allons nous laisser faire. Pourquoi Severus n'ouvre pas une nouvelle salle des profs ?
Narcissa : Il ne peut pas. Mais t'inquiète j'ai une idée et elle est géniale ! Lucius et Sirius sont déjà sur le coup, James n'a pas voulut nous suivre mais on va l'avoir …
Lindsay : Sirius est là ?
Maria lisait son roman les larmes aux yeux, tout en serrant dans ses mains moites mes pages chiffonnées par le temps. Il n'y avait pas à dire, décider de lire la biographie de la fondatrice de Serdaigle avait été une magnifique idée. Son histoire était fantastique et la jeune Hardisson se retrouvait dans les aventures de l'illustre créatrice de l'école.
Soudain, une main glissa lentement dans son cou pour descendre jusqu'en bas de ses rein. La jeune femme se crispa, cette main experte et diabolique, elle aurait pu la reconnaitre entre mille.
Maria : Qu'est ce que tu fais là Théodore ?
Théo : J'avais envi de te voir. On ne s'est pas beaucoup vu ces temps ci. J'ai comme la petite impression que tu m'évites mais c'est complètement ridicule non ?
Maria : Tu dois me confondre avec Elodie. Tu sais ta petite amie qui est totalement folle de toi et qui ne s'aperçoit même pas que tu es le pire des salops.
Théo : Ah non crois moi, il n'y a pas confusion sur la personne. Elodie est loin de m'éviter elle. Malheureusement !
Maria : Dégage d'ici Théo ! Je suis la meilleure amie d'Elodie.
Théo : Justement ! Tu pourrais aider ta grande copine à distraire son petit ami !
Maria : Tu es un porc.
En un instant, le jeune homme avait fait basculer la Hardisson de sa chaise pour la plaquer contre la table et la serrer dans ces bras.
Théo : Avoue que tu adores ça. Crois-moi Maria, je te veux et je t'aurais.
Et avant que la jeune femme ne puisse reprendre ses esprits, le brun avait quitté la pièce ne laissant derrière lui que l'odeur de son eau de parfum enivrante, comme lui…
Jessy s'enfonça merveilleusement encore un peu plus dans les bras chauds qui l'entouraient. Tout était absolument parfait, elle profitait d'encore quelques minutes de sommeils dans les bras forts et protecteur de son élu à elle. Sa main glissa le long des abdominaux du jeune homme avant de remonter sur son cou et enfin son visage pour venir finir sa course dans ses cheveux en bataille. Mais cette fois-ci un problème se présenta face à la Malefoy, les cheveux naturellement indisciplinés de son beau brun étaient certes toujours indisciplinés mais de manière beaucoup moins naturelle. Du gel ?! Depuis quand Harry Potter mettait-il du gel ?
Les yeux bleus de la jeune femme s'ouvrir pour faire face à la dure réalité. Ce n'était pas son beau brun qui était lové contre elle mais cet abruti de blond.
Un sourire diabolique se dessina sur les lèvres roses de la jolie blonde. Le jeune Zambini semblait si apaisé dans son sommeil. On aurait presque dis un ange, il aurait fallu être un monstre pour le réveiller. Cela tombé bien… ou mal, ça dépend du point de vu, car la Malefoy était pire qu'un monstre.
Sa bouche s'approcha doucement du torse musclé du jeune homme. Jessy huma son parfum : gel douche framboise pivoine qu'il lui avait piqué la veille, il y avait presque de quoi tomber raide dingue. Le sourire diabolique se transforma en sourire enfantin et dans un geste brusque Jess mordit le téton de son partenaire.
Le visage apaisé du Zambini se crispa de douleur et un hurlement vint briser le silence du dortoir.
Blaise : Mais ça va pas ? Tu es malade ? Je savais que tu étais quelque peu taré et sauvage mais au point de me mordre pendant la nuit ?
Jess : Oups, désolé. Je l'ai vraiment pas fais exprès.
Blaise (plein de suspections) Tu mens ! Tu l'as fais exprès.
Jess : Oh tu vas te remettre ! Tu es un mec viril, non ?
Blaise : Bon, écoute Jess. Je crois que le temps est venu que nous ayons une conversation sur la suite des événements. Ce petit manège ne va pas pouvoir durer éternellement et je ne vais pas pouvoir toutes les nuits craindre de me faire mordre par ma « prétendue » petite amie.
Jess : Ok. Alors comment vois-tu la suite des événements ?
Blaise : Une chose est sûr… pas ensemble !
Jess : Mais… et… et Jen ?
Blaise : Quoi Jen ?
Jess : Et bien tu oublies le plan elle doit croire que nous sommes fou d'amour…
Blaise : Et bien c'est fait, non ?
Jess : Oh oui génial. Elle va croire que nous l'avons tous les deux trahi pour une histoire d'à peine un mois ?
Blaise : Euh… ouais c'est vrai que c'est un peu léger. Mais on ne va pas pouvoir continuer ce petit jeu éternellement ! Ca va faire bientôt un mois qu'on s'atèle tous les deux à se gâcher la vie et je t'avoue que je commence à me lasser. Tu es bien plus forte que moi à ce jeu…
Jess : Mais si on laisse tomber maintenant, Jenny va nous détester éternellement. Et ça je ne le supporterais pas ! J'ai besoin de ma sœur.
Blaise : Je sais … Tu as une solution ?
Jess : Une trêve ?
Blaise : Comment ça ?
Jess : On arrête les coups vaches et on se soutient. Après tout, on souffre tous les deux autant dans cette histoire, non ?
Blaise : C'est une idée. Une bonne idée même je dirais.
Jess : Ok, alors à partir de maintenant nous serons un véritable petit couple modèle qui se soutient.
Blaise : Ca va être dur ! Il faudra que nous prenions sur nous... Tu penses y arriver ?
Jess : Pour ma sœur … Oui.
Rentrer sur le matin lorsque l'on venait de découcher du lit conjugal n'était pas une affaire facile. Drago Malefoy en savait maintenant quelque chose. Mais cette fois-ci, il avait réellement tout prévu. Il jeta un dernier coup d'œil sur sa montre : 6h30. A cette heure ci, sa petite amie dormait à point fermé. Il n'avait plus qu'à se glisser discrètement dans les draps et faire croire qu'il avait passé la nuit auprès d'elle.
Il poussa lentement le tableau qui servait de porte à leur salle commune. Une grimace se dessina sur le visage du jeune homme lorsque les vieux joints de mirent à grincer. Heureusement le Malefoy connaissait bien sa chère et tendre, c'était un vrai loir, un ouragan n'aurait pas suffit à réveiller la jeune femme autrefois brune et récemment devenue blonde.
Pourtant toutes les théories du blond tombèrent en éclat quand le raclement de gorge de sa petite amie le fit sursauter.
Drago : Mon cœur ? Tu es déjà debout ?
Mione : Oui, ça à l'air de te surprendre.
Drago : Je… oui, en effet.
Mione : Tu … viens d'où ?
Drago : Euh… de la bibliothèque. Je me suis endormi là bas.
Hermione : Encore ? Décidément tu as décidé de battre mon record de temps passé à la bibliothèque ?
Drago : Tu sais … avec les ASPIC qui approchent…
Hermione : Oui ! Ce n'est pas comme ci tu étais le meilleur élève de notre promotion ….
Drago : Justement je tiens à ma place. Je sais qu'il ne faudrait pas grand-chose pour irrésistiblement sexy petite amie me surpasse.
Un petit sourire détendu apparue sur le visage de la jolie blonde. Drago, avec sa sournoiserie légendaire du Serpentard comprit tout de suite que le moment était venu pour lui d'assurer. Il passa délicatement derrière sa dulcinée pour venir légèrement lui picorer le cou de baiser.
Point sensible de la jeune femme. Elle se laissa complètement tomber dans les bras de son homme oubliant sa nuit blanche causé par l'inquiétude.
Drago attrapa la lionne par la taille et la souleva pour la mener jusque leur chambre. Et tandis que son corps le suppliait de ne pas recommencer et de lui laisser un peu de repos après cette nuit épuisante, son cerveau le sermonnait de ne pas faillir en ce moment culminant afin qu'Hermione ne découvre jamais qu'il l'avait trompé… encore une fois… comme tous les soirs cette semaine.
Impeccablement installé dans ses draps rouge et or, Harry Potter se délectait de ces matins si agréable où allongé dans son lit, rien ni personne ne pouvait l'obliger à se lever. Pourtant c'était sans compter sur ses amis qui s'attelaient parfaitement à lui gâcher la vie depuis maintenant presque un an.
Tandis que le jeune élu s'étirait de tout son long, un coussin vint heurter son front et sa, si célèbre, cicatrice.
Elodie : Allez debout !
D'un geste précipité, le survivant remonta activement les couvertures sur son corps dénudé et lança un regard des plus noirs à sa chère amie.
Elodie : Oh ! Tu sais j'en ai vu d'autre... Bon, bref, il faut que tu te lève et maintenant ! C'est une urgence.
Harry : Ah oui ? Et quelle est cette urgence ? Voldemort est revenu ? J e passe mon tour. Dis à Drago que je le déclare officiellement successeur de celui qui a survécu.
Elodie : Il va être ravi de la savoir mais ce n'est pas pour ça que je suis là. Le problème c'est Jenny.
Harry : Euh… je pense que Drago est également plus compétent dans ce domaine.
Elodie : Oui mais Drago est introuvable, Hermione et Maria ont leurs propres soucis, Blaise et Jessy ne sont pas les personnes idéales en ce moment et moi je dois à tout pris trouver Théodore. Donc il ne reste plus que toi. Aujourd'hui, il n'y a pas cours et Jenny déprime carrément. Il faut que tu t'occupe d'elle, je ne sais pas moi fais preuve d'imagination mais en tout cas joue ton rôle d'ami.
Harry : Et si moi aussi j'avais décidé de déprimer aujourd'hui ?
Elodie : Parfait ! Déprimez ensemble ! Bon je te laisse !
D'un mouvement de tête digne des pubs l'oréal, Elodie Johnson fit virevolter ses cheveux derrière elle et quitta le dortoir Gryffondor en rentrant et insultant un Ron déboussolé de voir une fille dans sa chambre. Et quelle fille …
Harry soupira et se leva lentement pour s'habiller. Après tout passer la journée avec Jenny n'était pas une si mauvaise chose que ça. Tous les deux avaient énormément souffert de la trahison de Jessy et Blaise et même si aujourd'hui le brun savait que le « faux couple » souffrait tout autant qu'eux, cela n'avait pas apaisé la douleur.
Croiser Jessy était pratiquement devenu une torture, encore plus pointu lorsque celle-ci se trouvait en compagnie de Blaise. Chaque fois que leurs regards se croisaient, il mourrait d'envi de lui sauter dessus et de l'embrasser jusqu'à perdre allène. Mais sa rancœur était encore trop présente pour oublier. Même si il aimait la Malefoy à en perdre la raison, il n'était pas sûr d'un jour pouvoir faire une croix sur cette histoire.
Ron : Tu vas où ?
Harry : Je vais proposer une sortie Pré au lard à Jenny. Un truc pour se changer les idées !
Le Potter regarda son ancien meilleur ami. Lui aussi avait mauvaise mine. Ses joues étaient creuses et ses yeux cernés. Son teint pâle rappelait celui d'un mort et aucune expression de joie ne semblait avoir éclairé son visage depuis des mois. Cela devait surement être le cas en faites. Depuis la chute de Voldemort, son héritier avait perdu tout ce qu'il possédait : ses amis, la confiance de sa famille, la reconnaissance du monde sorcier pour ces actions pendant la guerre. Il était passé de l'héro de guerre meilleur ami de l'élu au statut d'héritier du maître des ténèbres. Mais dans le fond, Harry le savait bien, Ron était juste quelqu'un qui souffrait.
Harry : Ca te tente ?
Ron : Qu… quoi ?
Harry : Une sortie à Pré au lard …
Ron : J'aimerai mais je ne peux pas… j'ai plus le droit de quitter le château et puis de toute façon j'ai des travaux d'intérêt généraux à faire dans le château cet après midi.
Harry : Oh ! Et bien une prochaine fois peut-être ?
Ron : Oui. Et Harry ? Merci.
Sirius marchait discrètement dans les couloirs de l'école. Une faible lueur du jour émanait des fenêtres mais celle-ci était encore des plus discrète, faire ce conseil à l'aube était une idée des plus brillantes. L'œil avisé de l'aurore jeta un dernier regard derrière lui, la voie était libre, personne ne semblait le suivre.
Après avoir longuement parcouru les couloirs tortillés du septième étage, l'ancien élève s'arrêta devant une porte. Il fit trois tour sur lui-même avant que celle-ci ne s'ouvre laissant apparaitre une grande pièce faiblement éclairé par quelques bougies avec au centre une grande table autour de laquelle se trouvait déjà la plupart de ses collègues.
Lucius : Décidément ! Tu aimes te faire désirer.
Le blond ne termina pas son sarcasme. Sa femme venait de lui taper sur la main comme signe de protestation. Le Malefoy lui lança un regard mauvais mais préféra ne pas répliquer connaissant son épouse et ses crises de nerfs légendaires.
Narcissa (se levant) : Bon, nous sommes réunis ce matin car l'heure est grave ! On nous retire notre salle des profs.
La sang pure fit un tour de table regardant un par un les collègues qui avaient accepté de participer à la mission commando contre le ministère et leur réforme des plus réductrice de liberté : Sirius, Remus, Lindsay, Lucius, le professeur Binns, le professeur Chourave, le professeur Flitwick, Hagrid, le professeur Trelawney et enfin Madame Pomfresh.
Satisfaite des ses troupes, l'ancienne Black continua son discourt.
Narcissa : Les réformes ne peuvent plus durer et il est temps que l'on rappelle au ministère où est sa place, c'est-à-dire loin de Poudlard. Comme nous n'avons plus notre cher Dumbledore, paix à son âme, pour remédier à cette fâcheuse situation comme ce fût le cas il y a deux ans, c'est à nous d'agir.
Trelawney (enthousiaste) : Je suis bien d'accord. Je vais lancer une noire malédiction sur cette apprentie Ombrage pour lui faire comprendre mon grand pouvoir.
Narcissa (septique) : Mouais, enfin… En ce qui concerne le foutage de bordel à Poudlard nous avons ici présent des experts. Lindsay ? Sirius ? Remus ? Lucius ? Des propositions ?
Sirius : On enlève la Van de Camp !
Lucius : Oui ! Et on demande au ministère de nous lâcher les baskets s'ils veulent qu'on leur rende.
Lindsay (peu convaincu par la merveilleuse idée des garçons) : Vous n'avez pas encore plus extrémiste ?
Pomfresh : Actuellement avec notre position, nous ne pouvons nous attaquer directement au ministère. Par contre nous pouvons nous en prendre à la représentante du ministère dans ce château.
Flitwick : Il faut pourrir la vie de cette Van de Camp !
Chourave : Et la faire fuir de cette école encore plus vite que son chignon pincé.
Narcissa : Bonne idée ! Si nous nous y attelons tous nous pouvons rendre la vie de cette mégère absolument horrible.
Hagrid : Je vais ramener pleins de petites bêbêtes adorables de la forêt interdite… Je suis sûr que la petite dame va apprécier.
Flitwick : Bonne idée Hagrid ! Et je vais sur le champ envoyer un hibou aux jumeaux Weasley afin qu'ils nous approvisionnent en marchandise de leur magasin de farce et attrape. Elles avaient fait fureur avec Ombrage.
Binns : Je vais demander à quelques amis de mon club de fantôme de venir hanter les lieux quelques temps…
Sirius : Parfait ! Mais n'oublions pas quelque chose ! Nous avons un adversaire de taille qui est du côté de la Van de Camp !
Lindsay : James !
Maria prit une dernière grande inspiration et poussa la porte qui la séparée de la chambre de sa meilleure amie. La jeune femme avait parfaitement préparé son discours, elle était prête. Lorsque elle aurait franchit le seuil de la porte, elle déblatérerait son parfait petit speech.
Pourtant la préparation ne devait pas être tout à fait au point, puisque quand elle se retrouva dans une pièce totalement vide, elle perdit tous ces moyens.
Maria : Elo ?
Elodie : Oui, oui je suis là.
La jolie blonde sortie temps bien que mal de la petite pièce qui lui servait de salle de bain. Petite pièce ? En effet, bien trop petite pour être l'endroit dans lequel les 4 habitantes de la chambre passaient la plupart de leur temps. Il faut dire que les colocataires d'Elodie n'étaient autres que Jessy, Jenny et Pansy. Des vraies filles quoi !
Elodie : Je suis en train de me préparer j'ai rendez vous avec Théo…
Maria parue déconcerté par cette annonce. En effet, Elodie était rayonnante et semblait avoir passé pas mal de temps à se préparer pour son petit copain. Ses cheveux était lissés avec attention, elle abhorrait des talons vertigineux et ses yeux brillaient de bonheur. Comme une fille… amoureuse. Les choses n'allaient pas être simples pour la Hardisson qui avait décidé d'être honnête avec sa meilleure amie.
Il faut dire que leur amitié avait déjà avait déjà été mené à traverser de lourdes épreuves : la mort de Ben avait surement été la pire.
Elodie : Alors qu'est ce que tu voulais ?
Maria : Oh je… j'ai quelque chose à te dire. Quelque chose qui risque de ne pas trop te plaire…
Elodie : Tu es en train de me battre à plate couture dans le concours ? Merci j'avais remarqué… Mais bon, ce n'est pas grave. Jai trouvé l'amour !
Maria laissa échapper un petit rire nerveux. Les choses n'allaient vraiment mais vraiment pas être facile.
Maria : Euh… non se n'est pas ça… c'est pire !
Elodie : (devant sa glace en train de se battre avec sa chaine pour se l'accrocher autour du cou) Bon alors crache le morceau …
Maria : Le problème c'est Théodore ! Il me fait du rentre dedans…
Elodie : Théodore ? Oh tu sais, il est charmeur. Tu as du mal interpréter.
Maria : Euh … non. Je ne crois pas. Il a été plutôt clair !
Elodie : Comment ça ?
Maria : Il a dit qu'il me voulait… et qu'il m'aurait !
Un blanc pesant s'installa entre les deux jeunes femmes. Maria alla chercher encore un peu plus loin dans ses trippes pour finir ses propos.
Maria : Je voulais être honnête avec toi Elodie parce que tu es ma meilleure amie et Théodore …
Elodie : Tu mens !
Maria : Non, je …
Elodie : La ferme ! Tu mens ! Tu mens ! Tu ne supporte pas que je soie amoureuse ! Tu ne supporte pas de me voir heureuse ! Tu veux que je souffre éternellement et que je pleure éternellement ton frère ! Tu ne supporte que moi j'ai une relation stable alors que toi tu passe pour la salope de Poudlard ! Mais tu veux que je te dise une chose, Maria ? Tu es une salope ! Et une salope de la pire espèce, bien pire que Pansy Parkinson ou que Serena Van der Woodsen réunies. Tu es une immonde salope jalouse !
Maria : Elodie, ne le prend pas comme ça, je…
Elodie : La ferme ! Je ne veux plus t'entendre. Je pensais que tu étais mon amie et que tu serais heureuse pour moi.
Maria : Mais je suis ton amie Elodie. C'est pour ça que je t'avertie. Théodore n'est pas un mec bien !
Elodie : Tant mieux ! Parce que je ne suis pas une fille bien ! Tu te souviens ? Je suis une meurtrière ! J'ai tué Ben.
Maria : Ne dis pas ça ! C'était un accident ! Tu n'étais qu'une enfant !
Elodie : (hurlant et en pleure) Non ! Ce n'était pas un accident ! Je voulais le tuer !
Maria (elle aussi en pleure) : Elodie. Tu mérites mieux que ce Théodore… Ben le penserait aussi.
Elodie : Ben est mort par ma faute ! Et toi, tu mens parce que tu me déteste de t'avoir retiré ton frère jumeau !
Elodie regarda une dernière fois Maria. Toute deux étaient dans un sale état : leurs maquillages coulaient, leurs yeux étaient rouges et gonflés. La blonde ouvrit une nouvelle fois la bouche mais aucune parole ne put en sortir. Elle sortie donc simplement de la chambre laissant sa meilleure amie dans la plus grande détresse.
Pré au lard était magnifique à cette époque de l'année. L'été approchait, la chaleur commençait à se faire sentir et les lueurs du soleil éclairaient magnifiquement les vieilles demeures démodées du village magique.
L'atmosphère était douce et conviviale, idéal pour faire oublier les problèmes de cœur. Du moins, c'est ce que pensa Harry en remontant une ruelle du village en la compagnie de Jenny. Celle-ci n'avait pas décroché un mot depuis que le jeune Potter l'avait tiré hors du château. Elle ne semblait pas des plus ravie de passer la journée avec l'ex-petit ami de sa sœur. Harry se passa une nouvelle fois la main dans les cheveux, manie qu'il avait héritée de son père lorsqu'il était gêné. Et la situation était des plus gênantes. Il fallait bien le reconnaitre : Jenny et lui n'avaient rien en commun et n'avaient rien à se dire.
Harry : Bon, bah c'est une belle journée, hein ?
Jenny : Et tu m'as tiré ici pour me faire visiter Pré au lard et me parler de la météo ?
Harry : Euh… non (petit rire) Je t'ai tiré ici parce qu'Elodie m'a obligé.
Jenny (le sourire aux lèvres) : C'est tout Elodie ! Mais tu n'avais pas réellement envi de passer cette journée avec moi ?
Harry : Ce n'est pas ça … c'est que… j'y aurais jamais pensé en faites !
Jenny cette fois ci éclata réellement de rire.
Jenny : C'est fou mais j'ai l'impression d'avoir passé des heures avec toi cette année mais de ne pas te connaitre du tout.
Harry : C'est un peu le cas en faites. Si on regarde bien, on a pas mal trainé ensemble parce que tu étais avec Blaise et moi avec Jessy mais en réalité on n'a jamais vraiment été tous les deux.
Jenny : Ouais, c'est peut-être dommage. En faites, plus j'y pense et plus je me dis que cette année à part avec Blaise, je n'ai pas été avec grand monde. Je m'en rends compte maintenant que je ne suis plus avec lui, je suis plutôt seule. Même le groupe est plus tourné vers Jessy que vers moi.
Harry : Bon et bien on toute une journée pour changer les choses et apprendre à se connaitre puisque maître Elodie en a décidé ainsi.
Jenny : Oui, et puis tu ne dois pas être de si mauvaise compagnie que ça après tout ! Quel est ton programme ?
Harry : Euh… il y a quelques minutes je t'aurais dis me noyer dans l'alcool mais qu'est ce que tu dis de faire un petit tour dans les falaises ? Il parait que c'est magnifique mais ta sœur et la randonnée… enfin bref !
Jenny : Excellente idée ! Bon, je te préviens je ne suis pas une cascadeuse née, celui qui a eu le gène sportif c'est Drago mais je veux bien tenter l'expérience.
Lindsay enfonça un peu plus sa tête dans le coussin de son fauteuil totalement désespérée. Cela faisait presque une heure qu'elle était enfermée dans sa salle de classe à chercher un moyen de gâcher l'existence de l'envoyé du ministère mais toutes ses pensées étaient tournées vers Sirius. Elle revoyait sans cesse son visage et son air moqueur et chaque fois son cœur se serrait une nouvelle fois. Elle avait fait une grave erreur en le laissant lui échapper. Malheureusement, elle s'en rendait seulement compte maintenant. C'est un faible toquement de porte qui la ramena à la réalité. Décidément personne ne voulait la laisser tranquille avec ses idées aujourd'hui.
Lindsay : Oui ?
La surprise se dessina sur le visage du professeur lorsqu'elle vit sa fille entrer. Lindsay ne se souvenait même pas la dernière fois qu'elle avait eu une conversation avec Hermione mais elle était sûr d'une chose : cette conversation c'était mal passé.
Lindsay : Hermione, je suis étonnée de te voir. Entre ! Qu'est ce qui se passe ?
La jeune femme hésita un instant puis finalement s'avança vers sa mère et se posa sur une chaise non loin.
Hermione : Je ne sais pas trop pourquoi je suis venue… Je voulais parler à quelqu'un qui ne soit pas proche de Drago et… j'ai pensé à toi.
Lindsay : Tu as bien fait. Qu'est ce qui se passe avec Drago ? Ca a un rapport avec ta nouvelle coupe de cheveux ?
Hermione : Comment tu le sais ?
Lindsay : Quand j'ai rompu avec Sirius, je me suis fait percer la langue.
Hermione (avec une grimace sur le visage) : Oh !
Lindsay : Oui, comme tu dis. Bref, mauvaise expérience, réaction débile. Mais le piercing est retiré depuis longtemps, mon trou dans la langue est rebouché et… mon cœur quant à lui a toujours sa plait ouverte.
Hermione : J'ai un problème avec Drago. Je ne sais pas exactement quoi mais … c'est bizarre ! Le feeling n'est plus même, je le sens distant.
Lindsay : Tu en as parlé avec lui ?
Hermione : Oui… enfin d'une certaine manière. On a eu quelques problèmes d'ordre… sexuel ! Ca fait bizarre de parler de ça avec ma mère.
Lindsay : Oh t'inquiète ! Je suis une maman très libérée sexuellement.
Hermione : Ok… enfin bref… Drago a eu quelques petits soucis de panne, d'où cette nouvelle coupe de cheveux. Pour raviver la flamme. Et sur le plan du sexe ça à marché. Ca a même plutôt bien marché mais pour le reste…
Lindsay : Tous les couples traversent des périodes de crises. Je serais une maman modèle je te dirais que vous devez en parler et voir où est le problème sauf que un, je ne suis pas une maman modèle comme tu le sais, et de deux, parler n'a jamais été une solution pour moi. La preuve j'ai 36ans, je suis toujours célibataire et l'homme que j'aime se pavane devant moi tous les jours avec sa jeunette. Si tu veux mon avis rend le jaloux !
Hermione : Que je quoi ?
Lindsay : Que tu le rendes jaloux ! Même fou de jalousie. Crois moi un homme n'est jamais aussi proche de toi que quand il croit que tu lui échappe.
Hermione (avec le sourire) : C'est une très bonne idée, pas très conventionnelle pour une mère, mais une très bonne idée.
Lindsay : Merci.
Hermione : Mais j'ai encore une question ? Pourquoi tu n'appliques pas ton idée avec Sirius ?
Lindsay : Parce qu'il l'a eu avant moi. Et puis j'ai essayé de le faire aussi mais ça n'a pas tourné en ma faveur. Mon rendez-vous était homosexuel !
Hermione : Pas de chance…
Lindsay : En effet… enfin de toute façon maintenant il est avec cette Haley.
Hermione : Ouais mais ce n'est pas sûr que ça dure… Et ça durera surement encore moins longtemps si tu prends les choses en main.
Lindsay : Tu es une vraie manipulatrice…
Hermione : Oui, ça doit être dans mes gènes. Bon merci pour les conseils.
Lindsay : Hermione ? Merci d'être venue me voir.
Hermione : Oui, je me suis dis que tu étais plus adapter que Rogue dans ce genre de situation.
Lindsay : Oui, c'est sûr !
Hermione : Et puis, j'ai bien aimé cette conversation.
Lindsay : Moi aussi. On pourrait peut-être se refaire ça un peu plus souvent, non ?
Hermione : Ouais, bonne idée. A demain en classe.
Lindsay : A demain.
Qui était le sombre idiot qui avait inventé les étagères de bibliothèque de 4 mètre de haut ? Voici la question cruciale que se poser Jessy Malefoy à cet instant. Et bien sûr, il était évident que le bouquin que cherché la jeune femme se trouvait bien tout en haut, là où personne n'osait s'aventurer.
La blonde lança un regard à gauche puis à droite, elle semblait être seul, même sa mère, la charmante bibliothécaire semblait avoir déserté son poste, comme tous les professeurs aujourd'hui d'ailleurs. Bon, en tout cas, la voie était libre.
Son pied droit se posa sur le plus bas niveau d'étagère, le gauche quant à lui se posa sur le niveau suivant. Ainsi de suite. Voilà quelle avait été la merveilleuse idée de la fille Malefoy pour attraper son livre : escalader les étagères.
Mais il faut croire que la blonde (le premier qui fait une blague sur les blondes je lui casse la gueule !) n'avait pas prévu une chose. Oh une toute petite chose… Un détail... Son poids !
L'étagère commença à flancher et se balancer dangereusement. Jessy s'accrocha un peu plus aux livres mais la chute était imminente, quand soudain deux mains la saisirent par la taille empêchant la catastrophe.
Blaise : C'était une tentative de suicide ? C'est si horrible de sortir avec moi ?
La jeune femme baissa la tête, embarrassé d'avoir été surprise par cet individu en particulier dans ce genre de situation.
Jessy : Non, bien que l'idée de sauter du haut des étagères pour ne plus te supporter soit tentante, je cherchais juste à atteindre ce bouquin.
Blaise : Ah ! Et tu sais que des échelles sont placées un peu partout pour éviter qu'on escalade les étagères ?
Jessy baissa un peu plus encore la tête. Oui, décidément, elle était réellement en train de passer pour une gourde.
Blaise : Bon, bref, la catastrophe est passée… Tu veux faire quoi ce soir ?
Jessy : Pardon ?
Blaise : Oui, tu veux faire quoi ? Une soirée pépère ? Une sortie à pré au lard ? Une balade dans le parc ? Tu sais on a décidé de faire une trêve donc se serait bien qu'on passe la soirée à deux … comme un vrai couple.
Jessy : Oh ! Et bien… une soirée pépère ça me va …
Blaise : Parfait ! Je nous réserve la salle sur demande !
Jessy : Oui, bonne idée.
Blaise tourna les talons pour partir puis se raviva. Il se retourna à nouveau vers la Malefoy tout gêné ne sachant pas trop quoi faire. La bibliothèque n'était pas pleine mais il se sentait quand même obligé d'avoir ne serait ce qu'une petite affection pour sa fausse petite amie. Il déposa donc un simple baiser maladroit sur les lèvres de la jeune femme avant de partir à une telle vitesse qu'on aurait pu croire qu'un souafle le pourchassait.
La jolie blonde, elle, resta en plan un certain moment totalement béat devant l'attitude de son ex beau frère.
Exténué, voilà le mot qui convenait le mieux à cette instant pour décrire Jenny Malefoy. La forte petite dernière du trio bien connu des frères et sœurs Malefoy semblait être en train de puiser tout au fond de son être, la seule petite lueur d'énergie qui lui restait. La sueur émanait de tout son corps, son tee-shirt lui collait à la peau et ses cheveux, eux, pourtant depuis peu bien plus court, collaient son visage.
Une chose était sûr la pétillante Jenny était loin d'être aussi étincelante que d'habitude.
Harry, dont le rythme était un peu plus soutenu grâce à son entrainement intensif de quidditch, s'arrêta quelques instants, assit sur un rocher, afin d'attendre sa partenaire. Il pouvait bien voir que ce petit bout de femme était une réelle battante. Même si on pouvait la croire faible à côté de vraies forces de caractère que pouvaient être son frère et sa sœur, elle ne l'était pas du tout. Harry pensa alors que Jenny était la force tranquille du trio, celle qu'on ne remarquait pas toujours mais qui quelques soient les épreuves arrivée à les surmonter avec brio mais dans l'ombre de Drago ou de Jessy.
Après quelques minutes de lutte, la jolie blonde, loin d'être à son avantage à cet instant, arriva à la hauteur du survivant.
Harry : Tu veux faire une pose ?
Jenny : Quelques minutes ne seraient pas du luxe en effet.
Harry : Si tu en as marre on peut redescendre si tu veux ?
Jenny : Non ! Certainement pas ! Je vais y arriver !
Harry : Défi personnel ?
Jenny : En quelque sorte. On va dire que j'ai une rage à évacuer et la situation est plutôt propice.
Harry : Ok. Mais repose toi 5 minutes. Je ne voudrais pas que tu me fasses un malaise ou quelque chose du genre. Après j'aurais ton père et ton frère sur le dos.
La jeune femme acquiesça et se posa sur le même rocher que le Potter. Elle resta là un petit moment sans parler, le regard dans le vide. Décidément plus il la côtoyait et plus le brun la trouvait différente de sa sœur. Jessy aurait tout simplement été incapable de monter cette falaise sans se plaindre, l'insulter pour son idée débile de venir ici et surtout de rester silencieuse ! Jessy Malefoy ne connaissait pas le silence.
Finalement au bout d'un moment, ce fut la blonde qui reprit la parole.
Jenny : Comment tu fais ?
L''élu resta perplexe face à la question.
Harry : Comment je fais quoi ?
Jenny : Comment tu fais pour supporter toute cette situation ? Pour te lever le matin ? Pour pardonner à Blaise ? Pour continuer à vivre ?
Harry resta muet face aux interrogations de la Malefoy ne sachant quoi répondre. Il ne savait même pas lui-même comment il faisait.
Harry : Je suppose que j'ai pardonné à Blaise parce que j'ai besoin de lui pour supporter la perdre de Jess. Et puis je me lève le matin parce que je n'ai pas le choix. Ma vie ne tourne pas autour de celle de ta sœur. Hermione a besoin de moi aussi… c'est ma meilleure amie depuis toujours. Maria aussi a besoin de soutien avec la situation abracadabrante dans laquelle elle se retrouve à cause de ce concours. Et Elodie avec son mec qui est un véritable salop. Ouais, c'est pour vous tous que je me lève tous les matins. Parce que même si le groupe est complètement éclaté en ce moment, on reste une équipe.
Jenny : Waouh ! Tu me donnerais presque des complexes de pas passer l'éponge avec ma sœur. Ton esprit d'équipe est plus développé que le miens.
Harry : Tu sais, j'ai peut-être aussi pardonné à Blaise parce que je peux comprendre qu'on tombe amoureux de ta sœur !
Jenny : (avec une touche d'humour) Ouais et bien moi je ne peux pas comprendre ! Bon, enfin, bref, on la termine cette montée ?
Harry : Avec plaisir.
Rogue resta perplexe face aux crabes de feu qui envahissaient le bureau de la sous-directrice. Quand Lena Van de Camp était arrivée dans tous ses états dans son bureau, l'ancien maître de potions avait pensé qu'elle venait encore se plaindre de l'un des professeurs. Mais là il fallait bien avouer que la situation n'était pas des plus communes. Comment ces crabes qui ressemblaient plus à des tortues projetant des flammes s'étaient retrouvés dans l'enceinte de Poudlard ? Et comme par hasard dans le bureau de la prof la plus maudite parmi le corps professoral.
Lena : C'est une honte ! Qui a apporté ces horreurs dans mon bureau ? Et comment vais-je faire pour m'en débarrasser ?
Rogue : Allez donc voir Hagrid ? C'est le professeur de soin aux créatures magiques, non ?
Lena : Je suis allée le voir avant de faire intervenir le directeur en personne mais ce rustre personnage m'a dit ne pas savoir comment gérer la situation et n'avoir jamais réussi à venir à bout de ces bestioles !
Rogue : Hagrid ? Ne pas en venir à bout ?
Bon, cette fois-ci la situation était des plus étranges. Severus n'avait jamais vu Hagrid ne pas venir à bout de quelconque animal. Le demi-géant avait réussi à dresser chien à trois têtes, dragons et araignée géante et il reculait face à un simple crabe ?
Pourtant le directeur avait bien du mal à croire que la vieux Hagrid se soit décidé de lui-même à rentrer en révolution contre la Vande Camp. Non ce n'était pas le genre du personnage. Pour qu'une idée pareille lui passe par la tête, il avait fallu qu'il soit aidé.
Sans adresser ni un mot, ni un regard à la rousse, Rogue se retourna et détala dans les couloirs à grande vitesse, sa cape noir voletant derrière lui.
En traversant le couloir principal du 6ème étage, il tomba sur un groupe de fantôme qu'il n'avait jusqu'alors jamais rencontré près de 15 ans passé dans le château. Ces derniers semblaient disputer une partie de football avec une grosse valise imprimée de fleur qui ne pouvait qu'appartenir à l'envoyé du ministère.
Ces pas se firent encore un peu plus précipités et bientôt il arriva devant une porte qui poussa vivement sans prendre la peine de frapper.
Il se retrouva face à Sirius Black et Lucius Malefoy attablés autour d'un bureau et tout deux semblaient des plus gênés.
Le directeur afficha un regard suspect. Depuis quand Lucius trainait il dans le bureau de Sirius ? Depuis quand ces deux là pouvaient-ils rester dans la même pièce plus de 5 secondes ?
Rogue : Qu'est ce qui se passe ici ?
Sirius : Euh… on discute un projet pour les 7èmes années. Pourquoi ?
Rogue : Pourquoi ? Tu oses me demander pourquoi, Black ? Parce que des créatures cracheuses de flamme ont envahi le bureau de la sous-directrice et Parce qu'un groupe de fantômes inconnus dispute une partie de foot dans les couloirs avec sa valise.
Sirius : Et quel est le rapport avec moi ?
Rogue : Quel est le rapporte avec toi ? Tous les problèmes de ce château ont un problème avec toi, Black ! Lucius ! Qu'est ce que s'est cette feuille devant toi ?
Précipitamment le Malefoy chiffonna le grand plan se trouvant devant lui afin que Severus ne puisse le voir.
Rogue : Qu'est ce qui se passe ici ? Qu'est ce que vous complotez ?
Sirius : Je ne vois vraiment pas de quoi tu parles.
Le directeur passa de son légendaire blanc cadavérique au rouge pivoine. Il sembla presque prêt à se jeter sur l'aurore mais il se raviva et quitta la pièce précipitamment, claquant la porte derrière lui.
Lucius : Merde ! Hagrid et Binns ont été plus rapides que nous !
Blaise avait passé une grande partie de l'après-midi à préparer sa soirée avec « à son grand malheur » nouvelle petite amie. Mais il voulait que cette nouvelle trêve fonctionne et connaissant la Malefoy, il savait que les efforts devaient venir de lui.
Le blond inspecta une nouvelle fois la salle sur demande, la lumière était tamisée, dans le centre de la pièce se trouvait un amas de coussins et de couvertures et des friandises ou autres cochonneries dont les filles raffolées étaient dispersées dans de grands saladiers. Tout semblait prêt pour une soirée détente.
Un doute vint alors trotter dans la tête du garçon. L'ambiance n'était-elle pas un peu trop romantique ? Le jeune homme secoua la tête pour se chasser cette idée saugrenue. C'était avec Jessy Malefoy qu'il passait la soirée, aucune chance que celle-ci voit un quelconque romantisme entre eux deux.
Satisfait, il quitta la pièce pour aller à la recherche de la sœur Malefoy. Avantage de la nouvelle coupe de Jenny, il ne risquait pas de les confondre. L'accident serait à l'heure actuelle vraiment mais vraiment mal venu.
A peine le Zambini avait-il franchi l'embrassure de la porte qu'il percuta une autre blonde. Décidément beaucoup trop de blonde hantait sa vie, autrefois paisible, ces derniers temps. Les trais du garçon se décrispèrent quand il y réalisa qu'il se trouvait face aux yeux noisettes de sa meilleure amie.
Blaise : Oh ! C'est toi ! Je suis content de te voir, tu ne peux pas savoir.
Hermione : Si seulement Drago pouvait un peu penser comme toi … Bref, pourquoi tu voulais me voir ?
Blaise : Pour mon couple avec Jess…
Hermione (le coupant) : Blaise ! Tout le monde sait que Jess et toi n'êtes pas un vrai couple, pas besoin de me faire le coup de la fausse crise existentiel avant une fausse rupture.
Blaise : Mais non ! Ce n'est pas ça ! Je sais très bien que tu as compris pour Jess et moi. Ma question est sérieuse là… Quel est le plat préféré de Jessy ?
Hermione : Pardon ?
Blaise : Oui, ça peut paraitre ridicule comme ça mais … avec Jess, on essaye de faire des efforts l'un envers l'autre donc…
Hermione : Comme c'est mignon !
Blaise : Oui, bon, c'est bon … Tu te foutras de moi plus tard.
Hermione : Le saumon fumé.
Blaise : Mais qu'est-ce que tu me parles de saumon ? J'essaye d'avoir une conversation sérieuse avec une personne qui est censé être mon amie et …
Hermione : Le plat préféré de Jessy ! Le plat préféré de Jess est le saumon.
Blaise : Ah… euh… désolé.
Hermione : Ca va Blaise ? Je te sens quelque peu stressé.
Le jeune homme baissa la tête et s'assit dans le couloir. La conversation allait être plus longue que prévu.
Blaise : C'est compliqué … Jenny me manque comme jamais, chaque fois que je passe près d'elle, je meurs d'envi de la serrer dans mes bras. J'ai fait la pire connerie de ma vie en la trompant avec sa sœur. Et maintenant je me retrouve dans cette histoire de folie avec Jess. On avait déjà bien du mal à se supporter en tant que beau-frère et belle- sœur, voilà que maintenant on est obligé de jouer au parfait petit couple.
Hermione : Vous souffrez énormément tous les quatre dans cette histoire. Mais je sais que Jessy et toi vous êtes plein de ressources, Blaise. Votre association n'est peut-être pas une si mauvaise chose finalement.
Blaise : Ouais… On verra ça. J'espère qu'on ne va pas finir pas s'entre-tuer avant que Jenny et Harry nous revienne.
Hermione : Le saumon fumé sera peut-être la clé de votre succès.
La nuit était déjà presque tombée quand Drago Malefoy émergea de ses pensées. Voilà presque deux heures que la capitaine de l'équipe de quidditch de Serpentard avait trouvé refuge dans les tribunes du terrain. Cet endroit était le lieu parfait pour que le jeune homme puisse réfléchir tranquillement. De plus, le quidditch était en quelque sorte son premier amour. Il se souvenait la première fois qu'il avait assisté à un match. La foule hurlait des encouragements, les joueurs fusaient dans tous les sens et la passion semblait émaner de partout. Mais le petit garçon blond assis près de son père n'avait eu yeux que pour l'attrapeur, cet être exceptionnel qui permettait souvent une victoire certaine. Le fils Malefoy se souvenait être sorti du stade en disant à son père que plus tard lui aussi il serait attrapeur. Pas manqué, quelques années plus tard, l'équipe de Serpentard le recruté.
Oui, le quidditch était son refuge. Il savait que quel que soit les épreuves, il serait toujours là pour lui. Bien plus que ne pourrais jamais l'être Blaise, Harry ou même Hermione.
Hermione… Elle était pourtant sa maison, son refuge, la femme de sa vie… Du moins c'est ce qu'il pensait il y a encore quelques temps. Mais le destin fait bien mal les choses et la nature reprend toujours le dessus. Drago Malefoy était redevenu égal à lui-même c'est-à-dire manipulateur, mystérieux et surtout coureur de jupons.
Même lui pendant un instant, s'était cru capable de se poser avec une femme. Mais il fallait croire que non…
Quelle était donc la solution maintenant ? Tout avouer à Hermione et la perdre ? Lui cacher la vérité et continuer son double jeu ?
Le blond n'eut pas le temps de s'attarder plus sur sa réflexion. Deux ombres venaient de pénétrer sur le terrain. Deux ombres bien connues. Deux ombres qui ne devraient pas se trouver si proches. Mais oui, pas de doute s'était bien les ombres de Viktor Krum et d'Hermione Granger qui se rapprochaient dangereusement. Tel un félin, le préfet bondit des tribunes pour interrompre la catastrophe.
Drago : Je ne vous dérange pas trop.
Les deux ex amants se séparèrent rapidement. Viktor afficha un air des plus embêté. Etait-il ennuyé de séduire la copine d'un autre ? Ou agacé d'avoir été interrompu ? Drago était plus tenté par la deuxième proposition. Quant à Hermione, elle affichait curieusement une mine bien trop ravi pour la situation …
Viktor : Oh ! Malefoy ! Tu es là ? Je nous pensais seul…
Drago : Oui, j'ai cru voir ça…
Hermione : Viktor m'expliquait comment allait se dérouler la finale de quidditch…
Drago : J'aurais pu te l'expliqué aussi, ainsi que Harry ou même Blaise ! Et depuis quand le finale de quidditch t'intéresse-t-elle ?
Un sourire coquin se dessina sur les lèvres de la jeune femme. Son homme ne marchait pas droit dans son piège… il y courrait !
Elodie arriva devant la chambre de Théodore complètement chamboulée. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle venait de se disputer avec Maria. Elle ne pouvait le supporter. Elles avaient mis tellement de temps à surmonter l'épreuve de la perte de Ben et alors que tout semblait s'être arrangé, un autre homme se mettait entre eux deux.
Soudain la blonde réalisa qu'elle avait mis la parole de sa meilleure amie en doute sans s'être plus renseigné. Depuis quand la grande Elodie Johnson ne fouinait-elle plus pour découvrir la vérité ? L'amour lui faisait réellement tourner la tête au point de faire disparaitre sa véritable nature.
Elle pénétra doucement dans la chambre de son petit ami. Celui-ci était absent. La situation se présentait parfaitement pour fouiner. En quelques secondes, l'experte retourna tous les papiers et objets du brun. Rien de suspect ne semblait trahir le garçon quand soudain la Johnson tomba sur une petite boite de chêne, impossible à ouvrir. Après avoir taper le coffre contre tous les murs, la jeune femme du bien admettre que l'ouverture était irréalisable.
Théodore cachait quelque chose dans cette boite. La blonde tentait une dernière fois de venir à bout du verrou avec ses ongles quand un raclement de gorge se fit entendre dans son dos.
Elodie se figea. Prise la main dans le sac. Très peu professionnel.
Théodore : Tu cherches quelque chose ?
Elodie : Oui, je cherche quelque chose, en effet. La vérité !
Théodore : La vérité ? C'est vague…
Elodie : Est-ce que tu as dragué Maria ?
Théodore afficha un petit sourire et traversa la pièce pour s'assoir sur son lit.
Théo : Maria ? Ta copine rousse ? Non, je ne l'ai pas dragué… par contre elle…
Elodie baissa la tête. La jeune femme venait d'ouvrir les yeux face à la dure réalité. Maria était son amie, sa meilleure amie. Tout comme Hermione, Jenny et Jessy, elle se serait pliée en quatre pour elle. Pas Théodore. Théodore était un Serpentard charmeur et manipulateur. Théodore lui mentait, pas Maria.
Elodie hocha simplement la tête et se dirigea vers la porte.
Théo : Où est ce que tu vas ?
Elodie : J'me casse. Et je te conseil pas de me suivre. Ma nature pourrait refaire surface et je risquerais d'être agressive.
Et oui, Elodie Johnson n'avait pas encore trouvé le véritable amour mais elle était sur d'une chose : Théodore Nott appartenait belle et bien à son passé.
La montée avait été rude mais ils étaient enfin arrivés au sommet. Jenny s'installa dans un petit coin ravi d'avoir relevé le défi. La nuit était tombée mais les illuminations de Poudlard étaient tout bonnement magnifiques. L'atmosphère était douce et pour la première fois depuis sa rupture avec Blaise, la jeune femme se sentie vivante et heureuse.
Harry regarda le visage de Jenny s'illuminait. Elle était superbe tout comme Jess mais une innocence semblait émaner de la Malefoy contrairement à sa sœur. Soudain Harry eu une envie indescriptible de la protéger. Elle semblait si fragile et vulnérable bien l'opposé de son ex-petite amie.
Le jeune homme réalisa enfin que la blonde le fixait. Elle s'était surement rendu compte qu'il la détaillait de haut en bas.
Jenny : Je sais je suis horrible. Féminité et escalade font deux.
Harry : Non ! Bien sûr que non ! Tu es magnifique.
Jenny : Tu dis ça pour ne pas me blesser.
Harry s'approcha plus près d'elle et saisit son visage entre ses mains.
Harry : Tu es réellement splendide.
Un instant de silence s'instaura, puis leurs lèvre se rapprochèrent petit à petit pour ne former plus qu'une.
Jessy : Tu me dragues ?
Jess venait de rentrer dans la salle sur demande et de découvrir le travail de Blaise. Sa réaction ne s'était pas fait attendre.
Le blond baissa la tête ne sachant quoi répondre. Oui, en effet, il en avait peut être fait un peu trop.
Jessy : Tu sais que je suis déjà du tout cuit, on sort déjà ensemble.
Blaise : Ouais, bon c'est bon j'ai compris. J'en ai trop fait. Si tu veux tu peux partir, on n'est pas obligé de passer à soirée ensemble.
Vexé le jeune homme traversa la pièce pour s'installer dans le fauteuil sans regardé Jessy.
Jessy : Blaise, ne le prend pas comme ça… Je ne voulais pas…
D'un pas rapide elle rejoignit le boudeur et se baissa pour se mettre à sa hauteur.
Jessy : C'est super! J'adore ! Je suis réellement touchée par tous tes efforts. Mais tu me connais, je suis une vraie Malefoy, j'ai du mal à exprimer mes sentiments et être sympa… Surtout avec toi. S'il te plait ne me force pas à me mettre à genou et pardonne moi, qu'on passe une bonne soirée.
Blaise : J'avoue que l'idée que tu te mettes à genou est plutôt alléchante … Mais pour honorer notre toute nouvelle trêve, je vais t'épargner cette humiliation. Allez lève-toi !
Un sourire rassuré apparut sur le visage de la jeune femme tandis qu'elle se relevait. Elle l'avait réellement échappé belle. Se mettre à genou devant le garçon aurait réellement été un coup dur.
Les deux compères échangèrent un regard complice, pour une fois ils s'étaient bien compris.
La porte claqua derrière les deux préfets et tandis qu'Hermione se posait délicatement dans un des gros fauteuils confortables de leur salle commune, Drago resta planté dans le centre de la pièce à regarder méchamment sa petite amie.
Finalement au bout de quelques instants, face à l'inertie de la jeune femme, le Malefoy sortie de ses gonds.
Drago : Tu n'as rien à me dire ? Non ! C'est normal ! Je te retrouve dans le parc en train de flirter avec l'autre crétin et tu n'as même pas plus de réactions que ça ?
Hermione : Je ne vois pas pourquoi tu le prends si mal. On ne faisait que discuter.
Drago : Que discuter ? Tu te fou vraiment de ma gueule Hermione.
Hermione : C'est désagréable, hein ?
Drago : Quoi ?
Hermione : N'est-ce pas que c'est désagréable de se faire prendre pour un con.
Drago : Tu es en train de me donner une leçon là, non ?
Hermione : Tout à fait. Tu préfères passer tes nuits je ne sais où plutôt que de me rejoindre…
Un silence s'installa entre les deux anciens tourtereaux. Drago s'approcha de la jeune femme et vint s'asseoir sur l'accoudoir du fauteuil.
Drago : Je sais que je n'ai pas été très présent ces derniers temps
Hermione : C'est le moins qu'on puisse dire…
Drago : Et je suis conscient que pour notre couple, il faut que les choses changent. Et je te promets que je vais faire des efforts. Mais je veux aussi que tu me promettes quelque chose ?
Hermione : Je te promets de ne pas m'approcher de Viktor.
Le tic-tac d'une horloge se fait entendre dans l'ancestral château de Poudlard. Le temps passe, le temps court… Le temps qui à chaque instant met un peu plus en péril l'école. Le temps va bientôt faire intervenir de grand changement, personne ne le sais encore, rien ne peut le laisser présager mais un chamboulement certain vient de se mettre en marche. Rien ne sera jamais plus comme avant et la vie de tous nos étudiants et professeurs risquent d'en subir de lourdes conséquences.
Oui, le temps n'est pas toujours un ami, il est aussi un adversaire redoutable contre lequel personne n'a jamais réussi à lutter éternellement…
