Hey ! Comment ça va ?
Je tiens à remercier tous ceux qui ont lu, ce n'est que elle début de l'histoire donc j'essaye de ne pas tourner autour du pot donc tout le soutien que j'ai reçu m'a fait vraiment plaisir. Alors, je suis en train d'écrire le chapitre 4 et j'ai peur d'avoir prévu un rythme un peu trop lent... Bah on verra bien.
Petite information pas très utile mais que je donne quand même : il y a trois chansons qui ont sensiblement inspiré cette histoire. "Torn" de Natalie Imbruglia évidemment, mais aussi "I Knew You Were Trouble" de Taylor Swift et "Had Enough" de Breaking Benjamin. Voilà...
Ah oui ! Dans le chapitre précédent, j'ai oublié de re-préciser que la chanson que Hannah joue dans la voiture c'est "Dream On", du groupe Dream Street (avec Jesse McCartney) et que le titre était une référence à Arthur Rimbaud.
Réponse aux guest reviews :
Mylene : Hey ^^ ! Je suis bien contente de te revoir, je dois dire :) Merci beaucoup encore et j'espère que je te reverrai bientôt ^^
Alice : Hey ! Merci beaucoup pour ta review, ça m'a fait énormément plaisir :) Par contre, il n'y a pas beaucoup de Justin et Ernie dans ce chapitre, sorry ^^' À bientôt j'espère :)
Bonne lecture à tout le monde !
Harry Potter appartient toujours à JKR et à Warner Bros, Torn à Natalie Imbruglia et les lieux mentionnés (hormis le Nortmai) existent tous.
Torn
Nothing's fine, I'm torn
II - Autophobia
Je m'approchai lentement de la falaise sur laquelle Lyou et l'autre homme se tenaient. Ils avaient l'air plongés dans une discussion grave, vues leurs expressions faciales que j'arrivais à distinguer beaucoup plus clairement. Le plus frappant, sans doute, c'était leur légère ressemblance. Le garçon était visiblement de quelques années plus jeune que Lyou. Il avait des mèches blondes qui descendaient jusqu'à ses yeux, et un visage bien dessiné. Il avait l'air assez froid, ou du moins mélancolique, avec son regard rivé sur la mer. Il tenait ses mains dans ses poches et tout son corps était comme statue parfaite, immobile.
Et étrangement, il me donnait une impression de déjà-vu. Je connaissais ce visage, je l'avais déjà croisé dans ma vie. Non, ça devait juste être une coïncidence : je ne connaissais pas de moldus, hors de la famille de Justin. Il n'y avait aucun sorcier dans le Pembrokeshire.
- Hannah ! me héla Ernie. Hannah, tu viens oui ou non ?
Je me tournai vers mes deux amis, qui se tenaient côte à côte, les mains sur les hanches, l'air conquérant.
- J'arrive ! m'excusai-je. Je regardais juste le paysage...
- C'est magnifique, hein ? rit Justin. Allez, on va explorer un peu les environs.
Je souris quand il passa sa main dans la mienne. Le contact de sa peau m'envoya une série de frissons que je contins pour ne pas qu'il les remarque. Je me retournai brièvement vers la falaise pour jeter un dernier coup d'œil aux deux gallois.
Mais ils avaient disparu. Il n'y avait personne contre le vent, face à la mer.
- Hannie ? T'es toujours là ?
- Hein ? Ah, oui, désolée... Je croyais avoir vu quelque chose.
Justin rit et m'ébouriffa les cheveux :
- Qu'est-ce qu'on va faire de toi si tu deviens folle ?
Cette phrase était une simple plaisanterie. Mais derrière le sourire que j'affichais, se cachait une sensation de mal-être inexpliquée. Je ne savais absolument pas pourquoi j'avais l'impression d'avoir été frappée au fond de mon estomac. J'avais peur, j'avais une peur irrationnelle qui me nouait les tripes : celle d'être abandonnée. Il m'était déjà arrivé de me réveiller en pleine nuit, transpirante et haletante, pour vérifier que Justin et Ernie ne s'était pas enfuis. C'était ma phobie plus ancienne et plus dévorante. Je haïssais jusqu'à l'idée d'être laissée seule, peu importait le contexte.
Ma sœur appelait ça de l'autophobie et était la seule à savoir que j'en souffrais. Pour ça, elle ne m'avait jamais laissée tomber. J'avais une sacrée façon de la remercier...
Justin, Ernie marchâmes un long moment sur la bord des falaises, admirant la vue de l'eau sombre sous le ciel nuageux. Les garçons discutaient occasionnellement, même si leurs conversations tournaient autour de la nourriture, de Marloes et... Lyou.
Je commençais à me sentir très mal à l'aise dès qu'elle était mentionnée. Je ne la détestais pas, non. Je ne pouvais juger les gens si je ne les connaissais pas. Mais je ne pouvais pas m'empêcher de l'envier énormément. Elle avait, sans rien faire, réussi à capturer l'attention de Justin, alors que j'espérais depuis des années qu'il s'intéresse un peu plus à moi.
Et comme si la conversation des garçons portait malheur, j'aperçus un bâtiment plus loin sur la gauche, vers l'intérieur de la terre. Le Nortmai. Je me souvenais que Brin l'avait mentionné, il avait dit que Lyou y travaillait avec sa famille.
Je m'arrêtai pour observer un peu mieux le bar. Il était très simple, sur trois étages dont deux devaient être habités. Sa façade était entièrement blanche, avec une immense baie vitrée au rez-de-chaussée. L'enseigne était écrite en lettres capitales rouges au-dessus de l'immense paroi transparente. Aux étages, la plupart des fenêtres étaient fermées.
Je fis pour me tourner vers Justin mais il n'était pas là. Lui et Ernie n'avaient pas remarqué mon arrêt et avaient continué leur route. Ils étaient plutôt loin désormais. J'avais le choix entre les rattraper et rester ici. En voyant quelle distance me séparait de mes amis, je soupirai.
Je pris un chemin sur la gauche et me dirigeai vers le Nortmai. Au fur et à mesure que je m'approchais, j'avais la sensation étrange de prendre feu de l'intérieur. Il y avait une force qui sommeillait en moi depuis longtemps, que j'avais confinée au fond de mon âme pour Justin. La magie. Elle était inexplicablement forte dans la zone : pourquoi y en avait-il dans cette région désertée par la communauté sorcière ?
.
Je m'arrêtai devant la porte vitrée du bar, hésitant à entrer. Je voulais vraiment connaître l'origine de cette source de magie puissante. Mais il n'y avait aucun client et j'avais peur de me confronter à Lyou. Je caressai avec ma main le petit panneau OPEN et inspirai profondément. Je poussai la porte.
L'intérieur avec quelque chose de clair, dû au fait qu'il y avait beaucoup de blanc, et du rouge contrastant intelligemment. Il n'y avait que deux personnes et elles ne semblaient pas m'avoir remarquée. Je me détendis en voyant que ce n'était pas les deux de la falaise.
Il y avait un garçon, dont je ne voyais que les cheveux blonds et le dos, vu qu'il était endormi face dans ses bras sur le comptoir. L'autre était une fille de plus ou moins mon âge, au visage incroyablement pâle et aux cheveux blonds très très clairs. Ses traits étaient fins et bien dessinés, comme ceux de Lyou. Elle avait d'immenses yeux bleu clair, perdus dans le vide. Elle ressemblait à un ange et encore une fois, j'avais l'impression de l'avoir déjà vue.
- Bonjour, risquai-je timidement
Elle sursauta et me dévisagea l'espace d'une seconde avant d'esquisser un immense sourire brillant :
- Bonjour ! Excusez-moi, j'étais un peu... Dans la lune. Que puis-je faire pour vous ?
- Euh et bien... Je viens d'arriver dans la région avec des amis à moi et je connais pas du tout les environs. Je pense que j'ai dû me perdre.
Elle rit, et elle me fit encore plus penser à une de ces créatures qui n'existaient que dans les grimoires magiques :
- Je comprends. Je vais vous offrir à boire et après vous reconduire à Marloes. Vous voulez quelque chose en particulier ?
Oui, il y avait une boisson qui me manquait affreusement, que je n'avais connue qu'à Poudlard.
- Euh... Par hasard vous n'auriez pas du jus de citrouille ?
L'ange de service me dévisagea un instant avant d'afficher un sourire en coin :
- Attendez une seconde.
Elle disparut sous le comptoir et en sortit immédiatement avec un carton. Elle ouvrit la boîte et prit une petite bouteille pleine d'un liquide ambré. Elle me la tendit :
- Réserve spéciale, pour ceux qui ont des goûts... Hors du commun.
À son sourire je compris que je ne m'étais pas trompée. C'était ici l'origine de la force magique qui animait la région. J'ouvris la bouteille et bus une gorgée. Le goût sucré envahit ma bouche, descendit dans ma gorge et me déclencha une vague de bien être dans tout le corps. Je n'en avais pas eu sur ma langue depuis... Longtemps. Depuis que j'avais quitté Poudlard en réalité.
Le petit ange rit :
- T'étais en manque ou quoi ?
Je fronçai les sourcils :
- On dirait bien...
- C'est clair qu'on en trouve pas partout dans le monde Moldu.
Moldu. Moldu ? Elle avait dit Moldu, hein ? C'était donc une sorcière, non ? Qu'est-ce que ça voulait dire ? Des sorciers au Pembrokeshire ?
- Effectivement, murmurai-je en finissant la boisson
La galloise ne répondit pas.
- Je croyais que les sorciers avaient peur de venir dans cette région, chuchotai-je de peur de la brusquer dans la conversation
Contre toute attente, elle éclata de son rire chaleureux. Étonnant pour une fille au physique de statue de glace.
- C'est justement ce qui en fait la meilleure cachette, sourit-elle. Et tu devrais le savoir si tu es là aussi.
Je me mordis la lèvre :
- Je... Je ne pensais pas qu'on allait trouver plus de monde. Vous êtes là depuis longtemps ?
Elle réfléchit :
- C'est drôle, j'ai même arrêté de compter... Ça fait... Cinq ans. Attends, non : six.
- Un an après le début de la guerre ?
Elle hocha la tête :
- Je ne devrais pas t'en parler. Ma sœur préfère qu'on ne raconte cette histoire à personne, moldu ou éventuellement sorcier.
- Ta sœur... C'est Lyou, pas vrai ?
- Tu l'as déjà rencontrée ?
- Au Lobster Pot, c'est Brin qui nous a parlé d'elle. Je crois qu'elle plait à mon meilleur ami...
L'ange rit :
- Ça ne m'étonne pas. Et que Brin en ait parlé non plus. Ton ami n'est pas le seul à être intéressé par Lyou. Mais elle a bien autre chose à faire.
- Je peux te demander ton nom ?
Elle sourit et me tendit sa main :
- Alexandra. Mais je me fais appeler Aley.
Je pris sa main. Je m'attendais à une peau froide et je me heurtai au contraire.
- Hannah, chuchotai-je
Elle haussa un sourcil une fraction de seconde puis se leva et passa par-dessus le comptoir. Elle fouilla la poche du garçon et en sortit des clefs de voiture.
- Je raccompagne une touriste au village, Frangin. Si Ly et Vasco rentrent, tu leur diras que j'ai pris la voiture.
J'entendis un grognement mais je n'eus pas le temps de vérifier s'il était réveillé, parce que j'étais déjà trainée dehors par Aley. Elle m'amena derrière le Nortmai, jusqu'à une voiture noire.
- Euh... hésitai-je. Tu as le permis ?
Elle hocha la tête et ouvrit la portière droite pour monter dans son véhicule. Je montai sur le siège gauche, à côté d'elle. Aley entra les clefs dans l'emplacement exprès et commença à faire des manœuvres de marche arrière. Je ne me sentais pas spécialement à l'aise.
La sorcière me conduisit jusqu'à Marloes en silence. Elle ne me demanda pas ce que je faisais au Pembrokeshire ni même qui j'étais. Peut être qu'en fait, elle s'en moquait. En fait, ma présence n'allait pas changer sa vie si moi aussi je me cachais. On allait pas se dénoncer mutuellement, parce qu'on se ferait prendre quand même. La situation obligeait donc plutôt une forme de solidarité.
Une fois à Marloes, Aley arrêta la voiture et me laissa descendre. Mais avant, elle prit mon poignet et murmura à mon oreille :
- Pas un mot à tes amis.
- Pourquoi ? On est tous des sorciers.
- Peut être mais c'est pour ma sœur que je te le demande. Elle a trop à porter sur ses épaules et si ton copain sait que c'est une sorcière, il va l'importuner avec ses avances. Et je pense que tu n'as pas très envie de voir ça ?
- Comment est-ce que tu sais ça ? Tu lis dans les pensées ?
- Non parce que ça impliquerait d'utiliser la magie, donc de se faire attraper. Non, c'est juste que je vois sur ta tête ce que tu caches. Je parle d'avances, donc de séduction et tu fronces les sourcils. Ne mens pas, tu ne veux pas voir ton ami faire ça.
- Tu ne me connais que depuis quelques minutes mais tu me comprends mieux que lui...
Elle rit :
- J'ai l'habitude de vivre entourée. J'ai appris à saisir mes frères et sœurs très tôt.
- En tout cas, merci.
- De rien, si besoin tu sais où me trouver. Essaye juste de ne plus te perdre.
- Je risque de le faire rien que pour me retrouver au Nortmai.
Elle sourit :
- Dans ce cas, tu seras pardonnée.
Je sortis de la voiture :
- Merci encore, Aley.
Elle m'adressa un salut de la main et je fermai la portière pour la laisser partir. Et tout à coup, je me sentis immensément seule. Seule, seule, seule. Un sentiment dévorant qui s'ajoutait à l'impression terrible d'avoir laissé mon âme s'envoler.
Je devais retrouver Justin et Ernie avant de faire une crise d'angoisse. Mais ils étaient sur la côte, quelque part, et me cherchaient même peut être.
Il y avait un peu de monde dans les rues du village mais j'étais seule. Il n'y avait aucune main à attraper, aucune chaleur à laquelle m'accrocher, aucune présence pour soulager mon âme de l'angoisse qui commençait à lentement me monter à la gorge, m'obstruer l'estomac et me couper la respiration. J'avais peur, j'avais très peur. Je sentais mes genoux trembler et s'affaiblir de plus en plus. Tout à coup, sans prévenir, ils lâchèrent et je m'effondrai sur le sol. Ma respiration s'accélérait tellement, parallèlement à mon rythme cardiaque que j'avais l'impression de mourir. J'étouffais, j'étouffais, mes poumons allaient craquer dans les secondes à venir. Je voulais hurler, hurler, hurler pour laisser l'air sortir, pour m'empêcher de mourir. Je voulais appeler Justin, Leila, quelqu'un mais il n'y avait personne. Je ne pouvais plus voir, mes yeux étaient couverts de tâches, je voyais flou. J'avais la tête qui tournait, je ne pouvais pas respirer.
- Hé ! Hé ! Doucement...
Je sentis deux mains agripper mes épaules et me faire basculer à l'arrière. J'étais sur le dos, au sol. Les mains se collèrent sur mon visage et le contact glacial me fit ouvrir violemment les yeux. La personne à côté de moi attrapa mes poignets pour m'empêcher de me débattre.
- Calme-toi ! Calme-toi ! Tout va bien...
Je me détendis et sentis ma respiration haletante se calmer progressivement. Quand je pus à nouveau voir clairement, je cherchai le visage de la personne qui m'avait aidée. Je sursautai. Elle était vraiment partout...
- Tu peux te lever ? me demanda-t-elle gentiment en m'aidant à me redresser
- Je... Je crois oui...
- On va vérifier tout de suite.
Lyou passa un de mes bras par dessus ses épaules et un des siens autour de ma taille et m'aida à me remettre sur deux pieds. Une fois assurée de ma stabilité physique, elle me lâcha. Je pris le temps de finir de me calmer avant de la remercier.
- C'est pas la peine, sourit-elle avec une pointe de mélancolie dans sa voix
- Je... Je ne sais pas ce qui m'a pris... Je suis désolée du dérangement.
- Ne t'inquiète pas. C'est ce qu'on appelle une crise d'angoisse, je crois. Je n'en ai jamais fait, je ne sais pas comment ça marche. Mais en tout cas, je pense qu'il vaudrait mieux que tu rentres te reposer.
- Non ! Enfin si mais... Mais pas toute seule.
Lyou haussa les sourcils :
- Pourquoi ?
- Je... Je...
Lyou leva deux doigts devant mon visage pour me couper :
- Tu ne serais pas un peu autophobe, par hasard ?
J'opinai, gênée de devoir l'avouer. La galloise se mordit la lèvre :
- Où est-ce que tu dors ?
- Euh... Sur la plage.
- Ah bon ? Bon, chacun ses trips. Je vais te ramener alors.
Décidément, j'allais abuser des services de transport de cette famille... Lyou héla quelqu'un un peu plus loin. Je me décalai pour voir un garçon qui arrivait en courant avec un verre rempli d'eau. Il le donna à Lyou qui me le tendit. J'avais reconnu le garçon de la falaise. Je ne savais pas trop à quelle distance de la plage on était ou bien à quelle vitesse ils marchaient mais ils étaient passés rapidement de la falaise à Marloes.
J'avalai tout le contenu du verre d'une traite et rendit le verre à la brune. Elle me sourit :
- Bon. Reste ici deux secondes avec mon frère, je vais chercher Brin.
Elle adressa un hochement de tête à son frère puis courir en direction du Lobster. Le blondinet posa une main sur mon front, me faisant sursauter :
- Oulà ! Ne t'en fais pas, je ne vais pas te manger. Je vérifiais juste si tu n'avais pas de la température.
- Euh... Non je crois pas.
Et voilà que je rougissais comme une parfaite idiote ! Je n'étais pas habituée au contact. Le plus que j'obtenais depuis le début de la cavale, c'était que Justin prenne ma main. C'était dur à vivre pour une malade de contact comme moi. J'avais besoin d'affection concrète, et je n'en avais pas.
- Détends-toi, sourit le gallois. Si tu restes aussi raide, tu vas te faire mal.
Il m'ébouriffa les cheveux en riant. C'était peut être ça que Justin appelait la sociabilité galloise. Ils étaient chaleureux et accueillants, prêts à vous aider sans même vous connaître. Etant originaire d'Angleterre, je connaissais mal cette mentalité.
Je ne pus m'empêcher d'adresser un sourire timide au jeune garçon qui ne m'avait même pas dit son nom. Il me tapota l'épaule et m'embrassa la joue. J'étais un peu interloquée : il était vraiment très très chaleureux. Tout le contraire de ce qu'il m'avait fait penser sur la falaise.
Lyou arriva accompagnée par Brin, qui tenait dans ses mains les clefs d'une voiture. Super, encore un voyage sur quatre roues. Je suivis les gallois jusqu'à un drôle de véhicule. Il était deux fois plus grand que n'importe quelle voiture que j'avais vue dans ma vie.
Le blondinet qui était resté avec moi rit :
- Tu n'as jamais vu un véhicule tout terrain ?
- Non, admis-je
- Brin habite en plein dans la campagne. Pour arriver ici, il doit traverser une forêt et les sentiers escarpés.
Je hochai la tête. Le blondinet m'aida à grimper dans la voiture parce que c'était extraordinairement haut et vint s'assoir à côté de moi.
- Tu t'appelles comment ? demanda Lyou après un bout de trajet
- Hannah, répondis-je timidement
- Tu viens d'où ?
Brin lui répéta l'information que lui avais fournie Justin à midi.
- En fait je viens de Godric's Hollow...* dis-je
Ma réponse eut l'effet escompté. Lyou me regarda avec des grands yeux et son frère sursauta aussi.
- Je vois... soupira la galloise. Moi je m'appelle Lyou Flint.
Je me retins de l'informer que je savais déjà.
- Et moi c'est Vasco, sourit le blondinet à côté de moi
Vasco ? J'avais connu un Vasco autrefois. Enfin "connu"... Il revenait souvent dans les conversations de Susan, mon amie à Poudlard. Elle parlait de lui en continuation. Vasco... Vasco Flint ?
Oh Merlin ! pensai-je. Alors j'avais raison... Je connaissais bien ce type et je venais à peine de capter.
C'était le garçon pour qui ma meilleure amie aurait fait n'importe quoi. Vasco Flint, le Serpentard le plus souriant de l'histoire de Poudlard. Il était déjà en quatrième année quand j'étais entrée. Sa sœur Alexandra était à Serpentard aussi. Elle avait un an de plus que moi et je ne lui avais jamais réellement parlé. Alors le garçon endormi sur le comptoir... Leur frère aîné... Un autre Serpentard, mais pas n'importe lequel. Un des capitaines de l'équipe de Quidditch de la maison Serpentard. La statue de glace de l'école.
Marcus Flint.
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*Hannah ne vient pas de là, elle l'a juste dit pour faire comprendre à Lyou et Vasco qui elle était, sans risquer de tout révéler à Brin.
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Et non le mystérieux garçon de la falaise n'était pas Marcus ^^ Par contre le pauvre n'a pas fait une entrée très flatteuse dans l'histoire, vu qu'il dormait -.-'
Alors ? Verdict du chapitre ? Qu'est-ce que vous en avez pensé ?
Pour ceux qui se posent la question, l'autophobie est une névrose qui existe véritablement et qui n'est pas peu handicapante.
Donc voilà... Chapitre 3 la semaine prochaine ? D'ici là j'espère que j'aurais bouclé les deux suivants :)
À la semaine prochaine et bonne rentrée à la zone A :)
ACSD
