Hey ! Comment allez-vous ?

Dernier chapitre ! Wow... C'est bizarre, je l'avoue. J'ai réussi à le mettre, j'ai battu mon record de stress pour Fanfiction je crois. En même temps, Torn a battu presque tous mes records : longueur, assiduité, reviews... Bref, c'est un champion.

Je pense que je vous ai déjà bien fait attendre alors je vais éviter de faire trop de blabla.

RGR :

leLynxBlanc: Hey ! Je tiens à te remercier du fond du coeur pour toutes tes reviews et ton soutien :) Et oui, je crois même que tu étais dans les premiers à deviner pour l'enfant. Je suis contente que ça t'ait plu et j'espère que ce dernier chapitre sera assez bon aussi. Merci beaucoup, vraiment :)

Ah oui ! Ceux qui avaient des interprétations différentes pour l'enfant aux yeux verts, j'aimerais bien les entendre :)

Harry Potter appartient toujours à JKR et à Warner Bros, Torn à Natalie Imbruglia et les lieux mentionnés (hormis le Nortmai et les maisons des personnages) existent tous, du moins dans l'univers d'HP.

Bonne lecture ! Et la chanson qui suit est celle du premier chapitre.


Torn

Nothing's fine, I'm torn

XXIV - Maison


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Well, we've come a long long way

And there's no turning back

The road ahead is clear at last

We can search our whole life through

Never knowing what we'll find

But we can make it if we try

'Cause every cloud has a silver lining

Just believe that the sun will shine

Dream On - Dream Street

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Je ne m'étais jamais sentie ainsi. C'était comme si je respirais, comme si quelque chose qui me bloquait s'était envolé. Mes épaules ne pesaient plus aussi lourd et mon cœur s'était desserré. Tous mes muscles s'étaient détendus si violemment que j'en étais presque tombée par terre en me relevant. Je n'en revenais toujours pas.

Immédiatement après la prononciation de la sentence, nous fûmes attrapés et tirés hors de la salle par des aurors. Nous avions tous à remplir des formalités administratives, témoins compris. D'ailleurs, nous n'eûmes pas le temps de parler à Lucy Travers ou William Wit, qui étaient partis quasiment tout de suite. Pourquoi étaient-ils venus ? Pourquoi avoir témoigné ?

La première personne que je pus prendre dans mes bras fut Marcus. Certes, on avait encore à sortir du ministère, où nous attendait toute la manifestation organisée -secrètement- par Zach. C'était incroyable... Il avait réussi à poser précisément la dernière pierre qui avait fait s'écrouler toute la défense adverse. C'était comme s'il avait calculé exactement quand parler.

Mais maintenant j'étais accrochée à Marcus, le visage dans son cou, des larmes de joie trempant mes joues, son souffle dans mon dos, lui me serrant si fort qu'il m'en coupait la respiration et j'étais heureuse. Quand je me détachai de lui, je fus tout de suite attrapée par mon père qui m'étouffa presque dans ses bras. Je ris :

- Ce n'est pas le moment de me tuer...

Il sourit et m'embrassa sur la joue :

- Je n'aurais pas supporté de perdre deux personnes en moins de six mois.

- Papa...

- Je t'aime, Han...

- Moi aussi je t'aime.

Il se détacha de moi et Leila lui passa vite devant. Ses yeux étaient brillants et les larmes avaient coulé sur ses joues pâles. Malgré ça, elle avait un sourire immense sur les lèvres. Elle passa ses bras autour de mon cou pendant quelques secondes mais elle se retira presque immédiatement :

- Je te l'avais dit.

- Merci, Leila. Vraiment.

- Hé, on n'est pas sœurs pour rien.

Je ris alors qu'elle se jetait au cou de Vasco, qui venait à peine de finir de remplir ses papiers et qui ne s'attendait pas du tout à se retrouver dans un tourbillon d'embrassades. Je me tournai pour chercher Marcus du regard. Il était avec sa mère et son père. Je souris et me dirigeai vers eux.

Eva me serra dans ses bras avec ferveur puis Andreas me caressa les cheveux. Je leur adressai un grand sourire avant de passer un bras dans le dos de Marcus.

- Ce n'est pas fini... chuchota-t-il à mon oreille

- Mais maintenant ce sera moins stressant.

Il rit :

- Parce qu'on n'aura pas une exécution à la clé.

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En nous voyant rentrer tous ensemble, visiblement bien vivants, Malfoy poussa une exclamation de joie et courut serrer Vasco puis Aley dans ses bras. Et c'était parti pour une nouvelle séance d'embrassades.

Je me laissai m'effondrer sur le canapé, où s'était déjà affalé Franz. Il me regarda en souriant et me secoua l'épaule en signe de contentement. Je souris à mon tour et décidai de lui dire :

- Merci...

- De rien. Je n'ai absolument rien fait.

- Pas pour ça. Merci d'avoir eu trop d'orgueil pour me laisser douter de toi sans rien faire quand on était petits.

- Tu veux dire...

- Que je me suis souvenue. En plein milieu de la sentence finale, certes.

- Hannah !

Je tournai la tête vers la cuisine, d'où Lyou m'avait appelée. J'adressai un regard d'excuse à Franz et me levai pour rejoindre l'aînée des Flint. Elle s'adossa au mur et croisa les bras sur sa poitrine :

- On repart demain matin pour Marloes.

- Déjà ? m'étonnai-je

- Plus on attend, plus on risque de nous poser de questions. De toute façon, cette fois le départ n'est pas définitif. On n'est plus recherchés. On ne risque rien avec les visites.

- Qui revient avec nous ?

- Brin, Draco... Et c'est tout de ce que je sais.

- Bon. Je ramasserai toutes les affaires dont j'aurais besoin d'ici là.

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Revoir la maison où j'avais grandi me fit l'effet d'un boulet de canon reçu en plein estomac. J'y ressentais presque toute la haine que j'avais ressentie toute mon enfance, puis toute mon adolescence, qui empoisonnait encore l'atmosphère. Mais ce qui m'abasourdit le plus, ce fut le silence.

Je n'entendais pas mon père brailler après Roméo, ni Leila m'appeler pour jouer avec elle, ni ma mère me jeter son mépris à travers la maison. Les voisins avaient même arrêté de faire du bruit dans le jardin. Cette maison était devenue aussi silencieuse qu'un parc à minuit en novembre.

Je lâchai un grand soupir et me dirigeai vers ma chambre. J'hésitai un moment, la main sur la poignée, me rappelant combien je détestais cette pièce. Je pris une grande inspiration et ouvris la porte.

Il faisait extraordinairement froid, comme si personne n'était entré depuis longtemps. J'éclairai la pièce et sursautai. Rien n'avait bougé depuis un an et demi, sauf que sur mon lit se trouvait une série de photos de moi. Presque en transe, je m'approchai d'elles, choquée que mes parents en aient. J'en pris une dans mes mains et la fixai longuement, sentant une certaine mélancolie me submerger. Je soupirai : je m'étais complètement plantée toute ma vie.

- Maman... murmurai-je en remettant la photo en place

Je sortis sa dernière lettre de ma poche et la regardai une bonne minute. Je lâchai un autre soupir et l'ouvris, la dépliant correctement. Je la posai au milieu des photos et pris la direction de mon armoire. Je posai les sacs que m'avait donné Leila et mis toutes mes affaires dedans, décidant que je ferais le tri à Marloes.

Une fois fini, je m'assis sur mon lit. Je pris ma tête entre mes mains, encore secouée par les événements de la journée. Une sorte de couinement me sortit de ma réflexion. Je relevai le visage et vis un vieux chien noir qui s'avançait vers moi.

- Roméo, chuchotai-je en le reconnaissant

Il frotta sa tête à mes genoux. Je souris :

- Désolée, je me suis absentée un moment.

Il monta sur le lit et se coucha en travers de mes jambes. Je ris et commençai à le caresser :

- Je suis de retour maintenant, c'est fini.

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Je bâillai tout en attachant mes cheveux en queue-de-cheval, mollement. J'avais mon reflet en face de moi, qui me disait que j'avais sérieusement besoin de me reposer. Avec bientôt deux ans d'instabilité, c'était presque incroyable de savoir qu'on pouvait se poser.

J'ouvris le robinet et aspergeai mon visage d'eau froide. C'était l'heure d'aller se coucher. Demain nous attendait le voyage de retour. Susan et Zacharias étaient venus nous rendre visite ce soir. Nous n'avions pas vraiment fait la fête du siècle mais nous avions mérité de célébrer un peu la fin du calvaire.

Je coupai l'eau du robinet et enfouis mon visage dans une serviette. C'est à ce moment-là que je sentis deux mains se poser sur mes épaules. Je sursautai et fis volteface pour me retrouver nez à nez avec Marcus.

- Tu m'as fait peur ! soupirai-je

- Désolé, rit-il

- Tu n'es pas encore au lit ?

- Toi non plus si c'est pour ça.

Je souris :

- La salle de bain ne s'est libérée que maintenant. Je serais endormie depuis longtemps sinon.

- Vraiment ? Même sans m'avoir dit bonne nuit ?

J'éclatai de rire et l'embrassai sur la joue :

- Non, je ne peux pas dormir sans ça.

Il sourit et se raidit soudainement. Il regarda autour de nous, fronçant les sourcils comme s'il venait juste de réaliser quelque chose. Je commençais à m'inquiéter quand son regard se posa sur moi, presque absent.

- On est dans une salle de bain...

- Euh... Marcus ? Tu te sens bien ? Tu n'avais pas remarqué ça déjà ?

- Ça ne te rappelle rien ?

- Marcus ? Tu es sûr que ça va ?

Trop rapidement pour que je puisse m'en rendre compte tout de suite, Marcus s'approcha de moi, pratiquement collant son corps et son front à moi. Il passa une main dans mon dos et prit l'arrête de ma mâchoire dans l'autre. Son regard magnétique se planta dans le mien et je compris.

- La salle de bain du Lobster Pot... réalisai-je comme transie par ses yeux verts

- Tout le monde dort, on ne risque plus de devoir s'enfuir avant de commencer.

Je souris. Le regard de Marcus tomba du coup sur mes lèvres, qu'il fixait maintenant avec une intensité presque terrifiante. Mais je n'avais pas peur, j'étais trop paralysée par autre chose. Maintenant je savais ce que c'était qui me secouait de l'intérieur. Et je voulais ça.

Marcus se mordit la lèvre. Il se pencha si lentement que je ne m'en rendis même pas compte. Mon cerveau était en train s'emballer et de partir en grand n'importe quoi mais c'était le cadet de mes soucis en ce moment.

Je ne haïssais pas Marcus parce qu'il s'était arrêté à deux millimètres de mes lèvres tout simplement parce qu'il y avait une lueur particulière dans ses yeux. Il me défiait. Et je ne pouvais pas le haïr de toute façon.

Je mis une main de chaque côté de son visage et me chargeai de refermer l'espace qui restait entre nous. Je plaquai ses lèvres aux miennes, sans brusquerie ou violence mais avec toute ma conviction. C'était vrai, c'était juste, c'était ce qu'on voulait le plus au monde. Et si on était encore là ce soir, vivants, c'était parce qu'on avait la preuve que c'était ce qui était offert pour toujours.

J'aimais Marcus et ce pour toujours.

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Vasco et Marcus revinrent à l'intérieur de la maison, ayant tout chargé dans la voiture que Leila nous avait donné. C'était l'heure des au revoir, il fallait qu'on reparte pour le Pays de Galles. Zacharias et Susan étaient là aussi. Justin et Ernie avaient disparu de la circulation, visiblement terrorisés par le fait de devoir me faire face une dernière fois avant qu'on s'en aille.

- Bon... fit Franz en constatant qu'on était prêts à s'en aller

Il se pencha vers moi et m'embrassa la joue alors que les autres au revoir commençaient. Je soupirai et le pris brièvement dans mes bras :

- Désolée d'avoir été méfiante.

- Au moins maintenant j'ai gagné et mérité ta confiance. Prends soin de toi, Han.

Je souris et le dépassai pour jeter mes bras autour du cou de Zacharias avec une force que je ne me connaissais pas. Je n'arrivais même pas à mettre des mots sur ma reconnaissance. C'était surtout à lui que nous devions tout ça.

- Merci, merci, merci, merci... murmurai-je en sentant que j'allais presque pleurer. Je sais que tu n'aimes pas les Flint mais merci, tu ne sais pas combien ça compte pour moi.

- Tu sais... Je crois que je peux apprendre à les apprécier.

Incrédule, je levai la tête vers lui. Il hocha la tête, signe qu'il était sérieux et je ne pus me retenir de faire un sourire immense.

- Allez, rit-il. Cette fois essaye de ne pas laisser le monde sans nouvelles de toi pendant des années.

- Je ne fugue pas.

Il m'ébouriffa les cheveux et alla donner une accolade à Vasco, à mon grand étonnement. Mon père me prit dans ses bras avant que je ne puisse me poser plus de questions.

- Reviens me voir vite, hein. Et fais attention. Et si jamais tu te maries, n'attend pas pour m'avertir.

Je ris :

- Ce n'est pas dans mes préoccupations immédiates.

Je l'embrassai sur la joue et me dirigeai vers Susan. Elle me sourit.

- Merci, lui dis-je. Mais... Ces témoins ? Pourquoi est-ce qu'ils sont venus ?

- Pour la même raison que maintenant je ne me laisserai pas écraser par ceux qui ont un avis différent du mien. Parce que ce monde a besoin qu'on rétablisse la justice.

- Merci vraiment, souris-je. Et... Désolée pour Vasco. Je veux dire... Tu n'es pas arrivée à grand chose avec lui...

- Plus que jamais auparavant, mine de rien. Après tout, j'ai une mission pour ma vie. Le reste viendra avec. Je suis une adulte maintenant, je sais qu'il y a plus dans la vie que ça. J'ai Zach pour me tenir compagnie. Et toi, parce que tu reviendras, pas vrai ?

- Oui. Mais je ne suis même pas encore partie.

Elle rit et me salua avant de rejoindre Franz et Zach. J'eus un sourire mélancolique et fis pour rejoindre les Flint quand une main m'arrêta. Je me retournai lentement. Leila se tenait face à moi et ses joues étaient rouges, comme si elle les avait frottées pour se les essuyer. Je lâchai mon sac à dos et me jetai à son cou.

- J'ai envie de te supplier de rester mais je ne le ferai pas, murmura-t-elle avec la voix faible

- Ce n'est pas pour toujours cette fois, promis-je

Elle releva la tête et tenta un sourire :

- Je t'aime vraiment très fort.

Son regard s'échappa brièvement sur la droite. Je tournai la tête dans sa direction -Vasco, quelle surprise- l'espace d'une seconde et ris.

- Qu'est-ce qu'il y a ?

- Il va te manquer ?

- Un peu, sans doute.

- Leila.

Je plantai mon regard dans le sien, sérieuse.

- Tu pourrais venir avec moi.

- Han... Je... Oh non, n'y pense pas ! J'ai tellement de choses à faire ici ! Il y a Papa, et Franz, et l'université et... Et l'université. Surtout l'université.

- L'université de quoi ? De ce qu'on t'a presque forcé à faire.

- Hannah, c'est une idée stupi...

- Allez ! S'il te plaît !

- Je sais qu'on est sœurs jumelles mais ça ne veut pas dire qu'on doit être toujours...

- Leila, allez. Je te connais trop bien, tu peux me sortir toutes les excuses du monde.

Elle soupira et tourna la tête.

- Leila...

- Laisse-moi le temps de régler l'université, disons une semaine, et je te rejoins.

Je lui sautai à nouveau au cou en éclatant de rire :

- Je savais bien que tu ne pourrais pas dire non.

- Allez... Il est temps de filer, Han.

- Si jamais tu revois Justin et Ernie, dis-leur que ce sont des imbéciles de première.

Je me détachai d'elle, lui fis un signe de main avant d'aller rejoindre Marcus et tout le reste du groupe. Nous repartions vers Marloes. Nous revenions à la maison.

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C'était facile de se rendre compte de quand on était au Pembrokeshire, même sans panneaux. On sentait la magie, l'atmosphère particulière de cette région maudite. Une fois dedans, un sourire immense étira mes lèvres. Je fermai les yeux en me blottissant un peu plus confortablement contre Marcus. Je le sentis m'embrasser sur le sommet du crâne. Tout allait bien se passer. Je ne sais pas combien de temps nous restâmes comme ça sans rien dire. Une seconde ou un siècle sembla s'écouler avant que Lyou n'annonce :

- Marloes ! On y est. On va directement au Lobster.

- Tu crois qu'on aura un bon accueil ? demanda Aley en relevant la tête de l'épaule de Malfoy

- Je peux m'en occuper ? fit Brin

Lyou tourna la tête vers lui et lui adressa un grand sourire. Il se pencha et l'embrassa. Je voulus leur faire remarquer qu'ils feraient mieux de regarder la route mais me tus à la place.

Le bâtiment familier de l'auberge du village apparut aux fenêtres. Lyou fit une manœuvre et se gara sur le bord de la route. Je me notai mentalement de redemander à Vasco de m'apprendre à conduire. Ça risquait d'être très utile à partir de maintenant. Nous détachâmes nos ceintures et sortîmes un par un. Je m'étonnais encore qu'on puisse y entrer à neuf.

Lyou ferma la voiture et lança les clefs à Marcus. Celui-ci ne compris pas pourquoi visiblement mais les mit dans sa poche en aidant son père à marcher. Nous entrâmes dans l'auberge et je sentis une drôle de correspondance. C'était le premier endroit où on était venu en arrivant avec Justin et Ernie, le dernier où on avait été avant notre départ précipité et le premier où on revenait.

- Ce sera pour combien de pers...? Brin ? s'exclama Awen. Neil ! Neil viens là tout de suite !

Le fils du vieux Moldu gallois arriva en courant. En nous reconnaissant et sans se poser davantage de questions, il courut prendre Brin dans ses bras.

- Dans quel pétrin tu t'es fourré ? s'écria-t-il alors qu'Awen tira une chaise pour Andreas. Où est-ce que t'étais ? Tes parents se faisaient un sang d'encre !

- Tout va bien, assura Brin. Rien n'est allé mieux, même.

- Tu vas nous expliquer quand même ?

Il se tourna vers Lyou. Elle sembla hésiter mais Aley eut tôt fait de prendre les devants :

- C'est vraiment de l'ordre de l'irrationnel mais on va dire qu'on... Que c'était une erreur judiciaire. Rien de grave.

- Le Nortmai... soupira Awen. Les gens ont vu qu'il était à moitié détruit. Ils se posent des questions.

- C'est la fuite de gaz, réagit Lyou immédiatement. Apparemment, les gens qui nous cherchaient n'ont pas fait attention.

Je tournai la tête vers Marcus, qui avait la même envie dévorante d'éclater de rire. Mais les responsables de l'auberge ne semblèrent pas se poser de questions. Tant mieux pour nous, mine de rien...

- Vous allez le remettre en ordre ?

- Oui, bien sûr, répondit Aley

- Et la fuite de gaz ?

- Aucun souci pour ça. On a... Du renfort.

- Bon. Alors en attendant, laissez-nous vous offrir le repas.

Les deux moldus repartirent vers les cuisines. C'était assez étonnant qu'ils ne se méfient pas de nous mais je n'allais certainement pas me plaindre après tout le dur combat que j'avais mené contre moi-même à ce sujet.

- Lyou, lâcha tout à coup Brin. Tu te souviens de l'Italie ?

- Hein ? fit l'intéressée

- Mon invitation.

- Ah. Oui bien sûr.

- Elle est toujours valable.

L'aînée des Flint resta sans voix. Elle regarda sa mère, demandant pour la première fois avec son regard ce qu'elle devait en penser, ce qu'elle devait répondre. Lyou redevenait la fille. Et plus la mère de substitution.

- On a beaucoup de travail à faire, s'excusa-t-elle. Avec le Nortmai et la réadaptation, ça va nous occuper plusieurs mois. Surtout qu'on a pas assez de chambres et puis...

Aley et Vasco réagirent au même moment. Le frère donna à son aînée une tape amicale sur la tête alors que la sœur se frappa le visage avec sa main.

- Vas-y, lui ordonna presque Marcus. Donne-toi le droit à quelque chose pour une fois. On assez de bras pour le Nortmai et les chambres en plus. Tu es celle qui a le plus besoin de penser à autre chose. Vas-y.

- On mange dans dix minutes ! annonça Neil

- Viens Hannah, lâcha Marcus tout à coup

- Où ?

- Viens.

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Le Nortmai était presque un champ de ruines. Il y avait des grands trous dans les murs et le toit s'était effondré. Sans doute que quelques regards indiscrets avaient essayé d'aller jeter un coup d'œil mais on avait tout embarqué avec nous.

- Tu crois que les mensonges tiendront ? demandai-je

- Si on veut qu'ils tiennent oui. Ça prendra du temps... Je veux dire, tout reconstruire, se reconstruire, finalement tourner la page...

- Mais on a tout fait si précipitamment... On devrait prendre notre temps, faire les choses au rythme qu'il faudra.

- Ce n'est pas le temps qui nous manque.

- C'est vrai.

- Tu savais, pas vrai ?

- Quoi ?

- J'ai vu ton sourire quand ils ont prononcé la sentence finale. Tu savais ce qu'ils allaient dire. Même avant d'avoir vu les votes. Comment ?

- Je... C'est bizarre je sais mais... Ce rêve récurrent, le garçon... Je...

Ne sachant pas quels mots mettre dessus pour ne pas paraître idiote, je me contentai de mettre mes mains sur mon ventre. Marcus n'était pas stupide. Il ouvrit de grands yeux, ayant compris tout de suite :

- Tu... Tu... Je... Wow... Je comprends alors.

- Quand on a un futur, personne ne peut l'arracher, pas vrai ?

- Non, chuchota-t-il en s'approchant de mon visage

- Tu sais, tu avais raison. Aimer c'est magnifique.

- Et ça a recousu toutes nos déchirures.

La boucle est bouclée, l'orage est passé, nous sommes debout dans les décombres. Peu importe le temps que ça prendra, nous reconstruirons tout. J'en ai la preuve. Devant nous s'étend désormais une page blanche où tout reste encore à écrire. Mais je n'ai pas peur.

I'm not torn anymore.

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Tadam ! C'est fini ! Torn est fini, je n'y crois pas. Merci vraiment à tous mes lecteurs et lectrices, particulièrement ceux qui ont reviewé. C'était vraiment génial comme expérience, j'ai beaucoup appris et j'ai beaucoup aimé écrire Torn. J'espère que vous avez aimé la lire tout autant. Merci mille fois à tout le monde.

Je ne reviendrai pas avec une nouvelle fic chapitrée avant un moment, même si j'ai toujours LPHDT et Brotherly Secrets. Mais vous aurez des histoires venant de moi d'ici là.

Merci ! Merci encore mille fois ! Je répondrai encore aux Guest Reviews, de la même façon que j'ai fait pour Lys Ecarlate. Vraiment mille merci, aussi pour les 3000 vues (ça peut paraître peu pour certains mais ça compte beaucoup pour moi).

En tout cas si vous avez aimé Torn, j'espère que vous aimerez mes travaux par la suite ou par le passé. J'espère vous revoir bientôt, tous :)

Bonne fin de vacances, bonne rentrée et mille mercis !

ACSD

PS : Et oui ! J'ai fait une fic avec Marcus Flint sans Quidditch, pour ceux qui en doutaient quand j'en ai parlé sur Lys Ecarlate. Défi relevé et gagné !