Disclaimer : Rien ne m'appartient. Les personnages sont à ABC et l'histoire originale à Phyren Ice (Lien vers l'histoire original sur mon profil.)

NdT : Bonjour, merci à tous pour l'accueil que vous avez réservé à cette nouvelle traduction, pour toutes vos reviews, mise en follow et en favoris et tous vos MP ! Je suis ravie de voir que cette histoire vous plaît donc je vous laisse découvrir le chapitre 2 sans attendre.

Merci à Saskwatche pour la correction.

Bonne lecture.


Cruella's Spear
[TRADUCTION de Phyren Ice]

Après avoir touché un artéfact dans la boutique de M. Gold, Emma se réveille dans un hôpital psychiatrique, où sa femme Regina et son frère August essayent de la convaincre que Storybrooke et ses personnages de contes de fées ne sont rien d'autre qu'une hallucination élaborée créée par son esprit.
AU. Lisez les avertissements.

- SwanQueen.

CHAPITRE 2

Emma soutenait sa tête d'une main pendant que l'index de son autre main tournait dans la crème fouettée de son chocolat chaud à la cannelle. Henry, assis en face d'elle sur l'une des baquettes du Granny's, mangeait son petit-déjeuner tranquillement pour une fois. Il s'était rendu compte que sa mère était épuisée depuis son retour et il pensait qu'elle avait juste besoin d'un peu de temps pour se remettre dans le bain.

« J'y vais. Je te vois après l'école ? » Demanda Henry alors qu'il attendait une réponse de la part de la femme assise en face de lui.

« Emma, tu m'écoutes ? »

La Sheriff sortie brusquement de ses pensées et sourit à son fils. « Tu veux que je t'accompagnes ? »

« J'ai onze ans, je peux aller tout seul à l'arrêt de bus. »

« D'accord, sois prudent. »

Henry roula des yeux avant de faire glisser son sac sur ses épaules et de partir. Les pensées d'Emma étaient retournées vers le rêve du jour quand elle entendit le son bien trop familier des talons hors de prix sur le sol carrelé se diriger vers elle. Levant les yeux, la pièce changea et elle se retrouva soudainement dans la chambre d'hôpital, face au visage dévasté de l'autre Regina. Elle secoua la tête et cligna furieusement des yeux, mais à chaque fois qu'elle les rouvrait, elle se trouvait encore dans cette chambre d'hôpital, assise sur son lit et faisant face à sa femme.

« Ce n'est pas réel, ce n'est pas réel, ce n'est pas réel, » répéta comme un mantra Emma en marmonnant alors que ses yeux était fermement fermés et qu'elle se balançait d'avant en arrière.

« Miss Swan, vous sentez-vous bien ? »

Emma se risqua à ouvrir un œil et fut grandement soulagé de se savoir de retour dans la salle de restaurant, face à la maire qui la regardait avec un soupçon de d'inquiétude.

« Merci, » souffla la Sauveuse tout en relâchant la table qu'elle avait apparemment attrapée pendant qu'elle essayait de revenir.

« Pour quoi ? »

La jeune femme réalisa qu'elle avait remercié Regina à voix haute et rougit légèrement avant de hausser les épaules. « Longue histoire... Oubliez. »

« Je ne voudrais pas paraître grossière, Sheriff Swan, mais vous avez une mine affreuse, » observa la brune.

Un petit rire s'échappa des lèvres de la blonde avant qu'elle n'acquiesce. « Je sais mais merci pour le rappel. Etes-vous ici pour une raison particulière ? »

Emma observa l'autre femme bouger nerveusement avant que leurs yeux se rencontrent. « Je me demandais si cela vous dérangerait que je passe chercher Henry à l'école aujourd'hui. J'aimerai l'emmener acheter un nouveau manteau et dîner avec lui après. »

L'instinct de la Sheriff la poussait à se rebeller contre la brune mais elle avait vu les changements qui se produisaient sous ses yeux et elle savait que Regina méritait de passer du temps avec son fils. Après tout, qui était-elle pour lui refuser le droit de voir son fils qu'elle avait elle-même abandonné ?

« Oui, c'est d'accord, » répondit Emma.

Le sourire lumineux qui étira les traits de l'ancienne Méchante Reine sembla aveugler momentanément Emma. La Sauveuse ne put s'empêcher de penser à combien la brune avait l'air belle quand elle souriait et qu'elle devrait le faire plus souvent.

« Vous êtes la bienvenue chez moi pour vous joindre à nous pour le dîner. Je vais faire des bucaini, » proposa la brune.

Emma sourit. « Merci, mais je pense que je vais essayer de me reposer un peu. Je ne dors pas bien depuis que nous sommes revenus. »

« Je peux voir ça, » souligna Regina. « Je vous déposerai Henry dans la soirée si ça vous va ? »

« C'est bon. Ramenez-le quand vous voulez. »

« Merci, Miss Swan, » répondit-elle sincèrement.

« Pas de problème, c'est votre fils après tout. »

La brune lui sourit sincèrement avant de partir. Tout en prenant une gorgée de son chocolat maintenant tiède, Emma laissa un peu d'argent sur la table et quitta le restaurant. Décidant de marcher plutôt que de prendre sa voiture, elle se dirigea vers le poste. Après avoir traversée la rue, elle entra dans le bâtiment et ouvrit la porte mais un éclair de lumière l'aveugla et elle s'arrêta sur le pas de la porte le temps de retrouver la vue. Quand sa vision redevint claire, elle découvrit avec horreur qu'elle se trouvait à nouveau dans la chambre d'hôpital avec Regina assise à côté d'elle et le Docteur Palmer qui tenait une petite lampe dans sa main.

« Emma, il faut que vous restiez avec nous, » ordonna doucement le Docteur Palmer alors qu'il se déplaçait vers le pied du lit.

Une douce caresse vint effleurer sa joue et elle offrit un demi-sourire à la femme qu'elle avait appris à connaitre comme sa femme. « Tu as un beau sourire, » la complimenta Emma qui se sentait suffisamment en confiance pour dire à la Regina de ce monde se qu'elle ne pourrait jamais dire à la Regina de Storybrooke.

« Et tu es sous médicament, » répliqua la brune avec une pointe d'humour qui n'atteignit pas totalement son regard inquiet.

La jeune femme trouva cela étrange de pouvoir ressentir les effets des médicaments dans son sang et elle lutta, essayant de se concentrer suffisamment pour retourner à Storybrooke.

« Emma, je suis désolée de te l'avoir dit pour Henry. J'aurai dû savoir que tu ne l'aurais pas bien prit, » s'excusa la brune.

« C'est bon, tu étais juste honnête avec moi, » répondit paresseusement Emma alors qu'elle sentait ses yeux se fermer. « Je suis désolée de t'avoir appelé la Méchante Reine. »

La tête de la Sauveuse tomba vers l'avant alors que ses yeux se fermaient brièvement puis quelque chose de dur lui rentra dedans, la faisant lever les yeux et réaliser qu'elle venait juste de rentrer dans la carrure musclée de son père ce qui les avait envoyé tous les deux au sol.

« Aïe ! Bordel, David, » claqua sèchement Emma alors qu'elle se frottait le front.

Charming s'assit et frotta l'endroit où la tête d'Emma l'avait percuté. « J'étais sur le point de te dire la même chose, gamine. Je ne t'avais même pas vu. Tu vas bien ? Tu t'es fait mal ? »

Emma regarda autour d'elle et réalisa qu'elle avait littéralement déconnecté alors qu'elle était toujours debout. Cette réalité alternative commençait à interférer avec la vraie pendant les heures où elle était réveillée et ça n'annonçait rien de bon. Se remettant sur ses pieds, elle aida son père à en faire de même et épousseta ses habits d'une main.

« Je, euh, je ne me sens pas très bien, je vais juste retourner à l'appartement et essayer de dormir. Regina passera récupérer Henry à l'école et elle va passer du temps avec lui avant de venir le déposer dans la soirée. Tu pourras prévenir Mary Margaret pour qu'elle ne nous fasse pas une crise de panique ? »

« Bien sûr Emma, je le ferai. Ecoute, es-tu sûre pour Regina... »

« Oui, je suis sûre David, » l'interrompit-elle sèchement. « Elle ne ferait jamais de mal à Henry et c'est son fils, peu importe à quel point cette situation est compliqué. Promets-moi que Mary et toi ne causerez aucun problème à son sujet ? »

« Okay, » promit-il. « Ta mère et moi avions prévu de sortir ce soir de toute façon donc tu auras l'appartement pour toi toute seule. Essaye de récupérer une partie du sommeil dont tu as tant besoin avant que le petit ne rentre. »

« Merci, j'apprécie, » répondit Emma avec un sourire forcé. Au fond d'elle, elle était un peu inquiète de se retrouver seule sans personne pour la réveiller mais elle refusait de l'avouer. « Je vous verrez plus tard. »

Emma enleva ses bottes d'un coup de pied à la minute où elle entra dans l'appartement et se dirigea comme un zombie vers la chambre de ses parents. Elle avait prévue de monter dans sa chambre puisqu'Henry n'était pas là mais elle était trop loin. Elle pensa également qu'elle n'entendrait pas Henry rentrer de là-haut.

La Sheriff s'était à peine recroquevillée sous les couvertures et venait juste de les rouvrir quand elle sentit la douce caresse des mains de sa femme sur son visage. C'était assez étrange de voir combien il lui était facile de voir Regina comme sa femme dans cette réalité alternative alors qu'elle détestait encore un peu la vraie Regina de Storybrooke. La vérité, c'était qu'elle avait toujours eu un petit béguin pour la belle reine, cependant il n'y avait aucun moyen qu'il se concrétise un jour à Storybrooke, mais dans ce monde imaginaire, elles étaient mariées ce qui lui laissait un large champ d'action pour agir comme bon lui semblait vis-à-vis de son attirance pour la brune.

Plongeant dans les yeux chocolat, Emma ne put s'empêcher d'attirer la paume de la main de Regina contre ses lèvres et d'y presser un petit baiser avant de s'asseoir.

« Comment te sens-tu ? » Demanda la brune.

« Pas si shooté, » répondit Emma avant de réaliser qu'elles étaient seules. « Où est le médecin ? »

« Il est sorti une minute pour parler avec August avant qu'il ne vienne te voir. »

« August est ici ? » Demanda la blonde, confuse.

« Bien sûr, ton frère vient te rendre visite presque aussi souvent que moi, » expliqua Regina.

« Mon frère ?! Comme dans un ami proche, le genre de frère toujours là pour moi ou comme un vrai frère avec les liens du sang ? »

Regina haussa un sourcil avant de comprendre le raisonnement derrière la question. « C'est vrai, j'ai oublié que tu pensais qu'il était venu avec toi par une armoire magique et qu'il était Pinocchio. »

« Merci de me faire passer pour une folle, » plaisanta Emma avant de se souvenir d'où elle se trouvait et de rire. « C'était la déclaration la plus stupide de l'année. »

La brune lui offrit un petit sourire. « Je suis désolée, j'ai encore un peu de mal avec tous les contes de fées que ton esprit a créé. En fait, c'est assez fascinant quand on y pense, même si tu as fait de moi la méchante. »

Emma rougit furieusement avant de baisser la tête pour cacher son visage. « Je suis désolée Regina, je ne sais pas quoi dire. »

« Ce n'est pas grave ma chérie, » répondit-elle avant de placer un doigt sous le menton d'Emma pour lui relever la tête. « Je m'y suis faite. J'ai réalisé au cours de ces années que tu n'avais vraiment aucun contrôle sur le rôle que nous jouions dans ton autre monde. »

La porte s'ouvrit soudainement et le Docteur Palmer entra accompagné de personne d'autre qu'August. Le visage de l'homme se fendit d'un grand sourire en la voyant réveillée avant qu'il se précipite à ses côtés et qu'il l'attire dans ses bras puissants.

« Oh petite sœur, tu ne peux pas savoir à quel point je suis heureux de te voir ! » Déclara August alors qu'il la serrait fermement contre sa poitrine.

« Peut pas... Respirer, » haleta Emma avant qu'il se recule et lui offre un sourire penaud.

« Désolée, j'avais oublié à quel point tu étais fragile. »

« Fragile, » renifla Emma. « Je ne suis pas fragile. »

August et Regina échangèrent un bref regard avant qu'il ne lui tape amicalement l'épaule.

« Ah, revoilà la Emma que je connais. »

« Je vais vous laisser discuter tous les trois, » annonça le Docteur Palmer. « Vous connaissez le protocole et savez où me trouver en cas de besoin. Profitez bien de votre visite. »

Ils regardèrent tous les trois le médecin sortir avant que deux paires d'yeux ne se fixent sur Emma. La blonde sentit ses joues rosir devant l'attention qui lui était soudain donné et elle remit nerveusement une mèche de cheveux en place derrière son oreille. Regina remarqua le changement dans son comportement et elle entrelaça immédiatement ses doigts à ceux d'Emma avant de les serrer de façon rassurante.

« Je suis désolée, mon cœur, mais tu n'as pas idée de combien August et moi sommes heureux en ce moment, » sourit Regina.

Emma accepta les excuses de la brune et laissa son regard aller de l'un à l'autre. Elle savait qu'elle ne devrait pas s'investir dans cette réalité alternative mais elle ne pouvait pas réfréner la curiosité qu'elle ressentait envers les détails de sa vie dans cette réalité. Apprendre pour Henry et revivre sa fausse couche avez été difficile mais elle se disait que rien ne pouvait être pire que ça.

Le moment viendrait où elle réaliserait à quel point elle avait tort.

« Je sais que j'ai mal réagit au sujet d'Hen... de ma fausse couche mais est-ce que vous pourriez m'en dire plus sur ma vie ? » Demanda Emma.

« Bien sûr, Em', » répondit August en ignorant le regard d'avertissement de Regina. « Qu'est-ce que tu voudrais savoir ? »

« On est vraiment frère et sœur ? »

« Yep. Les mêmes parents aimants, » répondit August avec un sourire.

« Parle-moi d'eux, » demanda-t-elle et elle ne manqua pas la conversation silencieuse entre son frère et sa femme. « Ils sont en vie ? »

August secoua la tête. « Non, ils sont mort dans un accident de voiture quand nous étions enfants. »

Des souvenirs inondèrent l'esprit d'Emma et elle vit un policier à genoux devant en elle, lui parlant pendant que son frère pleurait en arrière-plan.

« J'étais jeune... Cinq ans ? » Essaya-t-elle de deviner.

« Presque, six et je venais juste d'en avoir douze. »

« Est-ce que tu as une photo ? J'ai besoin de voir leur visage, » demanda anxieusement la blonde. « Je ne me souviens pas à quoi ils ressemblaient. »

Regina embrassa sa main alors qu'elle lui lançait un regard inquiet. « Emma, tu es sûre ? »

« Je te promets que je ne vais pas paniquer... enfin, je vais essayer, » répondit-elle. « J'essaye juste de donner du sens à tout ça. »

August regarda Regina pour avoir sa permission et elle la lui donna d'un léger hochement de tête. Plongeant sa main dans sa poche arrière, il récupéra son portefeuille et en sortit une vieille photo abimée. Il la regarda amoureusement pendant un instant avant de la tendre à sa petite sœur.

Emma baissa les yeux vers les deux visages souriants et hoqueta de choque avant de doucement tracer leur profil du bout de son doigt. Il n'y avait pas d'erreur sur qui ils étaient à Storybrooke. « C'est David et Mary Margaret. »

« Oui, c'étaient leur nom, » précisa August. « J'ai toujours aimé cette photo d'eux. Je l'ai prise lors de l'un de nos voyages à Disneyland. Papa m'avait laissez la responsabilité de l'appareil photo cette année-là et c'était comme si on m'avait donné les clés de mon propre château. »

« Ils ont l'air si heureux, » murmura Emma. « Quel âge on avait pendant ces vacances ? »

« J'avais dix ans et toi quatre. »

La blonde sentit les larmes lui monter aux yeux alors qu'elle continuait de fixer la photo. « Ils sont morts ensemble, ça leur ressemble. »

Elle lui rendit la photo avant de s'effondrer dans les bras de Regina. La brune caressa ses cheveux alors qu'elle la berçait doucement pendant qu'August leur laissait profiter de leur moment d'intimité. Après quelques minutes, Emma se recula et essuya les larmes qui striaient sont visages.

« Je suis désolée, c'est dur de faire face à tout ça. Tout me semble si frais et nouveau, » essaya d'expliquer Emma. « C'est comme si je voyais ses souvenirs pour la première fois. »

« Si ça peut te faire sentir mieux, je pleure encore en repensant à eux, » confessa August. « Alors, maintenant que nous avons éclairci ce point, que voudrais-tu savoir d'autre ? »

« Que diriez-vous de quelque chose de plus joyeux ? » Proposa Emma avant de se tourner vers Regina. « Comme la façon dont toi et moi sommes devenu un couple ? »

Emma regarda avec fascination la brune rougir furieusement. Et le rire d'August ne fit qu'augmenter la chaleur des joues de Regina si bien qu'Emma voulait vraiment connaître cette histoire maintenant.

« Allez, Gina... Dis-moi, » supplia Emma.

Un sourire éclatant traversa le visage de l'autre femme. « Tu m'as appelé Gina. Je ne t'ai pas entendu m'appeler comme ça depuis si longtemps. »

Emma réalisa qu'elle venait effectivement de l'appeler Gina et la confusion se lisait sur ses traits. Elle n'aurait jamais appelé la Regina de Storybrooke par ce surnom alors pourquoi cela lui semblait-il si juste et pourquoi cela lui avait-il échappé comme si cela était la chose la plus naturelle à dire à la brune ?

« Tu es en train de te souvenir, Emma ! C'est merveilleux ! » S'exclama Regina avant de se pencher en avant et de capturer les lèvres de l'autre femme avec les siennes.

La panique s'empara brièvement d'elle quand elle sentit les douces lèvres toucher les siennes, jusqu'à ce qu'elle se fonde dans le baiser et le rende avec ferveur. L'adrénaline pure mélangée à la passion et le désir coururent à travers son corps et le long de sa colonne vertébrale. Quand elles se séparèrent finalement, Emma remarqua la façon dont les yeux marron de sa femme s'étaient assombris et elle était sûre que ses propres yeux avaient tourné au vert foncé.

« Et merde, j'avais oublié à quel point vous étiez mielleuses ! » Balança August, ruinant l'instant.

Emma lui donna une gentille tape sur l'épaule, le faisant perdre l'équilibre et il tomba du lit dans un bruit sourd. Ils éclatèrent tous les trois de rire et la blonde réalisa qu'elle ne s'était pas sentit aussi bien depuis longtemps. Un bâillement lui échappa d'un coup et Regina lui tapota gentiment la cuisse avant de se lever.

« Tu devrais faire une sieste. Ça a été une journée riche en émotion pour toi. August et moi devons parler au médecin avant d'aller chercher un truc à manger. Est-ce que tu veux que je t'apporte quelque chose ? »

« Un hamburger et des frites, ça serait cool, » répondit Emma avec un sourire.

« Je peux faire ça, » répliqua la brune avant de se pencher et de placer un rapide baiser sur les lèvres d'Emma. « A tout de suite. »

Emma s'enroula sous les couvertures alors qu'elle regardait August et Regina quitter la pièce. Elle devait admettre qu'elle était vraiment épuisée même si on pouvait penser que cinq ans d'état catatonique seraient un repos plus que suffisant.

Et si ce monde était le vrai et que j'avais vécu dans un mensonge ? Pensa Emma. Non, elle ne pouvait pas penser comme ça.

Mais ce n'est pas la première fois que tu es internée. Et si tu ne sortais jamais ? Et si tu sortais mais qu'à cause de la perte d'Henry tu retombais dans tes mauvaises habitudes.

Emma s'assit et se recroquevilla sur elle-même alors que dormir n'était plus une option. Elle plaça sa tête sur ses genoux alors qu'elle pensait à la possibilité qu'elle était peut-être réellement folle et que Storybrooke n'était peut-être rien d'autre qu'un monde inventé par son esprit dérangé.

« Ce sont des contes de fées, » marmonna-t-elle à voix haute. « Pourquoi devrais-je croire qu'ils existent réellement ? »

L'anxiété fit lentement son chemin dans son esprit et elle commença réellement à remettre en question sa réalité. La Méchante Reine, les dragons et les contes de fées n'étaient pas réels, un sujet sur lequel elle s'était disputée pendant des mois avec son fils avant qu'elle n'admette finalement qu'ils pouvaient exister.

« L'imagination peut donner à n'importe quoi l'air réel, même à la magie, » cracha Emma, soudainement en colère contre elle-même d'avoir pu penser que les contes de fées étaient réels.

Elle sentit l'épuisement refaire surface jusqu'à ce qu'elle ne puisse plus le combattre. Elle se recroquevilla sous les couvertures et une dernière pensée lui traversa l'esprit avant qu'elle ne sombre dans le sommeil.

Storybrooke n'était qu'un mensonge.


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