Disclaimer : Rien ne m'appartient. Les personnages sont à ABC et l'histoire originale à Phyren Ice (Lien vers l'histoire original sur mon profil.)
NdT : Bonjour, bonjour ! C'est jeudi, c'est chapitre. Je suis contente que cette nouvelle traduction et vous remercie tous pour vos messages, mises en alertes et en favoris – vous êtes super ! Sans plus attendre, je vous laisse découvrir ce nouveau chapitre.
Merci à Saskwatche pour la correction.
Bonne lecture.
Cruella's Spear
[TRADUCTION de Phyren Ice]
Après avoir touché un artéfact dans la boutique de M. Gold, Emma se réveille dans un hôpital psychiatrique, où sa femme Regina et son frère August essayent de la convaincre que Storybrooke et ses personnages de contes de fées ne sont rien d'autre qu'une hallucination élaborée crée par son esprit.
AU. Lisez les avertissements.
- SwanQueen.
CHAPITRE 3
Regina et Henry venaient de passer une merveilleuse soirée tous les deux, si bien qu'elle en avait presque oublié qu'il ne vivait plus avec elle à présent. C'est donc à contrecœur qu'elle le reconduisit jusqu'à l'appartement de Mary Margaret quand il eut ramassé ses affaires. Au fond d'elle, elle se sentie soulagée quand elle ne vit pas la voiture de Snow devant le bâtiment, ce qui voulait dire – et elle l'espérait – qu'Emma était seule dans l'appartement.
Henry utilisa ses clés pour ouvrir la porte et remarqua immédiatement l'obscurité dans laquelle était plongé l'endroit. Il alluma rapidement quelques lampes avant de faire signe à sa mère d'entrer. Elle se figea un instant, considérant brièvement la possibilité de faire demi-tour et partir mais le regard plein d'espoir de son fils lui fit passer le pas de la porte avant qu'Henry ne la referme derrière elle.
« Emma ? Tu es là ? » Appela Henry mais il fut surprit de ne recevoir aucune réponse. « Je vais voir en haut, » annonça-t-il à sa mère avant de gravir les marches et de disparaitre, laissant Regina seule dans l'appartement de sa pire ennemie.
Un son sur sa gauche attira son attention et elle se dirigea vers ce qu'elle savait être la chambre de Mary Margaret. Elle grogna intérieurement et pria pour que ce ne soit pas les Charming alors qu'elle poussait la porte et regardait à l'intérieur.
Un soupir de soulagement lui échappa quand elle réalisa que ce n'était qu'Emma cependant ses traits se durcirent légèrement sous le coup de la colère. La Sheriff devait avoir suffisamment dormi à présent et elle devait se réveiller pour prendre soin de leur fils.
« Henry, elle est ici ! » Appela Regina, espérant que le volume de sa voix réveillerait la blonde en sursaut, mais à son grand désarroi, elle ne bougea même pas d'un pouce.
Elle entendit le pas trainant d'Henry alors qu'il descendait les escaliers puis lorsqu'il vint se placer à ses côtés. La brune regarda son fils et lui sourit alors qu'une lueur d'espièglerie brillait dans ses yeux bruns.
« Pourquoi ne réveillerais-tu pas Miss Swan comme tu m'as réveillé tous les matins de Noël de ces cinq dernières années ? » Lui proposa Regina.
Un énorme sourire étira ses traits avant qu'il ne monte sur le lit. Faisant attention à ne pas marcher sur sa mère blonde, il commença à sauter sur le lit.
« Réveille-toi ! Réveille-toi ! Réveille-toi ! » Chanta encore et encore Henry.
La brune ne put retenir le rire qui lui échappa devant les pitreries de son fils cependant elle fronça rapidement les sourcils quand Emma resta endormi. Elle devrait être réveillée à présent, personne ne pouvait dormir aussi profondément. Alors que son inquiétude pour la Sauveuse grandissait et bien qu'elle ne comprenne pas pourquoi, elle attrapa gentiment Henry par le bras pour le faire descendre du lit.
« Maman, qu'est-ce qui ne va pas ? » Demanda Henry quand sa mère se plaça aux côtés d'Emma. « Elle va bien ? »
Regina ignora la question de son fils et évalua rapidement dans quel état se trouvait l'autre femme. Ne voyant aucun signe d'une quelconque maladie ou de danger, elle tapota la joue d'Emma avec sa main.
« Emma, réveillez-vous, » ordonna Regina. « Ce n'est plus le moment de jouer, Miss Swan. Debout ! »
Les yeux bleu-vert s'ouvrirent brusquement et la brune remarqua la façon dont ils s'adoucirent quand ils se posèrent sur son visage.
« Regina, » murmura doucement Emma en s'étirant et en baillant.
« Emma ! Dieu merci tu vas bien. Je commençais à croire que tu étais sous l'emprise d'un sors de sommeil, » expliqua Henry en se dirigeant vers l'autre côté du lit.
Regina prit un air renfrogné suite à la déclaration de son fils avant d'être surprise lorsque deux bras fins l'entourèrent soudainement.
« Miss Swan, qu'est-ce que vous... » Commença Regina avant de s'arrêter quand elle vit la peur dans les yeux de la Sauveuse alors qu'elle s'éloignait de Henry. « Miss Swan ? »
« Il n'est pas réel, il ne peut pas l'être. Ça n'a aucun sens que les contes de fées soient réels, donc ça veut dire qu'il n'est pas vraiment là, » murmura la blonde alors qu'elle se rapprochait davantage du corps de Regina.
Choqué et avec inquiet, Henry regarda Emma se blottir davantage contre sa mère brune. Il n'avait encore jamais vu une telle peur dans les yeux de la Sauveuse et cela l'effrayait.
« Emma, quel est le problème ? » Demanda l'adolescent avec inquiétude.
« Henry, monte dans ta chambre, » demanda doucement Regina. « Maintenant, s'il-te-plaît. »
L'adolescent se figea un instant, ne sachant pas si il devait les laisser seules toutes les deux mais le comportement d'Emma était inquiétant et elle semblait avoir besoin de Regina, il allait donc devoir faire confiance à la Méchante Reine pour résoudre ce problème sans lui.
« Aide-là, » implora Henry avant de sortir de la chambre.
Avoir Emma dans ses bras était étrangement réconfortant, plus que cela ne devrait l'être, mais elle ne pouvait pas s'attarder sur cette sensation alors qu'Emma était au bord de la crise d'angoisse. Se dégageant doucement de l'étreinte de l'autre femme, Regina força la Sheriff à la regarder.
« Qu'est-ce qu'il vous arrive ? » Demanda-t-elle alors qu'elle secouait avec vigueur la blonde frissonnante.
Emma chercha les yeux chocolats qui la fixaient, mais ce n'étaient pas les mêmes que ceux de sa femme. Ces yeux-là contenaient une pointe de froideur et de désespoir qui aidèrent la Sauveuse à réaliser qu'elle était de retour à Storybrooke. Elle réalisa soudainement qu'elle s'en était prise à Henry pendant qu'elle cherchait du réconfort dans les bras de la Méchante Reine.
C'est tout simplement génial. Pensa Emma tout en gémissant d'embarras.
« Alors ? » Insista Regina quand elle ne reçut aucune réponse.
« Je ne sais pas. Honnêtement, je ne sais pas, » confessa la Sauveuse. « Mais ça devient de plus en plus dur. »
La brune soupira de frustration avant de s'asseoir au bord du lit pour faire face à Emma. « Autant votre vocabulaire Néandertalien à tendance à m'amuser, autant maintenant j'ai besoin d'avoir plus d'information pour comprendre ce qui vous arrive. Essayez de faire des phrases complètes pour une fois, Miss Swan. »
« J'ai l'impression d'être comme Jefferson en ce moment ou du moins comme je pense qu'il doit, ou devait, se sentir avant la fin de la malédiction, » balbutia Emma alors que la femme en face d'elle poussait un soupir exaspérée. « Désolée, je sais que ce que je dis n'a aucun sens ce qui semble logique puisque l'on me dit que je suis folle. Pour faire simple, juste après être revenue de la Forêt Enchantée, j'ai commencé à faire ces rêves, mais ce ne sont pas des rêves. Ils sont réels et par réels je veux qu'ils sont aussi réels que vous et moi le sommes en ce moment. »
« C'est un sacré casse-tête. Continuez, » la poussa Regina.
« J'en suis arrivée au point où je passe d'un monde à l'autre n'importe quand et je commence à me demander quel monde est réel et lequel ne l'est pas. »
« Qu'est-ce qui vous fait soudainement douter que tout ceci n'est pas réel ? »
Emma haussa un sourcil amusée. « Sérieusement, Regina ? Vous seriez la Méchante Reine d'un foutu dessin animé que les enfants aiment regarder. Et je suis supposée croire que mes parents ont le même âge que moi et qu'ils seraient les emblématiques Blanche Neige et Prince Charmant ? C'était déjà assez dur de croire à tout ça quand Henry essayait de me faire avaler ces conneries avant que la malédiction ne soit brisée. »
« Je suppose que pour quelqu'un ayant grandi dans ce monde, il est difficile d'accepter que nous soyons réels, » concéda Regina. « Mais cela n'explique pas pour autant votre réaction face à Henry ou à moi. »
Emma baissa la tête, ayant soudainement du mal à regarder la brune alors qu'elle lui disait la vérité. « Dans cette autre vie, j'ai fait une fausse couche alors que j'étais enceinte de six mois. Nous allions l'appeler Henry. Je l'ai très mal pris et c'est l'une des deux choses qui, je suppose, m'a poussé à bout et conduite à l'asile. Je n'ai pas eu l'occasion de demander ce qu'était l'autre chose et je ne suis pas de vouloir, » confessa-t-elle avant de murmurer. « J'ai vu des souvenirs de ma fausse couche et de quand je tenais son... Je ne m'étais encore jamais sentie aussi anéantie. »
Un reniflement lui fit lever les yeux et elle fut stupéfaite de voir les yeux de Regina se remplir de larmes. Sans y penser, la Sauveuse tendit la main et attrapa celle de l'autre femme, mais le geste ne fut pas aussi bien accueilli par la brune. Regina dégagea rapidement sa main de celle de la blonde avant de faire oublier son geste en essuyant ses yeux avec cette main.
« Vous avez dit que nousallions le nommer Henry. Dois-je supposer que vous et moi somme un couple dans cette autre vie ? »
Emma hocha la tête. « Vous êtes ma femme et August est mon frère biologique. Mary Margaret et David sont toujours mes parents mais ils sont morts quand j'avais six ans. »
La maire fut submergée par toutes ses nouvelles informations et plus particulièrement par la partie où elle était la femme d'Emma. Le besoin d'espace fut soudain trop grand et elle se leva rapidement du lit avant de se mettre à arpenter la pièce de long en large.
« Je ne sais pas comment vous convaincre que cette vie est votre vraie vie parce que votre vie n'est pas ce que ce monde qualifierait de normal mais aidez-moi à comprendre comment Henry ne vous convainc pas que cette endroit est la réalité et l'autre juste un rêve ? »
« Vous venez juste de répondre à votre question, notre situation ici à Storybrooke n'a rien de normale. En plus, ça ne serait pas la première fois que j'aurai été internée, » avoua Emma et elle vit le choc se dessiner sur les traits de la brune.
« S'il vous plait, expliquez-vous Miss Swan, » demanda Regina.
« J'ai été trimbalé de famille d'accueil en famille d'accueil quand j'étais adolescente et puis les choses ont dégénéré. Quand j'avais seize ans, j'ai été placé avec ce couple et le père adoptif a commencé à me toucher de façon inappropriée. Les choses n'ont fait qu'empirer mais personne n'a voulu me croire parce que j'étais étiquetée comme fauteuse de troubles, alors j'ai commencé à me scarifier pour échapper à tout ça. Ma mère adoptive m'a surprise un soir et a pensé que j'essayais de me suicider. Il a fallu que je passe trois mois en pavillon psychiatrique à cause de ça, mais bon, au moins ça m'a sorti de cet enfer et éloigner de ce sale connard. »
Emma nota la façon dont les poings de Regina se serrèrent mais elle ne put pas relever les yeux pour rencontrer ceux de la brune. Au lieu de ça, elle baissa la tête et joua avec un fil qui dépassait de la couverture de Mary Margaret. Il y eut quelques minutes de malaise avant que la Sheriff ne sente le lit s'affaisser à ses côtés.
« Emma, je suis désolée de vous avoir fait parler de ça. Ça ne me regardait pas, » murmura Regina avant de tendre courageusement la main et de tapoter celle de la Sauveuse. « Honnêtement, je ne sais pas ce qu'il vous arrive mais peut-être que nous avons manqué quelque chose. Est-ce que vous vous souvenez avoir touché ou fait quelque chose avant que ces rêves ne commencent ? »
La Sheriff sorti du choc dans lequel son bref contact avec Regina l'avait plongé avant de pencher la tête et de réfléchir à la question de l'autre femme. Ses yeux s'illuminèrent soudainement quand elle se souvint de quelque chose et elle leva fièrement son doigt blessé vers la brune.
« Je me suis piquée le doigt sur la poupée de la Poupée de la terreur dans la boutique de Gold, » expliqua Emma avec un sourire.
Regina prit la main de la blonde dans les siennes et inspecta le petit point de sang qui était apparu sur son doigt. « Je ne sais pas ce qu'est une Poupée de la terreur mais peut-être que vous pourriez m'expliquer en détail à quoi ça ressemble. »
« C'est une poupée horriblement moche et effrayante, avec des cheveux noirs et blancs, des yeux fous, des grandes dents pointues et une sorte de lance d'homme des cavernes sur laquelle je me suis piquée le doigt, » expliqua Emma alors qu'elle observait les yeux de Regina s'écarquiller de peur. « Quoi ? Qu'est-ce que c'est Regina ? »
La maire se racla la gorge avant de froncer les sourcils. « Elle n'a pas toujours été une poupée, c'est juste la forme dans laquelle Rumplestiltskin l'a piégé. »
« Elle ? Cette chose est une femme ?! » Demanda Emma, choquée.
« Cruella pour être exacte, » clarifia Regina.
« Comme dans Cruella d'Enfer, celle qui essaie d'écorcher des bébés dalmatiens pour faire un manteau de fourrure ?! »
« Oh ce foutu monde et ces histoires abracadabrantesque sur nos destins, » râla sèchement Regina. « Je ne connais pas toute l'histoire mais j'en sais assez. Depuis son enfance, Cruella a été torturée et raillée par ses riches parents. Ils l'ont habillé avec des haillons et enfermé dans une cage avec des chiens errants. On dit que la peur qu'elle a ressenti en se retrouvant face à ces animaux vicieux à fait prématurément virer la moitié de ses cheveux au blanc. Et alors qu'elle était adolescente, ses parents sont morts dans un tragique accident, la laissant seule héritière de leur fortune. Sa vie de survie face aux attaques de chiens et passage à tabac s'est soudainement transformée en une vie riche et estimée. Malheureusement, toutes ses années d'abus l'ont laissé avec un cœur noir et sans aucune humanité. Elle a fait euthanasier et écorcher tous les chiens que ses parents avaient laissés derrière eux pour se faire un manteau et elle ne portait rien d'autre que leur fourrure pour prouver à tous qu'elle avait survécu. Peu de temps après ça, elle a commencé à pratiquer la magie noire, se concentrant plus particulièrement sur le vaudou et le chamanisme. Elle est rapidement devenu très puissante et à attirer l'attention de Rumplestiltskin. »
« Laissez-moi deviner, il l'a attiré en lui offrant quelque chose qu'elle désirait avant de se jouer d'elle et de la transformer en poupée pour l'éternité, » devina Emma.
« En gros, oui. Mais son pouvoir est contenu dans sa lance et vous l'avez touché. »
« Pourquoi une lance ? » Demanda soudainement la Sheriff.
« Quoi ? »
« Pourquoi une lance ? » Répéta-t-elle. « Rien dans votre petite histoire ne la relie à une lance. »
« La lance était le talisman qui contenait sa magie. Je n'en ai jamais eu un, sauf si on compte mon pommier, mais Maléfique en avait un aussi. La lance est soit disant un cadeau du sorcier qui lui a appris la magie noire. »
Emma acquiesça avant de se mordre la lèvre. « Donc, si c'est parce que j'ai touché la lance, pourquoi ces jeux d'esprits ? Ne devrais-je pas plutôt avoir été transformée en chiot à tâches ou quelque chose dans le genre ? »
« J'ai une théorie, mais j'aimerai consulter mes grimoires avant de tirer une conclusion, » répondit Regina avant de soupirer profondément. « J'ai bien peur qu'il n'y ait pas de solution simple à ce problème. »
« J'imagine, » marmonna la blonde avant d'offrir un sourire forcé à la brune. « Est-ce que vous pourriez me faire une faveur et garder ça entre nous pour le moment ? »
« Je ne suis pas celle avec une vie sociale, Miss Swan, » plaisanta la brune. « Je vais, cependant, ne rien dire aux quelques personnes que je côtoie. »
« Merci, et merci de m'avoir écouté. »
Regina haussa nonchalamment les épaules avant de se lever et de réajuster sa veste. « Parlez à Henry avant qu'il ne laisse son imagination débordante agir. Dites-lui ce que vous voudrez pour réfréner sa curiosité. »
« Je le ferai, » répondit Emma.
La brune sortit tranquillement de la chambre et la Sheriff la regarda quitter l'appartement. La blonde était toujours épuisée mais son inquiétude pour son fils était plus grande. Elle se força donc à se lever et grimpa les escaliers en direction de son ancienne chambre.
Frappant à la porte, elle l'ouvrit sans attendre d'y être inviter et trouva Henry assis sur son lit, lisant son livre de contes.
« Hey gamin, désolée pour tout à l'heure, » commença Emma avant de s'asseoir à côté de lui. « Je fais des cauchemars depuis quelques temps et j'étais désorientée quand vous m'avez réveillé. »
« Ne t'inquiètes pas Emma, je sais que tu es un peu différente depuis que tu es revenue. J'imagine que c'est ce qui arrive quand on revient d'un monde auquel on ne croyait même pas. »
Emma renifla à la remarque de son fils. « Si seulement tu savais, gamin. Alors, tu as passé un bon moment avec ta mère aujourd'hui ? »
« Ouais. Sa cuisine me manque, » taquina Henry avant que la Sheriff ne cogne son épaule avec la sienne.
« Il y a bien plus que sa cuisine qui te manque, » souligna-t-elle.
Henry acquiesça. « Elle essaye vraiment de changer, d'être meilleure. »
« Crois-moi Henry, j'ai remarqué, » répondit Emma.
« Je suis contente que ce soit le cas parce que tout le monde semble penser qu'elle planifie leur mort ou quelque chose comme ça. »
« Qui t'as dit ça ? Est-ce que quelqu'un t'as dit quelque chose ? »
« Non, ce n'est pas ça. C'est juste, je peux le dire à la façon dont les gens parle, tu sais. Papy et Mamie semble être au sommet de cette liste. »
La Sauveuse ne put contenir la vague de colère qui courut sur sa peau à la remarque de son fils. C'était une chose que les gens partagent leurs points de vue avec elle parce qu'elle était le Sheriff et qu'elle pouvait gérer leur comportement d'ignorants, mais qu'ils disent des choses sur l'autre mère d'Henry pendant qu'il était dans les parages était impardonnable.
« Si quelqu'un te dit quoique ce soit au sujet de Regina, tu viens me le dire immédiatement, c'est clair ? » L'informa Emma.
« Oui maman, c'est clair. »
Sa réponse fit sourire la blonde et elle l'embrassa sur le front avant de se lever. « Bonne nuit Henry. »
« 'Nuit, maman. »
La Sheriff ferma la porte et descendit les escaliers alors que ses parents passaient la porte d'entrée.
« Oh, coucou Emma, comment tu te sens ? » Demanda David alors qu'il posait ses clés et son portefeuille sur le meuble près de l'entrée.
« J'ai un mot à vous dire, » déclara-t-elle sèchement en croisant les bras avec un air de défit.
Ses parents s'arrêtèrent avant de se retourner pour faire face à leur fille en colère. « Qu'est-ce qui ne va pas Emma ? »
« Ecoutez, je sais que dans votre monde, Regina ne vous a apporté rien d'autre que douleur et chagrin mais je vous interdis de parler en mal d'elle quand Henry est dans les parages. Est-ce que je suis claire ? »
« Emma, nous ne ferions jamais ça, » précisa Snow alors qu'elle se rapprochait de sa fille. « J'espérai que tu nous connaissais mieux que ça. »
« Ça n'a pas besoin de l'entendre directement. Il comprend tout et c'est un gamin vraiment sournois quand il s'agit d'écouter ce que les adultes disent sur sa mère, » expliqua la Sauveuse.
Mary Margaret baissa la tête, un air penaud et coupable sur le visage. « Je suppose qu'il va falloir que nous fassions attention et que l'on sache exactement où est Henry avant de parler. »
« Arrêtez de parler de Regina, point. Elle essaye vraiment de changer et Henry sera certainement la personne qui lui donnera la détermination dont elle a besoin pour finalement trouver sa fin heureuse. »
« Tu as raison, Emma, » acquiesça David. « Quand vous étiez partie toutes les deux, j'ai remarqué la façon dont elle avait changé. Et le fait qu'elle vous ais sauvé de la mort parle de lui-même, je suis désolée d'avoir laissé mes vieilles rancœurs refaire surface. »
« Ce n'est pas à moi que tu dois présenter des excuses, excuses-toi auprès d'Henry. Ou mieux encore, auprès de Regina, » contra-t-elle avant de se laisser tomber sur le canapé. « Maintenant, si ça ne vous dérange pas, j'aimerai me reposer un peu. Je n'ai pas eu autant de sommeil que ce que j'aurai voulu aujourd'hui. »
« Mais tu as dormi toute la journée, » s'exclama Mary Margaret. « Je me suis même arrêtée pour voir comment tu allais. »
« Vraiment ? »
« Oui, et tu dormais comme un loir sur notre lit. »
La Sheriff rougit. « Ouais, désolée pour ça. »
« C'est rien. Je me suis dit que tu voulais être en bas pour savoir quand Henry rentrerait à la maison. »
Emma confirma ses soupçons d'un hochement de tête avant de laisser échapper un gros bâillement. « Quoiqu'il en soit, je suis toujours épuisée. Bonne nuit. »
Les jeunes parents regardèrent avec inquiétude leur fille se rouler en boule sur le canapé et s'endormir. Moins d'une minute après, ils entendirent leur fille murmurer doucement le nom de Regina avant qu'un sourire vienne étirer ses lèvres.
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