Disclaimer : Rien ne m'appartient. Les personnages sont à ABC et l'histoire originale à Phyren Ice (Lien vers l'histoire original sur mon profil.)
NdT : Bonjour ! Vous êtes prêts pour la suite de cette aventure ? Toujours convaincue que Storybrooke est le monde réel ? N'hésitez pas à me dire quelle réalité est la bonne selon vous. Sur ce, je tenais à tous vous remercier pour vos messages, pour votre support et pour votre enthousiasme, vous êtes des chefs !
Merci à Saskwatche pour la correction.
/!\ ATTENTION : Mentions de fausse couche et viol.
Bonne lecture.
Cruella's Spear
[TRADUCTION de Phyren Ice]
Après avoir touché un artéfact dans la boutique de M. Gold, Emma se réveille dans un hôpital psychiatrique, où sa femme Regina et son frère August essayent de la convaincre que Storybrooke et ses personnages de contes de fées ne sont rien d'autre qu'une hallucination élaborée créée par son esprit.
AU. Lisez les avertissements.
- SwanQueen.
CHAPITRE 4
Emma grignotait joyeusement son hamburger et ses frites assise sur son lit à côté de Regina pendant qu'August était installé sur la seule chaise de sa petite chambre d'hôpital. Les deux visiteurs se relayaient pour raconter à Emma des histoires de son passé, des voyages à Disneyland où ses parents les emmenaient tous les ans August et elle – parce que sa mère était une grande fan de Disney – à son adolescence rebelle où elle fumait et faisait du skateboard. Regina lui raconta comment elles s'étaient rencontrées à l'âge de dix-sept ans grâce à un ami commun nommé Neal, et les hauts et les bas de leur relation au cours des onze dernières années.
La blonde était absorbée par leur histoire et, alors qu'ils parlaient de certaines choses, elle revoyait des flash-backs de ses propres souvenirs et, parfois, elle les corrigeait sur des détails qu'ils avaient oubliés ou sur un souvenir inventé.
Une fois qu'ils eurent finit de manger, un silence s'installa entre eux jusqu'à ce qu'Emma se racle la gorge et prenne la parole.
« Je voulais juste vous dire que j'étais désolée pour tout ce que je vous ai fait subir en étant ici, » s'excusa la blonde.
« Oh mon cœur, ne t'excuse pas pour quelque chose sur lequel tu n'avais aucun contrôle, » murmura Regina. « Etant donné ce qu'il t'est arrivée, les médecins nous ont dit que tu n'y pouvais rien. Pour être honnête, nous pensions que nous n'aurions plus jamais quelque chose comme ça. »
« Qu'est-ce que tu veux dire ? » Demanda la blonde, confuse.
« Emma, » commença August alors qu'il tendait la main pour attraper doucement sa cheville. « On nous a dit que tu ne serais plus jamais cohérente. Entre le traumatisme que tu as subi et ce nouveau monde que tu as créé, on nous rappelait tous les jours que les chances que tu te rétablisses complétement étaient proches de zéro. »
« J'étais vraiment si mal que ça ? »
« Tu, euh, » balbutia la brune alors qu'elle essayait de trouver les mots justes. « Quand tu as été admise ici, tu ne répondais plus à quoique ce soit. Nous te parlions pendant des heures dans l'espoir que quelque chose finisse par t'atteindre, mais c'était comme si tu étais dans un état végétatif. De temps en temps, tu parlais comme si quelqu'un d'autre était juste en face de toi et c'était les seules fois où nous entendions ta voix. Ils ont dû te poser un tube d'alimentation et... et il a fallu te mettre des couches. »
« Attends, quoi ?! Pendant combien de temps j'ai porté des couches ? » Demanda Emma avec horreur.
« Pendant environ un an et puis c'est comme si quelque chose c'était remis en place. Tu as commencé à manger quand on mettait de la nourriture en face de toi et tu utilisais la salle de bain quand on te dirigeait vers elle. »
« Oh mon Dieu, c'est embarrassant, » marmonna la blonde alors qu'elle se prenait la tête dans les mains. « Attends, comment avez-vous obtenus tous ces détails sur l'autre monde ? »
« Ça, c'est l'œuvre de ta femme, » indiqua August. « Même si tu ne nous parlais jamais directement, elle a trouvé un moyen de te faire parler de ce qu'il se passait dans ta tête. C'était comme essayer de résoudre un puzzle très complexe, mais Regina a persisté. Elle est restée assise avec toi pendant des heures pour essayer de t'atteindre. Parfois, elle y arrivait grâce à un mot clé et d'autre fois, c'était grâce à une phrase ou une expression. »
« Ça a dû prendre une éternité, » remarqua Emma avec surprise.
« Quelques années en fait et, bien sûr, ta femme était la seule à qui tu répondais. Les médecins, les infirmières, tes amis, quelques psychiatres et même moi avons essayé mais tu n'as pas pipé un mot. Alors qu'avec Regina, tu gazouillais comme un canari, surtout quand tu as eu vingt-huit ans. »
« Qu'est-ce qu'il s'est passé quand j'ai eu vingt-huit ans ? »
« C'est à ce moment-là que tu as commencé à déblatérer toutes ces informations sur Storybrooke et ces habitants, » répondit August avant de sourire. « Mais il n'y a que ta femme qui a entendu parler de cet endroit. La simple présence d'une autre personne dans la pièce te rendait muette instantanément. »
Emma ne put s'empêcher de ressentir une profonde connexion avec la brune alors qu'elle tendait la main et prenait le visage de Regina en coupe. « Quelque part au fond de mon esprit malade, j'ai dû te reconnaitre. »
« C'est ce que je n'ai pas arrêté de me dire. Le fait que je sois la seule à qui tu répondes, la seule à qui tu ait fait confiance avec ton monde imaginaire, ça voulait tout dire pour moi, » admit Regina. « Même si tu déteste la version Storybrooke de moi. »
« Détester est un bien grand mot, » répliqua Emma avec un sourire triste avant de se tourner vers August et de demander. « Alors, grâce à Regina, vous avez tout compris de ma vie alternative ? »
« Ouaip. Nous avons remis toutes les pièces en ordre et les psychiatres nous ont expliqué comment nous étions, en quelques sortes, toujours avec toi et que toute la partie liée aux contes de fées Disney te ramenait à une époque innocente de ta vie, vers un havre de paix, pour ainsi dire, » expliqua August.
« Je ne sais pas comment vous faire comprendre à quel point ça semble réel et quel point c'est difficile pour moi de croire que tout cela n'est pas réel, » confessa Emma.
« Nous savons que ce doit être difficile, mais maintenant que tu es de nouveau parmi nous, nous n'allons pas te perdre à nouveau, » promis Regina.
« J'ai besoin de savoir quelle est la deuxième chose qui m'a envoyé ici, » demanda la jeune femme. « Je dois y faire face comme je l'ai fait avec ma fausse couche. Il est temps pour moi d'accepter ces événements tragiques et, espérons-le, d'aller de l'avant. »
La blonde regarda sa femme et son frère échanger un long regard avant qu'August se lève et ne quitte tranquillement la pièce.
« Où est-ce qu'il va ? »
« J'ai peur que ta réaction face à l'annonce de ta fausse-couche ne fasse pale figure comparer à ce souvenir. August est partit chercher le Docteur Palmer et quelques infirmiers pour qu'ils soient prêts au cas où tu ne réagisses pas bien. »
« Ce n'est pas tant le souvenir qui fait mal, c'est de le revivre, » contra Emma.
« Et c'est une raison suffisante pour que le docteur soit là, crois-moi, » répliqua Regina.
Emma observa son frère revenir avec le médecin pendant que deux hommes attendaient devant la porte. Elle sentit son pouls s'accélérer alors que ses nerfs semblaient vibrer d'anxiété.
« Regina, tu veux bien me prendre dans tes bras pendant qu'August raconte ce qu'il m'est arrivée ? » Demanda Emma d'une petite voix.
« Bien sûr, » murmura la brune alors qu'elle se redressait contre la tête de lit et qu'elle attirait Emma dans ses bras, la tête de cette dernière reposant confortablement contre sa poitrine.
Le médecin était sur le point de protester mais Regina le coupa d'un regard noir avant qu'il ne puisse prononcer le moindre mot.
« Je suis prête, August, » déclara Emma alors qu'elle se recroquevillait le plus possible contre Regina pour se préparer.
« Tu avais vingt-trois ans quand tu as fait ta fausse-couche, » commença August alors qu'il s'asseyait sur la chaise à côté de son lit. « L'ascenseur émotionnel que vous avez vécu en passant du bonheur de la maternité aux troubles apportés par sa fin soudaine en fausse couche a eu un effet dévastateur sur vous deux, Regina et toi avez donc décidez de faire une pause plus que nécessaire avant d'essayer à nouveau, » expliqua August avant de faire une pause pour rassembler ses souvenirs. « Environ dix mois après avoir perdu le bébé, tu as été attaqué par quelqu'un à quelques pâtés de maison de ton commissariat. Tu venais juste de finir ta garde au poste quand il t'a attrapé par derrière et t'a tiré dans une ruelle. Il voulait faire un marché avec toi, mais tu as refusé de céder et, étant un agent des forces de l'ordre, tu t'es défendue. Le problème c'est qu'il t'avait prise pour cible, il t'avait traqué et observé pendant de long mois avant de passer à l'acte. Il savait donc comment tu allais réagir et il était prêt à contre-attaquer. »
Emma l'écoutait attentivement mais elle n'était pas préparée aux flash-backs qui envahirent son esprit alors que la voix d'August n'était plus qu'un murmure lointain et que des images aux couleurs grasses et laides se précipitaient dans son esprit. Elle sentit le couteau sur son cou, le tranchant de celui-ci quand il coupa sa peau délicate, et la voix de nul autre que celui qu'elle connaissait sous le nom de M. Gold ricaner à son oreille. Elle ressentit la décharge d'adrénaline traverser son corps alors qu'elle se débattait et la frustration qui l'envahi quand chacun de ses coups furent parés. Elle sentit la douleur que provoquèrent ses poings quand ils frappèrent son visage et l'humidité du mur en brique derrière elle. Elle sentit la terreur s'emparer de son esprit alors que le poids de son corps la plaquait sur le sol et elle pouvait sentir l'odeur de ses cigares dans son haleine alors qu'il haletait au-dessus d'elle.
Son estomac se contracta violemment alors qu'elle revivait cet assaut traumatisant à nouveau et elle lutta pour empêcher la bile de remonter le long de son œsophage avant qu'un cri inattendu s'échappe de sa gorge. Regina la tenait aussi fermement que possible alors que le médecin se dépêchait de sortir l'aiguille qu'il avait préparée avant de lui administrer rapidement le sédatif dans le bras.
« G-Gold m'a violé... Putain, M. Gold m'a violé ! » Réalisa Emma avec terreur alors qu'elle commençait à trembler violemment dans les bras de sa femme.
« Tout va bien, Emma, je te tiens, » murmura Regina de façon rassurante alors qu'elle caressait doucement le dos de l'autre femme pour la calmer. « Tes collègues l'ont traqués et se sont occupés de lui. Il ne te fera plus jamais de mal, ni à toi ni à personne d'autre. »
Emma sentit que le sédatif commençait à faire effet alors qu'elle se fondait doucement dans les bras de sa femme. Les larmes coulèrent librement sur ses joues avant qu'elle ne ferme les yeux quand elle succomba au sommeil.
Comme si un poids avait été levé de ses épaules, Emma pu finalement faire une pause dans les deux mondes et dormit.
Quelques heures plus tard, elle se réveilla lentement sous la douce sensation de bras fin enroulés autour de sa taille. Se risquant à ouvrir un œil, elle réalisa que Regina était blottie tout contre elle sur le lit alors que sa tête reposait sous le menton de sa femme. Un doux ronflement attira son attention sur le côté et elle vit August endormi sur la chaise en métal dans une position bizarre.
Des doigts s'emmêlèrent doucement dans ses cheveux blonds et elle sentit le corps sous le sien bouger. Levant la tête, elle l'appuya contre son poing alors qu'elle contemplait le visage de l'autre femme. Elle aurait voulu que la version de Storybrooke de sa femme la regarde avec autant d'amour et d'admiration.
« Comment tu te sens ? » Demanda doucement la brune.
« Mieux que ce que je pensais, et pas aussi droguée cette fois. Qu'est-ce que vous faite encore là ? »
« On voulait rester pour s'assurer que tu allais bien. »
August renifla brusquement avant de se lever d'un bond et de regarder autour de lui. Quand il vit le visage souriant d'Emma, il ne put que lui rendre son sourire. « Hey petite sœur, c'est bon de te voir sourire. »
Emma se tourna vers la femme sous elle et ne put s'empêcher de se pencher pour l'embrasser. C'était un péché mignon qu'elle commençait à apprécier un peu trop. Quand elle se recula, la blonde sentit un frisson incontrôlable remonter le long de sa colonne vertébrale alors que les orbes sombres de la brune la contemplaient avec un soupçon de désir.
« Bien que je déteste devoir dire ça, peut-être que vous devriez rentrer et vous reposer un peu. Je suis sûre que les heures de visite sont finit depuis longtemps, » annonça Emma avant de se redresser, entrainant sa femme avec elle.
« En fait, je vais rester ici avec toi ce soir, » l'informa Regina. « Par contre, August va rentrer et revenir demain matin. »
Le jeune homme comprit qu'il était temps pour lui de partir et il s'approcha du lit avant de se pencher pour embrasser Emma sur le front. « Elle a raison Em'. Je te verrai dans la matinée. »
« 'Nuit Augustus, » répliqua-t-elle sans y penser.
« Hé, regardez-moi ça, tu te souviens de cet ennuyeux surnom que tu me donnais, » rit-il. « Je n'ai jamais cru que je serai aussi heureux d'entendre cet horrible sobriquet à nouveau. Bonne nuit, les filles. »
Le couple regarda August partir avant de se tourner l'une vers l'autre. Emma combla rapidement l'espace qui les séparait en posant ses lèvres contre celles de sa femme dans un besoin désespérée de se rapprocher d'elle. Le baiser s'échauffa rapidement quand Regina l'approfondit, sa langue cherchant l'accès à la bouche d'Emma, accès qu'elle lui accorda bien volontiers. Un gémissement leur échappa à toutes les deux alors que leur langue s'entremêlaient dans une danse enflammée avant que la brune brise le baiser à contre-cœur. Elles haletèrent fortement alors que leur front se touchaient et qu'elles étaient plongées dans les yeux l'une de l'autre.
« C'était... Wow, » souffla Emma alors que sa femme riait doucement.
« Tu m'as tellement manqué, » chuchota Regina en remettant une mèche de cheveux blonds indisciplinée derrière l'oreille d'Emma.
« C'est ce que j'ai cru comprendre, » taquina la jeune femme. « Tu es sûre que tu peux rester ici ? Je ne veux pas que tu perdes tes droits de visites avant que je ne sorte d'ici. »
« Je suis sûre. Tout le monde ici nous connait ton frère et moi. Le Docteur Palmer était si fière des progrès que tu as fait qu'il a décidé que je méritais d'être ici avec toi pendant que tu es toujours... toi. En plus, ce n'est pas comme si tu étais cliniquement folle. En fait, cette aile de l'hôpital est réservée aux personnes comme toi, plus ou moins. Des âmes perdues cherchant simplement le chemin du retour. Certaines y arrivent et d'autres non. »
« Est-ce qu'il, le Docteur Palmer je veux dire, est-ce qu'il pense que je vais m'en remettre ? »
« Emma, c'est un miracle que même les médecins ne peuvent pas nier. C'est pour cette raison, qu'ils craignent que ce ne soit qu'une accalmie passagère mais je sais que tu leur prouveras qu'ils ont tort, » déclara Regina avec confiance.
« Je l'espère, je veux dire, je me sens bien mais je continue de passer d'un monde à l'autre. Et puis, je ne suis pas encore totalement convaincue que tout ceci soit la réalité, » confessa Emma en fronçant les sourcils.
« Le Docteur Palmer a dit que quand tu serais prête, il t'aiderait à te débarrasser de ces hallucinations qui te gardent prisonnière. Une fois que tu auras fait ça, tu pourras laisser ce monde derrière toi et rentrer à la maison. »
« C'est n'est pas aussi simple que ça y parait, » répliqua Emma.
« Je sais. Le psychiatre de l'hôpital, le Docteur Whale, nous a expliqué que, quand tu seras prête, ça allait être tout un défi pour toi d'éradiquer cet autre monde et les personnes qui y vivent. Il a dit que ça allait être la chose la plus dure que tu n'es jamais eu à faire, tu devras, par exemple, dire à tes parents et ton fils morts qu'ils n'existent pas. Ils vont se débattre, pleurer et essayer de t'entrainer vers le fond mais tu devras rester forte ou sinon tu ne pourras aller de l'avant. »
Emma ne savait pas comment répondre à ça. Elle ne savait toujours pas ce qui était vrai et ce qui ne l'était pas, mais l'idée de dire une nouvelle fois à Henry qu'il n'existait pas était un peu trop difficile à accepter pour l'instant.
« Je peux entendre ton cerveau tourner d'ici, » la taquina Regina. « Il n'y a pas d'urgence à ce que tu choisisses un monde maintenant. Quand le moment sera venu, tu sauras. »
« D'accord, tu as raison. »
« Dormons un peu, d'accord ? » Proposa la brune alors qu'elle s'installait sous les couvertures et ouvrait grand les bras.
« Qui suis-je pour refuser les désirs de la si jolie femme dans mon lit ? » Plaisanta Emma avant de s'allonger aux côtés de sa femme et de s'installer dans ses bras. « Je ne me suis jamais sentie aussi en sécurité qu'en ce moment, ici avec toi à mes côtés. »
« Bonne nuit Emma, je t'aime, » murmura Regina avant de placer un baiser sur son front.
La blonde fut légèrement surprise par la déclaration d'amour mais, d'une certaine façon, ça lui semblait juste. Elle ne voulait pas laisser sa femme attendre et croire qu'elle s'en fichait mais elle ne trouvait pas en elle de quoi lui dire qu'elle l'aimait aussi, alors lui offrit le mieux qu'elle puisse.
« Idem, » chuchota-t-elle avant de sombrer paisiblement dans les bras de Morphée.
« Merde, Emma, réveille-toi ! » Exigea une voix avant qu'une gifle s'abatte sur sa joue.
La Sheriff ouvrit les yeux brusquement après l'impact et vit Mary Margaret au-dessus d'elle la main levée. Un regard de soulagement se dessina sur les traits de la petite brune alors qu'elle prenait rapidement le visage de sa fille entre ses mains.
« Mon Dieu Emma, tu m'as fait une de ses peurs ! Je suis désolée de t'avoir giflée mais tu ne répondais pas du tout. Si je n'étais pas certaine du contraire, j'aurai dit que tu étais dans le coma ! »
Même si elle savait au plus profond d'elle-même que ceci était la réalité, quelque chose en elle s'enclencha et lui demanda d'accepter que ses parents et Henry n'étaient peut-être rien d'autre qu'un mirage créé par son esprit délirant. Elle sentait toujours la chaleur de l'étreinte de Regina autour de son corps et cela la faisait se sentir épanouie d'une étrange façon. Avec une toute nouvelle détermination, elle dégagea son visage de l'emprise de Mary Margaret et s'éloigna du canapé et d'elle en trébuchant.
« Tu es morte ! » déclara brusquement Emma. « Reste loin de moi ! »
« Emma, qu'est-ce qui ne va pas avec toi ?! » Demanda Snow alors qu'elle commençait à s'approcher de sa fille avec inquiétude.
« Je t'ai dit de rester loin de moi ! Je suis horrible... Je suis désolée Mary Margaret... Je ne suis juste pas prête à faire face à tout ça, pas maintenant, s'il-te-plaît laisse-moi un peu d'espace avant que je ne dise quelque chose que je risque de regretter, » demanda-t-elle ce qui stoppa immédiatement sa mère.
La Sheriff profita de cette opportunité pour enfiler rapidement ses bottes et sa veste. Attrapant ses clés de voiture, elle marcha rapidement vers la porte d'entrée et l'ouvrit brusquement alors que sa mère n'avait toujours pas bougé d'un pouce. Elle s'arrêta sur le pas de la porte avant de se tourner pour faire face à l'autre femme.
« Je vais parler avec quelqu'un qui pourra m'aider à démêler tout ça, » expliqua Emma.
« Qui ? »
« Regina, » répondit Emma. « Elle est la seule qui peut m'aider en ce moment, donc j'ai besoin que tu respectes ce que je t'ai demandé et que vous restiez loin de moi jusqu'à ce que les choses rentre dans l'ordre. »
« Pendant combien de temps est-ce que tu vas partir ? » Demanda Mary Margaret alors que ses yeux se remplissaient de larmes.
« Honnêtement, je ne sais pas. Prenez soin du gamin et restez loin de moi. Je suis sérieuse ! » Ordonna la Sauveuse avant de passer la porte et de laissé une Mary Margaret abasourdie derrière elle.
NdT : Alors, verdict ? Si jamais tu as quelque chose à me dire – une question, une remarque, une idée, une impression, ... N'hésite surtout pas à me laisser une review, m'envoyer un MP ou à me contacter par hibou (si votre hibou est végétarien, n'oubliez pas de le préciser à la fin de votre missive, que je ne lui donne pas du bacon par inadvertance...)
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