Tout d'abord merci pour ceux qui ont laissé des commentaires et lu, je vous adore.

Donc voici les réponses aux commentaires :

Guest : merci, j'espère que mes autres mini fic te plairont toujours.

Violaine 2707 : C'est à ce point un régale ? Merci beaucoup, ça fait toujours plaisir d'entendre cela. J'espère que la suite te plaira toujours.

Yaya gefibu : Merci beaucoup, je ne m'attendais à pas tant d'enthousiasme. Je vais faire de mon mieux pour la suite.

Elyseb : Ah,ah; je suis contente que la petite blague sur le scarabée ait fait rire quelqu'un, j'ai parfois un humour douteux qui ne fait rire que moi. Voici une autre histoire un peu amusante que la précédente.

JRizzlesM : d'abord merci pour tes deux commentaires. Ça m'a fait sourire mais surtout plaisir. Pour le premier one-shot j'ai voulu montrer une Maura différente des histoires que l'on peut lire, capable de tout pour les personnes qu'elle aime et ici pour Jane. Pour le second one-shot; Maura est du genre à mettre les pieds dans le plat sans le remarquer. C'est sa nature de dire ouvertement les choses donc elle ne pense que c'est un mal.


Voici un court one-shot qui m'est inspiré par la série Dexter que j'adore, enfin pas vraiment le reste de la dernière saison, pour ceux qui connaissent vous reconnaîtrez certainement la situation. Bien entendu, la série Rizzoli & Isles ne m'appartient pas tout comme Dexter.


Amour terni

Elle n'en croyait pas ses yeux, c'était inimaginable pour elle cette situation. Un véritable cauchemar qu'elle pensait pouvoir s'échapper simplement en ouvrant ses yeux, sinon elle se serait aisément retrouvée allonger dans le lit de sa chambre de son appartement, avec son chien à ses côtés. Mais surtout, elle reprendrait ses habitudes quotidiennes. Mais non ! Par entêtement, par dévouement acharné à son travail, pour la justice. Parce qu'elle était une vraie tête de mule, elle se retrouvait bêtement planté sur place ingurgitant de force cette vérité impensable. Finalement, ce n'était pas une illusion, mais la pire des réalités qui puisse exister. Comment pouvait-elle être à ce point aveugle ? Elle avait eu une décoration ! Elle avait résolu de nombreuses enquêtes, elle avait toujours arrêté les méchants ! TOUJOURS !

Rizzoli l'arme en main la pointa directement à sa cible qui restait toujours aussi tétanisé par la présence de la détective.

« J-Jane ? » Bégaya son interlocutrice le ton coupé par un hoquettement qui la prit par les tripes. La réalité était bien trop cruelle pour elle. Pourquoi maintenant, alors que tout allait bien ?

« Maura…comment peux-tu faire cela ! » La dite des mains tremblantes s'approcha lentement de son amie qui reculait, et à sa plus grande stupeur, elle lâcha une détonation sifflante de son arme de service. La balle avait atteint un tube à essai qui implosa à l'impact. La stupeur traversa le regard de Isles qui se recula aussitôt de son interlocutrice. Elle savait que son ami était dans un état de choc post-traumatique et que la situation pouvait déraper à tout moment si elle ne prit pas des pincettes. Mais que devait-elle faire ? Lui dire toute la vérité ? C'était une option indéniable…de plus elle n'avait guère le choix que d'emprunter cette voix...

Pendant ce temps, Jane ne fit pas attention à la réflexion de la légiste, elle observa les alentours, et vit tout ce matériel chirurgical qui regorgeait le garage. Et surtout ce qui attira son attention, ce corps sur cette table d'autopsie qui lui donna des hauts de coeur. Quand elle assistait à des autopsies, c'était moins 'morbide'. Pourtant cela ne sentait pas la décomposition mais plutôt l'odeur omniprésente et presque imposante du chloroforme et de l'éther. Ces effluves lui donnèrent comme des vertiges, mais elle ne devait pas flancher à ce moment précis, ou tout serait fini. Elle devait tenir jusqu'au bout, elle avait vécu pire avec Hoyt, et d'autre sérial-killer...non ce n'était pas le cas. Elle ne pouvait comparer toutes ces affaires avec celle qu'elle est en train de vivre. Aujourd'hui, c'était le pire moment de sa vie. Pour tout ce qu'elle se battait, cela avait disparu en une traînée de poussière...

« Je t'interdis de t'approcher encore plus près de moi le dépeceur de Boston ! Ou la prochaine fois je viserai mieux et cela entre les deux yeux ! Et tu sais que j'en suis capable ! »

«J...Jane...laisse-moi t'expliquer ! »

«NON ! Je connais déjà ces excuses ! Tu crois que je ne les aie pas maintes fois entendues de criminel et meurtriers, c'est toujours la même rengaine ! Mais je n'aurai jamais imaginé de l'entendre de ta part ! Comment as-tu pu ! Comment ! » Pleura la brunette serrant plus fortement son pistolet malgré les secousses de ses émotions ne voulant pas imagine que sa meilleure amie soit ce terrible serial-killer qui terrorisé la ville. C'était impossible, Maura était la gentillesse incarné et ce tueur était un être barbare, sans scrupule. Elle n'en avait pas la carrure d'un assassin, elle n'était pas comme son père Paddy Doyle ! Non, c'était de la pure folie. Son amie lui dira que ce n'était pas ce qu'elle croyait, il y avait toujours des explications rationnelles à tout, mais il n'y en avait pas ici.

« Merde ! Pourquoi toi ! Pourquoi ! »

C'était inimaginable qu'elle soit ce malade que cherchait depuis des mois Jane. Mais les preuves étaient bien en évidence devant ses yeux. Une table d'autopsie avec au dessus, la dernière des cibles. Joe Ramos, un violeur pédophile récidiviste. Il y avait ces même incitions que ceux que possédaient les autres victimes. Et dire que Maura l'avait aidé à cette enquête qu'elle croyait presque impossible à résoudre. Mais elle n'aurait jamais imaginé que ce soit la légiste qui soit derrière tous ces crimes atroces. C'est probablement pour cette raison qu'elle faisait chou blanc dans ses recherches, qu'elle tombait toujours face à un mur d'incompréhension.

« Jane...laisse-moi t'expliquer… » Implora son amie qui tenta de nouveau une tentative d'approche. Mais la brunette ne vit pas la chose de la même façon. Maintenant elle pointa l'arme directement à la tête du médecin légiste.

« Quoi ? Qu'est-ce qu'i expliquer ? Tu as tué et joué les apprentis chirurgiens avec ces personnes ! »

« Ce ne sont pas des personnes mais des monstres de la société ! Des pédophiles, des violeurs, des terroristes,…ils s'en sortent toujours ! Toujours ! Ce connard a de nouveau tué une fillette de quatre ans merde ! » S'emporta violemment la châtaigne, ce qui effraya la brunette qui ne reconnut plus du tout la personne qui lui faisait face.

« Oh, ça me soulage encore plus de le savoir que tu fais le héro en tuant des gens ! Maintenant que je connais ton secret. Tu vas aussi me tuer ? »

« Non, jamais et tu le sais. Je ne te ferais jamais de mal. Tu es quelqu'un de bien, tu ne fais pas partie de ma liste.»

« Ta liste ? Je n'y crois pas. NON ! Je ne sais rien du tout ! RIEN DU TOUT ! Pose immédiatement ton scalpel sur le côté ! » Aboya furieuse le regard Jane sur la lame. Maura n'eut le choix que d'obtempérer.

« Que vas-tu faire Jane ? M'arrêter ? Vas-y, je n'opposerai aucune résistance...je préfère que ce soit que quelqu'un d'autre... »Souffla défaite la légiste tendant ses mains en avant. Rizzoli avait déjà vécu cette situation et ne pouvait la revivre, c'était beaucoup trop tortueux pour ses nerfs et sa mentalité qui était mise à rude épreuve. Elle ne pouvait pas fermer les yeux, et tout oublier en buvant de l'alcool tout en reprenant tranquillement le cours de sa vie. Alors elle fit ce qui était le mieux pour le moment, fuir.

« JANE ! » Hurla Isles en pleure.


Le lendemain matin.

Maura était grandement agitée dans sa cuisine, elle n'avait pas fermé l'œil de la nuit, et avait tenté d'appeler sa meilleure amie, et même d'aller à son appartement pour lui parler de vive voix. Mais elle n'était pas là, où plutôt elle ne voulait pas que la retrouve. Elle ne savait que faire, quand son téléphone se mit à vibrer sa respiration s'altéra. Des mains tremblantes, elle prit l'appareil, et à sa grande surprise ce fut Frost qui l'appela.

«Allo ? »

«Docteur Isles. »

«Oui ? Que se passe t-il Barry ? »

« Avez-vous parlé avec Jane. »

« Non pourquoi ? » Demanda avec appréhension la légiste qui imaginait les pires scénarios, suicide, meurtre, accident grave, hospitalisation.

«...elle est partie... »

« Quoi ? Où ? »Bégaya Isles sous le choc.

« Je ne sais pas. Le lieutenant Cavanaugh m'a prévenu qu'elle n'allait plus travailler à Boston, qu'elle avait démissionné...elle ne vous en a pas parlé ? »

« Non... »

« Je suis actuellement à son appartement et il est vide, elle a pris toutes ses affaires sans prévenir personne. Sa mère ainsi que ses frères sont inquiets. Maura ? » La dite avait lâché son téléphone et était parti pour l'appartement de la détective.

Quelques minutes plus tard.

« Jane ! »

La légiste à bout de souffle vit que la porte d'entrée était ouverte, et Korsak ainsi que Frost était là sans dire un mot. Isles ne voulait pas y croire, elle inspecta chaque recoin de l'appartement mais il n'y avait plus rien. Dans la chambre de Jane, elle vit une lettre sur la table de chevet écrit le nom de la châtaigne. Elle s'empara du mot et lit avec une grande difficulté car les larmes embrouillèrent sa vision.

Chère Maura,

Je sais que ce n'est pas une façon de procéder mais je n'arriverai pas à te parler en te regarder droit dans les yeux sans flancher dans mes décisions. Je voudrais croire que tout ce qui s'est produit la vieille était le fruit de mon imagination, d'un cauchemar insensé ou autres excuses...mais ce n'est pas le cas.

Je ne peux pas croire en connaissant cette vérité, mais aussi je ne peux pas t'arrêter ou te mettre en prison, je n'en suis pas capable. Je tiens tellement à toi, je suis même prête à cacher des preuves ou à tuer pour toi. Mais cette chose est beaucoup trop lourde pour moi à endurer. Je n'ai pas les épaules pour cela, je tiens réellement à toi, tu es ma meilleure amie, ma bouée de secours quand je suis au plus mal. C'est pour cette raison que je te fais la promesse de ne jamais te trahir. Cependant je ne peux être à tes côtés, j'ai l'impression d'avoir trahi mes principes qui étaient mes priorités et pourtant je ne me sens pas coupable. Je dois partir loin de Boston Maura...c'est lâche, irresponsable, ma famille va m'en vouloir tout comme toi...mais c'est la seule solution que j'ai en tête.

Adieu et je t'aime Maura...toujours...je ne te déteste pas…jamais…

'Alors pourquoi tu m'as abandonné ?' La châtaigne prise de vertige marcha de manière titubante vers ses collègues qui l'observait tristement.

« Détective Forst...j'ai une confession importante à vous faire...sur le dépeceur de Boston...ou plutôt la dépeceuse... » Maura était prête à dire toute la vérité, elle ne voyait plus l'intérêt de cacher sa véritable nature meurtrière.