Tout d'abord je remercie les guests qui sont en forces dans les commentaires de mes histoires, mais je n'oublie pas les autres.
Yayagefibu: Coucou, merci, je suis contente que cela t'ait fait rire, parfois j'ai un humour particulier. Donc je suis soulagée que cela soit amusant. Je dois avouer que sur le moment je n'avais pas pensé à la prostituée, c'est un peu venu comme ça. Bisous à toi aussi.
Guest: merci, ça fait plaisir que tu aies adorée mon précédent chapitre, j'espère que ça continuera toujours dans cette voie.
ID-TC : Ah, hé bien merci beaucoup.
Guest: Oui Jane ne se laisse jamais abattre malgré que tout soi contre elle, mais c'est ce qui fait son charme. Oui une belle petite famille aimante donne toujours le sourire. Oh mais j'aurai pu faire tuer Jane par Maura, non...peut être torturée ? (Je plaisante...enfin c'est sûr…)
Elyseb: Oui il m'arrive d'écrire de la légèreté, mais aussi du lourd et pesant surtout que ce sera le cas ici dans ce nouveau one-shot.
Luglo: De rien, c'est un plaisir de faire sourire les autres.
Daekangel: on aime tous les histoires de familles, aussi il y aura probablement une autre de ce genre.
Mon choix
Maura était inconsolable, anéantie, mais surtout détruite que ce soit physiquement ainsi que mentalement. Elle ne pouvait plus réagir à ce qui l'entourait, travailler était hors de ses capacités, pourtant c'était par le travail qu'elle pouvait trouver refuge à ses tourments cachés, il y a une telle sérénité à la morgue…toutefois il n'y avait plus cet effet apaisant voir relaxant, c'était impossible pour ses nerfs ou sa santé mentale que d'aller au commissariat surtout ce qui était en train de se produire. Elle avait toujours réussi à mettre de la distance dans ses sentiments, elle avait créée cette carapace pour ne plus être blessée, elle avait vécu beaucoup émotionnellement, plus que la majorité des personnes. Cela faisait plus de six mois qu'elle entretenait en silence ce calvaire qui la rongeait entièrement de l'intérieur laissant qu'un tas de poussière. Cependant elle ne pouvait pas rester assise les bras croisés, elle savait qu'elle devait réagir et ne pas attendre un quelconque miracle se produire, et même si celui-ci arrivait…les risques était trop nombreux et insurmontables. La châtaigne exténuée se retrouva allonger dans l'herbe, elle observa les étoiles faire leurs ballets dans le ciel encre. Une larme solitaire s'écoula le long de sa joue creusée par la déprivation de tout ce qui l'entourait.
Elle sentit une présence à ses côtés et sursauta surprise, la bouche tremblante, elle mit sa main pour étouffer un hoquettement.
« Jane ? Tu…es là ? »
« Oui…bonsoir Maura chérie… » Répondit celle-ci avec un magnifique sourire qui surpassait l'éclat des astres qui les entouraient, elle sentit une main toucher son visage. Le souffle coupé, la légiste se jeta sur son amie qui se mit à rire quand elles tombèrent toutes les deux sur la verdure. Puis Jane caressa affectueusement sa longue chevelure blé comme elle avait l'habitude pour calmer de tous ses maux. La brunette entendit les sanglots désespérés de son amie et se mit à observer le ciel avec une très grande mélancolie, attendant patiemment qu'Isles se calme un peu, bien que cela soit improbable. Les secondes s'écoulèrent puis le tour des minutes. Maura ne voulait plus s'extraire de la chaleur et présence de Rizzoli.
« Maur…nous devons parler…tu le sais n'est-ce pas ? » La concernée redoutait cet instant, elle ne voulait pas parler surtout pas, elle voulait seulement avoir Jane. La détective essaya de se lever repoussant doucement Maura qui allait presque s'effondrer de cette distance, mais la détective tendit sa main vers sa meilleure amie dans le regard avait rougi par l'eau salée qui continuait de s'écouler sans fin.
« M'accorderiez-vous l'honneur de cette danse Maura Isles. » La châtaigne était choquée mais surprise par cette demande plus qu'inattendue.
« Quoi ? »
« Tu voudrais danser avec moi sous ce magnifique ciel Maura ? » La châtaigne ne répondit par des mots toujours aussi troublée, elle se leva simplement avec l'aide de son amie qui la rapprocha contre son corps. Puis la châtaigne cala confortablement son front contre l'épaule de Jane, humant la délicieuse fragrance de lavande qui se dégageait de son épiderme. Ses mains entourèrent maladroitement ses épaules puis son cou. Elles restaient toutes les deux à se mouvoir en silence, animer en fond sonore par le bruissement des feuillages qui se battait contre le vent froid.
« Jane…pourquoi ? » Initia finalement la légiste qui tournoyait en compagnie de son amie.
« Pourquoi quoi ? »
« Pourquoi moi ? Tu sais...pour prendre cette décision… tu pouvais faire cette demande à ta mère, tes frères…alors je ne comprends pas…je ne suis pas de ta famille…»
« Tu sais parfaitement que ce n'est pas vrai. Tu te rappelles la première fois que l'on s'est rencontrées toutes les deux ? » La châtaigne se remémora parfaitement de cet événement et un sourire s'esquissa sur ses traits.
« Oui dans ce café, tu étais sous couverture en tant péripatéticienne aigrie car elle n'avait pas les moyens de se payer une dose de café. »
« Merci de ne pas dire prostitué…et je n'étais pas aigrie…j'ai seulement besoin de café le matin… »
« Oui tu es toujours d'humeur exécrable sinon. Je me rappelle de Stanley, le pauvre recevoir tant de courroux. »
« Hé ! C'est lui qui a commencé ! Tu ne vas pas prendre sa défense maintenant ?»
« Non, et après on s'est revues au commissariat, lors de l'interpellation de ce meurtrier, tu étais toujours habillée de façon…enfin c'était pire à cause de ta course poursuite en talon haut à ce que j'ai entendu dire par les collègues c'était… »
« Oui bon passons ! » Coupa abruptement la détective embarrasser.
« C'est toi qui a voulu en parler. » Commenta innocemment Isles.
« Oui et je termine le sujet. Fin de discussion…ce que je voulais dire, c'est depuis ce jour j'ai su que je pouvais te confier ma vie…je ferais n'importe quoi pour toi, pour ton bonheur, pour te protéger, pour te voir sourire. Et je pense…enfin j'espère que c'est réciproque, pour toi envers moi ? »
« Bien entendue ! »
« Je sais que tu te montreras impartiale…tu es médecin…tu connais tout sur tout, tu es intelligente, tu ne te laisseras pas influencer de quelques façons; pas par les émotions, les sentiments ou l'entourage…tu sais ce qui sera le mieux pour moi. Je te fais entièrement confiance.»
« Mais c'est le problème Jane…je suis perdue…j'ai envie de remplir ta volonté, mais je suis devenue égoïste en te côtoyant…je ne peux pas faire ce que tu veux…j'ai réalisé trop tard ce que je ressentais pour toi…je dois te le dire ou je vais devenir folle. » la légiste arrêta la danse et attrapa dans ses mains le visage de Jane.
« Maura…non… »
« Je t'aime Jane…et pas seulement en simple amitié, je n'ai jamais voulu me l'avouer car ça ne m'était même pas venue à l'esprit que cela puisse me toucher ainsi. Mais quand j'ai cru te perdre et cela à de nombreuses reprises, j'ai su que je ne voulais plus vivre cet enfer. » La châtaigne sentit en cet instant des lèvres se poser délicatement sur les siennes, il n'y avait aucun empressement, fougue, mais de la légèreté et une grande douceur, jamais personne n'avait embrassé ainsi Maura qui crut le sol défaillir sous ses jambes. Cependant ce geste s'arrêta à son plus grand désarroi, elle voulait plus et que cela ne s'arrête jamais.
« …je suis désolée Maur mais je ne t'aime pas…enfin pas de cette façon…je pense que peut être avec le temps je pourrais avoir le même amour que le tien, qui pourrait te résister ?… tu es parfaite...mais surtout tu m'aies précieuse…toutefois nous devons être réaliste. Nous deux c'est impossible, c'est bien trop tard. Maura s'il te plait…fais ce qu'il faut pour moi…je te le demande à genou s'il le faut, tu sais que je ne veux pas vivre ainsi…je ne le supporterais pas…je t'en voudrais certainement…je sais que c'est mal de te laisser une telle alternative…mais j'ai réellement besoin de toi…fais ce dernier geste pour moi, pour montrer que tu tiens compte de ce que je ressens, de ce que je veux…que tu m'aimes...» La brunette embrassa tendrement le front de sa meilleure amie qui se mit à pleurer de nouveau, elle ferma les yeux savourant ce touché. Puis les rouvris, la détective s'éloigna d'elle sans retourner, la légiste tenta de la poursuivre en courant, elle trébucha et leva son regard droit devant et se mit à hurler le nom de Jane qui avait disparu de son champ de vision.
Lorsque que Isles se réveilla de ce terrible rêve en hurlant, elle vit où elle se trouvait actuellement. Dans ce lieu glacial, blanc qu'était une chambre d'hôpital. Jane croyait en elle, en son jugement. Mais pourquoi lui donner un tel fardeau ? Elle n'était pas de sa famille, oui elles étaient les meilleures amies…cependant le choix qu'on lui incombait était trop lourd et difficile à porter. Elle observa son amie entourait d'appareil respiratoire ainsi que les tuyaux qui recouvraient son appareil respiratoire. Elle entendit le bip bien distinct du moniteur cardiaque. Il était régulier et toujours de la même fréquence. Elle s'approcha de l'appareil les mains tremblantes, elle savait que la brunette voulait en finir avec sa vie...si elle n'était pas capable de survivre normalement…pourtant elle était bien là vivante sur ce lit d'hôpital
…enfin…les appareils la maintenaient artificiellement en vie, Maura savait que c'était mal de la laisser ainsi. Elle savait aussi que si la brunette se réveillait, elle serait comme un légume, son cerveau avait été grandement endommagé durant cette explosion. Et les brûlures qu'elles avaient sur le corps n'avaient pas cicatrisées, le risque était trop grand pour traiter ces blessures corporelles maintenant lors d'une opération alors qu'elle était dans le coma et d'une grande faiblesse. Elle était déjà dans un piteux état, la hanche brisée et remise en place avec l'aide de barre en métal. Une jambe droite presque en morceau et qui devait aussi avoir une prothèse, si elle se réveillait, elle souffrirait le martyr et elle devait subir de nouvelles autres opérations les plus difficiles et contraignantes les uns que les autres. Elle pouvait y passer, rien n'était fiable à 100 % en médecine. Maura le savait parfaitement, surtout que la condition de Jane était simplement catastrophique, mais il y avait toujours de l'espoir ? Il fallait y croire, prier s'il le faut. Alors Isles devait faire ce que voulait la personne qu'elle aimait le plus au monde, en finir avec tout ces malheurs…elle savait que c'était l'unique solution. S'approchant de l'appareil, elle n'avait qu'éteindre ainsi tout était fini. Elle prit une profonde respiration, prête à arrêter tout, elle toucha du bout des doigts le bouton, et s'écroula soudainement sur le sol en sanglotant.
« Je suis désolée Jane…mais je ne peux pas… »
Non elle ne pouvait pas tuer son amie, oui c'était ce qu'elle allait faire, la tuer. Elle savait les conséquences de ces actes à la laisser ainsi vivre artificiellement, son amie l'en voudrait ou même la haïra si elle devenait misérable et sous les soins continuels de médecins ou proches, mais c'était un sacrifice qu'elle était prête à prendre. Même si elle la maudissait toute sa vie, elle serait là à ses côtés…l'amour pouvait rendre égoïste, et Maura n'avait pas peur. Elle voulait garder Jane dans ce monde, qu'importe si celle-ci ne le souhaita pas.
