Voici un prompt que je me suis donnée à moi-même sur le thème : orage, et le dernier des one-shots que je vais publier ici. Mais le but de cette compilation n'était pas de publier toutes les histoires, mais une petite partie. Merci d'avoir lu et suivi jusqu'à maintenant. Peut être de nouveaux one-shots vont être publié ? On verra. Aussi merci à Yaya gefibu, Elyseb, JRizzlesM, Marcel16 de vos commentaires.


PDV Maura Isles

J'aimais regarder un orage, bizarrement ça m'apaisait de tout mon stress. Certains avaient peur de ce déchaînement climatique des plus violents, d'autres ne firent pas attention. Quant à moi c'était différent, je pouvais passer des heures à admirer ce beau spectacle. L'eau qui glissa en fracas sur les vitres, le ciel s'assombrit, les éclairs se mariant parfaitement à tout cela. Je me mis à trembler de froid attendant que tout ce calme pour rentrer finalement chez moi.

''C'est magnifique n'est-ce pas ?'' Me demanda une voix si familière que je ne pouvais m'empêcher de sourire.

''Oui beaucoup Jane.''

''Tu viens chez moi cette nuit ?''

''Bien sûr, si tu m'offres l'hospitalité.''

''Tu sais que je ne peux te dire non car tu ne vas pas me laisser tranquille.'' Rétorqua la détective alors que je pouffais. ''Tout ces éclairs, ce vent frais et délicieux qui parcourent lentement notre peau et nous fait frissonner comme si on te faisait de douce caresse, cette eau rafraîchissante qui dégringole avec sensualité le long de ton visage et chevelure. NON MAIS TU TE FOUS DE MA GUEULE MAURA ISLES!'' Aboya ma meilleure amie alors que je sursautais aussitôt de peur. Comment détruire un moment de poésie à la façon Rizzoli.

''Jane !'' Réprimandais-je alors que je me retournais en voyant la brune croiser des bras contre sa poitrine et elle avait l'air très en colère. Que s'était-il passé ? Oh, elle avait l'air très énervée. Il semblerait même que ce soit en ma personne.

''Tu te fous réellement de moi.''

''Jane ton langage s'il te plaît.''

''Meléjeuedjouinkikiki ! Je la mets en veilleuse maman.'' Je restais perplexe face à cette phrase tout bonnement incompréhensible pour un être pourvu de raisonnement primaire.

''D'accord, je crois que malgré ma maîtrise de nombreuses langues étrangères, je ne comprends pas celle-ci.''

''C'est le mot que tu m'as appris en Hongrois: oh ça va.'' Je me mis à réfléchir, à sourire puis à rire.

''Quoi !'' Pesta gêner la brune qui était vexée. Oui Jane était loin d'être douée pour les langues étrangères. Un bon exemple ici.

''Tu ne voulais pas plutôt dire Melegedjünk ?''

''Oui c'est ça l'intello ! Je n'ai pas l'accent comme toi.'' Répondit la détective.

''Je ne savais pas que tu voulais à ce point qu'on se chauffe.''

''Qu-...? Quoi ?''

''Melegedjünk veut dire exactement : On va se chauffer.'' L'informais-je alors qu'elle resta bouche bée. Elle se mit à racler nerveusement la gorge et à détourner le regard en grimaçant.

''Arrête de détourner le sujet de conversation avec ta culture ! Je ne me laisserais pas avoir ! Alors tu aimes l'orage n'est-ce pas ? C'est pour cette raison que lorsque tu es chez moi ou chez toi, tu me dis que tu as peur de l'orage et tu viens dans ma chambre ?!'' Oups…j'avais oublié…

''Oui j'ai peur, dans un espace clos, il y a plus de chance que la foudre tombe sur l'antenne de la télévision.'' Tentais-je une vaine explication, qui était néanmoins plausible.

''Oui mais la télé est dans le salon ! Alors qu'à chaque fois que tu viens dans ma chambre, tu dis continuellement que depuis ta petite enfance tu as peur des orages. Ce qui m'a paru étrange pour une grande scientifique de ton genre. C'est pour cette raison que je te laisse m'étouffer dans mon lit avec tes pieds glacés et bras constrictor.'' Je commençais à voir rouge. C'était elle qui me serrait dans ses bras, sauf quand elle ne me donnait pas de coup de pied !

''Tu sais pourquoi je veux dormir avec toi !'' Pestais-je alors que nos collègues nous regardèrent en sifflant. Vraiment les mâles ont vraiment l'esprit mal placé.

''Vas-y j'écoute !''

''Car tu réchauffes les draps, tu es une vraie bouillotte comme ton tempérament.''

''Quoi ? Je te sers de radiateur ! Va t'habiller plus chaudement mademoiselle frileuse ! Toi, tu es un glaçon ambulant la reine de la mort !'' Je pouvais entendre à cet instant des policiers dirent que le couple commençait à battre de l'aile comme les vieux couples mariées.

''ON N'EST PAS UN COUPLE !'' Hurla Rizzoli alors que je grimaçais quand elle s'en alla sous la pluie. Comment pouvais-je lui dire la véritable raison de mon mensonge ? Bien entendu ce n'était pas pour utiliser la chaleur corporelle de la policière…enfin tout de même un peu….beaucoup. Mais surtout je voulais dormir auprès d'elle et donc je prétextais la peur du tonnerre pour me blottir dans ses bras. Car je l'aimais beaucoup, plus que nécessaire...et je ne pouvais pas lui dire.

Il semblerait qu'un nouvel orage se produisit, soupirais-je en voyant la brune démarrer comme une forcenée son véhicule. En fait, je détestais l'orage...